Le projet présenté aujourd’hui est un documentaire qui se place dans la continuité de mon engagement envers la protection du monde marin. En collaboration avec LONGITUDE 181 NATURE, mon objectif est de sensibiliser un maximum de personnes sur l’urgente nécessité d’agir... Seulement, sur Praslin, isolé dans l’Océan Indien, chaque action entreprise est plus compliquée, car il est difficile de trouver les matériaux nécessaires, et délicat de mettre en place une logistique pour mener à bien les projets... Malgré toutes ces contraintes, lentement mais sûrement, et à l’image du corail, les solutions ont étés trouvées… Malgré le manque de moyens, le manque de main d’œuvre ou de logistique, la passion, et l’enthousiasme de chacun ont su surmonter tous les obstacles et faire naitre ce projet.

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The project

 

 

 

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« Bien que les récifs coralliens occupent moins de 0.5 % du fond des océans, ils font vivre 25 % de toutes les espèces marines.

Des coraux, aux crabes, en passant par les seiches, les invertébrés constituent la majorité des espèces qui peuplent les océans. Mais leur importance se fait sentir bien au-delà du monde sous-marin… Au fil des millénaires, leurs corps fossilisés, leurs coquilles et leurs squelettes ont formés les strates de calcaire et de craies, qui couvrent d’immenses étendues d’Asie, d’Europe et du continent Américain. Malgré leur petite taille ce sont eux qui en l’espace de 2 Milliards d’années ont façonnés notre planète... » (Extrait du documentaire « LIFE »).

 

Pour mon troisième documentaire ( Les deux premiers visibles en fin de page), nous découvrirons différentes façons de contribuer à la reconstruction des récifs de coraux aux Seychelles, plus précisément à Praslin. Nous distinguerons deux méthodes utilisées par des organismes scientifiques présents sur place. Puis une troisième méthode, qui reflète assez bien une de mes phrases favorite : « un geste plus un geste... ».

 

En 1998, le passage d’El Niño a entraîné une montée en température des eaux océaniques et fut à l’origine d’un des blanchiments les plus sévères des récifs coralliens dans le monde. Rappelons que lorsqu’un corail blanchit, c’est qu’il est mort… Les récifs des Seychelles ont particulièrement souffert et c’est finalement plus de 80% des coraux qui ont été perdus. De plus, le tsunami de 2004 y a ajouté un facteur physique : la force et la violence des vagues successives ont fini d’achever la destruction du corail en le brisant.

 

Depuis ces deux catastrophes écologiques successives, on constate une bonne repousse des coraux situés sur les roches granitiques. Mais ceux dont le substrat est minéral (constitué de carbonate de calcium), présentent une récupération plus difficile, car ils sont exposés à l’action des vagues et les algues ont également tendance à prendre la place inoccupée.

 

« Nature Seychelles », une ONG (Organisation non Gouvernementale) en charge de l’île de Cousin, a décidé de mettre en place un projet de restauration du corail, financé par USAID (U.S Agency for International Development) et UNDP/GEF (United Nations Development Program/ Global Environment Facility). Ce projet consiste à aider le récif de l’île de Cousin à recouvrir sa santé et à envisager un plan pour les autres sites autour de Praslin.

 

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I. Première Méthode de restauration

 

« La Nurserie de Corail »

 

La méthode de restauration employée ici se nomme « la nurserie de corail ». Développé par le Professeur Rinkevich en 1995, ce concept a montré des résultats prometteurs et fut adopté puis ajusté sur différents récifs, notamment en Jamaïque, aux Philippines, en Thaïlande, à Singapour, en Israël…

 

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Première étape :

 

Le concept de nurserie consiste en deux étapes. D'abord, des fragments de coraux sont collectés sur des colonies saines. Jamais plus de 10% est ponctionné, ce qui permet ainsi une récupération sans difficulté des colonies. Il est également possible d’utiliser les opportunités de la nature, en ramassant simplement sur le fond des morceaux déjà cassés qui finiraient par mourir.

 

Ces fragments sont disposés en ligne sur des cordes parallèles, et vont grandir dans des conditions optimales, loin de toutes menaces humaines ou environnementales : pêcheurs, pollution, action des vagues et poissons corallivores.

 

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La profondeur de la nurserie est ajustée selon la préférence de l’espèce à l’exposition solaire. Elle est également débarrassée régulièrement des algues qui tentent de la coloniser.

 

Etape suivante :

 

Une année plus tard approximativement, les petits morceaux de coraux transformés en colonies plus résistantes peuvent supporter les conditions réelles du monde sous-marin. La seconde phase peut alors commencer : la transplantation de la nurserie sur un site dégradé.

