"La crise dont nous sommes tous témoins est un test de notre humanité et de notre responsabilité" Donald Tusk, Président du Conseil européen

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Présentation détaillée du projet

LE MASTER

 

 

 

 

Au mois de mars 2018, la 38ème promotion du master 2 Droit international, mention Diplomatie et Négociations Stratégiques (DNS) de l'Université Paris-Saclay se rendra à Beyrouth, au Liban, afin de se livrer à un exercice de négociation, qui depuis 1994 est l'atout majeur de cette formation.

 

Unique en son genre et particulièrement formateur, cet exercice de simulation demeure pour les étudiants particulièrement instructif, tant sur le fond que sur la forme.

 

Exercice phare ce master depuis maintenant 24 ans, les promotions précédentes ont eu l’occasion de traiter de nombreuses problématiques dans de nombreux lieux  dont voici une sélection:

- 2016, "L'éducation d'urgence des enfants réfugiés", au siège de l'UNESCO, Paris, France.

- 2015, "Pour une charte de responsabilité sociale et interculturelle des médias", au siège de l'UNESCO, Paris, France.

- 2014, "La Francophonie économique", Rabat, Maroc ;

- 2012, "L'Éthique des médias", Tanger, Maroc ;

- 2010, "La Géopolitique de l'eau dans l'espace Euromed", Beyrouth, Liban ;

- 2008, "Environnement et développement durable", Athènes, Grèce ;

- 2007, "Le Dialogue culturel dans l'espace Euromed", Alexandrie, Égypte ;

- 2002, "La Gestion de crises par l'Union Européenne", Bruxelles, Belgique.

 

Pour la préparation et le déroulement de l’exercice, la promotion du master 2 Diplomatie et Négociations Stratégiques travaillera de concert avec l'Université de la Sagesse de Beyrouth, et sera soutenu par le Centre d'Analyse des Différends et leurs Modes de Solution (CADMOS). Le master compte également parmi ses partenaires l'American Graduate School in Paris (AGS), dont certains de ses étudiants prendront également part à la simulation.

 

 

 

 

 

 

Pendant plusieurs mois, il s'agira de mener une simulation de négociations, de ses prémices à la conclusion finale, comparables au processus de négociation de organisations internationales (propositions de textes, études en commission, débats en assemblées plénières, puis adoption), telles que l'ONU ou l'Union Européenne.

 

 

Les étudiants représenteront un pays, une organisation internationale ou non-gouvernementale voire même le Secrétariat Général de la négociation. Il conviendra donc d'adopter une stratégie intégrant les différentes caractéristiques et les intérêts poursuivis par l'entité représentée.

 

Ainsi, cette reproduction vise à confronter les étudiants à la réalité des négociations internationales et leur donner une formation essentielle pour leur carrière professionnelle.

 

Point d'honneur de cette année de master, cet exercice est l'étape attendue par tous les étudiants.

 

À l’image des précédentes, la 38ème promotion du master Diplomatie et Négociations Stratégiques se distingue par la diversité des profils qu’elle rassemble. Autre particularité, il est d’une part possible de compter plus d’une vingtaine de nationalités parmi les étudiants de la promotion. D’autre part, il n’est pas rare que les étudiants maitrisent plus de trois langues et aient déjà effectué des stages au sein d’organisations internationales, non gouvernementales ou encore au sein des chancelleries de leur pays d’origine.

 

 

LA SIMULATION :

 

Le thème.

 

En 2018, l’Europe fait face depuis plus de 6 ans déjà à des flux migratoires d'un niveau qui n’avait été jusqu’alors encore jamais atteint. Notamment en provenance d'Afrique et du Moyen-Orient. pour des raisons humanitaires, économiques et politiques, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont été contraintes de quitter leur pays. L’ampleur du phénomène a rendu obsolète les politiques publiques mises en place dans le cadre de l’Union Européenne et dans le cadre du Conseil de l’Europe. Il convient donc désormais de redéfinir celles-ci considérant les relations bilatérales et multilatérales entre les pays de départ, de transit et d’arrivée des migrants.

