Aidez-nous à faire exister une collection documentaire exceptionnelle qui vous fera découvrir l’histoire des films mythiques du cinéma français !

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Présentation détaillée du projet

Le Temps des Nababs est une collection de 8 épisodes de 52 minutes qui propose de raconter l’histoire du cinéma français de la Seconde Guerre mondiale à la fin des années 70, époque à laquelle la télévision est devenue partenaire du financement, changeant totalement le métier de producteur et, avec lui, le cinéma.

 

A travers les grands films qui ont marqué ces années, nous ferons le portrait de leurs producteurs, ces derniers « Nababs » du cinéma, ces joueurs prêts à tout risquer pour le cinéma, tous les cinémas.

 

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Notre but est d’abord de recueillir le témoignage direct des grands acteurs du cinéma de cette période : stars, scénaristes, producteurs et financiers. Ils sont une mémoire unique d'une époque où produire n'était pas simplement financer, et où le succès était spectaculaire et l'échec public mortel.

 

Ensuite parce que cette année ont été présentés à Cannes des films qui ne connaîtront peut-être jamais l'euphorie (ou la sanction) d'une sortie dans des salles de cinéma, des films - financés et achetés - entièrement par une télévision.

 

La relation entre ce que l’on produit et comment on le produit est le cœur du projet Le Temps des Nababs. Cette relation a connu bien des aventures et des mésaventures depuis le milieu du vingtième siècle, et l’épisode Netflix est un nouveau chapitre de cette histoire tumultueuse, passionnante, à l’intérieur de laquelle se sont construites les représentations habitées du monde, qui nous ont nourris, d’abord au cinéma, puis progressivement sur tous les écrans.

 

Partir des producteurs eux-mêmes, des films qu’ils ont produits, pour raconter une histoire financière et artistique du cinéma français depuis 1945 : telle est l’ambition de cette collection. A partir d’archives documentaires, d’extraits de films et de témoignages, c’est une certaine histoire de France qui va émerger, une histoire d’images, de regards mais aussi de relation financière à la création, au risque, à l’exposition.

 

Si l’on pense qu’il y a un lien entre les conditions d’émergence des œuvres et leur nature, alors cette collection est une étape importante dans la compréhension de ce qui nous est arrivé depuis la dernière Guerre. Elle va nous donner les outils pour appréhender le nouvel espace de production et de diffusion qui s’annonce et au-delà, le monde d’image dans lequel nous allons continuer de grandir et d’évoluer.

 

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Les Enfants du paradis, Hiroshima mon amour, Casque d'or, A Bout de souffle, Le Corniaud, Et Dieu créa la femme, Belle de jour, Les Valseuses, Z, Les Choses de la vie...

 

Des films qui ont marqué le cinéma français et dont beaucoup ont dépassé les frontières jusqu'à atteindre une reconnaissance mondiale. Le public a découvert ces films qui ont permis de faire émerger de nouveaux talents ou de confirmer celui de ses réalisateurs et acteurs. Ils ont traversé le temps, nous bouleversent toujours, nous font rire aussi. Ils font partie de nos vies, de notre culture.

 

Un film suffit pour immortaliser la beauté d'une actrice, la force d'une histoire, le génie d'un réalisateur. Mais est-ce que Jean Renoir aurait pu faire French Cancan sans la volonté d'Henry Deutschmeister ? Brigitte Bardot aurait-elle été une star mondiale sans l'ambition de Raoul Levy ? La Grande bouffe aurait-elle vu le jour sans la folie de Jean-Pierre Rassam ?

 

Pierre Braunberger, Anatole Dauman, Robert Dorfmann, les frères Hakim, Mag Bodard, Alain Poiré, Pierre Cottrell, Albina du Boisrouvray, Paul Claudon... Des noms inconnus du grand public, car ils ont toujours œuvré dans l'ombre. Et pourtant ils ont tous laissé une œuvre personnelle, unique.

 

Des années d'après-guerre où la production cinématographique fut libérée du joug des Allemands en même temps que la population, jusqu'à la fin des années 70, nous allons vous parler de ces hommes et (rares) femmes de l'ombre qui ont permis la création de ces œuvres qui continueront à marquer des générations de spectateurs.

 

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Les 8 épisodes feuilletonnants de 52 minutes aborderont chacun une thématique différente, à travers les succès publics et critiques du cinéma français. Des succès initiés, rêvés et portés par ces derniers « nababs » : les producteurs de cinéma.

