Création d'un spectacle en forêt avec la participation des habitants voisins, par la compagnie drômoise l'Octobre théâtral

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Présentation détaillée du projet

Ce projet de spectacle a de multiples sources.

Tout d'abord, une compagnie, l'Octobre théâtral, qui a eu envie de rompre avec la logique des tournées de spectacle, où l'on traverse des villes sans les connaître, et donc de réfléchir à une création spécifique pour un endroit et avec ses habitants.

Ensuite, un lieu, la Forêt de Saoû, navire de verdure au coeur de la Drôme, dont nous sommes tombés amoureux.

Enfin, une place centrale accordée à l'écriture : celle de Samaël Steiner, l'auteur associé à la compagnie, conjuguée à un processus d'écriture collective, par le biais d'ateliers menés pendant 6 mois avec 15 habitants des environs de Saoû, qui prendront part au spectacle.

 

Tous ces éléments convergeront les 24, 25 et 28 mai 2014 vers le spectacle Les Lunes sortent de l'eau, présenté en déambulation dans la Forêt de Saoû, dans le cadre de la Fête de la nature, organisée par le Conseil Général de la Drôme. L'entrée sera libre.

 

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Le projet

Au départ, il y a cette forêt. Choisie comme lieu de spectacle mais surtout comme espace de rencontre, elle nous a poussés à inviter une quinzaine de personnes habitant les environs à nous rejoindre.

Ainsi, la création de ce spectacle se déroule en deux temps :

De novembre 2013 à mai 2014, des ateliers d’écriture sont menés avec les habitants, une fois par mois, à Saoû. En parallèle, la compagnie travaille à l'élaboration d'un fil rouge.

Ensuite, au mois de mai, un travail de mise en scène et de répétition réunit compagnie et amateurs en vue de donner 3 représentations, fin mai, dans la forêt, à la tombée de la nuit.

 

Les ateliers d'écriture

Dans un premier temps, les ateliers d’écriture sont là pour se rencontrer autour des questions que nous, compagnie, apportons. Se rencontrer et écrire ensemble, au delà de la question de qui est auteur et qui ne l’est pas, écrire pour s’exprimer sur cette forêt, sur d’autres forêts.C'est évidemment la nature dans son ensemble (en tant que ce qui nous entoure) qui est interpellée, à partir des forêts, et la manière dont nous la regardons, la traversons, l'aménageons.... Puis, petit à petit, commencer à constituer le texte du spectacle. La compagnie est, quant à elle, garante de la trame, du fil rouge (structure dramaturgique).

Ce qui s'écrit au sein des ateliers d’écriture, c’est la parole des lunes. Le projet est que chaque habitant soit une lune et soit, de cette manière, responsable d’une parole, celle qu’il écrit, celle qu’il se donne à dire. Les deux autres personnages sont interprétés par un acteur et une danseuse professionnels, tous deux membres de la compagnie.

Parallèlement au travail d'écriture, et comme un écho aux ateliers mensuels, nous publions un journal de création (LES LUNES journal de création - voir ci-dessous), diffusé à Saoû et environs, pour donner des nouvelles du spectacle en train de se faire.

 

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La fable

Les spectateurs sont emmenés jusqu'à une clairière voisine par un chercheur qui a trouvé une plante incroyablement nourricière, ne demandant que peu de ressource, et aidant, par l’action de ses racines, à lutter contre l’érosion des sols. Il veut, avant que ne débutent de grands travaux, tenir une conférence, en milieu naturel, pour présenter sa découverte. Si le projet est louable et témoigne d'un intérêt réel porté à l'environnement et à sa sauvegarde, la frénésie du discours va, par moments, entraîner ce chercheur dans une logique plus utilitariste de la nature, plus "conquérante". Ce personnage sera, tout au long du spectacle, pris dans cette contradiction, sans jamais verser abruptement et définitivement d'un côté ou d'un autre. Les deux logiques s'affrontent au sein même de son projet, au sein même de son discours et nous ne trancherons pas. C'est ce discours que vont venir interrompre une danseuse qui s'exerce dans cette clairière et un ensemble de lunes réunies en sabbat, cette nuit là dans la forêt.  

 

Partant de ce qui pourrait être une légende, mais que nous avons soigneusement inventée, la fable met en scène une vingtaine de lunes qui sortent des eaux et arrivent au milieu des bois. Comme s’il y avait toujours eu quantité de lunes, mais qu’elles venaient briller chacune à leur tour. Ce soir elles sont toutes là, ou en tous les cas bon nombre d’entre elles. Si ce sont des entités féminines, elles peuvent pourtant être tout aussi bien homme que femme. Elles prennent la parole, tour à tour, pour évoquer ces forêts qu'elle gardent, qu'elles surveillent, qu'elles éclairent, depuis parfois plusieurs siècles.

