Cette pièce est une adaptation libre du "Procès" d'après Kafka par La Machine (compagnie de théâtre implantée à Nice).

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Présentation détaillée du projet

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Le PROCÈS

 

D'après le roman de Franz Kafka traduit par Antoine Vialatte et partiellement inspiré de l'adaptation d'André Gide et Jean Louis Barrault.

 

Adaptation / Mise en scène / Scénographie - Felicien Chauveau

Création Musicale - Fabrice Albanese

Création Lumières - Gregory Campanella

Maquillage / Masques - Marie Chassagne

Conseiller masques / Scénographie - Jean Baptiste Nallino

Coproductions - La Machine / Entrepont

 

Avec   Felicien Chauveau  - Kaminer

 

           Benjamin Migneco  - Kafka ; Joseph K.

 

 

           Christophe Turgie  -  Le Père ; Franz ; Le Brigadier ; L'Etudiant ; 

                                                Le Juge ; Me Huld ; Le Pretre ; Les Accusés

 

           Eva Rami                -  Felice Bauer ; Grubach ; Burtsner ; Montag ;

                                               La Nettoyeuse ; Léni ; Les Accusées

 

 

 

 

KAFKA

Mini-Biographie

 

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Franz Kafka naît au sein d'une famille juive à Prague, alors sous la domination austro-hongroise.

Son père, commerçant bourgeois autoritaire, lui inculque une éducation stricte.

Il part faire ses études en Allemagne, où il sent naître en lui une passion pour la littérature.

Il rédige Le Procès (1914), La Métamorphose (1915), une nouvelle fantastique, puis Lettre au père (1919).

Atteint par la tuberculose, Kafka se sent à la merci d'un monde complexe et dangereux. Il cherche dans ses oeuvres un moyen d'échapper à la domination et la dépendance des autres. Il se décharge ainsi de ses angoisses profondes et représente souvent la cruauté du monde.

Sa vie amoureuse se résume à un doute perpétuel et à des engagements jamais tenus. Il finit ses jours peu connu du public.

Ses oeuvres seront publiées à titre posthume et découvertes seulement au lendemain de la Seconde guerre mondiale.

 

 

 

 

GENÈSE ET NOTE D'INTENTION

du roman à la pièce

 

« Le Procès » est une oeuvre posthume de Franz Kafka, publiée en 1925 par Max Brod (écrivain tchèque juif et ami de l'auteur).

 

Résumé : Joseph K., un employé de banque insignifiant se retrouve accusé sans savoir par qui ni pourquoi dans un procès dont il ignore les règles.

 

"En créant et en manipulant le personnage de Joseph K., Kafka dévoile une réalité affligeante par le biais d'un humour noir presque pervers. Ainsi, il devient l'auteur à l'origine de tout un mouvement littéraire : l'absurde, qui raconte comment l'Homme se retrouve dépassé par des situations qui lui échappent.

La rédaction de ce roman et la vie personnelle de Kafka sont intimement liées comme si Kafka et K. ne faisait qu'une seule et même personne. Les événements que vit l'un dans la réalité percutent la sensibilité de l'autre dans la fiction. Ce livre devient l’exutoire de Franz Kafka, prenant l'allure d'un véritable conte noir aux accents de thriller.

 

En 1914, Kafka fréquente une dénommée Felice Bauer. Lorsque le mariage entre en jeu, Kafka décide de rompre car il sait qu'il ne sera jamais le mari idéal. Car quand la femme de n'importe qui passerait la nuit aux cotés de son mari, la femme de Kafka, elle, la passerait à l'attendre. Car la nuit, Kafka écrit.

Cette rupture, qui est une décision prise par Kafka lui même, l’obsède. Il compose, décompose et recompose des versions possibles de cette histoire mettant en scène un personnage qui n'a rien demandé à personne et dont l'issue semble inéluctablement fatale.

 

En 1917, Kafka rompt une seconde fois avec Felice Bauer. Il décide d'arrêter définitivement la rédaction de ce roman.

 

En 1924, Kafka meurt. Dans son testament il demande de ne jamais faire publier ce livre inachevé dont il n'a jamais vraiment officialisé l'ordre des chapitres.

 

En 1925, malgré les volontés de Kafka, son ami Max Brod décide d'ordonner chronologiquement les chapitres du Procès et de le faire éditer.

 

Le parti pris pour le travail d'adaptation que je réalise sur ce roman est simple : faire le parallèle entre la vie d'un auteur et son œuvre.

 

Ces liens que tisse Kafka avec son personnage sont plus que de simples similitudes. C'est cette relation schizophrénique avec le fictif qui m’intéresse. Plus je me passionne pour Kafka et plus je me rends compte qu'il a disséminé dans son œuvre des petits morceaux de son intimité et des révélations qu'on évite de faire à son époque.

 

Le nom du protagoniste réduit à la même initiale que la sienne : K.. Le prénom Joseph rappelant les origines hébraïques de l'auteur. Les présences féminines qui entourent le personnage du roman rappellent étrangement ses relations avec Felice Bauer. Les propos du personnage de l'Oncle font penser à la relation que Kafka entretenait avec son père. Et pour clore cette liste d’éléments qui rendent la relation entre Kafka et son personnage presque fantastique : Kafka prédit sa propre mort qui surviendra comme celle de K. à trente et un an.