 

Ils suivront également la chronologie d’une Histoire du cinéma français : de son « Âge d’or » après la Seconde Guerre mondiale jusqu’à la fin de la censure dans les années 70, qui marque le début de la participation massive de la télévision dans le financement des films. C’est la fin des Trente Glorieuses et elle sonne presque comme la fin d’une période bénie pour le cinéma français. La France, exception culturelle, rentre dans une nouvelle ère portée aux nues par un 7ème art qui la place au 3ème plan mondial de la production cinématographique.

 

Pour chaque film, nous allons rencontrer ces derniers « nababs », lorsqu’ils sont encore vivants, ou celles et ceux qui les ont connus. Nous nous approcherons au plus près de la personnalité de chacun d’eux, pour comprendre leurs choix, leur motivation, leur façon de travailler, de monter des projets, de trouver des financements, de convaincre des acteurs, des réalisateurs…

 

Nous nous appuierons sur des archives de chaque époque, mais également sur des images de tournages, d'interviews, d’avant-premières et bien sûr sur des extraits de films, pour mettre en lumière ce cinéma que le monde nous envie.

 

L’histoire des films de ces « nababs » nous donnera aussi un regard sur la société française de ces années-là. Ce sont souvent des films qui lui ont permis d’ausculter son passé, de mieux comprendre les bouleversements de sa jeunesse, de découvrir de nouveaux horizons à une époque où la télévision n’était pas encore dans tous les foyers.

 

Cette série veut explorer la manière dont ces femmes et ces hommes se sont engagés pour faire aboutir des œuvres de notre patrimoine cinématographique, tout en racontant aussi l’Histoire du cinéma, d’une époque, de notre enfance… Notre histoire, en somme.

 

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Episode 1 : Les Romanesques

Episode 2 : Les Ombres de la guerre

Episode 3 : Vieux lions vs. Nouvelle vague

Episode 4 : Un nouveau Star system

Episode 5 : Le Cinéma en résistance

Episode 6 : La Crise

Episode 7 : Les premières Productrices

Episode 8 : La Fin de la censure

Le synopsis de chaque épisode vous sera dévoilé au cours la campagne ! 

 

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La douce nostalgie des sensations de mon adolescence est liée à la découverte de nombreux classiques du cinéma français. Souvent, je pénétrais dans l’obscurité d’une salle de quartier un après-midi d’été et m’asseyais sur un strapontin pour savourer Les Enfants du paradis ou revoir A bout de souffle. Quand je ne restais pas ébahie devant l’audacieuse affiche de La Grande bouffe qui tapissait les Champs-Élysées, il y avait ces dimanches qui s’accompagnaient de questionnements métaphysiques sur le sens de ma vie. Je noyais les quelques larmes qu’ils provoquaient et trouvais certaines réponses en m’enfonçant dans un fauteuil rouge inconfortable pour découvrir La Voie lactée au Mac Mahon, Le Boucher, Nuit et brouillard et bien d’autres films qui font désormais partie de notre mémoire collective.

 

Je notais aussi lors du générique le nom d’un producteur dont mon père – lui-même producteur – me parlait parfois. C’est toujours par le biais de la production que j’ai découvert l’histoire de la fabrication des films et autant dire qu’elle n’a souvent rien à voir avec la version des réalisateurs. Le point de vue des producteurs renvoie souvent dos à dos l’art et l’industrie, la création et l’argent.

 

Mais quand un producteur est à l’unisson avec son réalisateur sur un projet de film, il épouse la création qui l’entraîne sur un terrain inconnu et excite son goût du risque.  L’argent qu’il trouve pour que le film se fasse devient accessoire au point qu’il s’endette parfois jusqu'à la faillite pour voir l’œuvre aboutir. Il peut aussi prendre peur devant la cascade d’inconnues, de dépenses imprévues et amorcer une guerre avec son réalisateur qui l’accusera souvent d’être castrateur…

 

Ce que le producteur a de commun avec le réalisateur, c’est le fait qu’il soit unique. Il fonctionne en autodidacte dans son métier, réinvente des sources de financement si nécessaire, accompagne un film différemment selon le sujet, le réalisateur, l’époque, le genre ou mille autres facteurs qu’il découvrira au fur et à mesure de la fabrication.

