Aidez moi à financer un documentaire sur 12 Paulistanas qui se racontent, se confient et nous font découvrir leur ville, São Paulo au Brésil

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Présentation détaillée du projet

 

Le 7 Novembre 97, en provenance directe de Paris, j’ai posé ma valise dans un sobrado (maison à étages) de la Villa Beatriz, RUA JURANDA 111 à SÃO PAULO.

 

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Pendant 6 ans j’ai arpenté cette petite rue inclinée de l’ouest de São Paulo, tellement pentue que même les chiens s'en détournent … bordée d’un petit parc avec un terrain de pelada (football), proche de maisons magnifiques et d’une favela … aujourd’hui la favela a disparu, comme le terrain de football … j’y ai côtoyé des gens de toutes sortes, mes voisins…J’ai aimé mon quartier. Le barbier au coin de la rue … La musique du camion de gaz … Le boteco( petit bar-resto) de Joao … La boulangerie qui vend de la bière … Le sifflet du garde nocturne qui passe sur sa moto … Le pas tranquille de Seu Daniel … Le rire de Ratinho, le livreur d’eau … Les cris des enfants qui jouent, et le petit pont en bas qui emporte la rue vers le quartier de Vila Madalena.

 

 

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La RUA JURANDA est devenue ma rue. Sao Paulo ma ville, et ce pays, mon nouveau pays. Dans cette rue, j’ai découvert un peuple à nul autre pareil, qui accepte les différences et en rie, un peuple qui souffre mais n’oublie pas de danser et de s’amuser. Un peuple qui veut vivre sa vie, et que le mot crise, qui effraie tant les européens, laisse de marbre. C’est un peuple qui prend l’avenir à bras le corps, qui bouge, qui respire, qui groove, un peuple qui jouit de la vie. Les gens parlent à toute vitesse, avec les mains, avec les bras, ils parlent avec tout leur corps. Ce sont des danseurs, jusque dans la parole ! La musique de leur Samba n’est que le battement d’un énorme cœur humain. J’ai dansé sur leur musique, je me suis baigné dans leur philosophie comme on se rafraîchit dans la mer. J’ai bu dans leur sourire comme on trinque avec un ami. J’ai plongé dans le mouvement de ce peuple en marche.

A mon retour en France, j’ai gardé le goût du brésil sur ma peau et dans ma bouche. Il ne se passe pas un jour sans que mon esprit ne s’y envole, dans le vent des souvenirs ou sur les ailes des projets que j’essaye de mener dans ce brésil tant aimé.

C’est un pays attachant qui ne me quitte plus.

 

Avec 180 millions d'habitants, le Brésil est le 5e pays le plus peuplé au monde et la majorité de la population est urbaine. Toutes ces villes sont impliquées dans la coupe du monde de 2014, Rio accueille en plus les JO en 2016.

 

São Paulo raconte l’histoire du Brésil, passé, présent et avenir. C'est la ville qui avance le Brésil.

 

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Pour parler de cette ville, de ma ville, je voudrais réaliser un film que j’ai voulu traversé par des témoignages de femmes et qui sera restitué sous forme d'un documentaire de 52' ainsi que d'un web-doc de 12 portraits et vidéos satellites.

 

"Les femmes sont, depuis la nuit des temps, les gardiennes de la semence quelle soit du blé ou de l’homme" me raconte Coline Serreau lors d'un entretien. De fait elles sont le futur, le lendemain, la promesse. Les femmes ont un regard plus juste de la vie, le social et l’humain sont pris en considération, la relation à la nature est inscrite dans leur sang, elles ont une conscience plus grande de la valeur de la vie, certainement du fait qu’elles la donnent.

J’aime l’idée du regard de la femme sur le monde et ce regard vaut mille expertises. 

Ces femmes parlent de leur ville, comment elles l’ont connu, comment elles l’ont construit, comment elles s’y sont construites. Ce qu’elles ont gagné, ce qu’elles ont perdu. Une promenade sur un siècle en conversation avec elles.

 

je vous les présente:

Aracela Pasqualli de 95 ans, la révolutionnaire de 1932. Elle est la plus importante, celle qui va tisser notre histoire et l’Histoire.

