Raphy présente

LE LIT

Le lit est un film court. Une fille qui déborde de désir, la promesse d'une aïeule enfouie au coeur d'un vieux matelas, un lit lancé à vive allure dans les rues de Saint-Etienne, des garçons embarqués en chemin. Le lit c'est un désir en marche, une équipe dans les starting-blocks. DONNEZ-NOUS DE L'ÉLAN : SOUTENEZ LE LIT !

Large_le_lit_kkbb_copie

Présentation détaillée du projet

LE LIT c'est aussi des coups de main, des coups de fil, des coups de foudre, des coups de reins, des coups de soleil, des bons coups, des coups du sort, des coups de grisou. Alors pour nous éviter les coups bas, les coups fourrés, les coups tordus, les coups de boule, les coups de griffes, les coups de cafard, les coups de pompe, les coups de sang, les coups d'épée dans l'eau : faites du LIT votre coup de coeur !

 

 

SYNOPSIS

Chez Nour, tout déborde. Ses hanches dans son jean, ses seins dans son décolleté, son cœur dans sa poitrine, son désir pour les autres. Lorsqu’un soir elle découvre une boîte de petits pois cachée dans son matelas, Nour décide de ne plus se laisser gêner et de donner à son désir toute la place qu’il revendique. Mais au lieu d’ôter le petit pois qui gêne habituellement les princesses, Nour en fait le fer de lance de sa croisade, le garant d’une vie sans sommeil. Nour ne veut plus aller se coucher, ne retournera pas dans sa chambre. Pour cela, Nour va faire tomber les cloisons, secouer les draps poussiéreux et va balader comme une évidence, son lit dans les rues de la ville.

Car même pour les fausses princesses, il est question un jour de jeter dans la rue et dans la bataille toute la foi puissante en son désir profond.

 

 

NOTE D'INTENTION

“Quand je vois un couple dans la rue, je change de trottoir”. C’était au début des années 70. Ces paroles avaient à l’époque une résonance d’autant plus forte qu’elles coïncidaient avec la libération sexuelle et l’utopie communautaire. Aujourd’hui on le sait, le trottoir est désert. Ferré a fait des enfants, visiblement mes parents aussi, et tout le monde est rentré chez soi. Sur la place publique, désormais quelques statisticiens s’évertuent à prendre le pouls du comportement affectif et sexuel de la population.

Mais dans l’intimité, au fond des lits, certains entendent dépasser les références et vivre selon d’autres règles. Peu d’entre eux effectuent une démarche consciente et délibérée, et c’est par tâtonnements et approximations qu’ils trouvent leur voie. Ainsi d’autres formes de vécus se mettent en place qui attendent leurs formulations et leurs représentations. Les questions qui gravitent autour de ces démarches individuelles occupent depuis plusieurs années mes lectures et mes réflexions, mais s’invitent aussi dans le long processus d’appropriation de mes désirs au sens large.

A travers ces démarches individuelles, se pose la question de comment on s’arrange avec son désir : comment on parvient certains jours à le nier ou l’enfouir, comment on peut le faire devenir conforme aux attentes prétendues des autres, comment il nous échappe, comment il peut être rendu impossible par celui des autres ou au contraire exalté, comment, à l’inverse, il nous dépasse, comment cherche t-on à accorder notre vie avec lui, comment est ce qu’on le traque, comment lui donne t-on la place qu’il revendique.

 

 

Je parle ici de désir au sens large, en tentant de le définir comme la tension spontanée qui nous anime et dont nous sommes le creuset, une sorte d’énergie intérieure que l’on reconnaît vite, un moteur, un ressort. Pour faire basculer l’idée dans l’incarnation, pour donner à ce sujet une représentation formelle et charnelle, j’ai choisi le champ de la sexualité et des relations affectives, en faisant du lit le dépositaire naturel des rapports que nous entretenons à notre intimité et aux autres. Je n’ai pas souhaité inscrire Nour, le personnage principal de cette histoire, dans une démarche conscientisée. C’est un élément extérieur, auquel elle donne immédiatement une charge affective, la boîte de conserve d’une prétendue aïeule, qui vient appuyer sur son « ressort » intérieur. En encourageant Nour  à descendre son lit dans la rue, en poussant son intimité à prendre possession de l’espace public, j’entends l’observer effectuer sa révolution intime, réinventer avec ses petits moyens son rapport aux autres et à elle-même, en particulier dans sa vie affective,  là où l’interrelation est la pus forte, et dans sa vie sexuelle, là où l’expérience avec soi-même est la plus compliquée et la plus révélatrice.

