Réaliser une fresque photo géante de prises de vues aériennes des 111 km du littoral Girondin pour sensibiliser au phénomène d'érosion

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Présentation détaillée du projet

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« Les 111 », soutenu par ALEA, Association Littoral et environnement en Aquitaine

 

En début d’hiver 2013, j’initiai mon projet photographique ayant pour principal objectif l’étude du trait de côte girondin et son évolution spatiale dans le temps: «les 111».

Ce projet original, artistique, culturel, mais aussi éducatif, se propose de donner à voir à un large public et au travers d’une fresque géante de 111 m, les 111 km du cordon dunaire girondin. Cette fresque itinérante au long principalement des 11 communes du littoral, s’accompagne de prises de vues réalisées au sol et d’une vidéo filmant en continu les plages s’étendant du Verdon au Cap-Ferret.

 

Mtnq8qyewf-rj-omghf4kpdqdxdf8r5bmas4tlc_ecyw325-h216-p-no POINTE DE GRAVE, sept. 2013

                                                                           

Xlq2z21xzn7kpkoxsdgmmff7gfrsy4ug-mv_bjdvwrgw325-h216-p-noCAP FERRET, sept. 2013

 

Les conditions climatiques catastrophiques du premier semestre 2013 nous ont malheureusement conduits à ajourner la présentation de nos expositions en été 2013 faute d’avoir pu finaliser les photographies aériennes.

Les prises de vues aériennes ont enfin été réalisées au cours du mois de septembre 2013 dans des conditions idéales. Le filmage des plages a été accompli en parallèle. Le montage technique de la fresque a été achevé et le projet photographiquement bouclé.

Le climat tempétueux que nous avons subit depuis ce début d’année 2014 a fort malheureusement inscrit ce projet "des 111" dans une toute autre dimension où sont entrées en jeu beaucoup plus rapidement qu’escompté, des considérations non plus seulement culturelles et artistiques, mais aussi environnementales, écologiques, économiques et politiques. Les dernières prises de vues aériennes et au sol, réalisées entre le Verdon et le Cap Ferret montrent une évolution époustouflante du trait de côte sur une période de moins de 6 mois. Ces paysages témoignent de la violence et de la rapidité de l’érosion dunaire et motive encore davantage notre volonté de  participer, au travers de ce travail, à une réflexion plus large et collégiale pour la mise en place de moyens de lutte contre le phénomène d’érosion.

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MONTALIVET, accès plage centrale, fév. 2014

 

Je vous invite à découvrir mon projet « les 111 » dans les lignes qui suivent.

 

Delphine Trentacosta,

Présidente de l’association ALEA

Photographe du projet les 111.

 

 

GENESE DU PROJET

Partant du postulat que rien n’est immuable, on ne peut donc qu’être spectateur de ce trait de côte qui avance par endroits, recule sur d’autres. En tant que photographe et habitant sur le littoral médocain, je souhaite photographier ce trait de côte, sur une distance précise, s’étalant de la Pointe de Grave au Cap Ferret (Nord/Sud).

Cette longue bande de sable fait exactement 111 km.

Image_1  Cette distance, je la connais pour l’avoir parcourue autrefois, à pieds, sur toute sa longueur. Cette aventure, "Abscisse 111*", d'une durée de 10 jours, m’avait fait faire «le tour du monde» en autopsiant la provenance des déchets échoués sur ces plages, et, m'avait surprise aussi par la richesse et la diversité des paysages, de la faune et la flore découvertes sur le littoral médocain et girondin.

*Abscisse 111 : action menée en 1996 avec 2 autres artistes. Nous avions balisé la côte de 111 sculptures éphémères, placées tous les kilomètres, fabriquées avec les différents déchets et bois flottés, puis hissées dans la dune.

 

Cette distance, c’est aussi une mesure « terrestre», puisqu’elle correspond à 1° de longitude ou de latitude à l’échelle de notre terre. Cette référence s’inscrit donc dans le patrimoine mondial... Elle fait partie des études menées par le GIP Littoral Aquitaine depuis de nombreuses années afin de mieux comprendre le phénomène littoral/érosion, et ainsi apporter des références et arguments aux élus pouvant être concernés.

