Aidez-nous à réaliser l'EXPO COP22 qui ouvre les yeux sur l'enjeu de la conservation de l'eau et des khettaras par la société civile marocaine

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Présentation détaillée du projet

EN LANGUE ARABE, AÏN DÉSIGNE AUSSI BIEN L'ŒIL QUE LA SOURCE...

 

DES YEUX ET DES SOURCES EN DISENT LONG SUR LES BESOINS, LES ASPIRATIONS ET LES VISIONS DES HABITANTS DE LA REGION DU TAFILALET, DANS LE SUD EST DU MAROC.

 

L'EXPOSITION DE LEURS REGARDS VISENT A FAIRE CONNAITRE LEURS OPINIONS ET LEURS IDEES SUR LA GESTION ECOLOGIQUE DE L'ELEMENT QUI FERTILISE LE DESERT.

 

 

Aïn Athi le geyser du désert : activité artésienne suite à un forage dans la couche de l'infracénomanien

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Rachid: "La source d'eau ferreuse pourrait être mise en valeur la nuit par un éclairage écologique avec des bactéries extrêmophiles, afin que le désert rougeoie même quand le soleil est au repos."

 

1. Invités à un Colloque International de préparation de la COP 22 à Errachidia en octobre dernier dédié aux systèmes d'irrigation traditionnels, nous sommes allés à la rencontre des habitants du sud marocain afin de rendre compte de leurs regards sur leur ressource vitale, l'eau... et de mieux SAISIR LE SENS PROFOND DE LEUR CULTURE ANCESTRALE ET DE LEUR GESTION COMMUNAUTAIRE DE L'EAU, TOUTES DEUX MENACÉES D'EXTINCTION.

 

Aïn Khat équerre dans le vert : frondaison de palmeraire et répartiteur de l'eau d'une khettara, à Jorf

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Lhassan et Moulay "Le mode d'approvisionnement des palmeraies en eau des khettaras est encore viable à Jorf, à condition de préserver l'eau des risques de pollution : malheureusement, faute de moyens de la protéger, cette eau sert en amont à faire la lessive et le vent y souffle des plastiques et papiers gras... "

 

2. Nous avons rencontré une demi-douzaine de représentants de la population oasienne des palmeraies de Jorf et Fazna, des hommes de 7 à 77 ans, des agriculteurs, écoliers, experts... Avec pour tout matériel un miroir, un appareil photo, un trépied, un carnet de notes et une phrase "ureili ashnou andik vaïnik" (montre ce que ton oeil voit / ce que ta source voit) NOUS AVONS PU VOIR LEUR PAYSAGE PAR LEURS YEUX, DES REPRÉSENTATIONS DE L'ENVIRONNEMENT RELEVANT DU PAYSAGE MENTAL. NOUS AVONS CAPTÉ LEURS AÏNS, LITTÉRALEMENT PHOTOGRAPHIÉ LEURS REGARDS, VIRTUELLEMENT EMBRASSÉ LEURS HORIZONS...

 

Aïn Athi le geyser du désert : visiteurs venus mettre en bouteille l'eau salée pour des usages curatifs

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Rachid : "L'énergie de l'eau ne peut être jetée par les fenêtres" Driis : "L'attraction touristique n'est pas assez accessible et signalée" Mohammed " Le potentiel de verdissement et le volet pédagogique ne sont pas assez valorisés."

 

Aïn Ard Ether des terres : des habitants conscients de leur dépendance aux forages et aux fourrages

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Mohammed : "Les paturages serait une aire de jeu, moins dangereuse" /  Fayssal" Il faut faire redémarrer la pompe de mon forage" / Redouane : "L'eau de mon bassin ne devrait plus partir  en vapeur ; elle devrait être conduite sous terre."

 

3. Les paysages qu'ils nous ont révélés sont ceux d'un désert aride, de palmeraies luxuriantes,d'espaces infinis entre terre et ciel. Mais in nous ont également révélé un monde invisible, une culture "souterraine" : celle de l'eau cachée des KHETTARAS, VIEILLES DE PLUS 500 ANS ET DONT L'AVENIR EST INCERTAIN.

 

cratères de pierre : alignements des margelles d'excavation des puits des khettaras de Fazna

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En effet, ici comme à la surface d'autres terres brûlées par le soleil et balayées par le sable du désert, des centaines de monticules de terre d'excavation culminant à 4 mètres de hauteur témoignent de la présence de l'eau en sous-sol : ce sont les puits des khettaras creusés par leurs ancêtres. 

 

les cratères et les rifts : la khettara Bel Kamel à Marrakech en 2005 vue à mi parcours

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Ayant pour tout matériel leurs pioches, piquets, lampes à huile, seaux, cordes et poulies, leurs ancêtres ont su creuser la terre pour réaliser des dizaines de tunnels courant chacun sur plusieurs kilomètres pour drainer l'eau du sous-sol et la faire s'écouler au cœur des palmeraies : ce sont les galeries souterraines des khettaras, dont CERTAINES FONCTIONNENT ENCORE GRACE A L'ACTION DE QUELQUES DÉFENSEURS D'UNE ECOLOGIE SOCIALE ET SOLIDAIRE.