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Marta Suplicy Ministre de la culture actuelle qui fut maire de São Paulo de 2000 à 2004 , ministre du tourisme en 2007 et 2008

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Adriana Couto journaliste, présentatrice de programmes de la TV Cultura (chaine hertzienne nationale)

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Marta Aparecida Dos Santos employée de maison

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Céu, artiste brésilienne qui raconte son urbanité dans son dernier album Vagarosa … la bande son du documentaire?

 

Rozália chauffeur de bus dans cette mégapole de 20 millions d’habitants, sur la ligne 748F Lapa de la compagnie du Chat Noir

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Denise Krausz une héritière qui gère ses biens

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Lais Bodansky  réalisatrice de films," as melhores coisas do mundo", "Chega de Saudade", "Bicho de 7 Cabeças" 

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Madalena, 1ère coursier moto femme de SP c’est possible ?

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Ce sont celles qui ont donné leur accord, je les ai déjà rencontré, pour certaines même filmées. J'aime ces femmes.

 

Il me manque 4 personnes pour terminer de raconter mon histoire, ou plutôt la leur.

 

Ces femmes parlent de leur ville, dans une suite de conversations, formelles ou non ; elles sont d’origines et de milieux les plus variés. Chacune d’elle par son histoire laisse apparaître un peu de sa nature

La conversation avec la plus ancienne, la doyenne, sert de fil rouge, c’est son récit, son histoire chronologique ou non, comme elle vient, comme un flot qui nous emporte dans les rues de la ville. Elle appelle les autres témoignages, mentionnant une époque, elle fait naître une autre de ces femmes qui vient participer du récit, de la narration de cette ville.

 

São Paulo - Une ville géante.

Elle s’est construit à partir d’un collège de jésuites puis a participé de l’exploration du Brésil avant de devenir la plus grande ville du Brésil avec presque 20 millions de personnes sur son agglomération.

 

Comment raconter Sao Paulo …Des avenues qui grimpent vers le ciel, qui font le gros dos sur l’horizon…( comme à San Francisco) . La circulation dense, infernale. Voitures, motos, camions, autobus, à droite, à gauche, partout, qui foncent, changent de file sans clignotant, c’est l’enfer de tous les jours sur la «  Marginale » (le périph) et les vendeurs de boissons fraîches, debout dans le trafic intense !

C’est une ville qui vit 24h/24, une course permanente vers la modernité, les immeubles qui poussent les maisons hors la ville, croquant à pleines dents les arbres verts des quartiers encore préservés. Une ville champignon qui n’arrête pas de se transformer, de se modifier, de se secouer. Avec des zones épargnées encore. L’impression d’un chantier permanent accompagne les avenues, j’ai du mal à imaginer cette ville un siècle en arrière.

Par les yeux de ces femmes, presque un siècle va être dévoilé devant nous. Elles ont accepté de m’ouvrir leurs cœurs pour me révéler la vérité quotidienne de leur ville.

Tout au long de leurs témoignages, on voit leur vie,  on comprend la ville, on l’entend. Elle fait peur parfois, elle nous fait trembler. La vie de tous les jours n’est pas tous les jours facile.  Ces femmes parlent et parlent, elles déroulent leur ville dans les rires et les larmes, nous expliquent qui elles sont et comment elles vivent et comment elles s’expriment dans cette ville.

 

Le documentaire qui croise et décroise les témoignages de ces femmes, leur quotidien, leurs mouvements, la camera complice les accompagne, comme on surfe sur une vague les commentaires nous emportent au long des journées, nous emmène sur les lieux qu’elles témoignent.

les premières amours, les odeurs qui emportent, une chanson, une poésie de l’enfance, une trace qui vous renvoie à ce passé immanquablement, les origines, comment elles sont devenues paulistas, comment garder les gestes de douceur d’une mère après 3 heures de transport, comment faire son chemin dans un monde sans rêve, comment trouver le temps de vivre toutes ses vies ?  c’est quoi votre demain, on peut encore jouer à l’amour dans une ville de 20 Millions d’habitants, c’est quoi le monde, l’humanité, l’enseignement, les terreurs, les peurs, l’étranger, le Brésil dans le monde …

 

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Plan grand angle ; Nous sommes dans l’appartement de Aracela qui est assise dans son fauteuil.

 

Aracela : « Je suis née en 1918 dans le quartier du Pacaembu, rue TUPI. A cette époque le quartier du Pacaembu commençait à peine ».

