Soutenez ce film de Charlotte Bayer-Broc ! "Le passé n'est jamais mort, il n'est même pas passé." William Faulkner

Large_humberstone_copy-1449324458-1449324469

Présentation détaillée du projet

 

CALENDRIER

 

Tournage : du 26 janvier au  15 février 2016.

Post-Production (au FRESNOY, studio national des arts contemporains ) : de Mars à Mai 2016

Avant-première du film : Septembre 2016 au FRESNOY, studio national des arts contemporains, Tourcoing.

 

INFORMATIONS TECHNIQUES

 

Durée: 40 minutes

Support: Pellicule Super 8 et Numérique 2K

Son : DOLBY SURROUND 5.1

 

EQUIPE

 

Écriture / Réalisation : Charlotte Bayer-Broc

 

Assistante réalisation : Hélène Mourrier

 

Image : Victor Zebo

 

Son: Rémi Carreau, Juan Pablo Manriquez, Romain Ozanne.

 

Production: Le Fresnoy (chargé de Production : Bertrand Scalabre)

 

Accompagnement artistique: Joao Pedro Rodrigues

 

SINOPSIS

 

Ville d'Humberstone, décor du film.

Salitrera-humberstone-45-1446122063

 

Je me propose de réinterpréter la Cantata Santa Maria de Iquique, chanson qui m'a été offerte, chantée, scandée par mon amie récemment disparue, la Chanteuse et Diva punk Arkana Amapola. Cette chanson fût composée en 1969 et interprété par le groupe Quilapayun, ambassadeur culturel du Chili sous Salvador Allende.

 

La chanson est une sorte d'opéra populaire à la troisième personne mélangeant récits, musiques instrumentales traditionnelles andines et chansons engagées. Elle raconte l'histoire d'une grève ouvrière qui s'est soldé par le massacre de 3600 mineurs par la police chilienne en 1907.

 

Ces ouvriers vivaient dans les villes minières du désert d'atacama au nord du Chili, aujourd'hui abandonnées, villes-fantômes transformées en musée. Ces lieux seront les décors dans lesquels Je mettrais en scène afin de rendre de nouveau présent cet évènement. 

 

 

 

INTENTIONS

 

Piscine d'humberstone

1-1446139535

 

 

Je voudrais réaliser un film dans les deux villes-fantômes de la pampa du Tamarugal, un désert du nord du Chili. Humberstone et Santa Laura étaient deux sites d’extraction minière du salpêtre, abandonnés après la Première Guerre Mondiale quand la production de poudre à canon est devenue obsolète. Ils ont été construits comme des camps de travail, ont été les premiers lieux d’application du taylorisme et le théâtre des premières répressions policières et des premiers mouvements de lutte ouvrière.

 

Le film raconte la colonisation, l’abandon et la muséification de ce territoire qu’on peut aujourd’hui visiter pour ses vestiges, de ce désert aujourd’hui déserté, après avoir été un siècle durant le lieu d’une industrialisation massive selon le modèle de la révolution industrielle de l’Angleterre du XIXe siècle. Je veux filmer cet espace comme un entrelacs de couches d’histoire, de mythes et de fantasmes, d’appropriation et de commémoration, où continue à se perpétrer le souvenir de l’oppression, mais aussi de la lutte, où se forge l’identité schizophrénique du colonisé.e. Il s’agira donc de déplacer, d’actualiser, de reconfigurer cette violence dans l’espace aujourd’hui muséal de la ville-fantôme, hantée par les touristes et les objets de leurs désirs : reliques, fétiches, mèches de cheveux et anciens jouets laissés là, comme sans avenir ni passé.

 

Rue d'Humberstone

Rue-1446139926

 

Le film s’articulera autour de la mythification d’une lutte ouvrière pour évoquer la violence économique du capitalisme du début du siècle, puis la violence politique de la dictature : d’abord, le massacre de trois mille six cent ouvriers à Iquique par la police chilienne, lors d’un mouvement de grève en 1907 ; puis son invocation en 1969 par le groupe communiste Quilapayun, qui écrivit un opéra populaire, presque une complainte, mélange de chants partisans, récits militants, et musique traditionnelle andine, intitulée « Cantata de la Escuela Santa Maria ».

