Aux Philippines, nous allons suivre Ruben jusqu'à sa 27ème crucifixion. Peut-être la dernière...

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Présentation détaillée du projet

Ruben est un personnage unique, surprenant et paradoxal.

 

Unique, car c'est le seul à pratiquer la crucifixion volontaire depuis si longtemps.

Surprenant, lorsque l'on connait le cheminement personnel qui l'a poussé à de telles pratiques.

Paradoxal, car l’Église catholique, elle-même, dénonce ces crucifixions.

 

Nous allons donc dresser son portrait pour mieux comprendre sa démarche et le suivre jusqu'à sa prochaine crucifixion. Est-il masochiste, fou, se prend-il pour Jésus ? Ou alors, est-il en recherche de pureté et de dialogue avec Dieu ?

 

Notre ambition n'est pas de faire un film sur la religion, ni même un documentaire trash ou insoutenable. Il s'agit avant tout de faire le portait d'un homme, adepte de pratiques marginales au sein de la religion dominante de son pays.

 

Le “Christ du Senakulo du Barangay

 

Avant d'être un « crucifié », Ruben est tout d'abord un miraculé. Au début des années 1980, il sort indemne d'un terrible accident. Conscient d'avoir échappé de peu à la mort, il est persuadé que Dieu l'a sauvé. En guise de remerciement, cet ouvrier décide donc, de son propre chef, de prendre part  à des rituels de  crucifixions, organisés pendant Pâques. A ce jour, il a été crucifié 27 fois. Il en tire d'ailleurs une certaine gloire, la presse locale le surnomme même le “Christ du Senakulo du Barangay".

 

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Ruben pose avec sa fille.

 

 

Une tradition nouvelle

 

Les rites de crucifixions, comme on les observe aujourd'hui aux Philippines, sont relativement récents dans l'histoire du pays. Au 17eme siècle, les Espagnols ont introduit les « sinakulos » ( mystère de la passion du Christ), c'est-à-dire des représentations théâtrales autour des derniers moments de vie de Jésus Christ. Les Espagnols voulaient de cette manière convertir les autochtones au christianisme. Des scènes de crucifixions sont interprétées par des acteurs, mais ces violences restent fictives. 

 

On estime que les premières crucifixions réelles lors de ces "sinakulos" datent en 1962. Un comédien qui rêvait de devenir un leader spirituel important a été le premier à franchir le pas et a lancé la tradition. Depuis, le phénomène s'est développé, mais uniquement dans la partie nord des Philippines. Lors de la dernière cérémonie en 2014, une vingtaine de personnes, dont Ruben, ont été crucifiées publiquement.

 

Ces rites se déroulent lors des Vendredi saints. Des milliers de spectateurs se pressent aux abords de la ville d'Angeles.  Plantées sur des petites collines, de hautes croix de bois dominent dominent les spectateurs. Puis les futurs crucifiés entrent en scène. Des acteurs les portent aux croix, sortent les clous et les marteaux. A 12 heures précisément, on les crucifie au sens propre du terme. Peu après, ils sont décrochés  et reçoivent les premiers soins médicaux.

 

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Une cérémonie de crucifixion, dans la ville de Angeles.

 

 

Notes de réalisation

 

Nous chercherons à retracer les éléments marquants de la vie de Ruben pour mieux comprendre qui il est aujourd'hui. Sa jeunesse, le milieu dans lequel il a grandi. Etait-il particulièrement religieux ? Il nous expliquera également les conditions dans lesquelles se sont déroulées l'accident qui aurait pu lui être fatal : pourquoi sa vie a alors basculé ?  Puis, il sera question des crucifixions en elles-mêmes. Pourquoi ce choix en particulier ? Comment s'y prépare-t-il ? Que ressent-il ? La douleur ou la jouissance ? L’Église catholique et les médecins sont contre ces pratiques : que leur répond-il et pourquoi il persévère ? Il songe peut-être à arrêter ? Pour quelles raisons ?Jusqu'à quand ? Nous suivrons Ruben dans son quotidien durant une quinzaine de jours : en famille, avec ses amis, lorsqu'il travaille ou pendant ses loisirs..

