Dernières péripéties d'une clowne dans le ventre de sa mère. Entre drôlerie et poésie, assistez à une expérience unique de vie amniotique.

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Présentation détaillée du projet

LE CORDON                                

Solo de ClownE au tissu aérien

 

De et par Sylvie Martin

 

Co-mise en scène : 

Martine Dupé et Anna Rodriguez                                                

Assistanat à la mise en scène 

Gésabelle Clain

Coaching tissu aérien :

Anne-Charlotte Mary

Création sonore : 

Basile Gahon

Création costume : 

Anne-Lucie Morelet

Conception visuels :

Françoise Boussau

 

Sous le regard bienveillant de Paul-André Sagel

 

 

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Sylvie Martin, comédienne, explore depuis plusieurs années l’art du clown qu’il soit issu du théâtre ou issu du cirque.

Un personnage unique s'est  alors façonné, a grandi, jusqu’à ce qu’il devienne nécessaire de lui donner une existence scénique.

 

Une venue au monde et au théâtre.

 

Le Cordon met en scène une expérience unique de vie amniotique.

Le lieu, c’est l’espace intra-utérin.

Le temps, c’est la journée avant l’expulsion, le moment fatidique.

La clowne, en osmose avec son environnement, est en  proie à des forces extérieures incontrôlables.

Elle oscille entre des instants de plénitude absolue et d’autres de total effroi.

 

 

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Quand je serai grande, je serai clowne !

 

 

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Au début tout n’était que sensation…

Puis ce personnage mystérieux que j’inventais prenait de plus en plus de place et un sens, mais rien n’était maîtrisé.

Ce personnage naît de mon énergie fournie sur le plateau.

Etre clown, c’est être à l’écoute de soi, jouer le moment présent, faire confiance à son imaginaire et son inventivité afin que le clown puisse s’exprimer l’espace d’une représentation.

Ce clown n’existe qu’au travers de la comédienne et uniquement sur scène.

Une fois le masque tombé, nous ne le retrouverons qu’à la prochaine séance.

Pendant le temps qui précède le spectacle, je dois retrouver ce clown caché au fond de moi.

La comédienne que je suis, se met dans l’ombre et laisse ses perceptions corporelles ordonner le clown.

L’organique prend alors place sur scène avec une pleine maîtrise de l’instant.

En effet, au fur et à mesure, la comédienne que je suis, a appris à contrôler, à affiner son ressenti.

Maintenant, je suis prête à offrir ce moment de clown aux spectateurs.

 

Sylvie Martin, Clowne

 

Note d'intention

 

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Le Cordon est donc avant tout un spectacle avec le clown comme personnage et sujet.

 

Une journée ordinaire va devenir peu à peu exceptionnelle car la clowne nous laisse entrer dans son univers (le ventre de sa mère) de manière tout à fait surréaliste.

Acrobate malgré elle s’emmêle, se cache, s’agrippe, se bât, s’amuse avec un tissu aérien à laquelle elle est attachée. A la fois cocon et prison, cordon ombilical et corde de pendu, le seul élément du décor devient alors partenaire de tous les jeux.

Elle se laisse balloter dans cet entre-deux faisant assister le spectateur à un étrange ballet drôle et émouvant. Qui est-elle ?

Suspendue dans le vide, ou explorant le tableau toujours accrochée à son cordon, elle nous donne à voir et à entendre le dernier jour, les dernières heures précédant sa naissance : dans cet espace impénétrable aux contours mouvants, tout est possible. A l’extérieur, la clowne devine un monde rempli de bruits, mélange de voix rassurantes et de sons indéfinissables, créant une ambiance sonore parfois angoissante, souvent excitante mais toujours source d’interrogations et de nouveaux défis.

           

Face à ce lieu improbable et normalement impénétrable qu’est le ventre de la mère, le spectateur se retrouve plongé dans une histoire à la fois profondément intime et absolument universel. Un espace où toutes les interrogations futiles ou existentielles peuvent tour à tour assaillir la clowne et par là le public.

Le Cordon est donc un spectacle pour tous les publics aux différents degrés de lecture où le geste et la parole sont autant sources de rires que de questionnements. Le spectacle oscillera entre gags clownesques et purs moments de poésie qui laisseront entrevoir la profonde humanité de cette clowne. Ce spectacle est un voyage qui embarque le spectateur aux origines, à la naissance du clown et de l’Homme.

 

 

Ecrire ClownE

 

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Le Cordon est d’abord un texte original, écrit par Paul-André Sagel pour Sylvie Martin. Les deux artistes se sont rencontrés lors de stages de jeu du clown donnés par Paul-André Sagel. C’est là que le clown de Sylvie Martin est apparu au cours d’improvisations laissant entrevoir des thématiques qui ont ensuite servi de fondements à la construction du spectacle. A la source de cette matière, il y a donc la comédienne, ses désirs et ses propos ainsi que son personnage de clowne. Le texte s’est donc inspiré de ce qu’est ce personnage pour lui donner un discours scénique, une histoire à raconter.

