Cette publication fait suite à l'exposition éponyme au Palais de Tokyo (Paris, 2013). Nous soutenir c’est rendre possible sa réalisation.

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Présentation détaillée du projet

Nourrie par l’expérience de l’exposition, cette publication a pour but de poursuivre et d’enrichir la réflexion que nous avons menée sur l’art et son « biotope », en réinterrogeant divers rôles étroitement liés au « Principe Galápagos » (Palais de Tokyo, Paris, 2013) à travers une série d’invitations à l’écriture (Pierre Bal-Blanc, Julien Fronsacq, Simon Pleasance, Aurélien Mole). L’édition permet également un regard rétrospectif et synthétique sur cette proposition curatoriale évolutive et hétérotopique.

Nous soutenir, c’est rendre possible cet objet ; c’est aussi l’occasion d’acquérir des œuvres de Maxime Bondu, Gaël Grivet, Uriel Orlow et Le Principe Galápagos.

www.leprincipegalapagos.com

 

L'exposition

 

L’exposition "Le Principe Galápagos" s’est tenue au Palais de Tokyo entre juin et septembre 2013, dans le cadre de la saison Nouvelles Vagues. Par cet événement, résultant d’un appel à projet international, l’institution souhaitait révéler la singularité de la figure du curateur à travers une vingtaine de propositions.

Le titre de l’exposition est emprunté au roman Le ParK de Bruce Bégout, où l’auteur décrit un « camp de divertissement »  régi par ce principe : « La créativité affutée par l’absence de relation avec le monde extérieur ». La référence géographique renvoie explicitement à Charles Darwin, pour qui l’archipel des Galápagos fut décisif dans l’élaboration de sa théorie de l’évolution par l’observation d’espèces endémiques.

Transposant ces questions dans le champ esthétique, le projet proposait une approche empirique des spécificités du biotope de l’art : l’autonomie de ce dernier est-elle conjointe ou inversement proportionnelle à sa faculté de décrire le monde? En quoi se différencie-t-il d’autres faits ou objets culturels?

Ces interrogations s’étendaient au dispositif d’exposition lui-même, intégrant des œuvres d’art mais également des objets au statut ambigu, chacun ayant ses propres temporalités et espaces d’apparition – au sein du Palais de Tokyo ou en dehors – et tous étant susceptible de valider ou non l’existence du "Principe Galápagos". Le choix d’une dissémination spatiale et temporelle visait à offrir une certaine autonomie aux objets présentés, mais aussi à soustraire le projet d’une succession de « territoires curatoriaux » dans le contexte particulier de Nouvelles Vagues.

 

Ont ainsi été présentés les œuvres, objets et interventions de :

 

Atlantic

Alain Bedos & Christian Moncel

Maxime Bondu

Simon Boudvin

René Daumal

Arnaud des Pallières

Simon Faithfull

Joseph Grigely

Gaël Grivet

Ceel Mogami de Haas & Vianney Fivel

Laurent Montaron

Uriel Orlow

Jean Painlevé

Ilya Prigogine

Principauté de Sealand

Superstudio

Christian Waldvogel

 

 

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Christian Waldvogel, The earth turns without me, 2010 - 2011.

 

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Superstudio, Les douze villes idéales, 1971.

 

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Joseph Grigely, Conversation Pieces, 1996 - 2013.

 

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Principauté de Sealand, "Sealand Day" au Palais de Tokyo, anniversaire de l'indépendance en présence des Princes Liam et Michael.

 

 

La publication

 

La publication souhaite apporter un regard rétrospectif sur les enjeux de l’exposition, mais également mettre en perspective ces multiples expériences. A la faveur du matériel textuel et iconographique accumulé lors de l’exposition, cet ouvrage sera une forme d’aboutissement nécessaire à un projet dont les objets ne pouvaient être appréhendés simultanément. Leurs diverses temporalités dont témoignait, durant l’exposition, un dispositif de documentation évolutif, pourront ici être juxtaposées et leur évolution restituée graphiquement.

Le choix des auteurs sollicités pour les contributions reconduit la métaphore biologique du biotope au sein de la publication elle-même. En effet, plus qu’en vue d’une fonction de légitimation, chacun des auteurs est appelé à s’exprimer depuis la position particulière qu’il occupe au sein de cet écosystème qu’est l’exposition : institution, médiation, documentation, commissariat, critique d’art.

 

I.

Ainsi, la conception de cette publication est construite autour d’une série d’invitations à l’écriture auprès de figures impliquées dans le projet ou concernées par sa problématique.

