Remonter la filière de récupération de métaux du Burkina Faso jusqu’au Mali afin de montrer que cette filière pourrait profiter au Burkina.

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Présentation détaillée du projet

_fbo0405_snapseedElles étaient là, le dos courbé depuis le matin à gratter la terre à la recherche de la moindre capsule de bouteille de verre. Ces femmes, ces vieilles femmes, ces yaabapara avec leur pioche en main,  le corps ruisselant de sueur, tapent et grattent cette terre dure comme de la pierre, cette terre qui les as vu naître et qui les verra mourir...

Elles grattent le sol de tas d’immondices en tas d’immondices. Leur unique préoccupation : ramasser tous les débris de métaux jugés usagers et laissés à l’abandon dans un coin ou un recoin. Des métaux de toutes sortes…

Un petit tas d’ordures remplit déjà la journée d’un dur labeur : Elles vont ensuite vider leur contenu au «dépôt », un endroit précis de regroupement des métaux. C’est ainsi que se déroule la journée d’une yaabapara, collectrice informelle de déchets métalliques à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso.

Dès lors que la moisson de déchets métalliques est abondante, le contenu du « dépôt » est convoyé au mali. De telle sorte qu’en fin de compte, ces collectrices informelles se retrouvent avec de petits revenus avec lesquels elles tentent de faire face aux besoins quotidiens. Au fil du temps, cette activité est devenue une filière, qui après analyse, paraît très rentable, mais pas forcément  pour celles qui grattent. 

Après trois voyages sur trois ans au Burkina Faso, la rencontre avec les Yaabapara s’est faite au détour de la recherche d’un lieu pour un autre reportage photo la première année. Le fait qu’elles soient en âge de se reposer et que d’autres, à l’autre bout de la chaine, dans un autre pays profitent d’elles me conforte dans le message à faire passer. Les différents repérages mon permis de me familiariser avec la culture du pays, les habitants et les lieux. Chaque photographie sera donc effectuée après un temps d’acceptation sous la forme de portrait d’une ou de plusieurs personnes en action afin d’obtenir des clichés naturels et non de simples poses.

À quoi servira la collecte ?

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A financer mes deux mois sur place pour remonter la filière du Burkina jusqu'au Mali, à préparer une exposition photographique qui pourra déboucher sur la sortie d'un livre.

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Fredboulant

Photographe autodidacte, je pratique la photographie depuis mes 15 ans où j’achète mon premier appareil photo. Je perfectionne mes techniques photographiques avec plusieurs photographes. Je vis et travail en freelance actuellement sur Lyon notamment pour l’agence de presse « Bureau 233 ». J’ai réalisé plusieurs reportages ainsi que l’illustration de... Voir la suite