 

J’ai envie de rendre hommage à l’humanité de ces « nababs » du cinéma, à leur savoir-faire et même à leur génie. Je veux en saisir le moteur, comprendre ce qui décide chacun d’entre eux à choisir ce métier, rarement exempt de risques financiers et de relations passionnelles. J’ai envie de savoir comment ils ont su s’adapter à l’économie de notre pays, comment ils ont réussi à le faire rêver, à le bousculer et à le réveiller avec leur cinéma.

 

Pour rendre compte des personnalités multiples de ces producteurs, je filmerai leur témoignage ainsi que celui de ceux qui les ont connus et côtoyés, acteurs, metteurs en scène, collaborateurs... C’est aussi par le genre de films qu’ils ont produits : politique, polar, drame, comédie… que nous ferons leur découverte.

 

Bien sûr le pari financier fait partie intégrante de leur nature de producteur, mais ils n’ont pas choisi leurs films au hasard : il y a des sujets qui résonnent en eux et des rencontres avec des réalisateurs qui ont éveillé leur désir.

 

Ils étaient uniques et passionnés, et c’est pour cela qu’ils nous ont légué des œuvres uniques et intemporelles.

 

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J’ai eu la chance de rentrer dans le cinéma en 1978, sans connaître personne, sans même imaginer ce que serait mon métier dans cet art que j’aimais passionnément. Sans le savoir, j’ai vécu les dernières années de la production cinématographique avant la participation des chaînes de télévision, de Canal +, des soficas, des régions, de la distribution vidéo, etc. En un mot, tout ce qui constitue aujourd’hui l’essentiel du financement des films aujourd’hui !

 

Quand on est un cinéphile, l’histoire du cinéma ne peut être réduite à l’accumulation de films vus, car très vite leur naissance, la genèse de leur existence, est la question fondamentale qui nous taraude : Comment tant de talents ont-ils pu se réunir ? Qui a convaincu les financiers pour permettre la naissance de telles histoires ? Qui surtout a eu le culot de donner les moyens au réalisateur, et comment en a-t-il lui-même trouvé les moyens ?

 

Chaque mercredi, on ne peut que s’interroger : le cinéma aujourd’hui se lancerait-il dans La Grande bouffe, La Maman et la putain, Le Charme discret de la bourgeoisie, mais aussi Papillon, et même La Grande vadrouille, La Guerre du feu ou Z, avec les moyens que nécessitaient ces films et ce en totale liberté ? Ces chefs-d’œuvre appartenant désormais à notre patrimoine culturel étaient tous des défis à la raison commerciale !

 

J’ai eu le bonheur de croiser beaucoup des plus grands producteurs de l’époque : Serge Silberman, Robert Dorfmann, Jacques-Éric Strauss, Jacques Perrin, Vera Belmont, Pierre Braunberger, Claude Berri, Yves Rousset-Rouart...

 

J’ai distribué depuis des films que certains ont produits. Et à chaque rencontre, je leur ai toujours demandé de me raconter comment c’était au temps de Gabin, de Delon, de Z, Emmanuelle, du Clan des Siciliens… Leurs histoires m’ont fait rêver, car elles sont toutes incroyables - dans le succès comme dans l’échec !

 

Elles m’ont en tout cas forgé une idée du cinéma : le cinéma est un travail d’équipe entre des créateurs et une volonté de faire, de produire, de donner les moyens, parfois aussi de donner les contraintes et les limites, mais surtout d’indiquer le cap !

 

J’ai toujours eu envie de raconter cette histoire non dite du rapport entre production et création dans le cinéma. Et qui mieux que la petite-fille des frères Hakim et fille du producteur du Clan des Siciliens pourrait le faire ?

 

Des salles de jeux où Robert Dorfmann a trouvé le financement des dernières semaines de tournage de La Grande vadrouille, aux « combines » de financement à la limite de la légalité de la plupart des films, en passant par les naufrages mais aussi (et heureusement) par des miracles du box-office, il y a une véritable épopée du cinéma à raconter. Mal connue, passionnante, foisonnante, inattendue, entre thriller, aventure, comédie, drame…

 

Elle est unique au monde et elle fait rêver !

