Devenez co-producteur d'une adaptation de Maupassant, transposée au temps des bobos parisiens, des afterworks et des nouvelles guinguettes !

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Présentation détaillée du projet

La nouvelle originale

 

Les dimanches d'un bourgeois de Paris est une nouvelle de Maupassant écrite en 1880, qui trouve un nouvel écho à notre époque, au temps des bobos parisiens, des afterworks, et de la réhabilitation des guinguettes sur les berges de Seine. La nouvelle originale narre les mésaventures d'un obscur employé d'administration, Patissot, "plein de ce bon sens qui confine à la bêtise". 

 

L'argument, très simple, se résume en ces quelques phrases de Maupassant:

"Dans la rue, un soir, tout à coup, un étourdissement le prit qui lui fit craindre une attaque. S'étant transporté chez un médecin, il en obtint, moyennant cent sous, cette ordonnance : "M. X..., célibataire, employé. - Nature sanguine, menace de congestion. - Lotions d'eau froide, nourriture modérée, beaucoup d'exercice."

 

Patissot va alors chercher à soigner son stress dans des excursions à Paris et en banlieue. Ce schéma très simple va permettre à Maupassant de dresser un tableau politique, sociologique et humain du Paris de la fin du XIXe, dans un Paris encore sans voitures à moteur, sans métro, sans tour Eiffel.

 

Paris 1880

 

 

 

Le choix de la modernisation

 

Cette nouvelle m'a tout de suite séduit par son humour et son étrange modernité. D'où la question : que seraient les dimanches d'un bobo parisien en 2014?

       

Les bois de banlieue existent toujours, le footing a remplacé les parties de pêche, les guinguettes ont trouvé une nouvelle jeunesse sur les berges de Seine, réhabilitées avec "cette soif d'idéal champêtre qui hante les Parisiens". Les manifestations pour ou contre le "mariage pour tous" ont succédé dans l'actualité immédiate aux conférences féministes décrites par Maupassant.

 

Berges-de-seine

 

 

Le film pose d'abord la question de notre mode de vie.

 

Les quartiers d'affaires de Paris ou de La Défense sont de plus en plus connectés aux technologies de téléphonie et d'internet, les rues grouillent de voitures et de vacarme, le périphérique ne désemplit qu'à de rares heures nocturnes, le métro s'étend un peu partout. Le stress de Patissot, en 2014, n'aurait cessé de trouver de nouvelles sources.

 

Et pourtant, en mouvement inverse, on développe de plus en plus d'îlots de nature au cœur de la capitale, des rues piétonnes, des berges aménagées, des guinguettes, des bateaux-bus, des loisirs qui évoquent bien, finalement, ceux décrits déjà par Maupassant. Le nec plus ultra du Paris bobo est une sorte de retour idéalisé aux distractions de Patissot.

 

 

La modernisation me semblait dès lors évidente. Un salarié, en partant au travail à La Défense, est pris d'un malaise. Le médecin lui recommande de l'exercice, pourquoi pas sur les berges de Seine ; un peu de sport, un peu d'air.

 

 

 

Bois Fausses Reposes

 

 

 

La quête d'un paradis perdu

 

Patissot cherche tout au long du film un niveau supérieur de retour à la nature : exercices sur les berges de Seine d'abord, puis excursion dans les bois entre Saint-Cloud et Versailles, les bois mêmes que décrit Maupassant.

 

"Il entra sous l'ombre, dans une fraîcheur délicieuse, et un attendrissement le prit devant les multitudes de petites fleurs diverses, jaunes, rouges, bleues, violettes, fines, mignonnes, montées sur de longs fils, épanouies le long des fossés. Des insectes de toutes couleurs, de toutes les formes, trapus, allongés, extraordinaires de construction, des monstres effroyables et microscopiques, faisaient péniblement des ascensions de brins d'herbe qui ployaient sous leurs poids. Et Patissot admira sincèrement la création. Mais, comme il était exténué, il s'assit."

 

Le film raconte la tentative d'un retour à un paradis perdu, à une unité originelle, pourtant inaccessible. "Il gagnait la Seine pour prendre l'hirondelle qui le déposerait à Saint-Cloud et, au milieu de l'ahurissement des passants, il suivit la rue de la Chaussée-d'Antin, le boulevard, la rue Royale, se comparant mentalement au Juif Errant ". Au-delà du regard amusé de Maupassant sur Patissot, c'est l'histoire d'un homme banni qui "cherche éternellement sa place dans le monde", qui se sent vivre à côté de sa vie et ne trouve pas comment devenir lui-même.

