« Le quai du destin » est un court métrage d’une durée estimée à 18 minutes, un drame fantastique. Deux sœurs jumelles, un pacte, un train dont chaque wagon met en scène un épisode de leur vie, un triste destin...

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The project

Infos en vrac...

Ce court métrage a reçu une avance sur recette du CCM (Centre Cinématographique Marocain). Il est produit par la boîte JANAPROD.
Le tournage se déroulera à Casablanca du 6 au 11 Mars 2012.
L’ensemble de l’équipe est constituée de professionnels du domaine.
La caméra utilisée sera la Red One

Mais encore ?

Thèmes : Le destin, la gémellité.

Tons du film :



                                                      

Synopsis détaillé :

Salma, trente ans, assiste figée à un accident qui vient d’avoir lieu. On la retrouve sur le quai d’un train, essuyant son front : du sang parait sur le tissu.

Pendant ce temps, Lelya sa soeur jumelle, sur le point d’accoucher, refuse la césarienne dont elle a besoin tant que sa sœur Salma n’est pas à son chevet.

Dans le train, Salma suit une petite fille dans un couloir.

Chaque wagon visité la ramène à une étape différente de sa vie. Dans l’un, sa grand-mère raconte, sous forme de fable, aux deux jumelles - alors âgées de 5 ans - la mort des parents, les souvenirs se succèdent…

Ses pieds soudain nagent dans une flaque de sang.

Brusquement, bien que dans deux lieux différents, les deux jumelles tombent à terre. 

Nouveaux flash-back pour Salma. Elle cache à son mari l’existence de sa sœur, se marie, apprend qu’elle est stérile. Lelya jure alors qu’elle portera l’enfant de Salma. Les médecins pensent encore pourvoir sauver l’enfant de Salma. Dans le couloir d’un train trop lumineux, Salma rencontre les personnages de sa vie, parmi eux, sa sœur Lelya, rayonnante dans sa tenue d’hôpital. 

Cri du nouveau-né.



Note d'intention :

L’on dit que lorsque l’on est sur le point de mourir, on voit les images de notre vie défiler devant soi en une fraction de seconde..

Une sorte de résumé des épisodes précédents que l’on doit se donner le temps de visualiser, avant d’accepter de laisser partir le train de notre vie vers l’au-delà.

Ce qui est cependant triste, c’est que l’on fasse ce voyage seul.







Les relations entre jumeaux m’ont toujours fascinées.
Cette sorte de lien invisible existant entre les deux, cette connexion reliant leurs émotions respectives. Un sixième sens qui leur fait ressentir les mêmes joies, peines ou tracas.

Les jumeaux que j’ai rencontré durant mes recherches m’ont appris que durant leur enfance, lorsque l’un tombait malade, l’autre le suivait le lendemain.

Ce sont des duos, paniqués lorsqu’ils sont séparés de l’autre durant un court instant, l’un complétant la phrase de l’autre.

Il y en a toujours une qui est plus vive que l’autre au début de la rencontre, mais très vite on ne sait plus qui tient la barre. Elles se passent le relai, savent à quel moment laquelle doit mener la danse.



Le train, théâtre idéal du voyage de la vie...


 


C’est moins effrayant d’imaginer la mort comme un voyage,  qu’on entreprend tous dès notre naissance, mais personne ne sait à quelle gare il va descendre.

Un train est oppressant : ses couloirs exigus, ce bruit continu, cette instabilité lorsqu’on tente de marcher droit. Et la vie qui continue de défiler à travers les fenêtres…

Le couloir de la mort, et les wagons comme fenêtres sur nos souvenirs.

Mon train prend vie, il est cet ange de la mort, qui emporte l’âme de Salma, la prend par la main et lui fait revivre les moments forts de son existence.

Chaque souvenir est un tableau dans lequel elle pénètre avec crainte et émotion, de peur de l’écorcher.

Au fur et à mesure qu’elle traverse les actes de son existence, elle se fond plus sereinement dans le décor. Les scènes sont de plus en plus courtes, plus épurées, plus incisives. Comme si sa mémoire allait à l’essentiel.

Lorsqu’elle comprend, il est déjà trop tard.

Tout se mélange, ses souvenirs, la douleur physique de sa sœur qu’elle ressent, le train qui va de plus en plus vite.




Un court métrage à trois temps : 

Le quai du destin présente 3 unités de temps : la réalité, les tableaux de leur passé dans chaque wagon, les flash back qui éclairent les derniers détails.

La difficulté de la réalisation se trouve dans ces "va et vient" entre ces 3 univers, ces 3 temporalités, liés par des sons, des transitions de plan, des positions de personnage.

