Un autre regard sur l'Amérique et ses grands espaces : celle des nature writers !

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Présentation détaillée du projet

LE PITCH

 

Un photoreporter part à la rencontre des nature writers, au cœur des grands espaces de l’Ouest américain, pour tenter de comprendre le phénomène du Nature writing : un genre littéraire venu des États-Unis, dont la nature est le sujet.

 

LA PHILOSOPHIE DU FILM

 

Ce film est à la fois une quête et une aventure. À travers l’itinéraire et les interrogations d’un photoreporter, nous partons à la rencontre d’hommes et de femmes qui vivent au cœur des grands espaces de l’Ouest américain. Ils sont auteurs et vivent en plein « wilderness» !

 

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La carte des États-Unis vus par Gallmeister. © Éditions Gallmeister

 

Ils s’appellent (entre autres) John Gierach, Pete Fromm, David Vann, Mark Spragg, Doug Peacock. Leurs écrits et leurs modes de vie ont imposé un genre littéraire que nous découvrons en France grâce aux éditions Gallmeister : le Nature writing.

 

« Qu’est-ce que le Nature writing ? »

 

C’est la question à laquelle nous voulons tenter de répondre en réalisant ce film. Plutôt « en vivant »  ce film. En tant qu’Européens, leurs histoires nous intriguent. À l’heure du réchauffement climatique, du dilemme écologique, des crises identitaires et religieuses ou encore du désaveu politique, ces textes retentissent comme une alternative : une voix à entendre. Il ne faut pas croire pour autant que leurs œuvres se confinent à de la petite philosophie pour citadins désorientés.

 

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Parc National du Yellowstone. © calendini.com

 

Le Nature writing est un témoignage vivant et lucide sur notre époque, puisant son ADN dans une longue tradition d’écrivains engagés et d’horizons variés. Il dévoile une vision marginale en regard d‘une société bousculée par les technologies, la brutalité économique, ou les manœuvres politiciennes pour revendiquer une existence plus en phase avec les cycles de la nature et un esprit indépendant.

 

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C’est une nouvelle lecture sur les États-Unis. Il n’y a pas une Amérique, mais des Amériques. C’est une vision contemporaine. Elle se construit autour d’actions et de réflexions rassemblées dans des récits souvent autobiographiques (c’est l’un des angles éditoriaux de notre film) où résonnent les grands thèmes fondamentaux de notre siècle : l’identité, l’éducation, le travail, la nature, la violence qui constituent le storytelling du Nature writing. Ce genre est une chronique : il exprime une contre-culture déclinée en nouvelles ou en véritables sagas. 

 

« Le Nature writing n’est pas une fable écologique idéalisée ! » 

 

Nos nature writers sont des « écrivains par accident ». La plupart ont eu plusieurs vies avant de devenir des auteurs. Ces tranches de vie truculentes ou dramatiques les ont conduits avec talent et succès vers ce destin de conteurs. Leurs romans ont une force narrative rare, car ils rassemblent des témoignages qui s’inspirent de leurs expériences : les accidents ou les grandes joies de leur existence, leur enfance, leur éducation ou encore leurs convictions. Cette inspiration puise sa « chair narrative » au cœur des espaces sauvages de l’Ouest américain qui exercent une influence notoire sur leurs regards et leurs modes de vie. C’est une écriture éloquente, pleine de verve.

 

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Doug Peacock, chez lui à Emigrant dans le Montana. L'auteur de Mes années Grizzly et Une guerre dans la tête. © Éditions Gallmeister

 

De fait, nous découvrirons des individus plus vrais que nature, dégageant un réel charisme, une grande force de caractère. Aussi ordinaires que marginaux, aussi drôles que brutaux, leurs tempéraments résonnent littéralement dans leurs récits. Il en résulte un sentiment instinctif d’empathie où tout le monde s’identifie aux imperfections et aux troubles qu’ils expriment. Ils sont les hérauts d’une contre-culture ancrée dans les grands espaces de l’Ouest américain.

 

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Parc National du Yellowstone. © calendini.com

 

 

POURQUOI FAIRE UN FILM ?