 

Ma version du Procès n'est donc pas seulement l’adaptation du roman de Kafka mais bien la mise en scène de la fascination que je porte sur la vie de Kafka et son reflet, plus encore son avatar."

 

Felicien Chauveau

 

 

 

SCENOGRAPHIE

 

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La scénographie est constituée de deux murs (d'environs 3m x 4m).

L'un est rempli de fenêtres (cf photo ci dessous prise lors de la construction).

 

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Sur l'autre mur se trouve un système de porte coulissante.

Se trouvera également sur le plateau une voiture dont voici le croquis (Cf ci dessous).

 

Photo

 

Description de la voiture : un par-choc, deux phares (qui fonctionnent), une roue (qui peut tourner), une portière avec vitre, un toit avec une galerie, un volant, deux sièges, deux ceintures de sécurité, un par-brise, deux essuies- glace, un capot sous lequel se trouve un lit.  

 

 

Le Collectif

La MACHINE

 

MACHINE n.f (du latin machina signifiant : astuce, invention ingénieuse)

Une MACHINE est un mécanisme capable d'utiliser une source d'énergie disponible pour effectuer par elle-même une tâche spécifique sur une matière à façonner.

Le Collectif LA MACHINE est créé en 2011 par Felicien Chauveau et Benjamin Migneco. Emprunt d'un humour noir et dérangeant l'univers du collectif La MACHINE est à la fois cauchemardesque, drôle et poétique.

 

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Le nom du collectif La MACHINE

 

Au temps de la Rome antique, au théâtre, on utilisait des grues "mecane", ce qui donnera plus tard machina, puis enfin machine. Le nom du collectif est un clin d'oeil aux origines de cet art et un petit hommage aux Machinistes, les techniciens qui travaillent hors-scène.

Démarche artistique de la compagnie

La volonté première du collectif est d'atteindre la sensibilité du public et de percuter de plein fouet chaque spectateur par un acte artistique puissant. Pour ce faire, et ce depuis la première création, La Machine, a mis en connexion des jeunes artistes émergents d’horizons différents

(constructions de décors, créations musicales, créations vidéos, intégration dans plusieurs scénographies de toiles d'artistes peintres...). Notre désir est de confronter le public à une réalité, dévoiler les travers les plus risibles ou les plus sombres de la société et de l'être humain par des actes oniriques et spectaculaires.

 

 

Historique de la compagnie

 

Septembre 2011 : Felicien Chauveau et Benjamin Migneco décident de créer le Collectif. L'enjeu est de rassembler une équipe de jeunes artistes (comédiens, danseurs, metteurs en scènes, scénographes, etc...) directement sortis d'écoles (CNR-Nice, ESRA-Nice, ESAD-Paris, CNSAD-Paris, ERAC-Cannes, Studio de Formation Théâtrale de Vitry/Seine, OffJazz-Nice) et de se rendre compte du potentiel artistique, humain et technique. Ainsi sont imaginés les pièces : « Crack », « ProZak » et « C.O.C ».

 

Mai 2012 : après avoir observé nos capacités, nous décidons de révolutionner notre collectif en choisissant une ligne artistique claire et singulière en élaborant un nouveau logo, en choisissant de manière plus ambitieuses nos pièces, en adaptant des textes qui ne sont pas prévus pour le théâtre et d'une manière plus globale en approfondissant tous les angles d'attaques de la création. Ainsi sont enfantés « Le 20 novembre », « L'Homme Qui Prenait Sa Femme Pour Un Chapeau » et bientôt « Le Procès ».

 

 

Actions culturelles

 

Octobre 2012 : La Machine s'est associée à l'atelier d'artistes KesKon Fabrique lors d'un Work In Progress autour du « 20 Novembre » de Lars Norén. Cette résidence fut ponctuée d'ouvertures au public : Au premier jour de résidence l'équipe artistique s'est exposée à une répétition ouverte suivie d'un débat. Suite à cette rencontre et nourris des réactions du public, le metteur en scène et le comédien ont eu deux jours pour retravailler le projet et le présenter sous une forme plus aboutie. La Machine cherche à renouveler le rapport à l'art en invitant régulièrement le public à entrer dans le processus de création.

 

Juin 2013 : Le Théâtre National de Nice fait appel au Collectif La Machine pour réaliser son spectacle itinérant (saison 2013/2014). Paulo Correia mettra en scène deux comédiens du collectif dans «ZooStory » de Edward Albee (cf visuel ci dessous. L’intérêt est de développer une proximité avec les élèves des différents établissements où auront lieu les représentations notamment autour de discussions avec ce public de demain.

 

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Felicien Chauveau

Adaptation, mise en scène et scénographie

 

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Issu du Conservatoire National de Nice, il intègre en 2008 les scènes nationales (Théâtre National de Nice, Théâtre de La Criée – Marseille, Théâtre de La Manufacture – Nancy, Théâtre de La Tempête – Vincennes...) en tant que comédien, assistant à la mise en scène, machiniste et régisseur video.

