Construisons ensemble un autre regard sur les peuples autochtones

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Présentation détaillée du projet

Chercheur en sciences sociales en France et au Canada, responsable éditorial dans le domaine des presses universitaires francophones depuis une petite dizaine d’années, je souhaite lancer une maison d’édition spécialisée dans les publications sur les populations autochtones du monde entier, en commençant par les Amérindiens du Nord et du Sud : les Éditions Serpentine.

 

 

Pourquoi les autochtones ?

 

Parce que j’ai découvert leur existence lorsque je faisais mes études de doctorat au Québec ; Français, je n’avais aucune connaissance sur le sujet, si ce n’est deux ou trois clichés véhiculés par le cinéma hollywoodien. En m’intéressant, sur place, à ces populations (Mohawks, Hurons-Wendat, Innus et Micmacs), j’ai pris conscience de l’importance de la « question autochtone » dans toutes ses dimensions : historiques, anthropologiques et sociétales.

 

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Surtout, j’ai compris que c’était un problème contemporain fondamental, les autochtones représentant 5 % de la population mondiale, soit environ 370 millions de personnes vivant dans 70 pays, composée de plus de 5 000 peuples distincts (selon les données du Haut-Commissariat aux droits de l’homme des Nations Unies). Et sur ces peuples, presque aucune publication n'est accessible en français…

 

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Comprendre avant dagir

 

Entendons-nous bien, les Éditions Serpentine n’ont pas vocation à défendre une position morale ou politique sur les autochtones et leurs droits. Ce n’est pas de militantisme dont il est question : des individus, tel Richard Desjardins au Québec ou des associations, comme Survival, le font déjà très bien. Au fond, je me place en amont et souhaite simplement porter la « question autochtone » à la connaissance du lectorat français et ainsi apporter une contribution de qualité au débat intellectuel.

 

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Du bon et du beau

 

Le but est de proposer trois types d’ouvrages. D’abord, en direction d’un public averti, des travaux de haute tenue scientifique, avec une présentation très soignée ; ensuite, des catalogues d’exposition, toujours à destination d’un lectorat restreint ; enfin, pour un plus large public, des carnets ethnographiques laissant une place importante à la photographie et aux dessins. À terme, j'aimerais aussi explorer d'autres voies éditoriales, comme la bande dessinée documentaire. Et parce que le livre doit être aussi un bel objet, j’ai fait appel à un ami artiste, le talentueux Olivier Mazoué, qui va prendre en charge les couvertures (ci-dessous, le visuel de la couverture du premier ouvrage sur les Indiens Coeur d'Alene), concevant chacune d’elles comme une œuvre à part entière.

 

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Tradition et modernité

 

Désireux de priviléger un accès le plus large possible au contenu, je souhaite que l’acheteur d’un ouvrage papier ait la possibilité de télécharger le texte numérique correspondant, sans surcoût (QR code en fin d’ouvrage), afin de pouvoir en profiter sur tous les supports disponibles (smartphone, tablette, ordinateur). Ici aussi, la qualité doit être au rendez-vous : les contenus numériques seront donc traités par l’un des meilleurs artisans en la matière, Jiminy Panoz. La propriété intellectuelle étant un droit fondamental, je veux protéger les livres électroniques sans toutefois contrôler les lecteurs : d’où le refus des DRM au profit du watermarking (traçage), une technique qui permet de retrouver la source du fichier échangé sans en empêcher le partage.

 

Je vise d’emblée deux types de clientèle : celle des librairies indépendantes dites de référence et celle des bibliothèques universitaires, dans tout l’espace francophone – je peux d’ores et déjà compter sur un bon réseau de distribution, constitué au fil des ans. 

 

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La culture : une obligation en temps de crise

 

Malgré le contexte actuel morose, je pense qu’un tel projet est non seulement viable économiquement (occuper un marché de niche, moins concurrentiel et plus technique comporte des risques moindres), mais indispensable au plan de la vie des idées : chercher, écrire, éditer et lire sont, en temps de crise, des obligations morales.

 

Quant à la réussite d’une telle entreprise, outre le fait de disposer des moyens de ses ambitions, je crois qu’elle est étroitement liée à la capacité qu’ont l'auteur, l’éditeur et le lecteur à regarder ensemble dans la même direction, à savoir la compréhension des problèmes qui affectent les peuples autochtones du monde entier.

 

Bien sûr, je n’ai pas attendu d’avoir une structure pérenne pour commencer le travail. Plusieurs dossiers sont en cours. Je travaille actuellement sur le texte de mon premier auteur : il s’agit d’une brillante thèse soutenue en juin 2013 à l’EHESS qui porte sur une tribu indienne de l’Idaho (États-Unis), les Coeur d’Alene, et sur leur survie identitaire à travers la réappropriation de leurs propres traditions culturelles, comme le pow-wow : 

 

 

 

J’ai également fait la rencontre de Norman Tahrat, l’un des porteurs du projet "La voix des Tatuyos", financé grâce à KissKissBankBank : outre un web documentaire en voie de réalisation, un carnet ethnographique est en cours d’écriture, que je souhaite éditer.

 

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Par ailleurs, avant de me lancer dans l’aventure, j’ai échangé avec une figure importante des études amérindiennes, Joëlle Rostkowski, chercheuse, collectionneuse (Orenda art international, rue de Verneuil à Paris) et consultante à l’UNESCO, ainsi qu'avec Marie-Pierre Bousquet, professeure à l'Université de Montréal et spécialiste de la culture des Algonquins (Anicinabek) : toutes deux ont confirmé l’intérêt qu'une telle maison d'édition puisse voir le jour.

 

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Enfin, j’ai approché l'anthropologue Maurice Godelier, ancien maître-assistant de Claude Lévi-Strauss, ex-directeur scientifique du Musée de l’Homme et récipiendaire de la médaille d’or du CNRS en 2001 pour l’ensemble de son œuvre, qui a également jugé le projet important.

 

 

Serpentine ?

 

Au fait, pourquoi Serpentine ? Parce que le serpent est au cœur des mythes autochtones du monde entier, parce que la serpentine est une magnifique pierre verte que sculptent les Inuit, une population autochtone du Canada que mon épouse étudie et, last but not least, parce que c’est le nom de la rue où nous vivons…

 

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À quoi servira la collecte ?

La collecte servira à la fabrication et à l'impression du premier livre papier des Éditions Serpentine, consacré aux Indiens Coeur d'Alene (Idaho).

 

Fabrication du livre papier : 1 080 €

 

Impression en 400 exemplaires (format 17 x 21 cm à la française, environ 350 pages) : 2 550 €

 

Total : 3 630 €

 

 

Si votre générosité dépasse mes attentes, je pourrais alors financer les étapes suivantes :

- La fabrication du livre au format numérique : 1 400 € ;

- L'élaboration d'une identité visuelle : logo + picto : 750 € ;

- La création du site web des Éditions Serpentine : 1 500 €.

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ÉditionsSerpentine

Responsable éditorial dans le domaine des presses universitaires, chercheur en sciences sociales en France et au Canada

Derniers commentaires

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On pousse, on pousse, on pousse....
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bon courage, l'objectif est presque atteint
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Bravo pour la recherche de ces mémoires perdues, c'est aussi une recherche de justice et d'équilibre pour la mémoire de nos racines communes d'humanité.