Le 7 octobre 2010, Raul Castro licencie 500 000 personnes travaillant dans les institutions et libère 178 métiers de « petites mains ». Nous allons suivre Pablo, 57 ans, qui travaille désormais légalement. A la fois remplisseur de briquet, et videur de cocotier, il multiplie les petits boulots pour vivre.

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The project

Les 178 travaux capitaux sʼintéresse à la réforme de légalisation des 178 métiers. En passant dʼun statut officiellement illégal à la libération de ces 178 métiers en octobre 2010, lʼEtat se dit vouloir améliorer la situation des plus démunis mais les taxes qui leurs sont maintenant imposées sont colossales. Notre désir est celui de suivre le quotidien de petits travailleurs, tel que Pablo, désormais autorisé à exercer « à son compte », mais obligé de partiquer deux de ces 178 activités pour pouvoir survivre.

 


 

Pour échapper à la vitrine touristique et à l'exotisme balnéaire, nous nous situerons loin de La Havane. Cʼest à Santiago de Cuba que nous jetterons lʼancre. Ville située à lʼextrémité sud de lʼîle, elle est sa deuxième ville. Considérée comme le berceau de la Révolution, Santiago de Cuba est aussi surnommée la «Terre chaude».         Cʼest à travers le parcours quotidien de Pablo que nous tenterons de prendre la température actuelle de Cuba. Nous le suivrons quelque temps, et nous observerons son système dʼorganisation et de débrouille.



                Santiago de Cuba


Notre rencontre avec Pablo est au fondement de notre approche. Nous voulons à tout prix échapper à lʼalternance interviews/commentaires. Il sʼagira dʼétablir un rapport de confiance et de ne pas orienter le discours. Notre désir est celui de capter à la fois les gestes, les objets, les détails mais aussi de saisir le flux, le rythme, lʼatmosphère dans laquelle il vit. 

 


         Remplisseur de briquet

 

Dʼautre part, nous choisirons de ne pas aborder directement les questions politiques et polémiques du fait des tabous et du manque de liberté dʼexpression. Nous laisserons ces problèmes surgir en arrière plan pour que se révèlent les contradictions, les sous-entendus, les hasards, et les débordements qui découvrent un peu plus une société.

 

      Tableau de rationnement

 

L'intérêt est de découvrir à travers ce portrait humain une réalité moins séduisante que le discours officiel dans une société qui semble de plus en plus instable.       

En effet, d'une part elle tenterait de s'ouvrir à une certaine pensée capitaliste mais continuerait à vivre sous les mêmes lois et règles qui fondent la doctrine socialiste. L'organisation de la vie sociale et économique n'apparaît pas moins stricte et fermée sur elle-même. Dilemme entre le chemin de la privatisation et les racines d'une république socialiste, Cuba se chercherait une troisième voie.

Les activités légalisées par le dirigeant ne semblent en aucun cas représenter un Eldorado comme le soutient le régime Castriste. Les impôts augmentent, les taxes aussi et ce petit homme âgé de 57 ans est victime de nouvelles difficultés. Sans parler des reconversions causées par la vague de licenciements, où ceux qui exerçaient un métier dans le domaine public se voient accumuler les petits boulots. Dorénavant, cette « petite main » exerce en toute légalité, sans la crainte d'être réprimée dans son activité. Cependant les inégalités augmentent, et Pablo se demande quel avenir l'attend.


 

 

 

 

 

 

 

Qui suis-je ?

 

Nous sommes Jeanne et Jacqueline, âgées de 21 et 24 ans, étudiantes en 3ème année de Cinéma à Paris X, mais ce qui nous intéresse avant tout, c'est le documentaire. Après quelques expériences filmiques amatrices, nous voulons avec les 178 travaux capitaux nous aventurer sur un terrain étranger pour approcher des sujets moins familiers. Nous avons dans notre parcours beaucoup voyagé, l’Amérique du Sud pour l’une et quelques pays d’Asie pour
l’autre. Par ailleurs, cinéphiles, nous désirons mêler le réel et la rencontre avec l’envie des images.
Votre contribution est essentielle pour la réalisation de notre projet.
Vous pouvez nous aider à réaliser ce rêve, en donnant vie à notre projet, dont le sujet nous tient beaucoup à coeur. Cette expérience est l'occasion pour nous de faire nos preuves, d'apprendre et d'entreprendre, et représente une nécessité pour notre formation.

Why fund it?

Nous avons déjà l'argent pour les billets d'avion, les vivres et la prise de son. Ainsi, les fonds collectés serviront à la location d'une caméra et à l'achat des cassettes.

 

Newest comments

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Jeanne et Jacqueline bonne chance avec votre projet ! :-)
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Joli projet je découvre tout juste kisskissbankbank et j aime déjà le concept alors j ai craqué ! avant de me lancer je tenais à soutenir à mon petit niveau un beau projet comme le vôtre bonne continuation à vous ;-)
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Allez Jeanne, encore un effort, tu y es presque ! quelle famille !