Je souhaite éditer mon premier roman Le Rituel du Hublot, qui me tient particulièrement à coeur. Je sollicite les KissBankers pour m'aider à financer les frais de mise en page (couverture, quatrième, maquette aux normes etc.) du manuscrit et me permettre de me lancer dans la belle aventure qu'est la publication d'un roman dans lequel on a mis ses tripes.

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The project

Petite, nichée dans le fond de mon lit, je m'abimais les yeux à la lueur de ma lampe de poche en lisant le Club des Cinq ou Harry Potter. Ce qui n'était qu'un passe-temps détemina mon parcours scolaire et ma passion: j'étais une littéraire dans l'âme. Aussi me mis-je naturellement à écrire, à l'âge de treize ou quatorze ans. Au fur et à mesure que je m'émerveillais de l'habileté de certains auteurs et tombais amoureuse des mots, cette activité devint de plus en plus chronophage. J'écrivis tout d'abord des articles, des critiques, des nouvelles, puis un jour je me lançai: j'écrivis un roman. 

 

Des heures, des semaines, des mois plus tard, j'accouchais du Rituel du Hublot, un roman dont les Editions Jets d'Encre font la description suivante: "Cette histoire poignante nous plonge au coeur du quotidien d'une famille qui va voir son avenir bouleversé par la disparition d'un des leurs et devoir affronter une succession d'épreuves douloureuses, nous a touchés. Une intrigue d'une belle intensité, mise en lumière par une écriture fluide et la présence de personnages attachants, garants d'une sincérité qui ne manquera pas de toucher les lecteurs."

 

Qu'est-ce qu'un roman si ce n'est une tranche de vie? La vie, c'est celle de Philomène et Lila, adolescentes qui voient leur avenir éclater en morceaux, qui se réfugient dans des relations vides de sens ou dans la drogue, mais qui malgré tout trouvent la force de continuer. C'est celle d'Appoline, qui se bat jusqu'à la fin pour ses filles, qu'elle observe de l'autre côté du hublot de sa chambre stérilisée, et celle de Pierre, qui l'épaule jusqu'à son dernier souffle. 

Le Rituel du Hublot est un roman du déchirement, de la souffrance, de la remise en question, mais surtout de l'espoir et de la force de continuer malgré tout. Par dessus tout c'est un roman de vie avec pour message principal: "Battez-vous, cela en vaut la peine."

 

 

Lrdh

 

 

Afin de vous permettre de juger de la qualité de ce manuscrit, en voici quelques extraits:

 

 

Au commencement, il y avait l'air sec et chaud de l'été auvergnat, l'étendue bleue des cieux tantôt déchirée d'éclairs, l'herbe jaunie par le soleil, le silence des nuits bercé par le chant des grillons ou transpercé par le grondement d'un orage. Ensuite, il y eu Apolline et Pierre, qui descendaient de l'Homme, que Dieu avait crée après les cieux, la terre, la lumière, le jour, la nuit, les mers, la verdure, les astres, les animaux, ou qui résultaient de l'évolution biologique des eucaryotes, puis des vertébrés, des tétrapodes, et des mammifères arboricoles. La science, la biologie, la génétique, ou une quelconque entité supérieure avait crée la Beauté faite femme, que ses géniteurs avaient baptisée Apolline. De nombreuses fées s'étaient pressées autour de son berceau pour procéder à la répartition des dons. L'une lui offrit la Beauté: une silhouette élancée, des membres fins et une ossature délicate, une chevelure abondante de la couleur des blés dorés, un regard hypnotique d'un vert pétillant, des lèvres charnues et vermeil qu'aucun rouge n'avait la nécessité d'ourler. La seconde l'anima d'une joie et d'une vivacité qui fit d'elle une aura lumineuse rayonnant sur chaque être qui l'entourait. La troisième jugea perspicace de lui faire don d'un caractère fort et de l'aptitude à se défendre: tant de beauté susciterait les convoitises. Enfin, la dernière lui donna la Créativité et le goût des arts. Apolline n'était que beauté, amour et chaleur. [...]   [...]Et là elles avaient pleuré. Doucement d'abord, tentant de retenir les larmes qu'elles avaient au bord des yeux, de faire disparaître le noeud dans leur gorge, fixant le sol où les gouttes s'écrasaient sans bruit. Il y avait le silence autour, seulement brisé par les reniflements, les raclements de gorge. Les filles étaient assises à même le carrelage frais de la cuisine, les joues mouillées, et le père accroupi devant elles, les yeux humides. Puis le silence fut déchiré par des torrents de larmes, un barrage qui lâchait, dévastant tout sur son passage: la fin de la vie telle qu'ils l'avaient connue, la mort de l'insouciance et de la famille réunie autour de la table de bois ronde pour un repas. La vie d'avant serait balayée par un mot, par le nom d'une maladie qui foutait tout en l'air.[...]