 

Le symbole de la crucifixion

 

La crucifixion constitue le symbole le plus fort et le plus représentatif pour les Chrétiens. Elle caractérise la souffrance de Jésus jusqu'à sa mort. Cette mystique, on la retrouve beaucoup dans les arts, notamment chez Goya ou Marc Chagall. La crucifixion est toujours envisagée dans son aspect métaphorique et symbolique. Ruben, lui, a choisi de transformer cette métaphore en pratique.

 

Décider de se faire crucifier revient à repousser ses limites psychologiques mais aussi physiques. Cela tend presque à nier ses conditions d'être humain. La douleur ne serait qu'une vue de l'esprit ou encore un moyen de dialoguer avec le Ciel. De telles pratiques touchent presque au masochisme.

 

Lors du tournage, nous nous attacherons à mettre en avant certaines parties de son corps, comme ses mains et ses pieds (les membres crucifiés). Et le rapport à la douleur. Comment montrer cette douleur ? Les cicatrices, les stigmates . Nous filmerons ses plaies, marques de son engagement extrême et répété.

 

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Ruben lors de la crucifixion en 2014. Des acteurs, habillés en soldats romains, le portent à la croix.

 

Un peintre aux mains abimées

 

Les professions exercées par Ruben revêtent un caractère symbolique très fort à plusieurs égards. D'abord, en tant que charpentier. Il y a un renvoi logique aux occupations du Christ. Nous filmerons donc Ruben en plein exercice. L'une des tâches du charpentier, c'est aussi de planter des clous dans des poutres de bois... Ensuite, Ruben peint également des enseignes commerciales. Cette tâche demande de la concentration et une grande dextérité. Le fait d'être crucifié revient à mettre en danger l'un de ses principaux outils de travail et de création : ses mains.

 

L'esprit philippin

 

L'archipel des Philippines est le seul pays asiatique majoritairement chrétien. Au grand dam de l’Église catholique, la superstition, héritée de l'époque pré-coloniale, influence encore beaucoup les mœurs. Les guérisseurs, les médiums et certaines pensées "magiques" font partie du quotidien. Ruben symbolise tout à fait cet esprit philippin : un dévouement religieux intense, mais toujours influencé par ses racines pré-coloniales très profondes.

 

Des contrastes très marqués.

 

Paradoxalement, les Philippines demeurent très calmes lors des fêtes de Pâques. On se recueille, les foyers restent silencieux. Le calme domine. Même dans les régions les plus sensibles, les rebelles et les soldats déposent les armes le temps de la Semaine sainte.  Un peu partout, on rejoue des scènes retraçant la Passion . C'est au même moment que, dans dans la région de San Fernando Cutud, se déroulent  ces scènes impressionnantes de crucifixion publiques. Dans les rues, on assiste également à des flagellations ou à d'autres sévices.

 

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Cérémonie religieuse dans une  rue de Mandaluyong, lors de la Semaine sainte.

 

 

 

Notre documentaire vise donc à faire le portrait d'un homme unique en son genre, Ruben. Plus que la crucifixion en elle-même, nous nous attacherons à comprendre son cheminement personnel et à le contextualiser dans ce pays très religieux. Le monde catholique regorge de symboles riches et différents. La crucifixion est un mythe connu par des centaines de millions de croyants et non-croyants à travers le monde. Ruben, lui a décidé de s'approprier ce symbole et d'en faire une pratique qui dépasse l'entendement.

 

 

Caractéristiques du film :

 

Dates de tournages : du 22 mars au 8 avril 2015.

 

Durée prévue : 26 minutes.

 

Date de sortie : fin 2015.

 

Diffusion prévue : DVD, télévision, festivals.

 

 

 

Qui sommes-nous ?

 

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L'équipe de tournage : Antoine Delforge et Jérémy Audouard

 

Antoine Delforge , cadreur et ingénieur son :

 

Après des études à l'INRACI (Bruxelles), Antoine a été cadreur et directeur photo sur plusieurs tournages. Il a à son actif plusieurs courts-métrages dont "I'm (un)Happy" ( notamment Prix du public au Nikon Filmfestival Belgium 2011) ou "Taram Tarambola" (en autres Prix du public au festival « Le court en dit long » – Paris (juin 2014) ). Antoine a aussi travaillé sur des documentaires ("Famille Moi non plus" , "L'homme qui plantait des arbres"). Il est l'un des membres fondateurs de l'ASBL La Cabane à films.

 

Plus de détails ici.