 

En lisant les livres estampillés Nature writing des éditions Gallmeister, nous avons été saisis et enthousiasmés par la photogénie subliminale qui se dégageait de ces écrits. De plus, la traduction en français du terme Nature writing nous paraît désuète et injuste par rapport à l’œuvre qui se cache derrière ce genre littéraire. Cela a affûté notre curiosité journalistique. Nous y avons vu un propos et donc la matière pour faire un film.

 

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Benjamin en pleine action lors d'un reportage à Madagascar en 2010. © calendini.com

 

Toutefois, ce n’est pas stricto sensu un documentaire littéraire. Il dévoilera la quête cinématographique et la tentation d’aventures d’un jeune homme, photoreporter de métier, qui incarnera notre curiosité mêlée du désir de comprendre par delà les mots ce mode de vie et la genèse de cette tendance littéraire. Il est habité par la volonté de trouver une réponse.

 

« Notre photoreporter « épousera »  ce cursus qui a façonné leur personnalité et inspiré leurs romans : c'est l'appel du wilderness ! »

 

Pour cela, Benjamin partira à la rencontre de ces hommes dont les multiples facettes de leurs vies (ranger, soldat, avocat) ont forgé leur destin d’écrivain. En partageant leurs expériences dans les paysages grandioses du Colorado, du Montana, du Wyoming, de l’Idaho ou encore de l’Alaska, notre photoreporter « épousera »  ce cursus qui a façonné leur personnalité et inspiré leurs romans. Au bord d’une rivière, dans l’intimité d’un bivouac, lors d’un convoyage équestre où dans l’antre des grizzlys, il est le passeur d’un mode de vie modelé par la grâce que semblent insuffler ces territoires emblématiques sur nos hôtes : c’est l’appel du « wilderness ». C’est une évocation onirique ou l’ambiance sonore et les paysages grandioses de l’Ouest américain sont des éléments immersifs à notre propos et à nos rencontres et justifient à notre avis la décision de réaliser et produire un film.

 

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© Éditions Gallmeister

 

 

LA LIGNE ÉDITORIALE

 

La ligne éditoriale de notre film repose sur un concept fort : elle montre la quête physique et spirituelle d’un photoreporter plongé au cœur des décors qui figurent dans ces romans et que nous revisiterons en compagnie de leurs auteurs. Nous nous appuierons sur le ciment souvent autobiographique de leurs récits pour tenter de comprendre l’essence du Nature writing. 

 

« Cette expérience filmique est guidée par l’esprit de partager en image cette quête et l’espoir de trouver une réponse à une sensation inspirante »

 

C’est l’assurance de bénéficier d’une scénographie admirable pour ces entretiens ou le soin porté à l’image, la lumière, la captation des bruits de la nature et à la bande-son du film doivent transporter le téléspectateur aux côtés de ces nature writers et de Benjamin, notre photoreporter.

 

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© calendini.com

 

Cette expérience filmique est guidée par l’esprit de partager en images, avec vous, cette quête et ces rencontres avec ces nature writers. Par exemple, la bande-son est identitaire, comme la littérature de ces auteurs, de notre incursion dans ces territoires. Les voix de la nature est aussi une odyssée musicale dont la découverte du style « coffee house », ces reprises acoustiques et intimistes mêlées de blues, de pop et de country de grands song writers sont également un élément narratif participant à la compréhension de ce style de vie et du Nature writing.

 

NOS INTENTIONS DE RÉALISATION

 

Elles se construiront sur l’idée de rencontres spontanées à la recherche de moments de complicité et de connivence en pleine nature, pour partager ce mode de vie qui a donné naissance au Nature writing.

 

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© calendini.com

 

Les nature writers ne sont pas des militants bien pensants, mais plutôt des érudits de la nature qui ont appris à évoluer dans des environnements préservés, mais isolés, et revendiquent le droit de continuer à vivre ainsi. Ils abhorrent les dérives d’une société qui veut s’aseptiser et s’uniformiser. C’est tout l’intérêt de cette réalisation qui se révèle aussi être un vrai regard sociétal en même temps qu’une aventure humaine et littéraire mêlant la découverte d’auteurs et de grands espaces américains parmi les plus authentiques. 

