Le Poetic Bazar, Seulement pour les fous. Un texte, une équipe, un univers... et votre aide pour sa diffusion grâce au festival d'Avignon !

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Présentation détaillée du projet

La compagnie l’Estafette

 

         Originaire de Marseille, la compagnie l’Estafette s’est engagée depuis 2004 dans la création de spectacles poétiques où l’intime et l’universel se croisent, s’enlacent, s’emmêlent. Et parfois, dans ces moments de grâce qui donnent tout son sens à un engagement artistique artisanal, la magie fait son œuvre : intime et universel se répondent à l’unisson et le public peut entendre l’écho jusque dans un souvenir. La rencontre a eu lieu. Depuis 2007, la compagnie est basée en région Auvergne, elle est soutenue par le Conseil Général de Haute-Loire, la région Auvergne et le Ministère de la Culture et de la Communication. Sous la direction artistique de Rémi Pedevilla, elle a aujourd’hui six créations originales contemporaines à son actif.

         La compagnie l’Estafette est structurée de façon professionnelle, elle possède une licence d’entrepreneur de spectacle, une administratrice et une chargée de diffusion. Elle est régie par les conventions collectives du secteur.

         Le Poetic Bazar – Seulement pour les fous est sa dernière création, elle a vu le jour le 30 novembre 2013 à la Coloc’ de la culture, à Cournon d’Auvergne après une résidence d’un mois.

 

Le Poetic Bazar – Seulement pour les fous : la pièce, sa genèse, sa naissance

 

         L’éternité regarde le temps passer au Poetic Bazar. Dans cet étrange repère, l’ennui pèse. Il ne se passe rien. Ou pas grand-chose. Aucune distraction ne vient égayer la fête, aucun client n’y amène avec lui le goût du malheur. Les suicidés qui en ont la charge ne cessent de mourir d’ennui. Il faut dire que l’entrée coûte la raison. Seulement pour les fous. Ce n’est pas faute d’avoir prévenu.

         Comme souvent, il a marché longtemps. Sans autre destination qu’un ailleurs où il puisse enfin respirer. L’obscurité déguise ses peurs et la voilà qui rode en regardant le monde dormir. Au hasard d’une rue, ses yeux se posent sur quelques mots peints sur l’indifférence d’un mur décrépi. Seulement pour les fous. Comme dans son livre. Une coïncidence que seul un fou peut prendre au sérieux. Céleste entre. Juste un verre. Pour voir… Mais personne ne se fait remarquer sans raison et surtout pas sans en payer le prix. Céleste était loin d’imaginer jusqu’où Le Poetic Bazar allait le conduire. L’enfance n’était pas sa destination et pourtant, le voilà replongé parmi ses fantômes. Confrontation nécessaire pour une âme malade. Le Poetic Bazar lui offre le luxe de mourir sans conséquence. Pour tâcher d’être un peu plus libre, enfin !

 

Genèse du projet de création, naissance d’une équipe

 

         Le Poetic Bazar – Seulement pour les fous est un projet de rencontres. Littéraires d’abord, il y a quelques années de cela, avec la lecture du Loup des Steppes d’Hermann Hesse, et la prise de conscience d’un mal-être morbide, « d’une inaptitude aux relations humaines contre laquelle aucune volonté ni aucune nostalgie ne pouvait lutter ». Chemin faisant, c’est une deuxième rencontre littéraire elle aussi qui apporte une nouvelle prise de conscience sur ce mal-être : Le drame de l’enfant doué d’Alice Miller vient éclairer l’origine de ces symptômes si bien racontés par Hermann Hesse au travers de son personnage d’Harry Haller. Il y aurait l’évidence d’un lien profond entre ce mal-être et certaines blessures de l’enfance, des petites violences du quotidien à la maltraitance, qui sont liés aux schémas de reproduction généalogique et à l’inconscience des parents. Ces blessures d’enfant apparaissent alors comme nos cicatrices d’adulte qui ne s’effaceront que si l’on s’implique à les refermer. Le sentiment de liberté, d’une liberté profonde et profondément humaine – non réduite à un modèle de société consumériste – peut alors trouver un terreau de croissance. En acceptant de voir la réalité de nos histoires et de revivre les colères de l’enfant qui ont dû être refoulées parce qu’il faut bien grandir, on se rapproche alors de cet idéal ancré en nous.

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         Jusque-là, cette conviction n’était qu’une vague idée. Il manquait encore des rencontres humaines et artistiques. Elles ont eu lieu lors du festival d’Avignon en 2011 au théâtre de la Luna. Une comédienne et un comédien, mais aussi un créateur lumière. L’écriture devint une évidence – j’oserais dire une urgence. Une première version du texte est née en novembre 2011, retravaillée et enrichie par la suite grâce aux retours émanant du plateau mais aussi d’autres belles rencontres. L’équipe alors réunie a commencé son travail, aux ateliers de Polignac en 2012.

