Développer les circuits courts ? C'est une question de survie. L'achat d'une étuve à yaourts nous permettra de mieux valoriser notre lait.

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The project

Ici, à Baignes Sainte-Radegonde, on est agriculteur de père en fils depuis 4 générations. Dans le département de la Charente, les éleveurs ont bien du mal à subsister. Pour maintenir notre exploitation familiale de 50 vaches laitières, nous faisons aujourd'hui le pari des circuits courts et souhaitons nous équiper d'une étuve à yaourts pour augmenter notre production.

 

 

Quatuor

 

** Crise du lait, crise de sens **

 

Avant on produisait du lait. Que du lait, pour le vendre à la laiterie. Avant c'était rentable mais les temps ont changé. Notre prise de conscience a commencé il y a 4 ans. Au printemps 2009, le lait perd 30% de sa valeur. De la Normandie à la Bourgogne, les éleveurs protestent, font la grève du lait. Ici, on sort de la ferme avec nos bidons, plutôt que de jeter notre lait, on préfère le donner. On rencontre les consommateurs, on discute, on leur fait goûter nos produits et on se rend compte que notre travail a de la valeur à leurs yeux. C'est une révélation, une piste d'espoir, un changement d'horizon.

 

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** Briser les chaînes de la course à la production **

 

Evidemment, ça n'est pas évident de tout remettre en cause quand on a joué le jeu de la production intensive pendant des années. Poussés par une profession qui ne jurait que par le rendement et les intrants, on a réellement cru au système. On a amélioré sans cesse la lactation de nos Prim’Holstein. Passionnés de génétique, on a d'ailleurs gagné de nombreux prix agricoles. Et puis, au fil des années, les prix d’achat de notre lait se sont mis à baisser alors que dans le même temps les charges ont augmenté. En 2009, l’équation ne tient plus. La laiterie nous achète notre lait entre 28 et 32 centimes alors que notre coût de production approche les 43 centimes. Depuis, on perd quotidiennement de l’argent. Les dettes s’accumulent, on emprunte juste pour avoir de la trésorerie. C’est le cycle infernal. On n’a plus le choix, soit on bouge, soit on crève.

 

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** Retrouver notre liberté de fermiers **

 

Heureusement, dans la famille on n’est pas du genre à baisser les bras. Eleveur on est, éleveur on restera. On va juste changer de cap. A 180 degrés. L'idée ? Devenir autonome à 100% et valoriser au mieux notre production, au juste prix sans dépendre des cours, des quotas ou de quelque aide que ce soit. Mon fils Matthieu vient de lancer une filière de transformation et a créé une jolie gamme de yaourts et de fromages frais. On a modifié le troupeau en ajoutant des Montbéliardes qui font un meilleur lait pour le fromage. On s’est remis à cultiver des prairies avec plein d’espèces - des céréales anciennes, des graminées - pour que nos bêtes puissent brouter la bonne herbe des prés.  Avec Valéry, un éleveur voisin, on a décidé d’unir nos troupeaux et de mutualiser les terres comme les frais. A plusieurs, on est plus forts, on a plus d’idées et de recul. Avec nos vaches, on veut faire vivre 4 personnes correctement grâce à la vente directe. Ca tombe bien, avec Magali, la salariée de l’exploitation, on est 4. Notre quatuor s’appelle Côté ferme. Fermement décidé à s’en sortir.

 

Aujourd’hui, la laiterie absorbe encore 80% de notre production mais la vente directe progresse. Nous livrons une dizaine de Ruches qui dit Oui !, nous faisons le tour des marchés et retrouvons le sourire. Quand un client vient chaque semaine acheter ses 40 yaourts, on se dit qu’on ne s’est pas trompés. Nos yaourts permettent de retrouver le vrai goût fermier. Et de nous rendre notre liberté !

 

Vous consommateurs, vous nous avez aidés à ouvrir les yeux il y a 4 ans. Votre soutien aujourd'hui nous permettra d'aller là où on nous attend. Un grand merci d'avance. 

 

Champ

 

Why fund it?

 

Vos dons serviront à acheter une "armoire d'étuvage", en clair une étuve qui permet de maintenir les yaourts à 43° pendant 5 heures, conditions nécessaires pour que le mélange lait pasteurisé entier / ferments / aboutisse à un vrai yaourt. La nôtre est trop petite aujourd'hui. Pour répondre à la demande des consommateurs et développer davantage la vente directe, il nous faut doubler notre production de yaourts et donc acheter une étuve format XL. 

 

Plus de yaourts fabriqués en même temps, c'est aussi gagner du temps. Ca tombe bien on en manque cruellement. Ca nous permettra notamment de tester d'autres types de fromages. Matthieu rêve de produire un camembert fermier. Vous le suivez ?

 

 

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Côté ferme

Côté Ferme, c'est un quatuor bien rôdé. Il y a Philippe, 53 ans, le doyen de l'exploitation. On le voit dans toutes les Ruches, parce que le contact, il adore ça. « Quand de vieilles dames intolérantes aux produits laitiers industriels viennent me dire que grâce à nos yaourts, elles peuvent manger à nouveau des produits laitiers, je suis aux... See more

Newest comments

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Bonjour, Nous ne vous oublions pas les contre parties sont en cours d'élaboration. A bientôt
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Champagne à vous les gars ! Nous aussi on vous aime !! J'ai jamais mangé de vos yaourts, mais j'espère qu'ils contribueront à vous faire avancer. La bise !!
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On adore vos yaourts, qu'on achète aux Chartrons ; et on aime votre initiative et votre volonté conjuguée de vous en sortir. On espère bien que vous allez y arriver ! A bientôt au marché