 

La crise migratoire

 

La crise migratoire qui touche actuellement la zone Euromed et de ce fait l’Union Européenne, n’a pas de point de départ précis mais il est largement accepté que celle-ci prend son origine avec le soulèvement syrien  contre le gouvernement de Bachar Al Assad et la répression exercée par ce dernier en 2011. Ce conflit sanglant, toujours d’actualité, a vu la naissance d’une vague d’immigration sans précédent afin d’échapper à la destruction et à la violence inhérente à tout conflit armé (près de 4 millions de syriens en tout).

 

A cela s’ajoutait l’expansion de l’Etat Islamique en Irak et Syrie,  ainsi que la guerre civile post-Kadhafi en Lybie provoquant une deuxième grande vague de réfugiés complétant celle déjà existante.

 

Face à l’afflux massif de réfugiés fuyant la guerre et les atrocités la Grèce, l’Italie et l’Espagne se trouvent débordés et sans solutions concrètes pour faire face à une telle demande et un flot aussi important. Tout manque : main d’œuvre, nourriture, logements afin  non seulement d’accueillir ces migrants dans des conditions décentes mais aussi d’enregistrer les demandes d’asile ou encore recenser les personnes passant par les pays d’arrivée.

 

Ces réfugiés, cherchant par tout moyen à rejoindre l’Europe, empruntent plusieurs routes : de la Turquie via les Balkans (aussi connue sous le nom Balkan de l’Ouest par Frontex[1]) ou à travers la Méditerranée afin de rejoindre la Grèce (Est Méditerranée), l’Italie (Méditerranée centrale) voire l’Espagne (Ouest Méditerranée).  Quel que soit le chemin emprunté, il est semé d’embuches entre  les violences rencontrées, le fait de se retrouver à la merci des passeurs, voire de se retrouver en esclavage (comme cela a été constaté en Syrie et sur le territoire de l’EL par ex.), ou de mourir noyé lors de la traversée (10.000 décès recensés en 3 ans environ).

 

[1] Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures des États membres de l'Union européenne de 2004 à 2016 puis Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes

 

Le pic de cette crise migratoire se situe entre 2014 (600.000) et 2015 (1 million d’entrées illégales dans l’Union Européenne) multipliant ainsi le nombre habituel de réfugiés par 3 (si l’on prend en compte les chiffres de 2013)

 

La première solution proposée par l’Union Européenne et soutenue par la France et l’Allemagne est la répartition par quota obligatoire dans les pays membres, cependant de nombreux pays s’y opposent (spécialement les pays de l’est, Hongrie en tête de gondole) et finalement un accord est trouvé avec la Turquie en 2016.

 

Cet accord a été passé entre la Commission Européenne et la Turquie afin de commencer à répondre aux problèmes d’accueil de l’UE.

 

Cet accord fort controversé prévoit d’accepter un réfugié syrien actuellement en Turquie pour tout réfugié syrien renvoyé (car entré illégalement sur le territoire de l’UE) dans une limite maximale de 72.000 réfugiés et de renvoyer tout autre immigrant d’autre nationalité vers la Turquie. La Turquie quant à elle reçoit une forte somme pour s’occuper des réfugiés sur son territoire (6 milliards d’euros en deux versements) et s’engage à empêcher toute immigration illégale de ses côtes.

 

Depuis cet accord, la politique nationale des membres de l’UE, et des Etats concernés de près ou de loin par la crise a beaucoup changé, ne serait-ce qu’avec la montée des extrêmes en Europe, le Brexit, le recul de Daesh etc. Les fortes divisons au sein des gouvernements nationaux  ont de plus empêché l’Union Européenne de proposer une politique unie et de trouver une solution acceptable pour encadrer l’afflux de réfugiés.

