Un cabaret décalé sur le thème de l’impossibilité à ce que ça tourne rond : numéros musicaux, absurdes, dansés et parfois interrompus …

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Présentation détaillée du projet

LE TOUR DU PROBLEME :

UNE CREATION EN COURS

Lydie Marsan, Juin 2012

                                                                      

Une première étape de travail à la table nous a permis d’imaginer toutes sortes de situations à jouer autour du thème de l’impossibilité croisé avec le thème plastique du cercle. Nous avons rassemblé à ce moment-là une série de textes d’écrivains, sociologues, philosophes … qui évoquaient les thématiques de la quête impossible, de l’échec et de l’incompréhension, comme Hanokh Levin ou Eric Fassin. Nous avons collecté des photos de l’univers du cirque et du cabaret fin 19è, époque des femmes à barbes et des scaphandriers à la Jules Verne, ainsi que des photos des années 50 et 60, qui mettaient en scène des événements absurdes et des personnages excentriques.

 

 Une deuxième étape d’une dizaine de jours a été l’occasion de commencer l’écriture au plateau de ce spectacle. J’ai proposé aux comédiens d’improviser à partir d’une photo, d’une situation, d’un objet,  d’un texte … en gardant en tête la thématique de l’impossibilité et en ajoutant parfois des contraintes physiques (ça danse … ça vacille … ça ne peut plus parler …) ou des contraintes d’espace. Cette période de travail a été préservée comme si elle était hors de toute obligation de production : on a essayé  toute idée, on a expérimenté en liberté, de façon à ce que les obsessions les plus essentielles de chacun puissent venir chercher forme dans le cadre du spectacle en devenir. A la fin de cette période qui s’est terminée début mai 2012, nous disposons d’un matériau à enrichir encore, puis à construire et rythmer pour aboutir à la forme de cabaret vers laquelle nous travaillons.

 

Nous comptons sur vous pour la troisième étape : deux périodes de répétitions, accueillies cet été par les municipalités de Saint-Pierre-lès-Elbeuf et Oloron-Sainte-Marie, nous permettront d’avancer dans l’écriture du spectacle, en articulant plus particulièrement les moments à mettre en jeu faisant apparaître les interrogations sur la genèse et les difficultés (les impossibilités … ?) de ce spectacle. Nous avancerons aussi sur la création lumière et l’élaboration des costumes et du décor.

 

 A l’automne, nous serons en résidence dans un lieu parisien, et présenterons à Othis, en Seine-et-Marne, le 10 novembre une première version du spectacle :

 

 

                                           LE TOUR DU PROBLEME

                                        Cabaret musical et burlesque

                                                        Tout public

                                                                          

                                     

                                              

« …ce mélange d’effroi et de burlesque … parce que la vie est comme ça, la vie est un mélange de choses tragiques et de choses ridicules. »

Michel Fau

 

« Comme Ulysse, tous les personnages se perdent dans leur tentative de s’approcher du centre de l’existence, ils se perdent dans l’amour et dans la peur. »

Pippo Delbono

 

 

 

ON S'EST DIT :

Rire malgré tout !

Envie d’un spectacle qui parle de nos empêchements à agir, à penser, à vivre …un spectacle qui parle des solutions que nous inventons pour continuer malgré tout et  qui provoque un immense éclat de rire devant ces stratégies mises en place.

 Ou, autrement dit, interrogeons-nous très concrètement sur ce qui pose problème : chanter … réussir des crêpes … être visible … tourner en rond comme un poisson dans un aquarium …

Comment on tente de le résoudre

Comment ça foire

Comment on bétonne

Comment ça accidente encore …

 

Evoquons les comment pour laisser parfois surgir un début de pourquoi.

Construisons, avec humour et dérision, un miroir inversé du monde où s’affirment les mensonges normatifs de réussite à tout prix, d’obligation de résultat et de confessions faussement intimes.

 

 

                                                                  

 

POURQUOI ON TOURNE EN ROND ?

Quand on se heurte à un problème, on se heurte à sa circonférence, à son énoncé même, on ne peut que le circonscrire et encore … Le cercle reste fermé. Le cœur, ce qui dénouerait tout, se dérobe et ne peut être atteint. La porte d’entrée tourne au fur et à mesure que nous la poursuivons. Si nous nous arrêtons, elle s’arrête aussi, hors d’atteinte.

Le rond … le cercle … thème à décliner plastiquement et à interroger dans le langage !

Parce que faire le tour du problème revient aussi à accepter de tourner en rond

Parce qu’on fait un tour de table pour partager avis et expériences

Parce qu’il est question de bulle individuelle à remplir, à protéger ou à ouvrir

                                                                          

VOICI  LE  ROND AUTOUR DUQUEL ...

Une estrade mobile en forme de cercle de 1 m de diamètre, entourée de pans de tulle verticaux, permettant des jeux de focus, d’entrées, de sorties et de transparences.

