Projet d'expo photo & vente aux enchères de clichés pour l'égalité des droits. Ces dons serviront à couvrir les frais techniques. Merci...

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Présentation détaillée du projet

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Depuis la dépénalisation de l’homosexualité, ce qui était jusque-là ouvertement interdit est devenu une sorte de délit silencieux. Avec la campagne présidentielle de 2012, les langues se sont déliées. 

 

 

Une homophobie «décomplexée» a commencé à se faire entendre, largement aussi toxique que certains «pains au chocolat».  Les personnalités  politiques ont donné le feu vert, puis les foules leur ont emboîté le pas. Petit à petit, de métaphores prudentes en pures giclées de haine, les pires horreurs ont été proférées comme des évidences. 

« Homosexualité = pédophilie », c’est bien connu.  

« Mariage pour tous = porte ouverte à la polygamie et à l’inceste », vous allez voir. Quant aux enfants issus de couples de même sexe, « ils se suicideront tous à 15 ans tellement ils seront traumatisés ».

 

 

À la grande époque des délires bibliques de Christine Boutin contre le PACS, toute une génération d’homos, garçons et filles, adolescents comme adultes, fut ainsi «brûlée vive» en place publique. 

Il y a quelques semaines, quatre cent mille jeunes nés de parents gays ou lesbiennes se sont vus pointés du doigt avec la même ignorance, le même mépris, la même incompréhension des enjeux de l’époque. 

 

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Pour moi, tout a commencé par un autoportrait de ma «famille», où je suis endormi aux côtés de mon 

compagnon et d’un bébé, que j’ai posté sur Internet. Dans mon esprit, ce n’était pas encore une photo militante, juste une envie de partager l’image d’un bonheur serein, loin de tous les clichés sur l’homosexualité. Mais très vite, cette photo a fait le tour de la Toile et des millions de personnes à travers le monde s’en sont emparés pour en faire le symbole de tout un combat. 

 

À partir du moment où une création artistique est vue par d’autres yeux que ceux de son créateur, elle ne lui appartient plus. Pour le meilleur et pour le pire, elle devient alors autonome et prend la forme que les autres ont décidé de lui donner. Foudroyé par l’effet boomerang, j’ai réalisé à mon tour qu’effectivement, ce cliché dépassait de très loin le petit cercle de ma vie privée. 

Puisque combat il devait y avoir, combat il y aurait. Mais je savais qu’il fallait frapper encore plus fort pour espérer  permettre aux mentalités de changer, aux esprits fermés de s’ouvrir, aux ignorants de savoir et aux intolérants de reconnaître comme naturelle une situation tout sauf choquante ou «anormale».

 

Nous apprenons à grandir et à évoluer grâce à des hommes ou à des femmes que nous prenons comme modèles. Il peut s’agir de parents, de professeurs, d’amis, mais aussi, parfois, de personnalités publiques dont l’image, l’aura, le travail ou les prises de positions  suscitent autant notre respect que notre admiration ou notre reconnaissance. Voilà pourquoi j’ai voulu photographier ces artistes, ces sportifs, ces figures de la communion populaire que les Français ont adoptés sur les écrans de cinéma, les salles de concerts, les rayons des librairies, les oreillettes de leur lecteur MP3 et autres stades 

surchauffés par l’enthousiasme collectif. 

 

En les observant, et avec leur accord aussi immédiat que viscéral, j’ai ainsi eu l’idée de créer des «couples» imaginaires pour illustrer, pour amplifier, pour officialiser ma vision de l’amour. Des tandems souvent inattendus, dont les différences de culture, d’origine, de discipline ou d’opinion politique nourrissent à merveille cette mixité dont nous avons tant besoin et dont le mariage pour tous constitue une composante essentielle.

 

À côté de chaque couple formé pour l’occasion, il m’a paru indispensable de faire figurer la pancarte «officielle» qu’est devenu mon modeste cliché de départ. Non comme un simple décor, mais comme un authentique élément de dialogue, un personnage à part entière de la photo et de son propos. D’où la dédicace personnalisée que toutes ces célébrités ont signée de leur main au bas de la pancarte. 

 

Désormais, ce n’est plus moi qui parle, mais elles. Et à travers elles, les Français qui les plébiscitent. Autant de messages porteurs de paix, d’unité et, surtout, d’amour.

 

Olivier Ciappa.

 

Patchwork

À quoi servira la collecte ?

La collecte servira à financer les tirages & l'organisation technique et logistique de l'exposition et de la vente aux enchères (les fonds récoltés iront aux associations partenaires : SOS Homophobie, AIdes et Le Refuge)

Derniers commentaires

Thumb_marievacances
Merci et bravo Oliver de faire passer d'une façon si doucement imagée, un tel projet.
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J'ai hâte de voir cette expo !!! Très beau projet !!! :)
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Bravo, bravo, bravo ! Je suis artiste en arts de la scène. Je suis moi-même en préparation d'un spectacle qui traite de l'homophobie. Bonne continuation et bon travail et longue longue vie... D'un québécois officiellement marié à un homme merveilleux.