Nour ne veut plus de cloison dans sa vie et dans ses amours, c’est tout. C’est plutôt simple en fin de compte. C’est l’histoire d’une jeune femme qui ose un peu plus, chaque jour, le bonheur d’être elle-même.

 

 

 

 

Le désir…

Filmer le désir est un projet bien ambitieux, qui ne cesse de travailler le cinéma et les arts en général. Il s’agit simplement pour moi de rendre sensible, au sens étymologique du terme, la présence de Nour, son environnement, les personnes qui l’accompagnent. Donner une lecture charnelle à son histoire, à mon propos et une texture érotisée à l’image.

J’envisage d’utiliser fréquemment des amorces de son corps en avant-plan de l’image, instaurant un changement d’échelle avec les arrière-plans. La caméra restera tout proche d’elle. Nour doit être là. La surface de sa peau tout contre celle sensible de l’écran de projection.

Une lumière qui mette en valeur et traite de manière égale la peau, l’étoffe des vêtements, des draps ou du matelas, les papiers peints, les graffitis-papier collés au mur. Il s’agit de sublimer ici, par la lumière, le choix des couleurs et des matériaux, tout ce qui recouvre, enveloppe, protégé.

 

 

Voir de plus près, comme si le fait de se rapprocher de la surface des êtres, de leur peau, c’était se donner une possibilité de découvrir ce qu’il y a en dessous, ce qui réside à l’intérieur, ce qui nous anime.

 

Du vent dans les voiles…

Ce qui caractérise le comportement de Nour est la liberté de déplacement de son désir. Elle veut déborder. Elle veut laisser son désir aller et venir. Elle revendique son cœur migrateur. Pour elle l’expression de son désir et la manière dont elle envisage ses rapports aux autres ne peut se faire que dans cette mobilité. Elle ne souhaite pas figer les choses, les coincer, les mettre en conserve.

Toute la quête de Nour repose sur le principe du mouvement, celui évident de son lit qu’elle pousse ou sur lequel elle se laisse glisser. Plusieurs éléments de décor reprennent l’expression du mouvement : le vélo, le tram, la camionnette de la prostituée, la péniche de l’Atalante.

Ces éléments réagissent en opposition avec des éléments statiques : le magasin de literie, l’intérieur de l’appartement de Nour, celui de Timour.

Le traitement visuel de ces éléments, de ces décors, sera fonction de leur appartenance au monde du mouvement ou de l’immobile. Je privilégierai l’appel du hors-champ pour les extérieurs. Abuser des entrées, des sorties et des traversées de champs, rendant libre le mouvement à l’intérieur même du plan, sans que les bords cadre ne soient perçus comme une frontière.

Bien évidemment les trajets du lit ou du vélo impulseront leurs généreux mouvements et leur dynamique au matériel de prise de vue, via l’utilisation du travelling.

 

 

 

 

Pas de princesses à Saint-Etienne…     

Au-delà des clins d’œil aux contes, Nour n’est pas une vraie princesse au petit pois, Manna n’est pas une vraie petite sirène, Louise Montagne certainement pas une belle au bois dormant, je désire inscrire cette histoire dans un environnement réaliste.

Je souhaite tourner à Saint-Etienne, la ville où j’ai grandi et où j’habite à nouveau. Plusieurs scènes ont été conçues en fonction de la topographie de la ville, et font référence à des lieux véritables: le musée de la mine du puits Couriot, les jardins ouvriers de Bizillon, les rues nivelées pour atteindre les collines du Crêt de Roc, de la Vivaraize ou de La Cotonne, la nature alentour, les places Marengo et du Peuple comme des trouées dans la ville, les passages incessants des tramways, leurs rails fendant le bitume, leurs caténaires quadrillant le ciel. Autant d’éléments qui me font penser et dire que Saint-Etienne est une ville où l’on monte, se hisse, gravit, glisse, dévale, roule et «débaroule ». Je n’ai aucun doute à ce que Nour y trouve aussi son compte.