 

« Une simple balade peut se transformer en drame »

 

Nous plongerons ainsi le téléspectateur dans un véritable opéra naturel, philosophique et sensoriel, un dédale de sentiers initiatiques. Il aura l’impression de marcher aux côtés de Benjamin, notre photoreporter, dans la neige ou sous les bourrasques du chinook, ce vent qui sévit dans les Rocheuses (dans les pas de Pete Fromm, Indian Creek), de pister les grizzlys (avec Doug Peacock, Mes années Grizzly), de partager un bivouac et de pêcher à la mouche (sous l’œil malicieux de John Gierach, Là-bas, les truites), de convoyer des chevaux (sous la tutelle de Mark Spragg, Là où les rivières se séparent) et d’affronter la solitude pesante et brutale des grands espaces en Alaska (en miroir des turpitudes de David Vann, Sukkwan Island).

 

Les voix de la nature constitue un choc visuel et culturel : ce que nous appelons les grands espaces, les Américains nomment cela « la nature sauvage ». Ce sont des territoires encore souverains où une simple balade peut se transformer en drame à la faveur d’une mauvaise rencontre, d’un accident ou d’une intempérie !

 

UN DÉFI ARTISTIQUE ET TECHNIQUE

 

Au-delà de l’envie de raconter cette histoire singulière et épique, ce film est l’occasion pour nos équipes de journalistes et de photo reporters de relever un double défi.

 

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Benjamin et Bruno bivouaquent lors d'un reportage pour MDLP. © Image Média

 

Nous voulons réussir à tourner un film moderne, intimiste et aventureux avec des moyens de production légers, agiles et actuels. Notre narration oscillera entre des plans filmés, l’intégration de clichés, des conversations informelles, des expériences de vie, le mixage de sons de nature, de voix off et de musique originale.

 

Nous filmerons avec des reflex numériques en 4 K. La modularité de ces appareils combinée à l’emploi de différents objectifs, de divers accessoires et de drones constitue le moyen idéal pour traduire sur le terrain les sentiments de ces auteurs et obtenir des angles de prise de vue originaux et majestueux en dépit de conditions de tournage particulièrement homériques.

 

« Nous voulons réussir un film moderne, intimiste et aventureux avec des moyens de production légers, agiles et actuels »

 

Nous souhaitons les partager avec vous les coulisses de cette entreprise au travers d’un véritable carnet de route interactif accessible sur le site www.lemondedelaphoto.com. Il prendra la forme d’un mini-site dédié ou nos soutiens pourront suivre et découvrir l’avancement du projet, les différentes ressources documentaires utilisées pour cette production ainsi que des articles techniques, des reportages photos, des chroniques littéraires, nos anecdotes de tournage, des portfolios, des séquences inédites ou des avant-premières commentées et bien d’autres informations.

 

Cette initiative éditoriale est caractéristique de nos motivations et de notre état d’esprit. Elle témoigne de notre souci de transparence et de sincérité ainsi que du devoir de rendre compte aux donateurs qui auront permis par leur générosité et leur soutien la création de ce documentaire.

 

QUI SOMMES-NOUS  ?

 

Image Média est une société de presse indépendante fondée il y a plus de 9 ans par trois passionnés de contenus et de photographie. Nous ne bénéficions ni du soutien d’un grand groupe industriel, ni des moyens financiers d’un fonds d’investissement. Elle est bénéficiaire depuis sa création et publie ses comptes chaque année.

 

 

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À la rédaction pour fêter le lancement du projet. © Image Média

 

Notre société s’est développée grâce à la vente de ses magazines en kiosque et d’abonnements (LemondedelaPHOTO.com / Workflow), à ses activités numériques (www.lemondedelaphoto.com), à l’édition de beaux livres, à la production de reportages photo et à la régie commerciale et publicitaire de nos activités d’édition.

 

« Des hommes de projet et de contenu »

 

Ses publications réunissent chaque mois plus de 350 000 lecteurs, qui la placent aux premiers rangs de la presse spécialisée en France.

