Deux pour le prix d'un. 1 court métrage + 1 clip avec la même équipe = mutualisation des moyens et économies ! Venez donc participer!

Large_collecte

Présentation détaillée du projet

D'abord par souci d'économie et de gain de temps, l'idée m'est venue de réaliser successivement un court métrage de fiction, Le Conservateur, et un clip du groupe de rap/noise briochin, AliveKill. Au delà de cette réunion de projets pour cause de bassesse économique, qu'y a-t-il de commun entre un court métrage mettant en scène un conservateur de musée qui peine à intéresser un public, et un duo de paroliers un peu trashouilles spécialisés dans les premières parties de concert et devant lesquels personne ne danse? Tiens, aurais-je répondu en partie à la question...

 

Court métrage Le Conservateur

 

Résumé : Un homme, la cinquantaine, est conservateur dans un musée, dans son musée. Il y a passé sa vie à ce travail passionné et minutieux, mais les années passent et l'affluence est en berne, le musée se vide. Il ne reste que des tableaux aux cadres travaillés et imposants, un employé qui tue le temps en accompagnant chaque visiteur vers la sortie, et une très jeune et perturbante stagiaire. Un dilemme s'imposera pour notre conservateur : il lui faudra rénover son musée en le rendant attractif quitte à abandonner sa haute et académique conception de l'art,  ou partir, pour tout abandonner ou tout recommencer ailleurs.

 

Idées maîtresses du projet : Comme souvent avec mes films la naissance de projet née suite à des discussions. Cela fait un moment que je constate qu'une discussion comportant le terme de mise en scène pouvait être extrêmement compliquée tant celui-ci recouvre selon les auteurs, techniciens, et amateurs de cinéma différentes significations. Ainsi, nous avions beau avoir vu les mêmes films et utiliser un vocabulaire proche, le fait même d’évoquer une mise en scène quelconque pouvait amener aussi bien à des quiproquos, qu’à clore une discussion, à l’abréger, ou encore à changer de sujet. Ici encore et après mes précédents travaux j'insisterai sur le fait que raconter une histoire en image et  en son est une chose mais que mettre en scène en est une autre. Dans ce nouveau projet j'appuierai encore un peu plus cette ambition en mettant en scène un personnage, le conservateur, qui est lui même metteur en scène de son musée. Pour lui il ne s'agira pas seulement d'ordonner son musée et ses oeuvres selon de quelconques canons esthétiques mais aussi de croire en la possibilité d'un spirituel, en l'expression d'un non dit qui émergerait, pour qui y est disposé, de l'assemblage méticuleux de divers composantes du musée : calme, exposition et présentation académique des tableaux, recueillement, accueil plein de retenue etc...

 

Les personnages :

 

Le conservateur (Serge Jamet)

 

Jamet_002

 

Il est le personnage principal de ce court métrage. Petit, élégamment vêtu et rigide, il représente une façon de voir et de travailler l’art qui tend à disparaître. Il fera néanmoins de nombreux efforts pour moderniser son musée afin de faire venir un public plus nombreux, mais chaque tentative se soldera par un échec. Il n’a pas de réelle vie privée,  ni de vie de famille. Il a consacré son existence à la promotion et à l’exposition de ce qu’il aime ; maintenant âgé, il est en proie au doute concernant la façon dont il a mené sa vie. 

 

La stagiaire (Alice Typhaine Moyaux)

 

Ll-1

 

Jeune, le conservateur est attiré par elle à plus d’un titre. Elle représente pour lui sa jeunesse passée, sa présente solitude, et le regret d’un temps qui n’est plus et qui lui permettait d’être en contact avec des corps jeunes. La stagiaire renvoie également au conservateur son échec professionnel à être au goût du jour, à pouvoir amener un public plus jeune et intéressé par ce qu’il expose. La stagiaire s’ennuie sur son lieu de travail, elle n’a pas d’intérêt particulier pour l’art, elle travaille dans ce musée parce qu’il lui faut bien faire des stages dans le cadre de ses études.

 

L’employé (Numa Fernandez)

 

Numa2

 

Trentenaire, il fait le lien entre les deux générations décrites ci dessus. S’il s’ennuie dans ce musée, il a néanmoins une pratique artistique à l’extérieur, il joue de la musique (dans un groupe mystérieusement appelé AliveKill...). Il travaille dans ce musée parce qu’il lui faut bien gagner de l’argent pour vivre. Il a de la sympathie pour le conservateur mais il trouve tout de même cette ambiance de musée austère et vieillotte. 

 

 

 

Le Clip, Combat ordinaire par AliveKill et musique de We Only Said

 

le morceau Combat ordinaire

 

AliveKill, mais c'est quoi et qui au juste?

 

AliveKill c'est un cerveau.

Deux hémisphères : LesGens et KillNuma.

AliveKill c'est de la musique.

Un hip-hop steampunk hors du temps et décalé. Des ambiances variées. De la ballade à la noise la plus lourde en passant par des sonorités hypnotiques.

AliveKill c'est une famille.

Musiciens, vidéastes, plasticiens, photographes, gravitent, contribuent, participent, réfléchissent.

 En 2010, AliveKill sort son deuxième EP qui lui permet d'aller du tremplin des Vieilles Charrues au MaMa, festival des musiques actuelles de Paris.

En février 2013, LesGens et KillNuma, présentent leur nouvelle autoproduction "Collier de nouilles".

Un disque sombre, et envoûtant marqué par le désir d'indépendance du groupe.

Après une année de travail en silence, AliveKill participe à la YY Fest, festival "Do It Yourself", aux côtés du fleuron de la scène indépendante: For Damage, Pneu, Papaye, Totorro, Seal of Quality...