 

A partir de ce premier canevas, Sylvie Martin a conquis le plateau avec l’aide de Martine Dupé. Loin d’être définitif, ces prémices de texte se sont donc enrichis des premiers pas du personnage sur scène. Dans la construction de ce solo, la confrontation du texte et du jeu est essentielle permettant de dégager des axes, des thématiques ouvertes pour l’exploration du clown. De là, à émerger une nouvelle écriture, une dramaturgie du plateau qui constitue maintenant la trame du spectacle à l’intérieur de laquelle la clowne peut improviser. Ce solo clownesque n’est donc pas fait que de mots, de texte à dire mais surtout de choses à faire, d’actions au présent. Le texte contient l’empreinte, la singularité du personnage autant dans ses dires que dans sa façon d’être.

 

Le silence a également une grande part dans cette création. La clowne n’est pas faite que de mots, elle existe aussi dans l’attente du spectateur, elle vit dans son regard. Le clown existe avant tout dans une corporalité. La clowne est là, simplement présente, sans rien à dire de particulier mais parlant avec son corps, créant des images grâce à lui. A travers le travail d’Anna Rodriguez, il s’agit aussi d’écrire cette présence du clown, son énergie, sa façon d’être au monde. De par cette précision du geste va pouvoir émerger la poésie de ce personnage singulier.

 

 

Au bout du nez...

 

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Pour Sylvie Martin, (re)trouver sa clowne, c’est d’abord (re)trouver sa corporalité, sa démarche, son allure. Pour cela, il existe une étape nécessaire : enfiler son costume et grimer son visage. Cet ensemble permet de se mettre dans sa peau de clowne, c’est sa carte d’identité.

Le nez est le premier élément du costume, il est essentiel car vecteur d’énergie. Sans nez, pas de clowne. En effet, le maquillage et le costume ici ne servent pas à dissimuler, à faire disparaître la comédienne mais ils mettent en lumière la clowne qui est en elle.

De la même couleur que le tissu aérien, le costume tend à montrer l’adéquation du personnage et de l’univers dans lequel il va évoluer. Ils sont faits de la même matière, de la même chair. Cette nouvelle-née portera donc un costume bleu, assorti d’un bonnet de bain, rappelant le milieu aquatique dans lequel évolue les fœtus. Ce costume, sorte de combinaison aux manches bouffantes ne sera pas sans rappeler le clown blanc traditionnel tout en suggérant un vêtement de nourrisson.

Tous ces éléments l’aident à se révéler aux yeux du public, à mettre en avant ses singularités et ses ambigüités. A la fois féminine et masculine, enfant et adulte, bienveillante et cruelle, naïve et incrédule, la clowne affiche et revendique ses différences, ses valeurs, ses faiblesses.

 

 

L'univers de la ClownE

 

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Spectacle fondé notamment sur la rencontre du théâtre et du cirque, chaque univers apportera du sens aux propos du personnage du Cordon. La clowne évoluera sur un plateau dépouillé où les seuls éléments scénographiques seront le tissu aérien et la lumière pour créer un espace suggérant le milieu intra-utérin.

La lumière aura donc une importance capitale permettant de donner l’impression d’un milieu clos et feutré sur l’ensemble du plateau. Nous souhaitons avant tout mettre en avant une atmosphère paisible et rassurante pour notre clowne.

Néanmoins cette quiétude visuelle sera mise en péril par l’univers sonore. En effet, le son permettra à notre clowne de faire  le lien avec l’extérieur et l’embarquer dans de nouvelles péripéties constituant ainsi un partenaire de jeu. Composé de musique, de bruitages et voix off, le son constitue notre monde, celui vers lequel la clowne refuse d’aller préférant le réconfort de  son habituel cordon.

 

Unique partenaire physique de notre clowne, le tissu aérien sera à la fois décor et objet manipulé pour rompre la solitude, passer le temps. La clowne est un enfant qui joue et nous assistons à ses délires ludiques.

Grâce au travail de la lumière et à la manipulation de la clowne, le tissu aérien pourra prendre toutes sortes d’apparences et de significations. Du cordon ombilical, à la corde de pendu en passant par le sexe masculin, chaque représentation sera un motif de jeu.

 

Le tissu aérien n’est donc pas ici qu’un simple élément permettant d’effectuer des figures acrobatiques mais un objet aux multiples facettes vecteur de sens. En outre, cet agrès circassien qui s’invite au théâtre sert également à penser et exprimer la corporalité du clown au sein du spectacle.

