Soutenez la réalisation d'un film-documentaire avec et sur les Hadzabes, nomades chasseurs-cueilleurs de Tanzanie. Donnez leur la parole!

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Présentation détaillée du projet

J'ai clairement besoin des Hadzabes pour donner vie à ce projet ... AIDEZ-MOI !!

 

Pour découvrir le projet en version audio, le podcast c'est sur VOYAGECAST, épisode 60 !!

 

Quelques bruits de voix, des enfants qui jouent sur le sol ocre et poussiéreux, une odeur de feu de bois et des huttes éparses cachées entre les buissons secs au détour d'un baobab:

Vous voici dans le bush tanzanien, auprès des Hadzabes.

 

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                                                                                                                                      Photo by Jan, Intopicture.com

 

Lui, c'est Nn'on'a, le chef d'un groupe de Hadzabes. Son prénom se prononce difficilement puisqu'il est composé de clics, tout comme le reste de leur langue, l'hadzanee.

 

 

Q U I   S O N T - I L S ?

 

La terre ancestrale des Hadzabes s’étend tout autour du lac Eyasi. Ils sont considérés comme un "peuple premier", c'est à dire un peuple présent sur cette terre depuis ces origines. Leur langue, l'hadzanee est une langue à clics (composée de claquements de langues) qui n’est liée à aucune autre sur Terre (ni ailleurs, normalement...).

 

Le nomadisme a toujours été fragile face à la modernité.

 

Nomades vivant dans le bush tanzanien, dépendant de la chasse et de la cueillette, leur mode de vie rempli de savoirs et de techniques est en danger. La situation des Hadzabes a beaucoup changé en peu de décennies.

 

L'accès à la terre est le problème central.

 

Les peuples de chasseurs-cueilleurs ont développé des modes de vie qui sont en grande partie auto-suffisants et d'une diversité extraordinaire. Or ils ont besoin d'un vaste territoire pour vivre. Mais, quel gouvernement souhaiterait laisser " à l'abandon" une parcelle immense du territoire qui pourrait être rentabilisée ? L'économie tanzanienne se base en grande partie sur le tourisme et les très célèbres safaris.  De nombreuses ethnies sont chassées hors des grands espaces transformés en parc naturel où les touristes viennent apercevoir le Big Five. Ces dernières, des nomades pastoralistes tels que les Maasai ou les Barbaig migrent alors et se retrouvent à occuper le territoire ancestral des Hadzabes.  Les nomades chasseurs-cueilleurs, sans troupeaux pour prendre possession physiquement d'une terre, sont souvent perdant. de plus, la venue quotidienne de voiture de tourisme fait fuir le gros gibier loin du camp.

 

Il ne reste aux Hadzabes plus que 10% de leur territoire ancestral.

 

Face à ces problématiques, les Hadzabes entrent dans un cercle vicieux. Ils deviennent dépendants de l’argent apporté par les touristes pour se nourrir convenablement. Cela amène des achats inhabituels dans leur mode de vie: alcool, friandises, etc. Les problèmes d'alcoolisme ne sont pas rares dans les groupes de nomades sédentarisés dans les villages. Cependant, le tourisme n'a pas qu'un versant négatif puisque l'argent permet aussi l’achat d'eau ou de compléments pour les enfants en période sèche.

 

Cette explication n'est qu'une approche de la complexité des problématiques autour des Hadzabes.

Le plus important est de voir que le temps s'accélère et qu'il est urgent d'agir. Mais agir comment?

 

Les Hadzabes eux-même prennent conscience de ces changements. Ils sont les mieux placés pour nous expliquer les changements qu'ils souhaitent et ceux qu'ils subissent, ainsi que la manière dont il est intéressant d'agir.

 

Le projet "Les Hadzabes derrière la caméra" a pour but de leur donner la parole.

 

L ' E N V I E :

 

Mais pourquoi là bas?  Mais pourquoi eux?