 

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Bruno en prise de vue. © StudioNature.com

 

La société a commandité et produit plus de 22 reportages dans le monde (Botswana, Cuba, Espagne, Vietnam, Zambie, Montana, Tunisie, Kenya, Tanzanie, Turquie, Inde, Afrique du Sud, Madagascar, Népal, Égypte, Guadeloupe, etc.) et soutenu plusieurs projets photographiques par le passé : Nordic Variations par Vincent Munier et Laurent Joffrion, le film Au cœur de la vie sauvage de Bornéo par Jorge Camilo Valenzuela, les reportages de Kares Le Roy en Asie qui ont accouché de deux livres 56 000 Km et le tout récent Ashayer. Elle a coédité le livre Sauvages de Bruno Calendini qui a été nominé à la Nuit du Livre.

 

Les voix de la nature marque donc un nouveau chapitre à son développement, exclusivement concentré sur l’image et le contenu. Il fait suite à un certain nombre de courts-métrages (voir-ci-dessous) réalisés par le passé lors de reportages photos pour nos magazines afin de se préparer à la réalisation de ce projet imaginé et développé depuis 2012.

 

Voici une petite anthologie de ces expériences cinématographiques réalisées par l'équipe qui réalisera Les Voix de la Nature : à la rencontre des Nature Writers

 

 

Interview Ami Vitale, photo reporter, Montana, 2012.

Réalisation : Benjamin Favier & Bruno Calendini © Image Média

 

 

Les coulisses d'un road trip en Namibie en 2014, lors de l'un de nos derniers reportages.

Réalisation : Benjamin Favier & Bruno Calendini © Image Média

 

 

Bruno Calendini est l'un de nos deux réalisateurs (avec Benjamin Favier) Voilà plus de 10 ans qu'il réalise des reportages pour le magazine LemondedelaPHOTO.com. C'est un vrai faiseur d'image qui depuis 3 ans s'est lancé dans la prise de vue par drone. Petit florilège ! © calendini.com

 

Marc Namblard est un artiste du son et un grand amoureux de la nature. Nous avons découvert son travail lorsque Vincent Munier nous a présenté La Nuit du Cerf. Écoutez, c'est saisissant. © Kobalann

 

QUAND ET OÙ VOIR LE FILM ?

 

Le film sera présenté au public au mois de novembre 2017. Nous discutons actuellement avec une société de production française de premier plan qui a manifesté son intérêt pour le script de ce documentaire.

 

« Bientôt à la télé ? Peut-être grâce à vous ! »

 

Nous espérons désormais un avenir télévisuel qui pourrait déboucher sur une série.

 

Ce premier film pourrait alors servir de pilote. Et il ne fait aucun doute que votre éventuelle adhésion à cette collecte traduirait un enthousiasme partagé qui pourrait servir à envoyer un message fort à nos interlocuteurs.

 

Cependant, si ces négociations ne devaient pas aboutir, le film est destiné à être diffusé sur le site www.lemondedelaphoto.com et des plates-formes spécialisées sur Internet.

 

ILS CROIENT DÉJÀ EN NOUS !

 

Oliver GALLMEISTER - Éditions Gallmeister

« Lorsque Le Monde de la Photo nous a contacté à propos de ce projet, je les ai d’abord pris pour des fous : faire un film sur des auteurs ? Sur des livres ? Impossible ! Mais après les avoir rencontrés, j’ai été séduit par leur enthousiasme et leur professionnalisme. L’équipe du MDLP est passionnée, talentueuse et motivée, et nul ne me semble mieux à même de porter un tel projet. Le Nature Writing est un genre littéraire incarné par des hommes et des femmes qui passent leur vie au contact de ces grands espaces américains qui nous fascinent. Je sais que l’équipe du MDLP leur rendra justice. »

 

Stéphanie DUGAS - Nikon France

« Nous collaborons depuis de nombreuses années avec le magazine LemondedelaPHOTO.com dont nous apprécions l’audace et l’engagement. Lorsqu’ils nous ont proposé ce projet nous avons instinctivement adhéré au défi artistique et technique que représentera la réalisation de ce documentaire. Afin de témoigner et partager en image ces rencontres initiatiques nous les accompagnons dans cette aventure en leur fournissant le meilleur de la technique photographique au service de l’image fixe et animée au travers des Nikon D5, Nikon D500 et de la prochaine KeyMission 360 -idéalement taillés pour relever ce challenge. »