 

 

Le Pont des Arts

 

 

 

Les influences

 

Le film présentera un grand contraste entre les séquences d'ouverture, dans un univers minéral, souvent uniforme, et les séquences dans la nature, de plus en plus présente et colorée jusqu'à l'excursion en forêt où les sublimes couleurs de l'automne éblouiront l'écran.

 

Pour le lyrisme, l'amour de la nature et l'importance de la musique, difficile de ne pas évoquer la Partie de Campagne de Jean Renoir, également d'après Maupassant.

 

 

 

 

Pour les différents niveaux de lecture du film, aux niveaux sociologique, intime, politique, symbolique, j'ai une profonde admiration pour le cinéma d'Andreï Zvyagintsev.

 

 

 

Pour le lien entre la nature et l'intime, il faut évoquer Lady Chatterley de Pascale Ferran.

 

 

 

Et pour l'humour (voir le burlesque!) très présent dans cette nouvelle de Maupassant, le Trois hommes dans un bateau de Stephen Frears d'apèrs Jerome K. Jerome !

 

 

 

 

L'équipe et le tournage

 

Le tournage aura lieu à Paris et dans les bois mêmes que décrit Maupassant, que je connais bien puisque j'ai passé mon enfance dans cette région.

 

 

Le réalisateur : Thomas Grascoeur

 

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Comédien de métier, je partage mon temps entre le théâtre (Oreste dans Andromaque de Racine, Jason dans Médée fait ses courses de Catherine Rihoit, etc.), la télévision (Clem, Alice Nevers...) et le cinéma (Public Bitches de Damien Jélaine, United Passions de Frédéric Auburtin...)

J'ai réalisé la web-série Etre Comédien. Ce film est mon premier court-métrage ; il est destiné à une large diffusion en Festivals. Je connais très bien l'équipe puisqu'elle est constituée d'amis talentueux rencontrés lors de précédents tournages. J'avais envie de défendre un cinéma que j'aime à travers une histoire qui m'a énormément touché.

 

 

Le rôle de Patissot : Henri Rizk

 

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Comédien de théâtre et de cinéma avec qui j'ai déjà tourné plusieurs fois, Henri Rizk interprétera le rôle de Patissot ; il incarnera avec brio le bobo parisien de 2014 !

 

 

Louis Bergogné réalisera la photo de ce court-métrage. Nous avons déjà collaboré et il saura parfaitement rendre les contrastes du film.

 

 

 

 

Nous avons également la grande chance que Touve R. Ratovondrahety, pianiste et compositeur virtuose, écrive une musique originale pour le film. Nous avons déjà collaboré sur deux pièces de théâtre, Arsène Lupin contre Herlock Sholmès et Médée fait ses courses.

 

 

L'équipe se compose également d'une maquilleuse, d'un preneur de son, d'un assistant réalisateur, d'un régisseur, et même d'un spécialiste de l'élevage de fourmis, que nous vous présenterons au fur et à mesure de l'avancement !

À quoi servira la collecte ?

Pour ce film de 8 minutes, il faudra 4 jours de tournage avec une équipe de quinze personnes, puis trois jours de montage et autant de mixage.

 

Les frais de préparation sont entièrement à notre charge, et les comédiens ont tous accepté de jouer gracieusement dans le film ; néanmoins nous faisons appel à vous pour certains coûts incompressibles que nous ne pouvons assumer seuls.

 

La collecte servira donc à financer :

- la location du matériel technique pendant les quatre jours de tournage (1000 euros)

- les coûts des accessoires et des costumes (150 euros)

- les défraiements transport et régie du tournage (200 euros)

- les coûts de post-production pendant les trois jours d'étalonnage, de montage et de mixage (450 euros)

 

Les dons au-delà des 1800 euros prévus seraient évidemment les bienvenus puisqu'ils permettraient de louer du matériel supplémentaire et de financer les frais d'envoi en festival et d'édition de DVDs, pour faciliter la diffusion de ce court-métrage et, grâce à vous, lui assurer une longue et belle vie !

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Thomas Grascoeur est comédien et réalisateur. En tant que réalisateur, il a signé un premier court métrage, "Les dimanches d'un bourgeois de Paris", adaptation de la nouvelle de Maupassant, diffusé par OCS Max et sélectionné dans de nombreux festivals tant en France qu'à l'international. En tant que comédien, on a pu le voir à la télévision dans... Voir la suite

Derniers commentaires

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Joyeux Noel, et un beau projet à finaliser en 2015 ;-)
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Bonjour! Ça fait un bail!! C'est cool de voir que tu vis à fond ta passion, j'espère que tu vas réussir à monter ce projet!! A prochainement j'espère! Christelle