 

 

Jérémy Audouard, auteur et réalisateur :

 

Journaliste freelance, il est passé par la RTBF, TéléBruxelles ou encore Radio France. Passionné par l'aspect sociologique des religions, il a notamment réalisé un grand reportage radiophonique consacré aux Juifs éthiopiens en Israël (projet soutenu par le Fonds pour le journalisme), diffusé sur la RTBF. Pour la Libre Belgique, Jérémy s'est intéressé à la problématique des prêtres en burn-out.

 

 

 

D'ailleurs, Jérémy réalise en ce moment même un documentaire consacré au burn-out des prêtres ("Sacré burn-out", produit par Brightness Factory). Membre fondateur de l'ASBL Micro-Cravate, il est passionné de création sonore et de musique électronique.

 

María Castillejo Carmen : responsable de la communication du projet

À quoi servira la collecte ?

Réaliser un documentaire professionnel exige des conditions de productions optimales.

Ainsi, nous estimons que le budget pour ce film s'élève à 10 000 euros.

La majeure partie des finances provient de nos fonds propres.

Nous avons donc besoin de vous pour finaliser et mener à bien notre projet !

 

Frais de déplacements :

 

Ce budget regroupe les billets d'avion (deux allers-retours Bruxelles/Manille, avec China Southern Airlines, 1500 euros), ainsi que les transports sur place comme les bus et les taxis (140 euros).

 

Coût estimé = 1640 euros

 

Hébergement et vie quotidienne :

 

Ces frais couvriront l'hébergement à Manille et à San Fernando (800 euros), ainsi que les repas et les petits imprévus (450 euros). Nous devrons également solliciter les services d'un fixeur et/ou d'un traducteur (200 euros).

 

Coût estimé = 1450 euros

 

 

Matériel vidéo et audio :

 

Nous avons besoin d'un matériel à la fois de bonne qualité et assez léger à transporter.

Nous disposons déjà d'un Canon 5D pour les prises de vue, ainsi que d'une camera SONY VG-30.

Pour le reste, nous avons acheté principalement une optique pour le Canon (300 euros), un micro-cravate avec émetteur/récepteur HF (650 euros), des bonnettes anti-vent (25 euros), ainsi que des piles rechargeables (40 euros), des batteries (50 euros), une carte mémoire (50 euros) , une suspension pour un micro-canon (45 euros).  Nous louons également une mixette (150 euros) et deux micros (150 euros).

Enfin, côté informatique, nous avons fait l'acquisition d'un Mac Book Pro (1800 euros) et d'un disque dur de 1 To. (100 euros)

 

Coût estimé = 3360  euros

 

Post-production

 

Dès notre retour, nous procéderons à l'étape de post-production, moment primordial du documentaire.

Pour cette étape, nous collaborerons avec des professionnels. Nous procéderons d'abord par la phase de montage et de sous-titrage (deux semaines), l'étalonnage (une semaine) et le mixage (une semaine). Les frais de post-production serviront intégralement à rémunérer ces professionnels.

 

Coût estimé = 3000  euros

 

Diffusion et communication

 

Nous souhaitons diffuser ce film le plus massivement possible, par DVD, en streaming, en télévision et en festival.  Dans un premier temps, nous procéderons à la copie de notre documentaire sur DVD (150 euros),  la mise en ligne du documentaire (100 euros), conception et impression de l'affiche (150 euros). Enfin, nous procéderons à l'envoi de dossier de presse pour faire connaitre notre travail (150 euros). 

 

Coût estimé = 550 euros

 

Au total, ce documentaire nécessite un budget total de 10 000 euros.

 

Nous sollicitons donc nos contributeurs Kisskiss Bankbank pour

un soutien à hauteur de 3800 euros.

 

Si vous avez des remarques ou des questions, n'hésitez pas à nous contacter par mail                                    ( stigmatesruben@gmail.com )  ou par téléphone : +32 493 16 89 03

 

Par avance, merci beaucoup pour votre soutien !

 

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Jérémy Audouard

"Les stigmates de Ruben" est un documentaire qui s’intéresse à un personnage unique en son genre : Ruben a pour tradition d'être crucifié tous les ans lors des cérémonies de Pâques, aux Philippines. Nous allons le suivre jusqu'à la prochaine.

Derniers commentaires

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On va y penser pour Brico, c'est une excellente idée !!! ;)
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Faudrait demander de m'aide à la chaîne de magasins Brico.
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Courage et bonne chance!