 

Hélène PADOVANI - Lovinpix

« Lovinpix est une boutique d’équipement photo et vidéo en ligne, mais surtout une équipe de passionnés, qui a à cœur de partager son amour de l’image. Impliqués dans ce beau projet vidéo, nous avons choisi d’accompagner l’équipe de tournage en fournissant les accessoires indispensables à cette réalisation et en apportant nos conseils et notre expertise pour les guider dans leurs choix. »

 

Hervé FOURNEAU - Objectif Nature

« MDLP ?? on les connaît depuis bien longtemps … des fous dans le sens noble du terme. Objectif Nature a toujours répondu avec enthousiasme à leurs projets de voyages photographiques. Étant nous mêmes des passionnés de voyages, de photos, de nature et de faune sauvage, nous nous sommes investis dans l’organisation des voyages en Namibie, en Zambie … avec les résultats photographiques magnifiques que l’on sait. Alors là … ??? Ce projet encore plus fou, passionnant et innovant, un reportage sur le « Nature Writing »… quelle belle idée ! L’équipe Objectif Nature et tous ses contacts à l’étranger se mobilisent pour organiser ces voyages et mettent tout en œuvre pour une réussite totale du projet. »

 

COMMENT TOUT A COMMENCÉ !

 

L’idée de ce documentaire est née, en 2012, au cœur de la Centennial Valley, dans le Montana. Pour les besoins d’un reportage pour le magazine (MDLP) je rencontre Ami Vitale, photo reporter au talent immense qui documente un travail personnel sur l’élevage au sein du J BARL Ranch.

 

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Benjamin en plein tournage lors de l'interview d'Ami Vitale au cœur de la Centennial Valley (Montana, USA). © Image Média

 

Durant deux jours, je partage son quotidien au milieu de ces hommes et des femmes qui élèvent leur cheptel dans la plus pure tradition du « ranching américain ». C’est une rencontre magique avec Ami qui, après des années à couvrir les zones de conflit dans le monde, semble trouver un apaisement et une inspiration nouvelle au cœur de ces espaces. L’endroit me captive et je me remémore la promesse inscrite sur le panneau de cet État : « The last best place », une expression populaire largement répandue chez les habitants, là-bas.

 

« Chaque ouvrage achevé entretient une boulimie qui me projette vers le suivant »

 

En 2013, je découvre un livre : Traité du zen et de l’art de la pêche à la mouche par John Gierach aux éditions Gallmeister. Intrigué, j’achète l’ouvrage. Cet achat spontané me fait découvrir un genre littéraire et surtout une maison d’édition qui depuis 10 ans œuvre à la publication des textes de ces nature writers. J’achète compulsivement plusieurs livres d’auteurs différents. Chaque ouvrage achevé entretient une boulimie qui me projette vers le suivant et une question obsédante : qu’est-ce que le Nature writing ?

 

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© calendini.com

 

Chaque œuvre est un voyage. Ce qui m’interpelle, c’est la photogénie qui se dégage de leurs histoires, servies par la personnalité des écrivains, leurs parcours, et les thèmes fondamentaux évoqués dans leurs récits. Déformation professionnelle ? J’éprouve en tout cas le besoin de partager cette sensation, de porter un regard sur ce genre dont je considère la traduction littérale (les écrivains de la nature) lénifiante. L’idée, qui n’était qu’une intuition se construit quand je découvre que le prix Médicis a été attribué à David Vann pour Sukkwan Island en 2010. Depuis, de nombreux articles ont été publiés dans la presse sur le Nature writing. Ils traduisent l’émergence d’un véritable phénomène littéraire en France. Tout au long de ce travail de documentation et de recherches qui durera 2 ans, j’ai la conviction que mon sujet se dessine et que mes intentions journalistiques se précisent : ce sera sous la forme d’un documentaire audiovisuel indépendant, et cette littérature sera ma porte d’entrée vers ces territoires.