Cette distance englobe 11 communes : Le Verdon, Soulac, Grayan, Vensac, Vendays-Montalivet, Naujac, Hourtin, Carcans, Lacanau, Le Porge, Lège Cap Ferret. Chacune de ces communes a sa propre gestion du « problème littoral », en fonction de son intérêt économique, social et/u touristique.

Le sable est géologiquement différent sur ces 111 km. On y trouve entre autre des sources d’eau ferrugineuse qui se jettent sur la plage. Parfois, c’est une forêt primaire qui réapparaît ou bien c’est l’alios. Certains parlent même de gisement d’or sur des plages, d’autres verront des trésors dans une concentration de bois flottés blanchis par leur passage prolongé dans l’eau salée.

La diversité n’est pas que géologique : le littoral est une source de divertissements, de découvertes et d’agréments pour le touriste. La mer, la plage sont synonymes de détente, de plaisir. Elles sont natures, naturistes, réglementées ou surveillées.

Enfin, on pourrait parler des diverses constructions qui jalonnent ce littoral. Certains de ces immeubles maintenant à flanc de dunes (le Signal, Soulac), de ces restaurants qui sont menacés de fermer d’une année à l’autre (le Kayoc, Lacanau), de ces campings qui tentent de préserver coûte que coûte ce fameux «vue sur la mer»...

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Et bien entendu, les blockhaus.  Ils font aussi partie de notre patrimoine. Ils sont le témoignage poignant d’une guerre passée, maintenant seuls face à une nature qui reprend ses droits. Il y a 15 ans, je témoignais déjà de cette Forteresse : commande d’un travail photographique du Conseil Régional d’Aquitaine sur les blockhaus de la Forteresse du Nord Médoc et édition d’un ouvrage. (WB&co)

 

MOTIVATION ET OBJECTIFS "DES 111"

Nous habitons un territoire superbe, sauvage et fragile. La photographie, en qualité de vecteur visuel contemporain et populaire, permet de capter cette beauté et cette fragilité tout en se faisant témoin ponctuel.

Nous vous proposons de partager un projet photographique inédit et unique qui a pour but de donner à voir notre littoral dans ses diverses mouvances : «Les 111», montrera à certains et fera découvrir à d’autres, les 111 km de côte girondine s’étalant du Bassin d’Arcachon à la Pointe de Grave. Une grande fresque aérienne photographique, imprimée sur plaques dibond®, présentera les particularités de cette frange dunaire.

 

Le propos est de sensibiliser élus, résidents, touristes et autres acteurs du littoral (girondin et médocain) au problème qui se précise inéluctablement de marées en marées : l’érosion du trait de côte.

Ces photos aériennes sont accompagnées de photos prises au sol, tels des éléments scrutés à la loupe. Un montage vidéo de l’opération est également réalisé dans le but d’élargir la lecture et de diversifier le média.

La modularité de la présentation de l’exposition en fait son originalité, l’itinérance sa force. En effet, elle peut se déplacer d’une commune à l’autre, être présentée dans des musées, soutenir et argumenter des projets scolaires, et, ainsi, répondre à des besoins divers d’information et de référence sur ce qui constitue notre patrimoine... Elle peut être lue à plusieurs niveaux : susciter des conférences, ouvrir des débats et engager une dynamique partenariale regroupant associations, institutionnels et acteurs privés et motiver ainsi des prises de conscience.

Un outil comme "les 111" peut permettre d’aborder de façon transversale les enjeux et problématiques liés à l’érosion du trait de côte, aux déchets, à la gestion du massif dunaire, etc… en permettant de faire le lien entre des acteurs comme l’ONF, Surf Rider, le CPIE Médoc et d’autres qui cherchent aujourd’hui à optimiser leurs compétences en mutualisant leurs savoir-faire.

 

DESCRIPTION TECHNIQUE DU PROJET

Chaque photo aérienne correspond à 1 km soit 111 photos : «Le  littoral des 111». Ainsi, ce travail se concrétise sous la forme d’une fresque géante de 111 mètres.

