Le journal d'une femme de chambre, c'est le souhait de recréer le roman d'Octave Mirbeau pour la scène : sortir de l'éternel monologue, rendre l’impression de folie, de vie, de chaos qui émane du livre... Avec 11 comédiens, dans la ville natale de Mirbeau.

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The project

Le journal d’une femme de chambre

 

Spectacle adapté du roman d’Octave Mirbeau

 

L'histoire

 

Dans l’univers étouffant d’une maison provinciale, Célestine - femme de chambre - semble poursuivie par le souvenir de ses vies passées. Anciennes places, anciens amants, enfance, culpabilités, joies, remords… Elle est terriblement seule. Pour échapper à cette solitude, aux tourments incessants de ses souvenirs, elle se laisse entraîner par son désir pour Joseph, jardinier-cocher de la maison, qu’elle suspecte de viol et d’infanticide…

 

OU

 

Comment le harcèlement continu de ses souvenirs douloureux pousse une femme – infiniment aimable mais profondément seule – à se commettre avec un meurtrier raciste…

 

 

Mise en scène : Ariane Boumendil

 

Scénographie, costumes : Carole Picavet

 

Lumières : Xavier Duthu

 

Avec : Diana Fontannaz, Véronique Müller, Susanne Schmidt, Jean Bechetoille, Leonor Stirman, Anne-Fanny Kessler, Constance Carrelet, Carole Picavet, Régis Pappatico, Florian Pellissier, Brieuc Skira.

 

Faire un spectacle fou, chaotique, vivant

 

Le temps de la pièce, comme celui du roman est celui de la dernière place de Célestine au Prieuré chez les Lanlaire. Une douzaine de personnages la peuplent :

Les Lanlaires

Marianne et Joseph, les autres domestiques au Prieuré

Rose, la domestique du voisin

les personnages emblématiques de ses souvenirs : Madame de Tarves et son fils Xavier, Georges, Monsieur Rabour, Louise Radon, Jeanne, La plaçeuse

La pièce commence à l’arrivée de Célestine. Dès les premiers moments, les souvenirs surgissent dans son intimité. Ils sont présents de façon inopinée, désordonnée. Ils sont avec elles, réagissent parfois à ce qui lui arrive, se moquent souvent.

 

 

Le point commun de tous ses souvenirs : l’humiliation, le complexe de supériorité des maîtres. Plusieurs d’entre eux changent son prénom pour celui de Marie… Madame de Tarves qui l’a engagé pour coucher avec son fils ne cesse de lui répéter «  Je suis très contente de votre service Mary, je vous augmente de dix francs ». Monsieur Rabour a un orgasme constant en évoquant ses bottines.

 

 

 

 

L’écriture de Mirbeau, fine, drôle, séduisante, n'a pas été transformée. Le récit est simplement désorganisé et les souvenirs interviennent presque aléatoirement mais avec une intensité croissante pour rendre compte du trouble et de la confusion grandissante de Célestine.

 

 

 

Trois espaces contemporains coexistent

 

 

Le spectacle est affranchi de toute référence à l’époque de Mirbeau. Les éléments de décor ainsi que les costumes de la seconde moitié du XXème siècle, jouent comme une évocation sociale mais ne sont pas précisément datés. Dans l’espace de jeu, plusieurs espaces coexistent : la chambre de Célestine, la plus grande pièce du Prieuré, la grande salle ; et la cuisine. L’action peut s’y dérouler simultanément et est alternativement linéaire - dans le temps de la dernière histoire que Célestine vit au Prieuré – ou totalement anarchique comme le sont les pensées lorsque l’on se trouve seul. Un jeu de lumières symbolise et différencie les espaces/temps. Ainsi le présent de Célestine au Prieuré évolue dans la pénombre, dans des clairs-obscurs provenant des luminaires du décor et permettant de situer l’action dans un lieu ou dans l’autre. Le temps de ses souvenirs, lui, est plus lumineux et coloré, et peut envahir la totalité du plateau.

 

  

 

Qui sommes nous ? D’où venons nous ? Où allons nous ?

 

Une équipe formidable de douze personnes (comédiens, scénographe, éclairagiste, musicienne…). Nous passons plusieurs étapes du concours de mise en scène du théâtre 13 en 2011 qui aboutissent à la création de 30 minutes du spectacle. Aujourd’hui l’Hôtel des Arts à Rémalard nous accueille en résidence pour nous permettre de créer le spectacle en novembre prochain. Un théâtre parisien nous accueillera ensuite pour un show-case en décembre 2012.

 

Why fund it?

La collecte nous permettra de financer la résidence et la création du spectacle :  

- 11 costumes, soit environ 650 €

- son (location d’une table de mixage), soit environ 250 €

- un camion pour le transport des décors, soit 300 €

- une partie du defraiement de l'équipe pour environ 1500 € (transport, repas, etc.)

- rémunération régisseur et ouvreur pour environ 800 €

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Le Journal

En 2010, Ariane Boumendil décide monter le Journal d'une femme de chambre au théâtre. Elle sait ce qu'elle veut voir sur scène et qu'elle n'a jamais vu (ni lu) adapté de cette manière. Une folie qui monte. Un calme rompu par le harcèlement de souvenirs trop présents, trop vivaces. Mais alors il faut les matérialiser, il faut que la scène soit envahie,... See more

Newest comments

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Salut jean ! Bonne chance à la pièce et à vous tous !!
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MERDE !
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Bonjour Ariane ! De tout coeur avec vous tous pour ce beau projet très ambitieux. j'ai hâte de vous voir ! 1000 bises