J’aime les creux et les bosses de cette ville. Je voudrais y nicher cette sorte de petit poème que je donne aujourd’hui à lire. Là où d’autres ont cru y voir un creuset à la misère, toute esthétique soit-elle, de mon côté, je ne cesse d’y voir un appel à la romance.

 

 

J’ose espérer que ce film soit à la hauteur du désir de Nour, qu’il parvienne à nous communiquer sa douce subversion et son euphorisante trajectoire et qu’il puisse enfin déplacer la marge en plein milieu de la page.

 

DÉMARCHE PARTICIPATIVE

 

L’ancrage local que j’ai décidé de donner à mon film, se retrouve également dans  ses conditions de préparation et de tournage. J’ai réuni autour de moi une équipe composée à la fois de techniciens rencontrés sur des plateaux de longs-métrages et à Saint-Etienne. 

Cette mixité de l’équipe m’a donné envie de pousser un peu plus encore cette logique et de m’inscrire dans une véritable démarche de projet participatif, en sollicitant l’aide de personnes, habituellement spectatrices, dans les différentes étapes de  réalisation du projet. Ainsi se sont manifestées leurs volontées sérieuses pour apporter une aide logistique et technique au noyau de l’équipe lors du tournage, ou pour nourir le projet lors de sa phase de préparation.  Impliquées depuis le début de la préparation, ces aides précieuses, quittent leur position de spectateur pour devenir acteurs du projet.

 

 

 

En toute logique, cette démarche s’est aussi retrouvée dans les modes de financements du film. Je poursuis de manière créative et innovante le montage financier du film, en diversifiant les apports, en impliquant  dans un même mouvement, les financeurs,  partenaires  et le public.

 

ET DIEU CREA KISS KISS BANK BANK !

Vous tous qui apportez un soin particulier à crever l’écran par vos propres moyens, vous êtes notre premier levier de ce désir dont j’ai parlé plus haut.

 

 

QUI SOMMES-NOUS

 

Raphaëlle Bruyas, réalisatrice

Suite à un DESS d’écritures et réalisations professionnelles en images fixes et animées, j’ai exercé comme assistante réalisateur durant une douzaine d’année sur des longs-métrages de fiction. Ces années m’ont permis d’acquérir une solide expérience de plateau et une connaissance sans faille de toute la chaîne de réalisation d’un film.  Le lien étroit que j’ai été amené à construire avec chaque réalisateur, m’a offert pendant des années une place privilégiée d’observation de leur travail artistique sans cesse en cours d’élaboration.  Certains films ont été pour moi de véritables leçons de mise en scène in vivo. Ce parcours professionnel m’a aussi donné la chance de rencontrer des techniciens du cinéma, et de construire avec certains d’eux de véritables affinités artistiques, autour de sensibilité commune.

Ce contexte a formé au fil des ans et des expériences, un terreau riche, capable aujourd’hui d’accueillir et de donner force à mes propres projets. Je tourne en 2009 de manière complètement auto produite un documentaire de création. Ce film sera montré dans différents festivals et  galeries d’art, grâce au soutien des Ateliers d’Art de France.  La diffusion de ce film et les retours qui me sont faits, m’encouragent à poursuivre mon travail artistique. En 2011, je développe autour du thème du désir, un scénario de fiction intitulé Le lit. Mes ambitions artistiques autour de ce court-métrage, nécessitent alors un accompagnement professionnel et me poussent à chercher une  maison de production. La Luna production adhère au projet et s’atèle à le développer.

 

 

Les Films de Jules, co-producteur

C’est un lien d’amitié qui me lie à Nicolas MESTRALET, producteur de la maison de production Les Films de Jules. Nous nous rencontrons en 2002, sur le tournage du film Les Côtelettes de Bertrand Blier où Nicolas est régisseur-stagiaire et moi assistante mise en scène-stagiaire. Nous retravaillons ensemble à plusieurs reprises par la suite et restons attentifs au parcours de l’un et de l’autre. Fondé à l'automne 2010, la société les Films de Jules a pour vocation la production de courts métrages et de documentaires de création. Cette société est animée par deux personnalités aux compétences complémentaires, Nicolas Mestrallet et Frédéric Hubscher, issues des métiers de la production cinématographique et audiovisuelle. Les Films de Jules ont achevé en 2011 la production de 2 courts métrages de Julien Guiol : « Dernier Voyage Improvisé » interprété par Denise Aron Schropfer et Jean-Claude Dreyfus et « Le Fond du problème » interprété par Nicolas Yvan Perrot. Suite à ces deux expériences enrichissantes, les producteurs souhaitent poursuivre et approfondir leur collaboration sur la durée avec un noyau d’auteurs sur des créations innovantes et exigeantes.