 

Cependant avec le vide de pouvoir laissé par l’EL dans une région particulièrement instable, la grande masse de réfugiés toujours en Turquie, le conflit Ukrainien toujours d’actualité et les vagues migratoires « historiques » venues d’Afrique, la situation est loin d’être résolue et la page de la crise n’est pas encore tournée.

 

L'exercice

 

Dans la continuité de l’exercice de l’année précédente, les étudiants de la 38e promotion se sont ainsi fixés pour objectif de trouver une solution à la crise humanitaire qu’un tel phénomène engendre.

 

Accueillis au sein de l'Université de la Sagesse de Beyrouth pour l’occasion, les étudiants finaliseront la négociation au cours de séances plénières par l’adoption d'un texte final dont l’élaboration des articles aura débutée depuis plusieurs mois déjà. 

 

Ce document à vocation juridique sera par la suite transmis aux institutions européennes ainsi qu’à toutes les organisations et institutions concernées par cette crise, dont la plupart sont représentées par des étudiants au cours de la simulation.

 

Ci-dessous, vous trouverez un échéancier de la préparation et du déroulement de la simulation.

 

 

Pour plus d’informations sur le règlement et le déroulé de la simulation, veuillez vous référer à notre page d’actualité. De plus, la page sera actualisée régulièrement pour vous permettre de suivre pas à pas notre projet.

 

 

L'équipe :

 

L’équipe simulation est composée de la manière suivante: 

(de gauche à droite)  Thomas Vinet, Léon Eshuis de Laubier, Luce Josselin,Thomas Colombino, Gaspard Buton.

 

 

À quoi servira la collecte ?

L'équipe responsable de la simulation a notamment pour mission de réunir les fonds nécessaires à l’organisation pour l’ensemble de la promotion, soit 39 étudiants. Le poste de dépenses le plus important demeure celui du déplacement entre Paris et Beyrouth.

 

Estimé entre 350 et 450 euros par étudiant pour un aller-retour en avion, le budget total est compris entre 13 650 et 17 550 euros. Atteindre l’objectif de cette campagne permettrait donc de financer une part notable, à savoir entre 28 et 36%,  s’avérant ainsi essentiel pour la réalisation du projet. Dans cette optique, nous insistons sur le fait qu'il n'y a pas de petits donateurs, et que chaque don est d'une importance cruciale pour le projet que nous menons.

 

Afin de récolter l’ensemble des fonds, l’équipe responsable est par ailleurs engagée depuis septembre 2017 dans la recherche d’autres sources, telles que le mécénat, la taxe d’apprentissage ou encore le Fonds de Solidarité et de Développement des Initiatives Étudiantes (FSDIE) de l’université Paris Saclay. 

 

De plus afin d’aider à sensibiliser le maximum de personnes et ne pas proposer un travail uniquement académique, nous nous engageons non seulement à apporter notre aide sur place que ce soit à travers la visite d’un camp de réfugiés au Liban afin de fournir un rapport détaillé des conditions et espoirs de ceux-ci, de se mettre au service des ONG sur place et en France travaillant de concert pour une meilleure appréhension de la crise ou même de reverser à ces mêmes acteurs toute somme réunie qui dépasserait notre but souhaité par cette levée de fonds (5000 euros).

 

Il en va non seulement de notre éthique professionnelle mais aussi personnelle de faire notre possible à travers cet exercice pour venir en aide à ceux qui en ont le plus besoin.

 

L'Association des étudiants du master Diplomatie et Négociations Stratégique (DNS) de l'Université Paris-Saclay percevra l'intégralité de la collecte.

Derniers commentaires

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J'espère très fort que vous arriverez à réunir la somme, je fais ce que je peux pour en parler sur les réseaux. Mais il faut faire un peu plus de buzz ! n'hésitez pas à mettre régulièrement le projet à jour, rajouter des photos, et renvoyer le lien !
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Beau projet. Tous nos encouragements.
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En tant qu'ancien du Master, je vous félicite pour votre créativité, et crois en vous!