« Devenir un Androïde veut dire se laisser transformer en instrument, se laisser écraser, manipuler, devenir un instrument à son insu ou sans son consentement…» Philip K. Dick – Androïde contre humain (1972) "Lolita au pays des merveilles" est un court métrage de science fiction érotique. Un projet de fiction moderne, original et singulier.

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Présentation détaillée du projet

 

LOLITA AU PAYS DES MERVEILLES

 

SYNOPSIS

 

Lola, ma lolita,feu de mes reins, Lola Joue les lolitas devant des webcams lors de peep-shows virtuels. Ce soir là, face à elle en show privé, Humbert, mâle désincarné qui joue à s’exciter devant Lolita tout en regardant Kasparov perdre une ultime partie mythique contre Deep-blue. 

 Plus tard, Lola quitte son lieu de travail, une carte de visite dans les mains, un client cette fois pour de vrai. Elle se rend dans une chambre d’hôtel luxueuse ou l’attend Humbert qui cette fois quitte à passer derrière le miroir exigera de le faire avec la jeune Alice. Lola s’exécute, obéissante. La séance peut alors commencer mais au hit de l’excitation Lola se fige, cassée, en panne ? Humbert fait venir le service après vente qui reboote Lola et lui soutire de l’argent en plus. Lola, poupée articulée ou machine humaine glissera à l’oreille d’Humbert que peut être lui aussi n’est pas si vivant. Le doute insufflé, Lola rentre escortée et pleure sur son sort ou peut être le notre.

 

NOTE D'INTENTION

« Le mariage de la raison et du cauchemar qui a dominé tout le XXe siècle a enfanté un monde toujours plus ambigu. Les spectres de technologies sinistres errent dans le paysage des communications et peuplent les rêves qu’on achète. L’armement thermonucléaire et les réclames de boissons gazeuses coexistent dans un royaume aux lueurs criardes gouverné par la publicité, les pseudo-événements, la science et la pornographie. Nos existences sont réglées sur les leitmotivs jumeaux de ce siècle : le sexe et la paranoïa. La jubilation de McLuhan devant les mosaïques de l’information ultrarapide ne saurait nous faire oublier le pessimisme profond de Freud dans Malaise dans la civilisation. Voyeurisme, dégoût de soi, puérilité de nos rêves et de nos aspirations – ces maladies de la psyché sont toutes contenues dans le cadavre le plus considérable de l’époque : celui de la vie affective.»

Crash ! Préface (inédite) de J.G. Ballard (1973)

 

Le récit de Lolita au pays des merveilles met en scène le devenir de Lola, qui passe de femme objet-symbolique à objet tout court par l'intermédiaire d'un regard, celui d'un homme et par extension celui du spectateur.

Ainsi les questions de l'image et du regard sont centrales dans le film. Lola est tout d'abord présenté comme webcam girl qui excite un homme à travers un écran déguisée en Lolita (image culturelle objetisée), un objet symbolique, un être-perçu, elle existe par et pour le regard des autres. Dans un second temps, elle passe de l'autre côté de l'image et devient call girl faisant d'elle même, de son corps un instrument de travail concret mais toujours symbolique (Alice). Pour finir elle se révèlera être à l'issue d'une panne qui fera même intervenir un service après vente, une androïde c'est à dire un pur objet (humain dans sa nature déterminé, réduit à une pure utilité). Mais Lola se vit comme sujet dans le sens ou elle met en avant sa propre volonté et son libre arbitre face au personnage de José. Elle fabrique elle-même l'image de Lolita et joue avec cette image, la manipule. Pour finir elle qui glisse à l'oreille d'Humbert que lui-même n'est pas aussi libre qu'il le croit. En plus de mettre en jeu la métaphore, cette ultime annonce permet aussi de placer l'autre personnage, Humbert, face à une forme de révélation qui mettra en doute sa propre nature. Il finira d'ailleurs par retourner son regard contre lui-même dans à un miroir.

Bien-sur à travers le thème du film, c'est aussi le régime des images et donc le cinéma qui est questionné puisqu'en donnant à voir le monde comme spectacle il le constitue en objet-perçu et le place ainsi en état de dépendance symbolique qui le constitue en objet interprétable et manipulable.

Le film repose énormément sur une atmosphère spécifique qui se traduira par une mise en scène opératique, alliée à une image paradoxalement réaliste dont la photo contrastera le chaud et le froid dans ses teintes et une approche musicale et sonore hypnotique. Afin de faire un objet trouble, érotique, un songe, un objet hypnagogique* dans lequel peut s'engouffrer l'inconscient du spectateur.

