Ce projet documentaire se veut un hommage à un marin disparu, à des lettres jaunies retrouvées dans un grenier et au challenge d'une vie.

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Présentation détaillée du projet

 

En mai 2013, alors que je suis dans les caraïbes pour passer des diplômes de plongée et pouvoir faire de l’image sous-marine, je rencontre Jean Burtey. Lui aussi s’entraine tous les jours au club. Rapidement Jean m’évoque son rêve. Il veut être capable de descendre sur le Protée, ce sous-marin dans lequel ce grand-père qu’il n’a pas connu repose depuis maintenant soixante-dix ans.  

 

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René Burtey, le grand-père de Jean, est mort dans la perte du sous-marin Q155, alias, Le Protée. Ce submersible qui opérait le long des côtes de Provence, direction Alexandrie, a disparu entre le 18 et le 25 décembre 1943, emmenant avec lui les soixante-quatorze marins qui étaient à bord. Il faudra soixante-dix ans pour que l’épave soit retrouvée grâce à un marin qui pêchait aux alentours du drame. Les causes de la disparition du Protée ont fait l'objet de nombreuses hypothèses jusqu'à la découverte de son épave et c’est là l’une des questions centrale de ce documentaire : qu’est-il véritablement arrivé en cette nuit de fin décembre 1943 ?

 

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Il y a cinq ans, Jean retrouve dans une malle du grenier familial cent soixante quinze pages de correspondance amoureuse rédigées par son grand-père avant qu’il ne périsse avec le Protée. A partir de là, Jean n’aura de cesse de tenter de rendre hommage à cet homme que ni lui ni son père n’ont connus et qui tient pourtant une place prépondérante dans l’histoire familiale.

 

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Tout au long du documentaire, Jean va nous emmener dans une enquête visant à comprendre les raisons encore obscures de ce drame et, parallèlement à cela, nous suivrons l’apprentissage de cet homme, qui s’est mis à la plongée sous-marine pour pouvoir déposer sur l'épave, qui gît par 125 mètres de fond, la médaille que son grand-père a reçu à titre posthume ainsi qu'une plaque commémorative pour l'ensemble des membres d'équipage.

 

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Depuis près de deux ans, Jean se prépare pour pouvoir plonger et malgré les nombreux progrès qu’il a fait, il est encore loin du niveau requis pour une plongée si dangereuse. Par conséquent, l’un des principaux enjeux du film sera de suivre son entrainement, ses doutes, ses peurs et ce, jusqu’à l’expédition, prévue pour septembre 2015.

 

 

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Ce film propose de mener une enquête à travers les yeux d’un petit-fils de sous-marinier, pour comprendre le naufrage et ses causes.  Il se fait également porteur d’une mémoire, celle d’hommes mais également de familles, qui ont vu leur destin percuté de plein fouet par un drame violent et entouré de mystère.

 

L'intention

 

Le film documentaire que nous imaginons narre à la fois l'histoire de la perte du Protée, le destin perdu de René Burtey et le parcours de son petit-fils pour lui rendre l'hommage qu'il mérite. Ces trois aspects sont à la fois distincts et complémentaires. Nous sommes dans une certaine forme de film chorale, les différentes pièces du puzzle s'imbriquant les unes dans les autres au fur et à mesure du récit pour nous permettre la compréhension la plus complète des conditions de l’accident ainsi que les tenants et aboutissants de ce destin parmi d'autres, coupé en plein vol.

 

    Ce qui fait l'entièreté de ce film, c'est d’un côté l'intérêt historique du sujet et de l'autre, l'authenticité qui se dégage de notre trame narrative, à savoir, les correspondances de René Burtey vers sa future femme.

 

 

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Présentation des personnages et des intervenants

 

René Burtey

 

    De 1940 à 1943, René Burtey et sa future femme, Lucette, vont s’envoyer des lettres d’amour tous les deux jours. Sur plus de cent soixante quinze pages, René déclame son amour, son impatience de voir la guerre se terminer pour pouvoir combler de bonheur celle qu’il appelle sa « petite femme chérie ». René à entre trente et trente-trois ans lorsqu’il écrit ces lettres, il est marin de métier, il est amoureux, il pense qu’il aura la vie entière pour rattraper le temps perdu pendant ces séparations forcées et répétitives. René va former le maillon principal de cette chaine qui vise à nous faire comprendre les tenants et les aboutissants d’un drame comme celui qui est arrivé au sous-marin Q155.