 

 

[...]Elle déplorait une époque qui avait vu les familles se déchirer, les valeurs s'émietter, les groupes se scinder dans l'indifférence la plus totale. Elle regrettait l'âge où shit voulait seulement dire merde en anglais, où l'on ignorait la signification des expressions troubles alimentaires ou inflation, où jamais ne nous avait effleuré l'idée que nous ne deviendrons pas cosmonaute ou princesse. Les schémas familiaux éclataient comme des kamikazes s'encastrant dans les tours jumelles, les enfants grandissaient sans parents. Ils avaient des belles-mères, des beaux-pères, des demi-frères et soeurs. Les valeurs et les bonnes manières s'émiettaient comme de la beu: on bousculait les personnes âgées au lieu de leur laisser sa place dans le métro, on ne disait plus bonjour ni merci. On ne respectait ni ses parents ou ses profs, ni la hiérarchie ou les flics. Il paraissait que la société avait la jeunesse qu'elle méritait, et que si les jeunes brûlaient des voitures c'était qu'on n'avait de cesse de les traiter de pourritures. Jeunesse scindée qui brassait bobos d'écoles privées, dealers en jogging, pétasses décolorées et écervelées, étudiants aux jobs pouilleux, early adopters hyper connectés et machos inconditionnels des boîtes de nuit. Épaisse mélasse au sein de laquelle se débattaient en vain des insectes grouillants désireux de sortir la tête de leur merde, qui contestaient mais ne bougeaient pas. Jeunesse avachie. On s'alcoolisait, on se défonçait, on baisait pour oublier qu'on ne savait pas ce qu'on foutait là. « Peu importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse », écrivait Baudelaire. Leurs flacons étaient des rails de blanche sur des tables basses ou des coups d'un soir dans des toilettes dégueulasses. Leurs ébats avaient l'odeur de la pisse et leurs soirées celle du dégueuli. Mais l'ivresse n'était qu'éphémère et, finalement, laissait amer. Amour réduit à l'euphorie post-coïtale sur fond de niaiseries rendues publiques sur les réseaux sociaux. On donnait son cul pour plaire et ensuite on venait pleurer misère. C'était la course effrénée à l'amour: on avait tellement peur de rester seul dans sa merde. Le mythe de l'Androgyne et la recherche de l'Unité avaient été balayés au profit d'une idéalisation du premier individu lambda qui puisse faire l'affaire. Piètre passion. On ne savait plus parler français, on ne savait même plus se nourrir. On ne lisait plus, on préférait raconter les insignifiants détails d'un quotidien dépourvu d'intérêt sur son blog. On tchatchait avec ses copines au lieu de faire ses devoirs, on disait ta gueule à sa mère et on faisait dépasser son string de son jean skinny. On se gavait d'émissions de télé-réalité peuplées de pimbêches lippues et surfaites, et le pire c'était qu'elles étaient l'idéal féminin. Grégaires et hyper influençables, on consommait et on en redemandait. La réalisation personnelle passait par le paraître. On était les cibles dociles et idéales des chefs de pub. On cautionnait le culte de la femme-objet et on s'efforçait de rentrer dans des standards à grand renfort de coupe-faim et autres stratagèmes. Les gamines avaient troqué leur innocence et leurs barbies contre des chaussures à talon et du sex-appeal. L'individualisme rayait le parquet avec ses dents. Il n'y avait plus d'âge, comme il n'y avait plus de saisons: les minettes de treize ans s'habillaient comme leurs grandes soeurs, et leurs mères divorcées s'habillaient comme leurs filles. Autour d'eux ça parlait de crise et d'économie qui allait mal. On n'y comprenait rien. En vérité, on préférait ne pas savoir. On votait sans lire les programmes, on véhiculait des stéréotypes, on faisait comme ses parents et on répétait leurs antiennes. On avait peur, putain. Le nationalisme, la solidarité, la foi avaient foutu le camps. Comment pouvait-on être fier d'un pays qui allait mal? Comment pouvait-on penser à autre chose qu'à sa gueule quand il était déjà difficile de sauver son cul? Comment pouvait-on croire en Dieu quand on voyait le bordel que constituait sa création? Alors on ne croyait en rien, et on ne pensait qu'à sa pomme. [...]

 

 

 

Why fund it?

 

"C'est donc avec plaisir que vous acceptons de publier votre manuscrit..."

Si je vous sollicité aujourd'hui, chers KissBankers, c'est parce que les Editions Jets d'Encre m'offrent de publier cet ouvrage qui me tient à coeur.

 

Seulement, cet éditeur fonctionne avec un système participatif. Cela signifie qu'il prend en charge les frais de correction, de référencement en librairie et sur internet, d'impression et de retirage, de logistique et de gestion, de promotion, de diffusion et de distribution.

 

Restent donc à ma charge les frais de mise en page (conception de la première et la quatrième de couverture, élaboration de la maquette aux normes d'impression etc). Si je fais appel à vous, c'est parce que je ne peux donner naissance à ce projet seule. 

 

Concrétement, vos contributions m'aideront à financer les frais de mise en page du roman Le Rituel du Hublot, qui sera disponible sur le site des Editions Jets d'Encre ainsi que sur ceux de certaines librairies (Chapitre,...) et que la maison d'éditions se chargera de promouvoir auxprès des médias etc. 

Un peu moins concrétement, votre aide me permettra de donner vie à un rêve qui me suit depuis de nombreuses années et de m'encourager dans la poursuite de l'écriture.

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Anesidora

Originaire du Pas de Calais, j'entame un cursus en Lettres après l'obtention de mon baccalauréat littéraire. Puis je décide de bifurquer vers une formation en Communication et m'installe à Lille.

Newest comments

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C'est trop de gentilles choses: je suis à la fois gênée et très émue. Merci merci merci pour votre soutien!!!
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On croise les doigts pour toi Cam' et on est trééés impatient de te lire <3 Julien, Clémence (coloc' de Lou) & Lou'.
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Marie : Je suis fière de toi et émue par ton texte ! Cédric : allez ! Ca va marcher !!!