Une chorégraphie millimétrée qui ne laissera aucun répit au spectateur

 

 

Image référence pour la scène finale 





La scène finale viendra clore cette course folle contre la mort : le train sera à l’arrêt, les portes et fenêtres baignant dans une lumière chaude. Les personnages de leur vie se tiendront debout devant eux, tels les comédiens à la fin d’une pièce qui saluent leur public.

Unies jusqu’à la mort, et bien que Salma ait compris que la fin de son parcours soit arrivée, elle s’accrochera un dernier instant, et attendra que sa sœur la rejoigne sur le quai du destin, pour monter main dans la main et entreprendre, ensemble, cet ultime voyage…



 

Le casting :

«C’est cette ambivalence, cette fragilité cachée derrière une force apparente qui m’a donné envie de travailler avec elle, et d’aller chercher, creuser ces deux côtés"

 


          

 


"Deux rôles en un, c’est cette difficulté qui nous a séduit toutes les deux. Un défi pour elle comme pour moi, aller chercher ces détails, ces nuances, ces intonations entre les deux caractères. Leur créer un passé, le nourrir, construire ces deux facettes en amont, pour pouvoir sur le plateau gérer les difficultés techniques à dédoubler cette boule de feu."




Ce qu'en pensent les pros...
 

Le scénario

Ce scénario crée un doux mélange entre une réalité difficile et la vision fantastique de la vie de ces deux jumelles. Et c'est dans ce sens qu'Amina a attiré toute notre attention, de par l'orginalité de sa narration 

Ce film pose bien évidemment la question du destin des jumeaux. Ressentent-ils la même chose ? Vivent t-ils les moments clés de leur existence au même moment ? Meurent-ils au même moment ?

 

 

La technique

La compréhension de l'histoire sera très grandement conditionnée par deux éléments techniques clés pour réussir ce film :

- le montage

- les effets FX
Une belle histoire n’est mise en valeur que si elle est accompagnée d’une technique impeccable, et c’est ce défi qui nous donne envie de mettre à disposition de la réalisatrice les moyens nécessaires pour servir au mieux son film.

Elle sera entourée d'une équipe de professionnels déjà habitués à travailler en format long.

 

 

Rachida FAKRI - Gérante de la société JANAPROD

Qui suis-je ?



Amina SAADI, jeune casablancaise de 24 ans, Hyperactive, Touche à tout dans le domaine, Heureuse seulement sur les tournages !

"Toutes les étapes d'un film sont excitantes, une merveilleuse expérience humaine, créative, professionnelle.
Chaque tournage est une belle leçon de vie !"

A (quand même) suivi une formation dans une école à Paris , réalisé 4 courts métrages durant ces 3 ans

 

 


      



Retour au bercail, à Casablanca, le terrain le terrain le terrain ! J'assiste des réalisateurs marocains et étrangers sur des longs téléfilms et se gave des paysages de son pays !

J'encourage les jeunes réalisateurs de ma génération par le biais de l'association MAROKINO dont je suis l'un des membres fondateurs.

"Je sais que tout a déjà été fait, mais j'arriverai toujours à vous surprendre..."

 

Les liens vers le site et un de mes courts métrages :

http://vimeo.com/user7417087/videos

www.marokino.com

Why fund it?

1  - Les Décors : (1500 Euros)

Reconstituer des décors communs dans un train n’est pas une mince affaire. Nous avons eu la chance de trouver un wagon à l’arrêt qui pourra accueillir les caprices de mon imaginaire, mais l’aménager implique des frais !!

              Ext Wagon "Studio"




Intérieur Wagon "Studio"



- Dessouder les fenêtres en barreau
- Construction de faux murs pour les couloirs
- Peinture
- Location de meubles et Accessoirisation

Ainsi que la remise en état initial évidemment à la fin du tournage :)

 



2 - Les effets spéciaux : (3500 Euros)

Il est difficile de trouver des jumelles comédiennes pouvant porter ces rôles. Après de longs castings au Maroc, la décision a été prise : choisir une seule comédienne et la doubler.
Nous profitons donc des avancées technologiques de notre siècle où peu de choses sont impossibles, mais restent coûteuses… La crédibilité du fait qu’elles soient 2 à l’écran implique des effets réussis et donc, de l’argent.

 



Des scènes nécessiteront d’être tournées alors que le train est à l’arrêt. Des fonds verts seront donc nécessaires pour simuler le mouvement du train.

 

Saadi.amy

Jeune réalisatrice, travaille depuis 3 ans en tant qu' Assistante Réalisateur au Maroc, fondatrice de l'association Marokino de création de courts métrages.