Les Réfugiés de la Nuit Polaire est un film documentaire. Aidez-nous pour le second tournage en juin 2013, aux iles Lofoten, Norvège

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Présentation détaillée du projet

 

Les Réfugiés de la Nuit Polaire

 

Sur une île du cercle polaire, un village de pêcheurs norvégiens hérite d'un centre de demandeurs d'asile. Réunis par les hasards de l'exil, Salek et Oussama tentent de s'en sortir. Entre le théâtre local et l'usine de poisson, l'école et les pistes de ski, ils découvrent cette Norvège du bout du monde, et ses habitants aussi étranges qu'accueillants

 

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Le Mottak, ancien hôtel reconverti en centre d'accueil pour demandeurs d'asile.

 

 

Pourquoi faire un film sur les réfugiés, en Norvège ?

 

La Norvège est une pétro-monarchie. C'est le pays le plus développé et le plus démocratique au monde.  Et parmi les plus riches. 12% de sa population est d'origine étrangère.

 

Quand ils arrivent, la plupart des réfugiés se regroupent à Oslo. Pour éviter un effet de ghettoïsation, l'administration norvégienne les envoie dans un des soixante centres qui quadrillent le pays. Ils y  attendent, parfois pendant plus de deux ans, une réponse pour leur dossier. C'est dans un de ces centres que nous sommes allés. 

 

 

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Les îles Lofoten, Leknes est la capitale administrative de l'île de Vestvagoy.

 

 

 

Stamsund se trouve sur les îles Lofoten, au dessus du cercle polaire. Le petit village de pêcheurs norvégiens s’éteint peu à peu. La poste et la banque ont fermé, le bar local n’est ouvert que trois jours par semaine. Reste trois théâtres locaux et un ancien hôtel seventies: le Mottak, qui abrite désormais… Un centre de 150 demandeurs d’asile.

 

Dans l'arrière-salle du restaurant transformée en cuisine communautaire, des enfants Ingouches écoutent chanter un vieux poète Somalien. Au sous-sol, tandis que retentissent les chants orthodoxes de la prière érythréenne, un boxeur Afghan frappe en rythme un sac de sable. Nous somme au Mottak.

 

 

 

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Salek, lors d'une sortie en ville. A sa gauche, une ancienne ministre du gouvernement.

 

 

 

 

 

L'histoire

 

 

 

C'est une longue histoire. Le genre de celles qui n'arrivent qu'ici, dans ce petit village où cohabitent pêcheurs, théâtreux et réfugiés de guerre, sur moins d'un kilomètre carré. Stamsund: son port, son usine, sa route gelée. Comme tous les matins Salek fait le chemin qui sépare le Centre de Réfugiés du Teater Nor. A l'intérieur de l'immense bâtiment, une musique étrange fait vibrer les murs. Des chiens aboient réveillant un acteur ventripotent assoupi sur le parquet. Salek grimpe les escaliers, et retrouve à l'étage, un chevelu à la gueule de viking délavé qui s'agite face à la scène. C'est Thorbjorn, metteur en scène venu d'Oslo, qui dirige ce théâtre depuis 25 ans. Voilà que ce Norvégien fou de Shakespeare s'est mis en tête de faire jouer Salek. Voilà comment un militant politique indépendantiste du Sahara Occidental s'est retrouvé sur les planches d'un théâtre norvégien alternatif.  Une longue histoire, comme toute celles que l'on trouve ici.

 

 

Oussama, lui, est un rescapé de la guerre de Syrie. C'est à l'usine de poisson qu'il découvre les subtilités norvégiennes. Découpe de la morue, salage de la morue, emballage de la morue. Il fait partie des ouvriers qui préparent ce poisson en boite, qu'on retrouve partout. Oussama et Salek sont amis.