                                                              

                           

 

 

LES PERSONNAGES …

La femme fatale : forcément très belle … très belle dans son acharnement à essayer par tous les moyens …

Le boy : forcément au service de la vedette … quoique …

La régisseuse : laissée sur le bord de scène … entre l’ombre et la lumière …

                                                                              

 

FONT VIVRE UN UNIVERS CLOWNESQUE …

Lointaine mémoire des numéros de clown sur la piste de cirque.

Tout égarement est permis.

Toute logique personnelle, très personnelle même, est ardemment défendue par un jeu physique au bord de la danse.

La parole déborde et devient chant.

Libre cours à l’étonnement et à la sensation de marcher au cœur des interrogations.

 

SOUS LA FORME D’UN CABARET DERISOIRE ET LUMINEUX

 Forme fragmentée, à l’image des errements de nos expériences : une succession de numéros, comme autant de tentatives pour faire « le tour du problème ». Une image, une chanson, un bout de texte … aussitôt mis en jeu, libres comme les coq-à-l’âne de l’inconscient et les fantaisies grotesques et absurdes de nos rêves.

 

 Forme résolument inscrite dans un rapport direct et ludique avec le public, en jeu frontal ou semi-circulaire.

 

 Forme revisitée, qui laisse par moment la place aux « coulisses » de la genèse du spectacle, en particulier à l’expression du doute et de la sensation d’échec qui accompagne le cours de toute création.

 

 Forme habillée sur mesure par la musique, les chansons, les lumières qui brillent de mille feux et le rond de la poursuite, qui éclaire celui qui vient tenter de réussir en public son exploit intime.

 

                                                                    

 

DANS CE SPECTACLE, ON CHANTE

Le jour où nous  nous sommes croisés

Où nous nous sommes soupesés

Nous avons vu sans équivoque :

Une breloque, un truc en toc

 

Entre nous ce ne fut pas l’ivresse

On s’est pris, s’est choisi comme ça

Parce que tombe, tombe la pluie

Parc’ qu’il fait froid, trop froid la nuit

Et comment passer cette vie-là

Sans une étreinte, sans une caresse

(...)

(Hanokh Levin)

                                                                      

ON SE POSE DES QUESTIONS

 

la femme fatale

 

La difficulté pour moi maintenant, c’est : comment revenir à quelque chose ? Comment revenir ? A quoi ?

J’ai voulu entrer en chantant, mais je n’ai pas osé. Je pensais que j’étais plus à l’aise avec ça. Je me dis que je commence à stéréotyper mes entrées. Je fais ça (geste), c’est un truc perso et ça me fait penser à ma sœur.

 

 le boy

 

Ça ne vous dérange pas ? Je vais régler un peu le projecteur, c’est bizarre de voir le haut pas éclairé, non ?

 

ON A DES ILLUMINATIONS

Jamais ce monde ne me sera limpide.

(Lucien Jerphagnon)

                                                               

 

ON A PLEIN DE PRE-TEXTES A IMPROVISER

Privé de toute mémoire, [le poisson rouge] ne s’ennuie jamais dans son bocal. Il tourne en rond dans un présent pur, sans passé et sans avenir.

(Eric Fassin)

 

ON RACONTE DES BLAGUES

(…)

Et au sixième jour, Dieu se leva et poussa un grand cri: «Ou bien je suis Dieu ou bien je ne suis pas Dieu - que la lumière soit, merde! »

Et une toute petite lumière s'alluma à la fenêtre d'un immeuble et un homme en pyjama se pencha vers l'extérieur et dit : «Qui est-ce qui nous réveille au beau milieu de la nuit en criant qu'il est le bon Dieu?»

(Hanokh Levin)

 

                                                                         

 

À quoi servira la collecte ?

La collecte que nous lançons servira à financer les frais de déplacement (en voiture, avec nos décors et accessoires ) et d'hébergement pour trois personnes lors de  nos deux résidences de cet été, à savoir :

- un A/R Paris / Saint Pierre-lès-Elboeuf : 60 euros

- un A/R Paris / Oloron-Sainte-Marie : 340 euros

- hébergement municipal du 1 au 6 juillet à Saint Pierre : 250 euros

- hébergement municipal du 20 au 31 août à Oloron : 450 euros

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IXTLAN

Jeu, musique et chansons : Ruth Aguirre (la femme fatale), Hervé Haine (le boy), Lydie Marsan (la régisseuse) .......... Mise en scène : Lydie Marsan .......... Conception décor et fabrication : Ruth Aguirre et Lydie Marsan .......... Création lumières : Hervé Haine .......... Costumes : Ruth Aguirre .......... Production : IXTLAN, avec le soutien de la... Voir la suite

Derniers commentaires

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Merci de votre soutien Mademoiselle Chagnaud !
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Avec mes amitiés
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Merci pour ton soutien et ta proposition pour août, on en parle demain avec l'équipe.