 

            ANIMATION Vu d’une carte de la ville de 1918, on pointe l’endroit dont parle Aracela

 

Aracela : C’était juste quelques rues qui arrivaient dans une vallée. La ville vivait dans le centre de São Paulo, les quartiers étaient à peine en formation.

 

ANIMATION Succession de photos d’époque qui arrive sur un fond blanc, qui sert de toile à une animation graphique et picturale réalisée par Gian Disarno, autre paulistano.

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Chaque femme raconte la ville à sa manière en nous faisant pénétrer dans son univers … comme autant de pages colorées que l’on feuillette en passant de l’une à l’autre, en y revenant une autre fois pour y découvrir une nouvelle couleur … autant de touches, de pinceaux, pour une même toile, São Paulo.

Durant deux ou trois journées, je suivrais chacune d‘elle dans son quotidien, son quartier, sa maison, son univers pour essayer de la situer dans son rapport à la ville, à la vie  … attraper un peu de l’humanité de ces femmes dans la simplicité et l’allégresse de la vie qu’offre ce pays incroyable … par les images, montrer cette ville gigantesque, la manière dont elles la vivent, la transpirent, la respirent, la vomissent et la vénèrent … croiser la vie de ces femmes sous des tropiques bien urbains …

 

Pour que certains puissent participer un peu plus du projet, j'ai pensé ouvrir un oeil sur mon studio durant la période de montage. Un lien privilégié audio et vidéo qui me permettra de discuter avec mes kisskissbankers bien généreux. à découvrir dans les contreparties.

 

 

À quoi servira la collecte ?

La collecte servira à plusieurs choses.

 

TOURNAGE: - 4.500€ 

Je dois retourner au Brésil 4 semaines pour réaliser certains portraits et en terminer certains autres.

En effet j'ai commencé les tournages lors d'un précédent voyage, ce qui m'a permis de mieux définir le projet. Pour conclure je voudrais avoir des images plus personnelles de ces femmes, plus intimes. Ce ne sera pas possible avec toutes mais certaines s'y prêteront. Enfin je dois compléter les portraits. 4 femmes doivent encore se dévoiler devant la caméra, une jeune adolescente de bonne famille, une jeune femme du milieu ouvrier, une artiste peintre et enfin Céu, chanteuse paulistana. les 4.500€ servent à payer le billet d'avion, la location de matériel, l'hébergement et restauration. J'aurais aussi besoin d'aide technique et de sécurité sur place. 

 

POSTPRODUCTION: 

Habillage - 4 semaines - 6.000€

je voudrais habiller les confidences de ces paulistanas par des images de la ville de São Paulo et aussi par des animations papier, peinture etc... cet habillage serait fait par le studio Via Friuli - São Paulo au travers du travail de Gian Disarno. Gian est un designer Paulistano d'une belle sensibilité artistique, très ancré dans son urbanité. suivez ce lien pour avoir un petit aperçu de son travail

https://vimeo.com/21981020

 

Montage étalonnage - 4 semaines - 5.000€

le travail de Gian disarno et les portraits seront assemblés par mes soins. Les deux formats, documentaire et web-documentaire, seront traités simultanément afin d'optimiser les investissements.

 

DIFFUSION

Création d'un site dédié - 2500€

Pour la diffusion de ce projet dans sa forme web-documentaire il est nécessaire de créer une plateforme sur laquelle vous pourrez naviguer sur l'ensemble des portraits et des vidéos périphériques. 

D'autre part le documentaire dans sa version 52' sera diffusé dans un réseau de cinéma en Drôme/Ardèche, la SCOP Le Navire. Ensuite une diffusion "nationale" sera envisagé au travers des salles de cinéma art et essai.

 

Ces 18.000€ ne représente qu'une partie du projet global que j'estime à 30.000€. Mais permettront de le faire vivre et de lancer sa diffusion. 

 

 

 

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Pascal Marie Blanchard

Je suis plongé dans l’image et la composition de celle ci depuis très longtemps, photo, paysagisme, design, publicité, vidéoclip, théâtre ont jalonné mon expérience professionnelle. Passionné de photo et formé en paysagisme je suis parti à Ibiza en 1985 pour créer un société de design de jardin, qui est rapidement devenu de design tout court. J'ai été... Voir la suite