 

Vue aérienne des khettaras de Fazna !

 

Or les khettaras et leur mode de gestion communautaire - à l'instar de leurs grandes sœurs d'Iran, les qanats - sont l'édifiante démonstration que la société civile sait gérer l'eau, dès lors qu'elle s'en voit confier l'auto-gestion. Mais compte tenu des sécheresses et du pompage sauvage, l'aide structurelle de l'état marocain et de la communauté internationale est nécessaire, sans quoi LE CONTRAT DE GÉNÉRATION, LE PATRIMOINE ET LA CONSCIENCE DES BONNES PRATIQUES RISQUENT DE DISPARAÎTRE. 

 

le nerf de naguère : petite habitante, galerie de khettara et débouché en palmeraie de Jorf

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4. Une urgence motive mon engagement : cette disparition serait dramatique, tant d'un point de vue écologique qu'historique et symbolique... L'UNESCO a inscrit 11 qanats iraniens à la liste du Patrimoine Mondial parmi les 70 000 galeries drainantes inventoriées sous une latitude comprise entre les 30ème et 40ème parallèles nord, entre la Chine et l'Espagne andalouse, en passant par Oman et l’Azerbaïdjan, l’Afghanistan, l'Iraq, l'Algérie, la Jordanie, la Syrie, l'Arménie, la Sicile.... soit un dérisoire 0.00025 % désormais reconnu ! FAISONS EN SORTE QUE D'AUTRES OUVRAGES, SITUÉS A D'AUTRES LONGITUDES, FASSENT EGALEMENT L'OBJET DE CAMPAGNES DE RECONNAISSANCE, DE RESTAURATION ET DE RÉGÉNÉRATION.

 

les colosses aux pieds d'argile  : l'intérieur de la khettara Bel Kamel à Marrakech en 2005.04_com-1478014988

l'eau mortifère : cadavres d'eau minérale dans la khettara Bel Kamel, Marrakech, 2005

 

DANS L’IMMÉDIAT, notre expertise en architecture et en urbanisme hydriques (reconnue depuis 2005) nous vaut d'être invités à la COP 22 qui se tiendra à Marrakech du 7 au 18 novembre 2016. Mais c'est en tant que photographe et auteur militant de la cause de l'eau, bien commun par excellence, que nous souhaitons imprimer une série de 16 portraits de paysages afin d'exposer ces regards de la société civile aux yeux des institutions et des experts, AFIN QU'ILS RECONNAISSENT LE RÔLE DES PEUPLES DANS LA GESTION DE LEUR BIEN COMMUN.

 

Aïn khattati  Graphies : étudiant du qanat Hasanabade Workshop HydroCity Re-Yazd 2014

Aïn Mehriz Aurore Astre : expert dans un champ de captage, à , plateau central Iranien 2014

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Reza : "Il faudrait que les galeries et leurs puits soient lisibles par tous" Amir"Comment peut-on faire comprendre qu'un champ de captage en amont est la source des champs cultivés à l'aval ?"

 

PAR LA SUITE et en fonction de l'accueil qu'aura reçu l'exposition de cette série Le Regard des Aïns, nous envisagerons l'édition d'un livre-objet CARTEAU - le second du nom - sur les eaux invisibles des khettaras... Il s'agira dès lors de :

- continuer la série Le Regard des Aïns avec des enfants et des femmes (voir projet Réflexions Faites (facebooker), 

- collecter et conter les histoires locales, en imaginer d'autres 

- réaliser la cartographie des khettaras du Tafilalet (à faire) ou de Marrakech (à terminer)

- mettre en perspective plusieurs années d'expertises des "veines du déserts" (MarocIran) avec des réalisations de landart

 

Aïn Khettara Cerbère de la lumière : expert sous un puits d'une galerie asséchée d'une khettara de Fazna10-dsc03102-1476647550

Rachid : "L'intérieur des galeries mériterait que des jeux de lumière, tels des périscopes, viennent rendre la visite plus lumineuse : et des oeuvres pourraient être accrochées, comme dans une galerie d'art ! Les conditions de conservation sont là, non ?"

 

À quoi servira la collecte ?

Cette COLLECTE ECLAIR servira exclusivement* à l'impression des photographies sur aluminium brossé** pour l'exposition Le Regard des Aïns qui sera montée à Marrakech et/ou à Paris, dans le cadre de COP 22***, du 12 au 18 Novembre 2016, puis pourra voyager ****... 

 

SI LA COLLECTE ATTEINT LES 100%, on pourra financer :

 

- le tirage de 16 photographies de la série Le Regard des Aïns ***** en impression directe sur aluminium brossé, c'est à dire 16 tirages 30/30 (630 €) + leur accrochage/décrochage (20 € de papier cristal et mousses)

 

- la réalisation et l'envoi des contreparties des contributeurs (1/3 de la valeur de la collecte soit 250 €)

 

- les frais de KKBB de 8% du montant de la collecte

 

SI LA COLLECTE DEPASSE LES 100%, les tirages photo pourront gagner en dimension et atteindre les 40/40 cm, voire même les 60/120 pour pour les plus grandes ! 