 

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Ce projet est issu du désir commun et de longue date de ses créateurs et initiateurs :

 

• Florence Strauss, auteure et réalisatrice

Florence Strauss, née à Paris, diplômée en architecture, est réalisatrice et scénariste. Elle a réalisé plusieurs longs-métrages documentaires et de fiction. Fille de Jacques-Éric Strauss, le producteur du Clan des Siciliens et petite-fille de Robert Hakim, producteur d’Antonioni, Chabrol, Renoir, Clément, Buñuel… elle a également adapté plusieurs textes littéraires. Son film autour de la production du film Le Clan des Siciliens, Les Diamants du clan, préfigurait Le Temps des Nababs. Elle a plongé dans cette aventure et semble la seule capable de la mener à bien avec le soutien de Jean Labadie, un excellent connaisseur de cette histoire, et notre accès aux films dont nous avons besoin.

 

• Jean Labadie, intervenant et producteur

Tout au long de sa carrière de distributeur et de producteur, Jean Labadie a connu, côtoyé ou travaillé avec des producteurs de légende : de Robert Dorfmann à Anatole Dauman, de Serge Silberman à Claude Berri, d’Agnès Varda à Claude Chabrol ou Jacques Perrin entre autres… Passionné d’Histoire du cinéma et d’histoires de cinéma, le créateur de Bac Films et Le Pacte les a questionnés sur leur parcours, leurs aventures de cinéma. Le Temps des Nababs est l’occasion unique de répondre à cette question : comment sont nés les chefs d’œuvre du cinéma français, comment les producteurs trouvaient l’argent quand n’existaient ni aides régionales, ni vidéo, ni financement des chaînes de télévision ?

 

• Serge Lalou, producteur

Serge Lalou a commencé la production en 1987 et n’a connu qu’une seule façon de produire avec une omniprésence de la télévision. Cela ne l’a pas empêché de produire plus de 400 films pour la télévision et le cinéma, documentaires et long-métrages, dont Être et avoir de Nicolas Philibert, Valse avec Bachir d’Ari Folman et plus récemment Orpheline d’Arnaud des Pallières. Accompagner la série documentaire Le Temps des Nababs, c’est faire l’histoire de celles et ceux qui l’ont précédés et qui, paradoxalement, détiennent peut-être la clé du futur de ce métier en pleine révolution.

À quoi servira la collecte ?

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Les documentaires consacrés au cinéma et son Histoire sont difficiles à financer.

 

Pour parvenir à faire une collection qui s’inscrive dans le temps et puisse constituer une œuvre de référence sur tout un pan, une époque, de notre cinéma, nous avons besoin de votre aide, car il faut du temps et des moyens importants pour filmer les témoignages, retrouver et restaurer les archives, choisir et obtenir les extraits de films pour l’illustrer.

 

Destinée à tous, Le Temps des Nababs est la collection sur le cinéma qui manque pour le grand public, ainsi que pour ceux qui font le cinéma, et aussi pour ceux qui l’étudient. Elle existera si elle fédère le désir et les efforts de tous ! Nous vous en remercions par avance !

 

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Les archives et les extraits de films sont une matière essentielle à cette collection mais ils sont très coûteux et demandent un très grand travail de recherche et de libération des droits.

 

L'objectif de cette collecte est d'avoir les moyens de dénicher des archives inédites et d’illustrer chaque épisode d’un plus grand nombre d’extraits des films légendaires cités plus haut, qui ont marqué l'Histoire de notre cinéma. Chaque euro généreusement donné à notre campagne nous permettra d’enrichir un peu plus la collection de précieuses images.

 

Avec 30.000 euros, vous nous aidez à financer une partie des archives et des extraits, et bien sûr, si nous dépassons ce montant nous pourrons vous offrir encore plus de richesse documentaire.

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Le montant sera réparti comme suit : 80% pour la production de la collection (achats des extraits), 12% pour les coûts des contreparties et 8% pour KissKissBankBank.

 

Pendant toute la durée de la création de la collection, nous vous tiendrons régulièrement informés de son avancée. Nous espérons vous donner envie de propager notre travail autour de vous et sur les réseaux sociaux !

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Le Temps des Nababs

Aidez-nous à faire exister une collection documentaire exceptionnelle qui vous fera découvrir l’histoire de notre cinéma sous un angle inédit, en nous aidant à l’enrichir d’extraits et archives de films mythiques.

Derniers commentaires

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Bon courage pour cette longue route qui s'ouvre
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merci d'essayer de sauver le temps qui passe! bon travail et vive la solidarité!
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merci d'essayer de sauver le temps qui passe! bon travail et vive la solidarité!