 

Je me mets donc au travail de cette réalisation. Je lis, je me documente, je regarde des cartes, j’imagine des itinéraires pour monter ce projet. Au sein du magazine que je dirige, l’adhésion est immédiate. Nous décidons que la réalisation de ce documentaire servira de storytelling pour raconter à nos lecteurs les coulisses techniques de cette aventure. C’est un premier pas décisif pour parvenir à boucler un financement. Il ne sera pas suffisant tant nos intentions de réalisation nécessitent des moyens considérables. Nous sollicitons alors des partenaires. L’idée et le concept de notre histoire les séduisent. Les premiers soutiens se manifestent et dessinent un possible.

 

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© calendini.com

 

Je décide alors de rencontrer Oliver Gallmeister, le fondateur de la maison éponyme. Il m’accueille avec une immense courtoisie. Je lui parle de ses livres et de mon obsédant désir de rencontrer leurs auteurs sans oublier de lier cette initiative au reportage réalisé trois ans plus tôt dans le Montana. Nous parlons un peu pêche à la mouche (nous pêchons modestement tous les deux) et du Montana évidemment. Je lui montre quelques-uns de nos articles, quelques portfolios ainsi que Sauvages, un livre photo coédité après plusieurs reportages pour le magazine en Afrique. Je pense qu’il me croit sincère et totalement habité par ce projet. Ce que je suis, je dois bien l’avouer. Je lui confie que sans son appui ce projet de documentaire me paraît hasardeux tant il semble pouvoir être un rouage essentiel pour me conseiller et me mettre en relation avec ces auteurs, des antihéros qui ne cherchent pas vraiment la lumière. Finalement, je me rends compte après coup que je demande sa bénédiction et son parrainage légitime. Oliver me délivre : il sera à mes côtés. Je ressors galvanisé par cette marque de confiance solide et spontanée, je peux maintenant rêver à ce destin.

 

De longues années sont passées depuis cette première incursion dans l’Ouest américain. L’inspiration initiale a mûri, le concept s’est affiné, et je suis prêt à tourner avec mon équipe. Reste qu’une partie du budget nécessaire à la réalisation de cette œuvre manque à l’appel. C’est alors que je prends la décision de faire appel au crowdfunding en espérant que la magie qui m’a accompagné depuis le début de cette aventure perdure. Nous avons bien réussi à réunir quelque argent (plus de 52 % du budget initial), mais pas assez pour mener à bien le projet dont nous rêvons. J’ai donc le plaisir de vous le présenter… Merci d’avance pour votre temps et vos dons.

 

À quoi servira la collecte ?

La collecte de ces fonds doit nous permettre de boucler notre budget. Un tel projet coûte beaucoup d'argent, beaucoup trop pour une petite société de presse indépendante. Nous avons besoin de 272 000 € pour faire le film que nous avons imaginé. Nous avons déjà réuni plus de 141 000 €, soit plus de la moitié de notre budget prévisionnel ! Nous avons donc besoin de collecter 131 000 € pour faire ce film avec les moyens et  selon l'ambition qui anime toute l'équipe de ce projet.

 

COMBIEN COÛTE LE FILM ?

 

Une telle ambition nécessite certains moyens. Ils sont à la fois techniques (matériel, production), humains et logistiques. Il faudra nous déplacer souvent, en des lieux particulièrement isolés et donc difficiles d’accès avec beaucoup de matériel. Cette réalisation au cœur de la nature nécessitera donc aussi de nombreux repérages en préparation des tournages qui se dérouleront à des saisons différentes.

 

Voici donc le détail de notre budget.

 

# Frais de reportage [5 personnes] = 105 000 €

(billets d’avion + hôtels + repas + location de voiture + logistique matériel + visas et autorisations de tournage + entrées parcs nationaux, assurances, repérage)

 

# Achat de matériel = 25 000 €

(Appareils photo, Action Cam, drone, objectifs, câbles, enregistreur numérique et mixette, cartes mémoire, trépied et perches, micros et casques, spider, rig et viseur, disques durs SSD, sacs et mallettes de transport)

 

# Droits artistiques = 46 000 €

(droit d’auteur, photo, images d’archive, son & musique, traduction, voix off)

 

# Salaires et frais de structure = 34 000 € (reporter, chef opérateur, ingénieur son, assistant, monteur, chargé de production)

 

# Charges sociales et patronales = 20 000 €

 

# Frais juridiques et de gestion = 27 000 €

 

# Réalisation d’un carnet de bord sous forme de mini-site = 18 000 €

 

=> TOTAL = 272 000 €

 

OÙ NOUS EN SOMMES AUJOURD'HUI ?