Entre le Syrien taiseux et le Sahraoui rebelle est né un compagnonnage fait de prières à la mosquée, de balades en montagne et d'interminables débats politiques, footballistiques ou religieux. Mais une frontière invisible sépare les deux camarades. Pour Oussama, le Syrien, la voie semble tracée : il doit apprendre la langue et trouver un job. L'administration lui a accordé l'asile politique. Un précieux sésame refusé à Salek qui risque pour sa part l'expulsion de Norvège.  

 

Autour du poisson péché le matin même, on discute avec d'autres amis du Centre. L'hiver a été glacial, l'été s'annonce radieux. Aux iles Lofoten on dit que c'est la saison du partage et des rencontres. Les jeunes envahiront l'île pour le festival international de théâtre. Le soleil aura cessé de se coucher, brillant jusqu'à minuit.

 

 

 

 

 

 

 

Trois jours par semaine, c'est école, pour apprendre le norvégienCapture_d__cran_2013-05-03___17.39.52

 

 

L'équipe

 

Charles Emptaz est reporter. Après des débuts à Canal Plus, il collabore avec Arte, M6 et France 4. Jonathan Châtel est auteur et metteur en scène franco-norvégien (Le Petit Eyolf)  il enseigne également la mise en scène à Bruxelles.  Amis depuis le lycée, l'un et l'autre s'intéressent à la question de l'exil, des migrations. Ils ont été rejoints par la productrice Nora Philippe et sa société, Les Films de l'Air. http://lesfilmsdelair.com/

 

A l’image, le film bénéficie de l’apport de la très chevronnée Nathalie Durand, chef-opératrice sur plus d'une vingtaine de longs-métrages (Julie Gavras, Fabienne Berthaud, Roger Michell). Ghassan Al Zabri, ancien réfugié palestinien, polyglotte et désormais ingénieur du son en Norvège, est notre  preneur de son et interprète.

 

 

 

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Le Mottak, en hiver. 

 

À quoi servira la collecte ?

 

Le film, sa production.

 

Depuis 2010, nous sommes partis deux fois en repérage sur l’île. Le scénario que nous avons écrit a ensuite obtenu une aide à l'écriture du Centre national de la cinématographie (CNC) puis une aide au développement. En 2012, le projet a reçu une aide importante du programme européen MEDIA, qui nous a permis de financer un premier tournage. Mais pour boucler le budget, assurer un deuxième tournage et la post-production du film, nous avons besoin de fonds complémentaires.

 

Le film, dont il existera des versions française, norvégienne, et anglaise, sera diffusé à la télévision – des discussions sont en cours avec les chaînes françaises et norvégiennes. Il sera projeté aussi et surtout dans des festivals en Europe. Si nous réussissons à réunir assez de financements, nous ambitionnons une sortie en salle. Le film sera terminé en novembre 2013.

 

Pourquoi demander votre aide maintenant?

 

Pour repartir, en juin, finir le tournage de notre film. Nous suivons Oussama et Salek : en hiver, quand le soleil n'éclaire l’île que trois heures par jour et en été, là où il ne se couche quasiment jamais. La première saison est déjà tournée.

 

L'argent réuni servira au deuxième tournage pour payer le voyage, le logement, l’équipe, la location du matériel technique. La Norvège est le pays le plus cher au monde.

 

Nous demandons 7500 euros et nous espérons plus ! Nous avons peu de temps pour cette récolte et nous avons voulu être au plus proche d'un objectif accessible. Si nous obtenons plus, nous nous servirons de cet argent pour la post-production. Cela va des traductions au montage en passant par une quantité de postes de dépenses tel que l'étalonnage, la sortie K7 (grand format) le mixage son etc. 

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CharlesEmptaz&JonathanChatel

Né à Paris en 1981, Charles Emptaz est journaliste. Après des débuts à Canal Plus il collabore à M6, France 4, et Arte pour des reportages au long cours. Jonathan Châtel est franco norvégien, auteur et metteur en scène de théatre. Parisien, il est né en 1979

Derniers commentaires

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Ouai!!!!!!!!!
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Fingers crossed and break a leg!
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Bonne chance