 

 

La Luna Productions, co-producteur

Je rencontre La Luna productions pour la première fois en 2008. Je suis première assistante réalisateurs d’un court-métrage, qu’elle produit et qui est réalisé par des amis. « Manon sur le bitume » est sélectionné aux Oscars en 2009.  Dès lors, je garde un lien très tenu avec cette boîte de production qui assure aussi la fonction de distributeur et de diffuseur. Je suis marquée par le sérieux et la gentillesse de ses membres et par leur souci d’accompagner les films au-delà de leur réalisation. En envoyant les films qu’elle produit à de nombreux festivals nationaux, aussi prestigieux que Cannes ou Clermont-Ferrand ou dans le monde entier, La Luna productions affirme depuis maintenant 18 ans, une démarche singulière, en assurant une  longévité à ce format de film particulier. C’est donc très naturellement et avec une grande confiance que je me suis tournée vers eux.

Ensemble nous avons démarché  les circuits classiques de financements de film, sans grands succès, en le frôlant certaines fois (accès à la plénière du CNC).

 

 

L’équipe :

Un peu émoussée par les refus des commissions,   j’ai décidé de lancer la préparation de ce film en empruntant les chemins de traverses. J’ai alors prévenu La Luna productions de mon intention. Fidèle et toujours attachée au projet, elle m’a proposé de rester la structure juridique et administrative du film, afin de faciliter mes démarches et d’assurer le cadre du projet.

À l’heure d’aujourd’hui, une équipe composée de techniciens rencontrés sur les plateaux de longs-métrages et à Saint-Étienne où je vis, fait connaissance et se retrouve sur les starting-blocks. Cette équipe s’est vue rejointe par des copains et des cinéphiles curieux et plein d’entrain, motivés par le projet  et  par la manière participative de le mettre en place. 

Je suis chanceuse d’être entourée par eux tous et je savoure cette chance. Toutes ces personnes ont été chacune à leur tour un soutien rassurant pour moi, un encouragement à me mouiller coûte que coûte. Je les remercie de m’avoir poussée jusque-là et de continuer à phosphorer, remuant ciel et terre,  mobilisant tous les réseaux, pour  trouver les moyens  de faire ce film.

 

 

À quoi servira la collecte ?

A l’heure actuelle, une partie du budget a été réunie, en prêt de materiel, en apport en industrie et en contrats de participation. Il nous reste à financer des frais incompressibles liés à la logistique du tournage (transports, hébergement, repas) et à la location de matériel que nous n’avons pas pu nous faire prêter.

Cela représente une somme de 6000 € répartie comme suit sur nos 10 jours de tournage :

Les différents transports : 960 €

L' hébergement : 844 €

Les repas : 2000 €

La location du matériel machinerie + lumière : 2196 €

 

 

Thumb_raphiesmall
Raphy

"Dans les grandes eaux de ma mère je suis née en hiver une nuit de février. Des mois avant en plein printemps il y a eu un feu d’artifice entre mes parents c’était le soleil de la vie et moi déjà j’étais dedans. Ils m’ont versé le sang dans le corps c’était le vin d’une source et pas celui d’une cave . Et moi aussi un jour comme eux je m’en... Voir la suite

Derniers commentaires

Thumb_default
Plein de bonnes choses pour la post-prod chef, vivement de voir le résultat et pouvoir te bisouiller.
Thumb_default
J'ai ouvert le bal, maintenant je sais que ce film est allé au bout! Vous êtes trop fort
Thumb_default
Salut la Raphy, c'est le Grégo, bon, juste pour te dire au niveau des contreparties, y'a moyen de choper les godasses de la comédienne? j'te kisse