 

C'est juste une histoire de hasard: quelques rencontres, un brin de folie, une grande dose de curiosité et je me suis retrouvée au milieu du bush à partager leur vie. Depuis je me démène pour avoir l'occasion d'y revenir, pour vivre à nouveau cet espace de liberté qu'ils ont su maintenir et m'intégrer de plus en plus dans cette vie si différente de tout ce que je n'ai jamais connu. Surtout, je voudrais vous ramener des bouts de leur vie pétillante. Je voudrais partager avec vous l'odeur du feu de bois partout dans le camp, la poussière sur leurs joues, les savoir-faire dans leurs mains, et les grands espaces qui se reflètent dans leur yeux. Tout ça je veux vous le montrer. Ils vont vous le raconter.

 

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                                                                                                            Photo by Jan, IntoPicture.com.

 

 

L E   F I L M - D O C U M E N T A I R E :

 

Un projet de film sans vidéo à l'appui... Quelle idée!

Malheureusement, lors de mon premier voyage mon vieil appareil photo, avec lequel j'avais réalisé plus de 400 photos illustrant la culture Hadza, m'a été volé sur le trajet retour.

Catastrophe? Non! Car grâce à vous ce n'est pas 400 photos mais bel et bien un film-documentaire réalisé avec la contribution très active du groupe de Hadzabes de Gorofani qui va être réalisé.

 

 Ce projet veut contribuer à la sauvegarde de la richesse culturelle d'une ethnie peu reconnue. Il a aussi pour but de lancer une dynamique dans ce groupe afin qu'ils se rapprochent des associations locales (dont l'UCRT) et qu'ils reprennent eux-mêmes la lutte pour leurs droits.

 

Ainsi en janvier 2015, je  repartirai pour trois mois près du lac Eyasi, afin de réaliser ce documentaire avec l'aide d'un groupe de Hadzabes  dont le chef est Nn'on'a (voir photos au-dessus).

 

L'audiovisuel est en effet un moyen puissant pour sensibiliser un large public aux problématiques des peuples indigènes et aux menaces qui pèsent sur leur existence. C'est un outil qui peut très certainement changer l'avenir d'une des populations les plus vulnérables de la planète.

 

Le choix précis de ce qu'il voudront montrer de leur culture devant la caméra permettra de lancer une dynamique au sein de ce groupe. Le scénario du documentaire et les différentes scènes seront choisis et réfléchis avec le groupe.

Chacun pourra choisir d'être devant ou derrière la caméra. Les scènes pourront être filmées dans leur vie quotidienne ou jouées s'ils préfèrent. Aucune voix off extérieure ne viendra parler pour eux.

L'esprit du documentaire est de leur permettre de prendre la parole, non de donner exclusivement mon avis personnel et extérieur.

 

Le film documentaire durera un peu plus d'une heure afin de pouvoir se décliner au format conférence. Ces dernières auront lieu dans divers endroits afin de toucher un public large et permettront d'intégrer le spectateur à la réflexion et de lui permettre de réagir sur ce sujet. Elles se dérouleront en particulier dans la région du Tarn et sur Toulouse ainsi qu'à Albertville en Savoie.

 

 

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                                                                                                               Photo prise par Jan, IntoPicture.com.

 

 

L E S   P A R T E N A I R E S :

 

A l'heure actuelle de précieux partenaires m'aident à réaliser ce projet ambitieux!

 

Le Grand Bivouac, festival du voyage situé à Albertville en Savoie m'a sélectionné pour faire partie de  sa Villa de voyageurs. Depuis Janvier 2014, deux week-ends de formations auprès de professionnels ainsi que le marrainage de Véronique Lapied  réalisatrice indépendante, m'ont permis de faire évoluer mon projet. Surtout, la diffusion du documentaire lors du festival du Grand Bivouac en Octobre 2015 sera le point d'orgue de cette aventure.

 

Le dispositif Action Jeunes Tarn financé par la région du Tarn et coordonné par Léo Lagrange me finance à hauteur de 750 euros. Surtout leur soutien permettra de diffuser le documentaire dans le Tarn lors de festivals, dans des écoles, collèges, MJC ou encore en maison de retraite.

 

La bourse AVI International coordonnée par l'association Culture-Aventure me finance à hauteur de 1000e et m'offre mon assurance voyage! Grâce à eux j'ai aussi eu la chance d'apparaître sur le site Voyageons-Autrement  :).