 

À ce jour, nous avons réuni 52 % de ce budget prévisionnel, soit 141 000 €. Ces fonds proviennent de ventes de contenus, d’apports en nature de fabricants de matériel et accessoires photo, d’institutionnels du voyage et d’Image Média qui investira dans ce projet.

 

« 52 % du budget du film est acquis ! »

 

Image Média, la société éditrice du magazine bimédia LemondedelaPHOTO.com, c’est nous !

Nous n’imaginions pas solliciter la communauté de KissKissBankBank sans être engagés financièrement à vos côtés. Nous pouvons donc espérer démarrer nos repérages et nos tournages dès le mois de juillet 2016 en espérant que le succès de cette collecte puisse parvenir à boucler le budget prévu.

 

Notre collecte doit nous permettre de réunir la somme de 131 000 euros.

 

SI L'OBJECTIF EST DÉPASSÉ

 

Au-delà de 150 000 euros

Nous nous engageons à monter une exposition photo autour de ce projet. Nous viserons par exemple le Festival International de la Photographie Animalière et de Nature.

 

Au-delà de 190 000 euros

Nous engageons à concevoir et imprimer un beau livre qui sera la synthèse de cette aventure par les mots et les images.

 

Au-delà de 250 000 euros

Nous nous engageons à réaliser une édition DVD luxe.

 

POURQUOI FAIRE APPEL AU CROWDFUNDING  ?

 

En tant que média professionnel et éditeur de contenus, nous suivons depuis de nombreuses années le développement du crowdfunding avec un intérêt particulier. Ils nous interpellent et nous fascinent par plusieurs points.

 

D’une part, il tord le cou aux préjugés sur les goûts et aspirations réels du public permettant à de nombreux projets d’exister grâce à votre adhésion et votre engagement. Nous avons le sentiment que la création, sous ses formes plurielles, reprend le pouvoir au détriment d’un système productif et d’intermédiaires qui sclérosent toute originalité ou élan créatif.

 

« Un renforcement de l’indépendance et de l’autonomie des créateurs de contenus »

 

D’autre part, nous voyons dans l’avènement du crowdfunding un renforcement de l’indépendance et de l’autonomie des créateurs de contenus qui peuvent désormais envisager de donner vie à leurs idées par le biais d’un soutien populaire et universel. Il en résulte un souffle inattendu et iconoclaste.

 

Cinéastes, photographes, musiciens, écrivains peuvent alors espérer retrouver les moyens nécessaires à la poursuite de leur métier dans un contexte économique et médiatique défavorable et incertain. C’est un espoir et une voie salutaires qui nous enchantent et que l’on souhaite aujourd’hui promouvoir par notre propre expérience.

 

« Donner sa chance... »

 

Le crowdfunding est aussi une chance incroyable pour ceux qui débutent dans les métiers de la création. Dans la poursuite du projet « Les voix de la nature », nous avons mesuré combien une première expérience peut-être rédhibitoire et décourageante. Il n’aura échappé à personne que ce projet est une première réalisation avec des équipes inconnues dans le monde audiovisuel, mais pas dans le monde de l’image. Si notre projet a suscité beaucoup d’intérêt chez divers acteurs et moult soutiens, il s’est souvent heurté au fait de savoir si nous étions capables de le réaliser puisqu’il s’agit d’une première œuvre. En dépit d’une longue expérience du reportage et de la production de contenus, l’adhésion n’est pas immédiate et nécessite une énergie de tous les instants pour défendre sa vision d’auteur et son libre arbitre.

 

« Un financement participatif contribue à stimuler son indépendance entrepreneuriale et éditoriale. »

 

Indéniablement, ce mode de financement est un moyen légitime et propice à découvrir des talents et des œuvres. Et il montre combien cette ouverture d’esprit n’est pas vaine au regard de l’émergence de certains artistes devenus incontournables aujourd’hui sur la scène artistique. Le crowdfunding est aussi une possibilité pour des petites structures de ne renoncer à aucune ambition ou idée. Il apparaît un monde des possibles galvanisant. En ce qui nous concerne, Image Média n’a ni les ressources, ni les facultés ou le réseau pour assumer par elle-même un tel projet dans sa globalité. Mais elle a des ressources et des idées qui, moyennant un financement participatif, contribuent à stimuler son indépendance entrepreneuriale et éditoriale.