 

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L'équipe

Avec Gabrielle Weisbuch, Alexandre Schaffhauser

et quinze habitants des environs de Saoû

Texte et lumière : Samaël Steiner

Administration de production : Marion Dupouy

Scénographie : Laura Krompholtz, Morgane Frémaux

Costumes : Morgane Ducord

Régie générale et lumière : Alexandre Bazan

 

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Les étapes de création

Elles sont diverses :

- de septembre 2013 à mars 2014 : période de répétition de la compagnie en salle, pour un premier travail de fond sur la trame du spectacle, et des premières improvisations de jeu

- de novembre 2013 à février 2014 : résidences d'écriture de l'auteur

- d'octobre 2013 à mai 2014 : ateliers d'écriture mensuels avec les habitants, puis mise en jeu

- mai 2014 : répétitions de la compagnie avec les habitants.

- samedi 24, dimanche 25 et mercredi 28 mai à 20h : représentations "Les Lunes sortent de l'eau"

 

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"Je suis une forêt

 

Je suis une forêt où des arbres ne dorment pas pendant que d’autres dorment.

Je suis une forêt avec ses siècles de terre et d’humus (d’où l’on tire humilité et humiliation, rapport au sol) et bien sûr les roches, et les renards, biches et cerfs, lapins et mulots, grenouilles, coléoptères et fourmis, gardiennes et gardiens du feu sauvage, à flammes rousses. Je n’oublie pas les oiseaux.

Je suis une forêt vosgienne où pourtant le lynx est parfois devenu lion de bohème.

Je suis une forêt avec ses sols qu’il faut entretenir, nourrir, cultiver sans relâche, et laisser libre d’air – sans oublier les temps de jachère, si important !

Je suis une forêt et la lumière me heurte et me traverse, selon que je la reflète ou l’absorbe, selon le vent et le jeu des feuilles, chacune avec son mouvement.

Je suis une forêt agitée et trouble, la paix y est toujours bruyante.

 

Je suis une forêt où des arbres ne dorment pas pendant que d’autres dorment, et lorsque l’un d’eux tombe – soit qu’il soit arraché, soit abattu pour combustible ou charpente neuve – il faut parfois le replanter, quand on peut, quand cela est possible et qu’il n’est pas trop tard ; ou laisser béante s’ouvrir une clairière, parce qu’il est des rencontres dont on ne revient pas.

 

Je suis une forêt entière, peuplée d'une vie sans limite, et si tu m'invites à ta table, je ne passerai pas par la chatière, laissant dehors arbres, renards, sols et roches. Je serai là, forêt entière, avec mes contradictions, qui ne sont pas un malentendu, mais l'expression de ce qui vit."

 

Samaël Steiner - Texte accompagnant le travail

À quoi servira la collecte ?

Après des projets menés en parallèle, il s'agit de la première création portée totalement par la compagnie, et sur son terrain d'implantation, la Drôme. Malgré un soutien logistique ou de services de plusieurs partenaires (accueil en résidence à La Gare à Coulisses et à la MJC du Grand Charran de Valence, prêt de local par la Mairie de Saoû...), nous n'avons actuellement pas de confirmation de soutien financier (demandes de subvention auprès du Conseil Général, de la communauté de commune du Val de Drôme et de la Région Rhône Alpes).

 

Le seuil de 2500 € que nous avons fixé est clairement un minimum, indispensable, mais nous espérons atteindre une somme plus élevée : notre objectif est non seulement que le projet se fasse, mais qu'il se fasse dans de bonnes conditions.

La collecte servira en tout premier lieu à financer la partie technique de notre projet, condition sine qua non de sa réalisation : le spectacle ayant lieu dans une forêt, nous aurons besoin d'un groupe électrogène et d'un équipement son et lumière adapté à la forêt (1600 €).

Elle servira également à l'achat des matériaux nécessaires à la réalisation de la scénographie et des costumes (700 €).

Grâce à cette collecte nous pourrons également imprimer des affiches et des tracts, indispensables à la promotion des représentations (200 €).

 

A noter que le site kisskissbankbank retient 8% (commission et frais bancaires) de la somme récoltée, ce qui représenterait au minimum 200 €.

Si notre objectif de collecte est dépassé, nous pourrons couvrir les frais de déplacements (plusieurs trajets en train ou véhicule depuis Paris, Lyon, Auch, Valence) et de résidence de l'équipe (location d'un gîte sur place, repas) sur les temps de répétition et de représentations.

Une enveloppe supplémentaire nous permettra d'offrir au projet une dimension visuelle et mémorielle : un travail photographique sur l'ensemble du projet, pendant les résidences et les représentations, afin de garder une trace de cette aventure, par définition unique.

 

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Cie l'Octobre théâtral

Au carrefour des rencontres qui ont provoqué la naissance de la compagnie l’Octobre Théâtral, se trouve tout d’abord l’envie d’un théâtre qui puise son terreau dans le monde qui nous entoure. L’écriture poétique, qui permet de questionner ce réel sur un plateau de théâtre, rassemble également la compagnie, notamment autour des textes de Samaël... Voir la suite

Derniers commentaires

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Un grand bonjour de Sara en Alsace, je pense à vous !
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En tout cas le projet met en appétit... Hauts les coeurs!
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Bon courage !