 

* Cette collecte ne financera donc NI le voyage de l'exposant, NI le séjour, NI le transport des œuvres, NI la présentation en Agora de la Zone Verte à Marrakech... Tous ces frais seront pris en charge par les deux associations françaises participantes. 

 

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** Le support alu brossé a la particularité d'offrir une brillance métallique à tous les endroits des photographies où le blanc est présent. Les photographies (ici en JPEG) seront retravaillées à partir de leurs originales en format RAW pour d'offrir des plages de couleurs riches en même temps que des blancs francs cela afin d'exalter cette brillance, qui faisant écho à celle du miroir, produira un effet de mise en abîme qu'un écran ne peut pas restituer.

 

*** L'exposition illustrera l’événement "Lutter contre le changement climatique en restaurant le cycle de l'eau" & la thématique "Redonner leur rôle aux systèmes d’irrigation traditionnels en zones semi-arides. Exemple des khettaras au Maroc". qui aura lieu dans la zone VERTE.

 

**** Les 16 tirages seront mis en vente à l'issu de la COP 22. 25 % des bénéfices serviront à co-financer ce CARTEAU #02, 25 % seront reversés à une association marocaine, 25 % seront reversés à une association française et 25 % reviendront au photographe Edouard SORS.

 

***** Ci-dessous, 3 des 16 photos tirées au format 30/30 cm  (ici fichiers JPG basse définition - les fichiers donnés à tirer seront issus de fichier format RAW développés) si la collecte atteint les 100 %

 

Aïn Jebel La montagne des ancêtres : entrepreneur franco-marocain face à une perspective future

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Tayeb :" La terre de mes ancêtres est sacrée, comme l'est la palmeraie. J'aimerais pouvoir y valoriser mon savoir en aquaculture, créer un sanctuaire vert, et bleu, dans le désert"

 

 

Aïn Annakhil coeur de palmier : un thésard ayant étudié la formation des sucres dans la datte, palmeraie de Jorf13-dsc03116-1476649671

Rachid"On a la chance d'être assez loin de Marrakech pour que nos palmiers ne soient pas pillés. Mais la palmeraie de Jorf devrait être une pépinière de savoir pour ceux qui souhaitent restaurer les palmeraies en souffrance."

 

Aïn Biher le bien fondé : un enfant de la palmeraie qui sait que tout se jouait là, sous ses pieds, puits de khettara à sec à FeznaDsc03249-1476650009

Mohammed : " Nous on joue là aussi, mais c'est dangereux car personne ne passe. J'aimerais qu'entre les puits, des petites bosses permettent de faire un circuit de velo-cross"

 

Ci-dessous, 2 des 5 photos tirées au format 40/40 cm (ici fichiers JPG et non RAW développés) si la collecte atteint les 125 %

 

Aïn Khettara Khvarna : le feu du ciel coule dans les veines du désert quand l'eau ne le fait plus, kkettara à sec à FeznaDsc03104-1476634776

Youssef :"Il parâit qu'en Iran et en Afghanistan il y a aussi des khettara : c'est fou qu'à une telle distance, les déserts ait porté dans leurs entrailles de tels ouvrages"

 

Aïn Khettara Nihaya : le reflet d'une percée dans l'ombre d'un effondrement, métaphore de la foi, khettara à sec à FeznaDsc03106-1476642804

Lhassan : "Ceux qui ont déblayé cette galerie pour les touristes ont du s'arrêter là faute de moyens ; il faudrait quand-même un jour qu'une khettara soit visitable entièrement , même si elle est à sec"

 

Ci-dessous, la photos tirée au format 120/60 cm (ici fichiers JPG et non RAW développés) si la collecte atteint les 150 %

 

Aïn eajila la roue ne tourne plus : regard condamné et système de levage à valeur muséale

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Youssef" Quant on a consolidé les puits et creusé l'escalier, on a juste fait les choses à l'économie, comme nos ancêtres. On aimerait aujourd"hui avoir plus à faire et plus à raconter, mais toujours sobrement et simplement. Faire vivre le patrimoine, avec des ouvrages qui compléteraient ceux de nos aïeux"

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RedEDit

Architecte, graphiste, photographe, auteur ou encore éditeur, je décline mes productions sur le thème des interactions hydriques, avec le sol et l'eau pour socle de fondation "poïétique" tandis que la lumière et la matière mettent l'espace en scène. J'œuvre avec mes commanditaires vers des réalisations qui interagissent avec leurs environnements... Voir la suite

Derniers commentaires

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Excellente initiative; faisons en sorte que ce projet aboutisse
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Ces réseaux souterrains, méconnus, méritent d'être exposés en plein jour
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Souhait de réussite.