 

Jean Burtey

 

   En découvrant ces lettres jaunies par le temps, Jean Burtey a mis le doigt sur un pan de son histoire qu’il ne connaissait pas. Le sujet était tabou dans la famille car il soulevait trop de souffrance. Il y a dans le désir de Jean de devenir bon plongeur et de déposer sur le sous-marin la croix de guerre qu’a reçu son marin de grand-père à titre posthume, l’envie évidente de rendre hommage à un homme et tout un équipage qui se sont battus pour libérer la France. Rien ne laissait présager que l’existence de Jean prendrait ce tournant là il y a de cela trois ans maintenant. Il n’avait pas d’affinité pour le milieu marin et c’est un réel défi, tant psychologique que physique qu’il veut réaliser. Par ailleurs, Jean rencontrera tout au long du film plusieurs sous-mariniers qui pourront l'aider à mieux comprendre ce qui a pu se passer.

 

Marcel Burtey

 

    Marcel Burtey est le frère cadet de René Burtey. Tous les deux étaient extrêmement proches et la disparition de René a également été un vrai drame dans l’existence de Marcel. Âgé aujourd’hui de quatre-vingt-six ans, Marcel a reçu la Légion d’Honneur et a été cité huit fois pour actes héroïques. Dans la famille Burtey, servir la patrie a toujours été un devoir. Marcel éclairera notre regard sur la personnalité de son frère, sur son rôle dans la Marine Française et sur les conséquences du drame pour lui et sa famille.

 

Alexandre Fox

 

     Alexandre Fox est un passionné de photographie sous-marine, il est d’ailleurs déjà descendu deux fois sur l’épave pour faire des images. Il explique qu’à chaque plongée, une sensation très profonde s’empare de lui. Il semblerait qu’il émane de cette épave une grande force mystique. Le plongeur nous raconte que le fait qu’elle repose légèrement sur bâbord par cent vingt cinq mètres de fond,  donne l’impression étrange, lorsqu’on se place devant, qu’elle est encore en mouvement, encore en pleine possession de ses moyens. Il nous offrira le récit de sa compréhension du drame et de son expérience de plongeur professionnel.

 

 

La Musique

 

La musique du film sera crée de toute pièce par Arthur Bourgeois, pianiste et auteur-compositeur, je lui fais une confiance aveugle pour retranscrire l'aspect à la fois mystérieux, inquiétant et très émouvant de cette histoire humaine.

 

 

 

 

À quoi servira la collecte ?

La collecte servira :

 

1) A acheter tout le matériel nécessaire pour que Jean puisse filmer son apprentissage de la plongée professionnelle pendant un an et pour que nous puissions suivre son évolution :

 

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Les images sous-marines pendant l'entrainement seront filmées à l'aide d'une GoPro Hero3 dont nous sommes propriétaires et les images sous-marines lors de l'expédition seront assurées grâce à Alexandre Fox.

 

2) A payer les défraiements de Jean et moi-même (billets de train, essence, nourriture et hébergement) à Marseille, Toulon et en Haute-Savoie, à la rencontre du frère de René, Marcel ainsi que des sous-mariniers et des plongeurs professionnels investis dans la narration de l'histoire.

 

3) A payer les mélanges de gaz dont Jean aura besoin pour s'entrainer à descendre à de si grandes profondeurs, de l'hélium principalement.

 

4) A permettre l'achat d'images d'archives sachant qu'une seconde d'archive coûte entre 20 et 80 euros.

 

5) A permettre la location d'un bateau et la mise en place d'une sécurité surface qui permettra la réalisation de l'expédition.

 

6) A permettre une post-production digne de ce nom avec un beau travail de montage, un beau mixage et un bel étalonnage !!

 

Les huit mille euros ici demandés ne représentent qu'une très petite partie du budget nécessaire à la réalisation de ce film et tous les acteurs de ce projet investissent personnellement pour permettre à cette histoire de voir le jour. Par conséquent, plus vous nous aiderez, plus nous serons en capacité de mettre en place les éléments nécessaires à la création d'un magnifique film.

 

Cette histoire nous tient profondément à coeur et nous avons besoin de vous pour la raconter alors merci d'avance pour votre soutien !!

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Wildquidam

Laura Taubman nait à Paris en 1987, elle étudie la littérature et cinéma dans diverses universités françaises avant de se spécialiser en cinéma documentaire. Parallèlement à ses études, Laura réalise plusieurs films documentaires tel qu’Une São Pedro chez les Quilombos, La Finca de Maria Angela, et plus récemment A Tiny Drop of Change, projeté et... Voir la suite