 

site internet AK

 

AK sur scène c'est ça:

 

ou ça : 

 

Pourquoi un clip d'AliveKill? pourquoi le morceau Combat Ordinaire?

 

Parce que ce sont de vrais paroliers, que ça grince parfois là où il faut. Parce que tout en faisant quelque chose qui s'apparente au rap ils sont loin des clichés du genre : du "moi je" et autre "ego trip" , loin du rap dit "conscient" en pull à capuche, dogmatique et donneur de leçons. Enfin parce qu'ils cultivent le doute et le paradoxe. Tout ça, ça fait pas mal de bonnes raisons de vouloir travailler avec eux.

 

Le titre Combat ordinaire, porté par la musique de We Only Said, est un morceau fort, qui travaille de façon souterraine grâce aux mots d'AliveKill et à la ballade instrumentale et lyrique de We Only Said. Parce que "m'immoler sous la comète à m'en faire griller la rétine" me rappelle que le moyen d'expression que j'ai choisi, le cinéma, est miné par un habillage de luxe, de célébrité, de faux semblants. Que chercher à s'exprimer dans ce domaine peut tout aussi bien vous enivrer que vous plonger dans d'obscures pensées. Mon combat ordinaire, mon interprétation de ce titre qui n'est pas la bonne puisque c'est la mienne, consiste à ne pas perdre de vue qu'une course à un quelconque podium "c'est continuer à croire que l'on peut bâtir sur du futile" et que par rapport à un soutien espéré ici ou à une fille qui dit vous apprécier en vous affublant d'un surnom affectueux, fut il ridicule, ça ne vaut pas son pesant de cacahuètes.

 

Extraits story board Combat Ordinaire

 

Num_riser_1

Num_riser_2

Num_riser3

 

 

Réunion en forme de conclusion des projets

 

Les projets du Conservateur et du clip d'AliveKill, se re croisent donc ici, le Combat ordinaire du conservateur lui sera révélé par le personnage de la stagiaire qui le mettra au pied du mur : A quoi bon? Est il vraiment "bien plus beau de se battre surtout lorsque c'est inutile" comme le disait  Cyrano en expirant? A l'entêtement du conservateur à entretenir son musée, à sa fierté sans doute mal placée, on pourrait regretter qu'à ses côtés il n'ait pas eu un ami pour lui dire doucement " Fais tout haut l'orgueilleux et l'amer, mais tout bas dis moi simplement qu'elle ne t'aime pas"...

 

 

L'association qui soutient le projet

Logoequinok-iconeL’association rennaise Equinok Films a pour but la production et la réalisation d'œuvres cinématographiques dans un optique de partage des taches et d'entraide. Elle contribue au développement d'une communauté cinématographique grâce à la mise en relation des adhérents dans la région Bretagne et ailleurs. L'association permet à ses adhérents de réaliser des films, de mener des projets pédagogiques en lien avec le cinéma, de faire découvrir le cinéma.

 

Créée il y a 4 ans, l’association a d’abord permis à ses membres d’apprendre et de se perfectionner par le biais de « kinos ». Ces exercices consistaient à terminer un film en un faible temps imparti, généralement entre 2 jours et une semaine. Depuis deux ans Equinok Films s’est tourné vers l’élaboration de projets demandant plus de préparation. Ainsi et par exemple, entre la fin de l’écriture du court métrage Le Rogue et sa première diffusion, 5 mois de travail ont été nécessaire. C’est dans un contexte semblable de travail de longue haleine que s’inscrit le projet ici décrit, Le Conservateur.

 

L’association en chiffres :

 

14 membres actifs            4 ans d’existence et d’activité           Une centaine de kinos

                        12 courts métrages                               4 films d’animation

                                                        8 prix et distinctions

 

FB d' Equinok Films

Site internet d'Equinok Films

 

Mes derniers projets, Le Bon Vivre Ensemble (pensé, tourné, et monté en 7 jours) et Le Rogue (ici son making of) : 

 

 

 

Equipe Technique (non exhaustive) :

 

Ecriture et réalisation : Léo Dazin

1er assistant réalisation : Armel Gourmelen

2nde assistante réalisation/chargée de production : Caroline Soquet

3e assistant réalisation : Owen Morandeau

Chef opérateur image : Gaultier Durhin

Assistant cadre : Carl Denot

Chef opérateur son : Paulo Le Troquer

Machiniste : Florian Passelergue

Electro : Emeline Durey

Scripte : Bérénice Bocquillon

Décoration : Mathieu Guingouain / Damien Rousse / Julien Banié

Régie : Clémentine Julienne et Aurelien Joly

Story Board : Baptiste Labarbe

 

À quoi servira la collecte ?

- Aux défraiements et repas (pour une petite vingtaine de bénévoles pendant 2 semaines) : 1500 euros

- A la location de lieux/décors : 1000 euros

- A la location de machinerie et matériel lumière : 900 euros

- A la location de matériel de prise de son : 600 euros

- A la location d'un matériel image de pointe, la banane THX accompagnée de sa série d'objectifs fêlés à focale aléatoire*Banane2

*précision à caractère humoristique destinée à se moquer des fétichistes de la caméra... En vrai nous tournons avec un Canon Mark III que nous possédons et une série d'objectifs fixes loués : 1000 euros

Le tout fait donc un total de 5000 euros, nous pouvons toujours espérer dépasser la barre des 4000!

Thumb__ne_deux
Déo Lazin

Titulaire d’un Bac+5 en recherches cinématographiques (Rennes II), je me suis formé en autodidacte à la pratique du cinéma. C’est d’abord en tant que cadreur sur des captations de concert que je fis mes armes, que ce soit à Rennes, à Saint Brieuc, ou à Paris. En 2012 je termine mon 1er court métrage, L’Imprévu, avec lequel je remporte la même année le... Voir la suite