 

14 artistes pour un projet

 

Rémi Pedevilla, auteur, metteur en scène

 

Maïa Jarville, assistante mise en scène

 

Céline Defaÿ, comédienne

 

Samir Dib, compositeur, comédien, musicien

 

Pierre-François Doireau, comédien

 

Anne Mino, comédienne

 

Bonnafet Tarbouriech, comédien

 

Guillaume Tarbouriech, comédien

 

Emilie Hua, maquilleuse

 

Stéphane Baquet, créateur lumière

 

Karel Pairemaure, créateur vidéo

 

Lou-Anne Lapierre, régisseuse

 

Carl simonetti, régisseur

 

Anne Cabarbaye, création du  visuel

 

Première étape : les cartes blanches de l’Espace Alya au festival d’Avignon 2013

 

         Le projet a reçu le soutien du Conseil Général de Haute-Loire, de la région Auvergne et de la DRAC Auvergne en 2013. Fort de ces soutiens, nous avons organisé une lecture publique par l’ensemble de l’équipe artistique au festival d’Avignon en 2013 qui nous a permis de réunir des mécènes qui soutiennent le projet et sa diffusion. C’est grâce à cette aide inopinée que nous avons pu envisager la possibilité de participer au festival d’Avignon 2014, sans lequel la diffusion est fortement réduite.

Il s’agit de cela : le festival d’Avignon reste à ce jour l’un des événements incontournables en matière de diffusion, notamment grâce à la notoriété de certains lieux, fréquentés par les programmateurs de salle, ce qui est le cas du théâtre des Lucioles, dont la réputation grandit d’année en année grâce à une programmation de qualité.

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La résidence de création : novembre 2013

 

Christian Habouzit, le directeur de la Coloc’ de la Culture à Cournon-d’Auvergne (63), après avoir eu connaissance du texte et du projet, nous a fait la proposition de coproduire la création et de monter le spectacle dans son lieu, sur une résidence d’un mois, conclue par une première représentation. Nous avons bien évidemment accepté avec gratitude cette opportunité qui nous a permis de présenter notre travail aux professionnels de la région autant que de faire exister ce qui n’était alors qu’un projet. Après quinze jours de construction de décor (essentiellement un piano numérique d’esthétique Art déco) au mois d’octobre, comédiens, comédiennes, metteur en scène, maquilleuse, créateur vidéo, créateur lumières et techniciens se sont retrouvés pour la création. Le Poetic Bazar – Seulement pour les fous est né de l’énergie de ces rencontres artistiques et nous avons fêté sa naissance le 30 novembre 2013. 

 

Le Poetic Bazar – Seulement pour les fous…  au festival d’Avignon : une nécessité joyeuse

        

         Nous avons eu la chance ainsi d’avoir certains retours qui, d’une part, nous permettent de retravailler certains aspects du spectacle, et d’autre part, nous encouragent à travailler pour que le spectacle soit largement vu et entendu. Notre engagement artistique, les valeurs pour lesquelles nous faisont ce métier y trouvent une grande satisfaction, mais notre travail ne fait « que » commencer : il s’agit maintenant de diffuser en étant programmé dans un grand nombre de lieux. C’est une nécessité artistique mais aussi vitale pour une compagnie comme la nôtre, compte tenu des risques qu’un tel projet représente par son ambition.

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         C’est la raison pour laquelle il nous faut faire le festival d’Avignon, car c’est une aubaine pour que le Poetic Bazar soit diffusé. Mais parallèlement, c’est aussi une grande joie pour l’ensemble de l’équipe de pouvoir jouer, roder, affiner cette œuvre au contact d’un public nombreux. Avignon 2014 est une bouffée d’enthousiasme pour ces 22 rendez-vous avec le public avignonnais. Une nécessité joyeuse en somme…

 

Reportage France 3 réalisé lors de la résidence de création (novembre 2013)

 

Le site de la Compagnie

À quoi servira la collecte ?

Permettre la meilleure diffusion possible du projet vers le public et les professionnels. Autrement dit, finaliser le projet dans de bonnes conditions de production, afin qu’il soit vu le plus largement possible. Ainsi, cet apport sera ventilé en fonction des frais fixes liés à la participation au festival d’Avignon :

             

              Participation aux logements                       1500

              Défraiements (repas)                                  1000

              Création visuels                                            1000

              Communication (frais envois de dossier, presse, supports de communication : affiches, flyers…)                                                                                             1000

 

              Pour un total de                                         4500 €

 

Les frais de location du créneau (15h20 – 17h) au théâtre des Lucioles sur la période du 5 au 27 juillet sont couverts par l’apport de nos mécènes (Mes Scènes Arts).

Les autres frais – masse salariale des équipes artistique, technique et administrative, défraiements sur les transports entre autres – sont quant à eux pris en charge par la compagnie.

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rmipda

Biographie de l'Auteur/Metteur en scène Diplômé de l’Ecole Supérieure de Commerce de Marseille en 2001, Rémi Pedevilla opère un virage décisif vers le théâtre arès une formation technique et pratique de trois ans au Théâtre Off à Marseille, durant laquelle il intègre la troupe permanente en tant que comédien. Il participe en 2004 à la création de la... Voir la suite

Derniers commentaires

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De la part de Roland et Christiane: " Tous nos encouragements pour votre projet"
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Courage pour les préparatifs... J'espère que la récolte va être bonne, et dans le cas contraire, que vous allez re-bon-dir ! Le projet à l'air chouette. Hâte de le découvrir.