 

« Ça ne marchera jamais ! »

 

Il est vrai aussi que le fait de fédérer un public dès le début du projet nous donne un sentiment de joie, une énergie positive et une volonté d’entreprendre qui est la réponse la plus solide aux pourfendeurs de foi ; ceux qui ne cessent de répéter : « Ça ne marchera jamais ! » Cette énergie peut, nous en sommes convaincus, balayer les réticences des uns et des autres.

 

Enfin, si nous en sommes là aujourd’hui, c’est avant tout parce que nous croyons en cette histoire et en nous. Et nous avons l’intime conviction que nous ne serons pas seuls à partager cette intuition et cette inspiration. Cette histoire a le pouvoir de vous parler et vous convaincre de nous aider. À nous de créer les conditions de votre soutien et de votre engagement à nos côtés. Son propos nous semble représenter bien plus qu’une simple balade en plein wilderness ! Cette histoire est une piste, parmi beaucoup d’autres, qui offre une espérance et une alternative dans un monde qui s’interroge. Aller à la rencontre de ces hommes est un témoignage qui sera inspirant et enrichissant pour comprendre le monde d’aujourd’hui et se préparer à celui qui se construira demain !

 

En ce sens, nous venons vous solliciter et c’est à vous qu’il incombe de juger si notre regard, notre curiosité et notre élan sont dignes d’un écho populaire et d’un engagement collectif. Venir parler de nos projets sur de telles plates-formes est également un moyen de tester nos idées, d’échanger, de recueillir vos remarques, et certainement d’améliorer notre projet initial pour créer un élan qui nous l’espérons dépassera le cadre d’une simple recherche de financement.

 

Nous faisons le vœu d’un enrichissement continu et mutuel dans cette expérience. Les voix de la nature est notre première initiative en la matière. Nous avons hâte de savoir, de jauger à l’aune de cette première collecte justifiée par un projet important et inspirant, si nous ne nous sommes pas trompés.

 

SUIVEZ L'AVENTURE SUR LE SITE DÉDIÉ À LA RÉALISATION ET L'HISTOIRE DU FILM !

 

Tout au long de cette réalisation, nous vous donnons rendez-vous sur le site du film.

 

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À travers la publication de contenus hebdomadaires pour suivre l’avancement du projet. Y seront notifiées les différentes ressources documentaires utilisées pour cette production ainsi que des articles techniques, des reportages photo, des chroniques littéraires, nos anecdotes de tournage, des portfolios, des séquences inédites ou avant-premières commentées et bien d’autres informations.

Si nous vous avons convaincus sur nos intentions : vous ne serez pas que des donateurs généreux et enthousiastes ! Vous aurez la possibilité d’interagir à loisir avec les équipes du film pour vivre les coulisses d’une aventure passionnante et inspirante, guidée par le souci de partager une véritable histoire.

Vincent.Trujillo

Je m'appelle Vincent Trujillo. J'ai 44 ans, je suis marié et père d'une petite fille de 5 ans qui se prénomme Mila. Je suis l'un des co-fondateurs du magazine LemondedelaPHOTO.com [MDLP] et de son site éponyme : www.lemondelaphoto.com édités par la société Image Média, créée en mars 2007 et enregistrée au RCS de Paris sous le numéro 497 888 040. Cette... Voir la suite

Derniers commentaires

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Cher Didier, cher Thomas Merci pour vos soutiens et votre enthousiasme. Je vois que le Nature Writing ne vous laisse pas indifférent comme nous. Nous allons essayer de traduire l'intraduisible À très bientôt
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Vous avez un projet rare et passionnant. Je vous envie de faire ces voyages et ces rencontres. Le Nature writing (intraduisible) est plus qu'un courant littéraire. Hate de voir le film !
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Je suis pressé de voir le film !