Sa formation se poursuit sur le terrain avec la confiance des metteurs en scène Gaèle Boghossian et Paulo Correia.

Au théâtre il est comédien sous la direction de Benoit Galera (La Nuit des merveilles), Gaèle Boghossian (Choc des civilisations pour un ascenseur piazza Vittorio ; Electronic – City), Paulo Correia (L'ile des esclaves ; Antigone ; Double assassinat dans la rue Morgue ; ZooStory), Claudine Hunault (Fin de Partie) ; Alice Anne Fillipi-Monrocher (Le nouvel ordre mondial), Benjamin Migneco (Le 20 novembre).

Egalement auteur, il écrit trois pièces : Crack, et C.O.C et ProZak qu'il mettra en scène.

Au cinema, il réalise de nombreux courts-metrages (dont Documentaire sur la vie de Camille Hecquet, diffusé sur Canal +). Il joue sous la direction de Antoine Duret (Nowhere's Paradis, La chevelure), Olivier Michalsky (Un brin de haine, La boutique du dernier recours).

Toujours dans un désir de multiplier les disciplines dans le monde du théâtre et de l'audiovisuel, il adapte actuellement Le Procès d'après l'oeuvre de Franz Kafka.

 

 

Benjamin Migneco

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Issu du Conservatoire National de Nice et du Studio de formation théâtrale de Vitry sur Seine.

Il travaille au théâtre avec Paulo Correia (Stop the tempo, Double assassinat dans la rue Morgue), Jean Louis Jacopin (Funérailles d'hiver), Elisabeth Mazev (L'oeil du prince), Florian Sitbon (Hagen ou l'hymne à la haine), Fabrice Pierre (Yvonne, princesse de bourgogne), Paul Pinceloup (Dom Juan), Felicien Chauveau (C.O.C, ProZak, L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau) et Nicole Cardinali (Loup y es tu?)

Parallèlement à sa carrière de comédien, il se lance dans la mise en scène (L’inattendu, Crack, L'envoutement, Le 20 novembre).

En 2011, il s'associe à Felicien Chauveau pour créer le collectif La Machine.

Au cinema, il joue sous la direction de Caroline Baude (Le cirque en éveil) et Paul Guerin (Animalus, Iago, Football).

En 2012, il participe à la réalisation du clip Knock before come in du groupe de rock Little d Big B.

 

 

 

Eva Rami

Jeu

 

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Issue du Conservatoire nationale de Nice, de l'Ecole Supérieure d'Art Dramatique, elle vient d’intégrer le Conservatoire Supérieur d'Art Dramatique.

Au théâtre elle joue sous la direction de Paulo Correia

(Stop the Tempo, Electronic City), Benjamin Migneco

(L'inattendu), Mario Gonzalèz (Tartuffe, Dom Juan), Jean Claude Cottilard (Les bims),Laurent Hatat (Les piliers de la société) .

Au cinema elle joue sous la direction d'Anais Sergeant (Vivre avec), Julie Halazy (Enamoration), Alissa Wenz (Les lunettes noires).

Avec la compagnie MaëlströM, elle participe à la création du spectacle "Chritine L.".

Membre actif du collectif La Machine, en 2012, elle participe à l'adaptation et la création de L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau.

 

 

 

Fabrice Albanese

Création Musicale

 

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Après un DEUG de Musicologie et d’Anglais, il se forme au Conservatoire de Musique de Cagnes-sur-Mer.

Il devient membre co-fondateur du groupe Sad Waters.

Membre de Collectif 8, il compose la musique de plusieurs spectacles de Gaele Boghossian et Paulo Correia : L'empereur de la Perte de Jan Fabre, William Wilson d’Edgar Allan Poe, Stop the Tempo ! de Gianina Carbunariu, Médée de Corneille (création Théâtre National de Nice 2012, en coproduction avec Collectif 8).

 

CALENDRIER

Représentations

 

14, 15, 21, 22, 23 Mars 2014

Théâtre de la semeuse

2 Montée Auguste Kerl, 06300 Nice Réservations 04 93 92 85 08

 

2 Représentations Fin Avril 2014 (dates à définir)

dans le cadre du festival Jeunes Pousses

Théâtre de La Cité

3 Rue Paganini, 06000 Nice

Réservations 04 93 16 82 69

 

Du 17 au 18 Mai 2014

Théâtre du Lavoir

63 Boulevard du Fossan, 06500 Menton Réservations 04 93 41 41 55

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À quoi servira la collecte ?

La Collecte servira notamment à acheter et réaliser une partie de la scénographie telle qu'une voiture/lit (cf la présentation détaillée du projet).

            

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Felicien Chauveau Comédien, metteur en scène, adaptateur, scénographe, vidéaste. Issu du Conservatoire National de Nice, il intègre en 2008 les scènes nationales (Théâtre National de Nice, Théâtre de La Criée – Marseille, Théâtre de La Manufacture – Nancy, Théâtre de La Tempête – Vincennes...) en tant que comédien, assistant à la mise en scène,... Voir la suite