Techniquement, la fresque est tirée sur Dibond® digital 3mm par plaques de 2x1m. Les plaques sont posées sur des tréteaux en bois, positionnés sur la tranche. De la sorte, la frise a très peu de prise au vent et peut se moduler en une longue bande de 111m ou en 2x55m selon la place impartie à l’exposition. Elle peut se monter et démonter à 2 en environ 2h. Des pupitres sur lesquels sont présentées des photographies prises au sol sont disposés devant la fresque. Les photos, de taille 0.30x0.40m, seront  tirées sur plexi. Enfin, un cordon de sécurité reliera les pupitres entre eux afin d’éviter que le public n’abîme la frise.

Une vidéo réalisée pendant les repérages accompagne l’exposition. Cette vidéo sera proposée en même temps que la période d’exposition.

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AVANCEMENT DU PROJET

- Réalisation des prises de vues aériennes et vidéo : été 2013

- Montage de la fresque photos : octobre 2013

- Tirage test sur une plaque : novembre 2013

- Montage de la vidéo : novembre 2013

- Livraison de l’expo : à partir de mai 2014, en fonction des subventions versées et de la trésorerie disponible pour payer les tirages sur plaques

 

Dans un schéma logique, l’expo devrait commencer par le Sud, commune de Lège Cap-Ferret, et remonter vers le Nord jusqu’au Verdon-sur-mer. Toutefois, en fonction des impératifs de chaque commune et de leurs calendriers «animation», nous ferons au mieux pour nous adapter aux desiderata de chacun.

 

Au-delà de l’itinérance estivale, l’exposition pourra parfaitement parcourir d’autres lieux en Gironde ou plus loin. Elle s’intègrera en effet dans une vision patrimoniale et éducative n’étant pas seulement réservée qu’aux «touristes saisonniers», bien au contraire. Dans cette optique, elle peut facilement être présentée dans des écoles, des salles d’exposition, des entreprises. La vidéo qui accompagne l’exposition peut nourrir débats et interventions diverses. Des conventions sont en cours d’élaboration, sous la forme de partenariat/location : location simple = 600 € ou location avec intervenants = 750 € (Intervenant «nature», pour la faune, la flore, la préservation des dunes... ; Intervenant «bunker», pour parler de l’histoire ; Intervenant «archéologue» ; Intervenant «climatologue» ; Intervenant «surfeur» ;...).

La seule contrainte qui s’impose en extérieur est le montage / démontage de l’expo chaque jour afin d’éviter qu’elle soit détériorée, volée ou abimée par les intempéries.

 

Pour finir, ce travail pourrait (et devrait au regard des évènements des dernières semaines) s’envisager dans la continuité parce que soumis aux aléas et caprices des éléments : eau, air, terre... Il serait donc également fort intéressant de prévoir un nouveau «Littoral des 111» en 2015, et tous les 2 ans, afin d’avoir des éléments de comparaison sur l’évolution du trait de côte «figé» sur chacun de ces témoignages photographiques.

 

 

Le projet «Les 111» est soutenu par l’association ALEA : «Association Littoral et Environnement en Aquitaine».

Notre blog " www.asso-alea.blogspot.com" pour vous tenir informés de l’avancée du projet

Notre Facebook : "ALEA Association Littoral et Environnement en Aquitaine"

Notre email : alea.assos@gmail.com

À quoi servira la collecte ?

Budget prévisionnel "les 111" - 2014

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La collecte de fonds réalisée sur KissKiss BanBank a pour objet principal de permettre le financement des frais liés à la mise en place technique de l'exposition  estimés à  5900 euros. Ces dépenses correspondent aux tirages des 56 plaques Dibond (5000 euros), 20 panneaux plexi (200 euros), 20 supports photos (100 euros) et au montage de la vidéo (600 euros)

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Delphine Trentacosta Photographe indépendante. BTS graphisme, 1989. Diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles en 1994. Vit à Montalivet depuis 1997. Travaux photos et expositions : Lalou-Multi. 2013. Photographe officielle du team Lalou-Multi Arkema Région Aquitaine. «Regards de femmes sur le... Voir la suite

Derniers commentaires

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beau projet bon courage pepette
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bonne chance et merci pour tes observations denis
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Magnifique travail Delphine : hâte de voir l'expo