 

Ce site préalablement choisi doit être préparé : les macro-algues sont retirées pour laisser place au nouveau corail qui sera transplanté sur les roches granitiques. Ce corail est maintenant suffisamment fort pour rentrer en compétition avec les algues environnantes. Les poissons herbivores et les oursins aideront également à maintenir le niveau d’algues au plus bas.

 

L’équipe Nature Seychelles est très cosmopolite, il y a Kevin, tout droit venu d’Inde, Calum d’Ecosse, Sam d’Angleterre, David de la Réunion (le coordinateur du projet), Colin le Seychellois, et Hélène, Française, qui les rejoint 2 fois par semaine en contrat d’apprentissage.

 

Il y a désormais 5 nurseries situées aux abords de l’île de Cousin, sur la côte Est de l’île. Mais en raison du vent de Sud-Est qui devrait démarrer en Juin, il a été décidé de déplacer ces nurseries de l’autre côté, sur la côte Nord-Ouest de l’île.

 

Le nouveau site est proche d’un petit récif. L’équipe espère ainsi la participation des poissons herbivores dans le nettoyage des cordes. Le terrain préalablement préparé pour recevoir les nurseries est jalonné de piquets en métal qui permettent l’attache de la structure sur toute sa longueur et sa largeur. Les nurseries ont été placées selon un nouveau schéma. Elles sont distribuées autour d’un carré de 12x12m sur lequel viendra une nurserie d’un autre genre : en filet.

 

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Le déplacement des nurseries s’est déroulé sans encombre. Des bouées ont été ajoutées à la structure avant de la détacher des piquets et de la trainer doucement à la surface de l’eau avec le bateau.

Enfin, la descente de la nurserie sur son nouveau lieu s'est fait grâce à un ingénieux système de levier : une corde, fixée à la nurserie et passée sous un piquet au sol, est reliée à un bidon rempli d’eau. On ajoute ensuite doucement de l’air dans ce bidon et l’effet ballaste entraîne la nurserie dans les profondeurs.

 

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II. Deuxième Méthode de restauration

 

« Les Reef Balls»

 

La méthode de restauration employée ici se nomme « reff balls ».

Il y a maintenant plusieurs mois, il a été choisi, en accord avec Rodney Quatre (biologiste pour les Parcs Marins des Seychelles), de fabriquer des supports artificiels en béton pour aider la repousse du corail.

Les « reef balls » made in Seychelles sont enfin sous l’eau, en bordure du site du parc marin de Coral Garden, réserve naturelle protégée.

 

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Coral Garden n’est pas un site granitique mais un site résultant de la construction d'un substrat minéral durable (formé de carbonate de calcium) secrété par des êtres vivants, principalement des coraux.

Le passage d’El Nino en 1998 a engendré la mort de près de 80% des coraux, et ce type de site aux Seychelles rencontre beaucoup plus de difficultés à recouvrer sa santé car il n’est pas protégé par un lagon. Ainsi, les coraux cassés bougent sans cesse sous l’action des vagues, ce qui empêche l’émergence de nouvelles pousses.

 

Un apport de supports fixes, sous la forme de 4 dômes de ciment troués, paraissait donc tout à fait judicieux. Grâce à « l’Arc en Ciel » (bateau de transport armé d’une grue), et à la présence de plusieurs volontaires enthousiastes, l’opération fut assez aisée.

 

Les nouveaux "HLM" ont été immédiatement adoptés par les Sergents-majors, à croire qu’ils étaient attendus !

Au fil des ans le moindre centimètre carré de ces plots en béton et de ces filets sera colonisé et ces différents supports seront entièrement recouverts par le récif, Avec le temps ils parviennent à créer des structures vivantes gigantesques, comme la grande barrière de corail en Australie, la plus grande de notre planète.

 

III. Troisième Méthode de restauration:

 

Au sujet du corail, tout plongeur peut apporter sa petite pierre à l'édifice. D'abord en s'assurant d'une flottabilité irréprochable, en prenant garde de ne pas donner des coups de palmes malencontreux et en gardant ses distances avec les Acropora et autres variétés de coraux.

 

Ensuite, il existe aussi une méthode plus originale… Au club de plongée OCTOPUS, ils appellent cela "faire du jardinage"... Il s'agit de replanter des débris de coraux fraîchement arrachés par la houle, par des gros poissons corallivores ou des plongeurs peu respectueux de l'environnement.

 

L'originalité de la méthode réside dans sa simplicité d'exécution. Pas de colle "Epoxy", de "reef balls" ou de ciment. La technique consiste à coincer les débris de coraux encore vivants dans des anfractuosités naturelles, et de les y immobiliser. Ainsi, le corail ne bouge plus au gré de la houle et des courants, et peut repousser tranquillement. Pour des conditions optimales de repousses, il est préférable de fixer ces bouts de coraux à distance des grands groupes de coraux pour ne pas qu’ils s’étouffent entre eux.