 

Clément Burelle, baroudeur expérimenté, monteur à ses heures perdus, co-créateur de l'asso   Globetrotte4Peace, éternel rêveur mais aussi camarade voyageur à la Villa du Grand Bivouac sera présent au montage. En échange de son aide précieuse, 1500euros de matériels seront offert pour le projet Vie de Quetzal !!

 

Magali Chapelan, jeune photographe, réalisatrice et technicienne vidéo me rejoindra en Tanzanie durant un mois sur les trois en tant que camera woman. Elle a, entre autres, réaliser le très beau Poney Kid, documentaire sur les ados de Dublin qui élèvent des chevaux en pleine zone urbaine. Film présent au festival Résistances! de Foix.

 

Grâce à sa présence le film sera d'autant plus esthétique et professionnel. Surtout, le contact avec le groupe Hadzabe sera d'autant plus facile et je pourrais me concentrer sur la réalisation et la prise de son!  

 

Enfin grâce à l'association Regards vers l'Autre j'ai pu participer à deux semaines de formations auprès de professionnels de l'audiovisuel, sur l'île de Groix,et déployer de nouvelles connaissances, savoir-faire et expériences dans l'audiovisuel.

 

Musa Herry sera présent sur place avec moi en tant que guide et interprète.

 

Mercis à eux!!

 

À quoi servira la collecte ?

Votre aide permettra :

 

- la prise en charge du coût du billet d'avion et de visa de Magali Chapelan, qui participe au projet en tant que bénévole.

-  l'achat du matériel restant, c'est-à-dire le trépied, l'objectif grand angle, les batteries de rechange et cartes SD ainsi que l'ordinateur portable d'occasion qui permettra la traduction des scènes du hadzanee vers l'anglais.

La caméra a déjà été achetée.

 

L E   B U D G E T :

 

Matériel 1 500,00 €

1 caméra Canon Legria HF G25 +  1 trépied + 1 objectif grand angle+ 1 ordinateur portable d'occasion+ Une dizaine de carte SD + 2 batteries de rechange

Permis 852,00 €

Permis de tournage en Tanzanie 1000$ + Visa + Village Development Fund

Transports de Marion 646.92 €

Avion France-Tanzanie  + Toulouse-Paris + transports sur place de Marion

(le départ à cheval sur le Nouvel An et réservé sept mois à l'avance a permis en prix de billet d'avion deux fois moins cher)

Transports de Magali 950,00 €

Avion France-Tanzanie  Visa Magali 50€

Hébergement: 40,00 €

Nourriture + eau 200,00 €

Guide-traducteur Musa Hery 755,00 €

(1050$)

Hadzabes 200,00 €

Communication 80,00 €

(accès ordinateur et recharge batteries)

Imprévus 100,00 €

Monteur Clément Burelle 1 500,00 €

(compensation matérielle)

Matériels pour diffusions 250,00 €

(vidéo projecteur, enceintes, etc)

 Déplacements diffusions 150,00 €

Communications diffusions 70,00 €

 

T O T A L   7 413,22 €

 

 

Les recettes:

 

La bourse AVI International: 1000.00€.

La bourse Action Jeunes Tarn: 750.00€.

Le financement participatif: 2000.00€ espérés.

L'apport personnel: 3663.22€

 

 

Merci mille fois pour votre soutien!!

Et que Ishoko* veille sur vous !

 

 

*Les Hadzabes prient un dieu appelé Haine, qu'ils associent au Soleil, Ishoko en Hadzanee.

Photo1055-1409670765Nn'on'a, moi, Panda et Sitoti, priant Haine afin que je revienne.

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Marion Ishoko

Actuellement étudiante en sociologie et ethnologie à l'université Toulouse II- le Mirail. Tout commence en 2011 lorsque je pars en Angleterre seule avec mon vélo (et un imperméable), à la rencontre de personnes qui veulent vivre autrement, en accord avec leur environnement. Réveillée par la pluie, le voyage, les rencontres et l'énergie qu'elles... Voir la suite

Derniers commentaires

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J'attendais la fin pour voir combien il aurait manqué, ravie que ton projet soit arrivé au bout ! Bon voyage !
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En souvenir de Groix et bon voyage. Hâte de voir le documentaire. Alexandre
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Allez allez