La distribution des protagonistes est la suivante :

 

-           Pierre Bal-Blanc, curateur et directeur du CAC Brétigny, est convié à développer un texte autour des axes de réflexion qui alimentent sa propre pratique de commissaire et plus particulièrement sur la notion de biotope. La perspective de ce texte vise à situer "Le Principe Galápagos" dans certains des enjeux curatoriaux actuels.

-           La pratique d’Aurélien Mole se nourrit de glissements entre différentes activités : artiste, critique d’art, photographe et commissaire d’exposition. Il est invité à produire un texte portant davantage sur le dispositif d’exposition en lui-même, sa narrativité et les chapitres qui le constituent.

-           Simon Pleasance a, pour sa part, une connaissance exclusivement textuelle du "Principe Galápagos". Auteur et traducteur, il a en effet assuré l’ensemble des traductions des textes de présentation et notices d’œuvres du projet, sans avoir jamais vu l’exposition. Le texte résultant de cette invitation analysera l’exposition à l’aune des écrits qui l’ont accompagnée.

-           Si les prémisses du "Principe Galápagos" étaient antérieurs à l’appel à projet du Palais de Tokyo, l’exposition s’est en partie construite autour des contraintes propres à l’institution et au contexte de Nouvelles Vagues. Julien Fronsacq, curateur au Palais de Tokyo et coordinateur du projet, est sollicité pour mettre en avant les particularités de l’exposition depuis ce point de vue institutionnel.

-           Et, finalement, un texte sur l’exposition rédigé par l’équipe curatoriale (Maxime Bondu, Gaël Grivet, Bénédicte le Pimpec et Émile Ouroumov) reformulera les visées initiales et enjeux du projet.

 

II.

La suite de l’ouvrage comportera un cahier iconographique, organisé suivant la chronologie de l’exposition. La co-présence momentanée des œuvres les unes avec les autres, sera restituée par un dispositif graphique de vignettes déroulé tout au long de ce cahier.

 

III.

Suivront les notices des différentes œuvres et interventions, basées sur les textes rédigés lors de l’exposition.

 

IV.

Un appendice rassemblera des textes en lien plus étroit avec certaines des interventions :

-           Entretien entre Arnaud des Pallières et Claire Jacquet (paru dans la revue Trouble en 2001), autour de son film Disneyland, mon vieux pays natal, présenté dans l’exposition.

-          Texte de Joseph Grigely inédit en français, autour de la notion d’altertextualité.

-          Texte de Ceel Mogami de Haas et Vianney Fivel autour de la nouvelle de Stephen King, Survivor Type, mise en voix lors la performance Myriorama.

 

 

Collection de multiples

 

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Maxime Bondu

Atlas Macrotopographique, 2013/14

Pièce unique, une des 625 doubles pages de l’atlas, numérotée et signée par l’artiste. 30 x 42 cm, tirage numérique sur papier Munken Premium

 

Damier

 

Gaël Grivet

« The Game of War », issu de l’installation Les Indes Noires, 2013/2014

30 exemplaires numérotés et signés par l’artiste. 30 x 42 cm, tirage risographie

 

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Uriel Orlow

« The Lessepsian Migrants », issu de l’installation The short and the long of it 13.0 (+ fig.), 2010-13

30 exemplaires numérotés et signés par l’artiste. 20 x 25 cm, tirage risographie

 

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Le Principe Galápagos

Radiateur Atlantic Galapagos Pilotage Intelligent, 2013

30 exemplaires numérotés et signés. 30 x 42 cm, tirage risographie

À quoi servira la collecte ?

Les fonds soulevés grâce à cette campagne compléteront les subventions sollicitées et permettront la fabrication de l'ouvrage (impression et façonnage) en 1000 exemplaires. Si la collecte dépasse la somme des 3750 € nécessaires pour s’acquitter de ces frais, nous en éditerons davantage.

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L'équipe "Principe Galápagos"

Maxime Bondu (né en 1985), Gaël Grivet (né en 1978), Bénédicte Le Pimpec (née en 1986) et Emile Ouroumov (né en 1979), artistes et/ou curateurs, vivent et travaillent à Paris et Genève. Ils ont collaboré sur divers projets dont :" Première Chronique : les dépossédés" à Duplex (Genève) en 2011 et "Données insuffisantes pour réponse significative" à la... Voir la suite

Derniers commentaires

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super projet ; j'ai hâte de voir le catalogue ! Go Go Galápagos !