Amener 3000 kilos de matériel vestimentaire et scolaire, dans le Haut Atlas du Maroc. Réaliser une exposition et un documentaire humanitaire.

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The project

                                                                            

 

                                              

 

Amener 3000 kilos de matériel vestimentaire et scolaire, pour le village « Ayet Hdidou » dans le Haut Atlas du Maroc.

 

Réaliser un documentaire humanitaire « Les enfants de l’hiver » sur la situation de précarité dans laquelle vivent les habitants de ces montagnes et la marginalisation économique et sociale dont ils souffrent.

 

Animer un atelier de dessin pour les enfants du village, et présenter leurs œuvres ainsi que les photographies du voyage, à travers l'organisation d'expositions dans plusieurs lieux au Maroc.

 

 

 

 

La passion du voyage et de la solidarité m’amène de ma ville natale  Casablanca, vers les montagnes du Haut Atlas du Maroc, un environnement rude en hiver, mais riche en expériences humaines.

Je me rend à la tribu « Ayet Hdidou », avec des denrées alimentaires, vêtements d'hiver, chaussures et bottes en plastiques, livres et manuels scolaires, crayons, cahiers, et des jouets. 

 

 

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Au cours de mon précédent voyage en Haut Atlas, m’y suis rendue seule au mois de Septembre 2012, emportant avec moi quelques lots de matériel vestimentaire et des jouets, contribution ainsi, à minima, au bonheur de quelques foyers.

 

Cette année, grâce à plusieurs sympathisants de la ville de Casablanca, j’ai pu constituer en 2 mois, une collecte de vêtements, chaussures, jouets, et livres, s’élevant à hauteur de 1300 kilos.

Je possède un équipement pour réaliser un film documentaire, 

« Les enfants de l’hiver ». 

Il s’agit récit des habitants du village « Ayet Hdidou » à travers leur mode de résistance au rude hiver qu’ils subissent chaque année.

Je serai en compagnie de quelques artistes sympathisants à cette cause, pour collaborer à la réalisation du film, et de l'animation d'un atelier de dessin pour les enfants du village. 

Au retour, une exposition des travaux artistiques des enfants et des photographies du voyage, sera organisée dans plusieurs lieux ouverts au grand public. 

 

 

 

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Cette expédition est prévue pour décembre 2013. Elle est dédiée aux habitants du village "Ayet Hdidou" et tend à leur offrir les dons citoyens et humanitaires, qui leur permettront de mieux supporter la neige et le froid.

 

 

 

Au milieu de ses montagnes, les "Ayet Hdidou" vivent sous le rythme des vents qui soufflent durant toute l'année. Dans les pâturages à 2600m d'altitude, ils élèvent des chèvres, fredonnant le chant des ancêtres, passant le temps ainsi, entre le travail et la contemplation.

Ils vivent dans leur village, dans des maisons de Terre bâties de leurs mains, collées les unes aux autres, par la solidarité et le soutien qui les unis à jamais pour le meilleur et pour le pire.

 

A l'intérieur, on allume le feu en soufflant de la chaleur du corps, avec patience et attention, pour y rajouter le bois des forêts. Des femmes et des hommes, parcourent des kilomètres, du lever jusqu'au coucher du soleil pour couper du bois et le réserver pour l'hiver qui arrive.

 

 

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J’ai été invitée dans des foyers pauvres, dont les membres travaillent dure pour préparer le pain et le lait qu’ils m’ont offerts avec un grand sourire. Me sentant aimée, j’acceptais avec plaisir les invitations, et voyageais de village en village en Haut Atlas, ne trouvant point d’exception à la règle du partage et de la générosité.

 

Désormais, le sentiment de solitude n’était plus qu’une illusion à mes yeux, car je suis devenue, membre de toutes ses familles, leur fille adoptive à toutes et à tous. Des inconnus, m’ont ouvert les bras, dans l’espoir innocent, d’avoir quelqu’un qui pense à eux au-delà de ces montagnes.