Le tissu est une partie intégrante du jeu du clown puisque qui lui permet de mettre en valeur son corps, ses possibilités et ses limites. Comme un cocon, le tissu est fait de la même chair que le personnage, il lui est inhérent, telle une seconde peau dont il lui est impossible de se séparer. Provocant ses chutes tout en la soutenant, le tissu est à la fois allié et adversaire mettant en péril sa stabilité. Ainsi, nous assistons à une mise en jeu du corps nous rappelant sans arrêt les contradictions et les ambiguïtés de ce personnage à la fois robuste et fragile, planant quelque part entre son arrivée et son départ imminent.

L’unique présence du personnage dans le tissu et l’épuration du reste du plateau tendent à mettre en valeur un espace singulier, peu utilisé habituellement. Dans ce spectacle le personnage n’évolue pas vraiment sur le plateau mais  aussi dans le « vide », dans un entre-deux, quelque part entre le sol et les cintres. Le spectacle questionne cet instant d’incertitudes et d’immenses questionnements qu’est le miracle de la naissance.  

 

 

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La Compagnie des Artisans Rêveurs

 

Des artisans du rêve

 

Tel l’artisan, l’artiste comédien façonne son corps, sa voix, ses sens pour les mettre au service de la création. Par cet instrument extraordinaire, il peut créer des œuvres d’art et les transmettre dans ce moment de partage qu’est le temps de la représentation.

Mais le travail n’est jamais terminé, tout est toujours en chantier, en création en reconstruction, voire en rénovation pour à chaque fois concevoir un nouveau songe. Etre l’artisan du théâtre, c’est en être l’auteur, le responsable, la cause… Les artistes de la compagnie rêvent des spectacles et de là germent des sensations, des émotions, des images, des personnages, qu’ils ont à transmettre au public. Ils sont des passeurs d’imaginaire.

 

Rassembler…

 

Après presque dix années de travail mené sur leur territoire, les artistes qui fondent la Compagnie des Artisans Rêveurs se sont rassemblés autour d’un projet commun souhaitant mettre leur art au service d’une culture proche de leur environnement.

Compagnie théâtrale professionnelle installée à Fontenay le Comte depuis trois ans, l’existence de la compagnie est certes récente mais riche de la collaboration de ses membres expérimentés aux parcours multiples. Artistes pluridisciplinaires : comédiens, metteurs en scène, danseurs, clowns, tous mettent leurs diverses compétences au service de nos spectacles où chaque technique artistique est mise à disposition, pensée et expérimentée dans un désir d’être visibles et accessibles au plus grand nombre.

Pour les Artisans Rêveurs, le théâtre est un art qui se partage, c’est pourquoi nous n’imaginons pas notre travail sans dialogue ni échanges avec nos partenaires : le public bien sûr mais aussi les institutions ainsi que les autres artistes qui nous sont proches.

 

…Et partager

Chaque création de spectacle tient compte du public attendu en privilégiant un moment de partage avec les spectateurs. Les artisans rêveurs souhaitent créer du lien à travers ses créations avant, pendant et après la représentation.

C’est pourquoi il est nécessaire pour la compagnie de proposer différents objectifs artistiques et culturels tels que la création théâtrale, le développement et la diffusion de l’art en zone rurale, les interventions théâtrales en milieux associatifs et scolaires et enfin l’animation d’évènements en lien avec notre territoire.

 

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La compagnie des Artisans Rêveurs

4 rue Gaston Guillemet

85200 Fontenay-le-Comte

Tél. 06 66 72 18 77

lacompagniedesartisansreveurs@yahoo.fr

 

 

En partenariat avec :

 

La ville de Fontenay-le-Comte :

Représentation le mardi 18 novembre 2014 à 20h30.

 

Cirque en Scène, Niort :

Représentation courant mai 2014.

Accueil en résidence de création du 4 au 15 février 2013.

 

Le Grand R, scène nationale de la Roche-sur-Yon avec Vents et Marées :

Représentation le dimanche 27 avril 2014 à 20h30.

Accueil en résidence de création du 24 mars au 4 avril 2014.

 

Le service culturel de Notre-Dame de Monts : 

Accueil en résidence du 20 au 31 janvier 2014.

 

La Maison pour tous d’Aiffres :

Accueil en résidence de création du 4 au 13 novembre 2013.

 

Crédits Photos :

             

Sébastien Acker

 

 

 

   

 

     

   

               

À quoi servira la collecte ?

 

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Les Artisans Rêveurs

Des artisans du rêve Tel l’artisan, l’artiste comédien façonne son corps, sa voix, ses sens pour les mettre au service de la création. Par cet instrument extraordinaire, il peut créer des œuvres d’art et les transmettre dans ce moment de partage qu’est le temps de la représentation. Mais le travail n’est jamais terminé, tout est toujours en chantier,... Voir la suite

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