 

Juliette, Hugues et Cyril (moniteurs de plongées du club), jeunes Seychellois soucieux de leur environnement, ont su ainsi développer une méthode simple de restauration de récifs sans prélèvement, bouturage ou transplantation… En immobilisant ces fragments de coraux, ils peuvent leur donner une 2ème chance... et avoir la fierté de voir certains de "leurs" coraux grandir et se fixer durablement sur le granit.

 

- « Projet : "Grand Blanc", Les Coulisses d'une Expédition. Nov.2011 »

 

Un Making Of Personnel réalisé lors d’une expédition, dans le cadre du tournage d'un documentaire sur les Requins pour France 2, à "Guadalupe" ile au large du Mexique,

en Compagnie de François Sarano et René Heuzey. (10 min)

-Diffusion TV: Plongeur TV, Max TV (Suisse), Télé Paese (Corse)

 

  Vidéo HD | Mexique, Isla Guadalupe - Plongez à quelques centimètres du Grand Requin Blanc !Plongeurs - Le réalisateur Franck Fougère-Gnagni est un nouveau venu dans le Team Plongeurs.TV. D'origine corse - île où il vit toujours - Franck a une manière bien particulière de voir son métier. Pas de producteur, pas d'éclairagiste ni de preneur de son, pas de monteur : il fait tout, tout seul.  

 

 

- « Projet : MANTA aux Maldives, Etude et Observation. Nov. 2011 »

 

En collaboration avec Guy Stevens grand biologiste Marin Spécialisé dans l’observation, l’étude et la protection des raies Manta aux Maldives à bord du MantaCruise. (10 min)

-Diffusion TV: Plongeur TV, Max TV (Suisse), Télé Paese (Corse)

 

 

 

  Vidéo HD | Maldives - Participez à une expédition scientifique sur les raies manta géantes !Plongeurs - C'est avec plaisir que nous retrouvons le réalisateur Franck Fougère-Gnagni pour de nouvelles aventures. Cette fois il nous emmène aux Maldives, dans l'atoll de Baa, à la rencontre du célèbre biologiste marin britannique Guy Stevens, spécialiste de l'étude et de la protection des raies manta aux Maldives et fondateur en 2005 du Maldivian Manta Rays Projet et en 2011 de Manta Trust, programmes scientifiques ayant pour objectifs à la fois l'étude des raies et la promotion de la nécessité des les protéger.

 

Why fund it?

Budget nécessaire pour le tournage :

 

«Les Seychelles, Une Seconde vie pour le Corail »

 

- Vol Air Corsica, Ajaccio/Nice Aller-retour :                              158 € x2               316 €

- Vol Emirates  Nice/Dubaï/Mahé Aller-retour                           858 € x2            1716 €

- Bateau Mahé/Praslin Aller-retour                                              98€ x2                 196 €

- Logement pour 25 jours sur place                                          120€ x25           3000 €

 - Plongées                                       offertes par le club de plongée                   0 €

 - bateau pour diverses prises de vue          offert par le club de plongée      0 € 

- Location d’un véhicule :                  prêté par le club de plongée                    0 €

- Location du bateau Grue pour la dépose

des plots en béton                                                       Offert par l’armateur      0 €

 

TOTAL = 6728 €uros.

 

La Différence entre le budget demandé et le budget nécessaire est en partie prise en charge par la Coproduction de l’Association  LONGITUDE 181 NATURE.

 

 

Travail de réalisation du Documentaire :

 

 

- Ecriture et mise en scène

- Prises de vues terrestres, prises de vues sous-marines.

- Les prises de sons, micro-cravates, micro-perches.

- Montage, étalonnage, mixage du son et de la musique.

 

→ Réalisés bénévolement par « Franck Fougère-Gnagni », dans le cadre d’une sensibilisation à la protection de l’environnement marin en collaboration avec « Longitude 181 Nature ».

 

- Les Compositions musicales originales

 

→ Réalisées bénévolement par « Twin Scoring Studio », contribution personnelle pour l’environnement.    http://twinscoringstudio.wix.com/moviescomposers

 

- La voix Off

 

→ Réalisée bénévolement par « Michel Roy », contribution personnelle pour l’environnement.

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Franck Fougère-Gnagni

Je m’appelle Franck Fougère-Gnagni, originaire de Corse où je vis actuellement. Autodidacte, j’ai passé la majeure partie de mes jeunes années entre Toulouse et Bordeaux au sein de multiples Sport études, puis une année en centre de formation où j’y pratiquais le Football. Par la suite, j’ai eu la chance de connaître d’autres milieux professionnels... See more

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Hello Franck ! T'inquiète pas, on est avec toi ! Courage !!
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Bon courage !