 

A mon retour, chez moi à Casablanca, plus rien n’était pareil. Tout me rappelait, les grandes leçons de sagesse et de simplicité que j’ai apprises aux côtés de « mama Aîcha » du village « Ayet Hdidou ».

Cette maman qui m’a adoptée parmi ses 5 enfants, qui m’appelait chaque jour, à sa table de déjeuner et de dîner au cours de mes vacances d’été en montagnes.

 

Certains après-midis, en buvant notre thé, elle se rappelait que l’hiver approche, ce temps d’inquiétudes est sans pitié, il enlève les nourrissants voir des enfants, il emporte aussi, et  trop vite les jeunes mères et les vieillards vers la mort.

 

 

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Les « Ayet Hdidou » comme tous les autres villageois, sont emprisonnés durant quelques mois de neiges, sans moyens pour atteindre les médecins et les hôpitaux des provinces...même les instituteurs ne peuvent atteindre les écoles, les enfants restant ainsi, sans instruction durant des mois, et cela, à chaque hiver qui passe.

 

Dans d'autres villages, et souvent, il n'y a pas d'école, pourtant ce sont bien les jeunes qui sont l'avenir et l'espoir de ses hautes montagnes.

Même si dans certaines communes  il y a une école primaire, ou un collège, hormis de très rares cas, les jeunes n'ont pas les moyens d'aller au lycée, et encore moins de poursuivre des études supérieures car il n'y pas de moyens de transport et les parents ne peuvent pas leur acheter des fournitures scolaires...

Souvent, ces parents ne possèdent rien de plus que quelques chèvres !

 

Les collectivités locales, à travers les élus, ont un pouvoir de mobilisation de la communauté mais l’utilisent peu. Beaucoup d’élus ne mesurent pas l’ampleur de leurs responsabilités dans le domaine de l’éducation.

La plupart ne font pas le choix politique d’investir dans ce secteur où les moyens financiers manquent réellement.

 

Un grand développement est à mettre en œuvre dans le secteur préscolaire moderne en milieu rural, ainsi qu’une révision de la carte scolaire du Maroc en recourant à des solutions novatrices telles que les transports scolaires adaptés.

Il faut renforcer la qualité de l’éducation et l’attrait des établissements (écoles, collèges, internats), et associer les parents à la vie des établissements éducatifs dans le Haut Atlas.

 

 

En attendant, «mama Aîcha » profite encore de la chaleur du soleil de l’été et de ce thé pour lequel elle devra faire souffrir ses mains de l’eau glacée pour les petits déjeuners de sa famille et pour toutes les autres tâches, dans son combat pour la survie de ses enfants.

Je ne pouvais me rappeler de ses moments avec elle, et rester sans rien faire, elle est désormais, ma mère des montagnes, et je suis sa fille de la ville…

 

 

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                                          Telle une terre qui me porte, elle m’a gardée par son attention

   Comme l’eau, sa sagesse résonne toujours dans mon esprit

   Comme un ciel, elle m’a couverte dans la nuit, avec sa laine

Ainsi, je reviendrai vers elle, pour la foi et l’espoir en la vie

 

 

 

Why fund it?

- Achat de denrées alimentaires non périssables

 

 

- Achat du matériel vestimentaire : vêtements d’hiver, chaussures d’hiver, bottes en plastique.

 

 

- Achat du matériel pédagogique : manuels scolaires, crayons, stylos, cahiers, livres imagés...

 

 

- Achat du matériel pour l'atelier de dessin : papiers, crayons de couleurs, aquarelles, calepins de dessin...

 

 

- Financement du voyage : location voiture adaptée à la montagne et capable de porter 3000 kilos de matériel, frais de restauration, frais de résidence.

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Amal Atlas

J’ai obtenu une licence en études linguistiques, et une seconde en design publicitaire, et j’ai choisi le domaine de la production audiovisuelle pour y travailler depuis 2006. En 2012, je suis partie m'installer tout l'été dans le Haut Atlas, que je ne visitais pas pour la première fois. Voyager seule, me donna ainsi, la possibilité de voir des paysages... See more