Un film formaliste mais pas cérébral pour autant, un désir de cinéma de l'imaginaire et du fantasme où la réalité extérieure et l’univers mental se rencontrent et se fondent en une vibration unique comme dans les films d'Alain Resnais ou de Luis Bunuel pour ne citer qu'eux.

*Hypnagogique: Se dit d’images qui se produisent durant la période d’endormissement et qui, par leur netteté , donnent un sentiment de réalité qui surpasse celui de la perception.


INFLUENCES

 

Philip K Dick, Jean Baudrillard, David Cronenberg, Michelangelo Antonioni, Philippe Grandrieux, Luis Bunuel, Alain Resnais.

 

 

SCENARIO ICI

Qui suis-je ?

JEROME MEYNARDIE

Né le 16/08/1974

e-mail : jeromemeynardie@hotmail.fr

www.cinemaparadoxal.wordpress.com

 

 

BIO-FILMOGRAPHIE

Formation

Entre 1997 et 2002, formation universitaire d’études cinématographiques et audiovisuelles à bordeaux à l’université Michel de Montaigne, obtention d’une maitrise de cinéma. L’apparition pour le grand public de caméra DV dans cette période d’apprentissage et de réflexion ainsi que l’expérimentation qu’en font certains cinéastes débouchera sur la fondation de Paradoxal : collectif de vidéastes, de plasticiens et de cinéastes autour de la réflexion sur le support vidéo et les modes esthétiques et narratifs qu’il engendre. Durant cette période avec Paradoxal il réalise 4 courts métrages d’étudiant en DV ainsi que 2 vidéos musicales.

1999 : Les yeux ouverts (Fiction Dv 8 minutes)

2001 : Somna (Fiction Dv 15 minutes)

2001 : Easy to hate you (clip vidéo pour le groupe Zombie eaters ; SLALOM)

2002 : La grande roue (fiction Dv 15 minutes) remarqué au festival vidéodrome de la baule en 2003

2002 : Le rêve de Camille (fiction Dv 6 minutes) réalisé dans le cadre du festival international du film féminin de Bordeaux dans une compétition de films à 99 euros.

2002 : Lost (vidéo de 40 minutes pour les lives du groupe Heller ; N-REC)

Expérience : le court métrage indépendant comme laboratoire

Entre 2003 et aujourd’hui, toujours au sein du collectif Paradoxal, (collectif pour lequel il organise le festival « les rencontres du cinéma indépendant » entre 2003 et 2009) il reste dans l’autoproduction afin de garder la possibilité d’expérimenter les supports et le récit en toute liberté et réalise 4 courts métrages « indépendants ».

2003 : Sur la terre comme au ciel (Fiction DV et super 8, 5 minutes)

2005 : Trompe l’oeil (fiction dv, 15 minutes) Le soutient financier de la région Aquitaine permettra à ce film d’être kinescopé en 35 mm, il sera sélectionné dans une vingtaine de festivals en France.

2007 : La part du visible (fiction Dv, 17 minutes) Prix d’interprétation féminine au festival Ose ce court de Bisheim 2008 et grand prix 2008 du festival Oh ce court.

2011 : La chambre noire (fiction HD, 15 minutes) Prix du meilleur film au festival de Sore (40)

 

À quoi servira la collecte ?

Les fonds collectés servirons à lancer la production du film, d'autres démarches parallèles auprès du CNC, de Régions et autres viendront complétés le financement du film. 

Ceci dit, s'il ne devait pas y avoir de financement public, cette souscription en plus de la participation de l'équipe pourrait permettre tout de même au film de se faire.

1500 pour les décors,

500 pour la location de matériel lumière,

500 pour la location de matériel image et son,

1000 pour la régie.

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Paradoxal

JEROME MEYNARDIE Né le 16/08/1974 E-mail : jeromemeynardie@hotmail.fr www.cinemaparadoxal.wordpress.com BIO-FILMOGRAPHIE Formation Entre 1997 et 2002, formation universitaire d’études cinématographiques et audiovisuelles à bordeaux à l’université Michel de Montaigne, obtention d’une maitrise de cinéma. L’apparition pour le grand public de... Voir la suite

Derniers commentaires

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Merci Cécile et Matthias!
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meric mika, vaness, gaelle, loic, céline cécile, manu, elsa, malv, july, romain et tout ceux dont je ne connais pas encore l'identité, pour votre soutient..
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un premier commentaire pour un grand merci aux premiers kissbankers à avoir apporté leur soutien au projet...