 

Il s’agirait d’occuper les lieux, de transformer cette ville en décor pour une performance, bribes de chants et de récits d’une histoire mineure, qui actualiserait la violence de cet événe- ment, symbole de la répression policière, de la naissance d’un État policier, mais aussi lieu de l’origine du modèle capitaliste exporté. Le lieu a toujours été une zone d’indétermination entre vie nue et vie politique, ville abandonnée, dont l’existence, la construction, l’organisation n’étaient tendues que vers la production, aujourd’hui lieu de commémoration et de rituels.

 

Théâtre d'Humberstone

Img_1816_copy-1446140024

 

La chanson sera interprétée par Charlotte bayer-Broc, la réalisatrice, qui revêtira l'identité protéiforme de son amour récemment disparue, Arkana Amapola, se tranformant tour à tour en punk anarchiste, en performeuse diva trangenre, en pieta. Elle sera également accompagnée d'un groupe féministe de "poblacion" (quatiers populaires de Santiago), qui perpétue la culture et la tradition de lutte ouvrière au Chili. 

 

les personnages pourraient aussi bien être aussi bien les dernières survivantes du massacre qu’un fantôme amnésique qui hante les lieux en somnambule sans bien savoir ce qui s’y est passé. Charlotte Bayer-Broc se tranformera en une copie de la Diva disparue, factice, baroque, monstrueuse, un personnage impur en somme, qui traverserait cette ville fantôme en chantant, en dansant, en récitant des textes pour marquer les lieux du sceau de sa mémoire, pour le rendre vivant. 

 

Un personnage qui subirait également une série de mutations et de métamorphoses au gré des rencontres avec les occupants des lieux, touristes et autre gardiens de musée.

 

Il s'agirait enfin, comme dirait Marguerite Duras (Césaré), de répandre la nouvelle de la douleur.

 

Site industriel de Santa Laura.

Santalauramine-1446122112

 

 

Humberstone-1446139390

 

L'ACTRICE

 

12107901_10152822217632255_392485437824379400_n-1449324961

 

Charlotte-1449324983

 

La réalisatrice et actrice Charlotte Bayer-Broc interprétera une Diva Punk, Arkana Amapola, disparue il y a peu. Elle récitera les textes et chantera les chansons comme le double, la projection d'un fantôme, celui de l'actrice disparure, mais aussi comme la dernière survivante du massacre d'ouvrier.e.s. Il s'agira pour elle de lier la tragédie intime de la disparition à la tragédie politique que raconte la Cantata Santa Maria de Iquique, en se travestissant tantôt de Diva Burlesque et lyrique, tantôt d'ouvrière endeuillée.

 

 

LA CHANSON

 

Stamaria-1446140456

Cantata Popular Santa Maria de Iquique, du groupe Quilapayun, 1970, 37 minutes.

 

La chanson fonctionnera comme la structure narrative du film. La chanson se divise en trois partie, la vie ouvrière, la grève et le massacre, et est composée à la fois de récits, d'interludes musicaux, et de chansons.

 

Extrait de la Cantate (Pregon/ début)  :

 

 

Señoras y señores, (Mesdames, Messieurs,

venimos a contar, ( nous sommes venu raconter

aquello que la historia (quelque chose dont l'histoire

no quiere recordar. (ne veut pas se souvenir

Paso en el Norte Grande, (ça s'est passé dans le grand nord

fue Iquique la ciudad, (dans la ville d'Iquique

mil novecientos siete (1907

marcó fatalidad. (Marquât la fatalité.

Allí al pampino pobre (Là-bas dans la pauvre petite pampa

mataron por matar (ils tuèrent pour tuer

allí al pampino pobre (Là-bas dans la pauvre petite pampa

mataron por matar. (ils tuèrent pour tuer.)

 

 

Seremos los hablantes, (Nous serons les prêcheurs

diremos la verdad, (nous dirons la vérité,

verdad que es muerte amarga (la vérité de la mort amère,

de obreros del salar. (des ouvriers du salar.

Recuerden nuestra historia (Rappelez vous de notre histoire

de duelo sin perdón, (de douleur sans pardon,

por más que el tiempo pase (Pour peu que le temps passe

no hay nunca que olvidar. (au moins il n'y aura pas d'oubli.

Ahora les pedimos (Maintenant nous vous demandons

que pongan atención. (d’être attentif)

Ahora les pedimos

que pongan atención.

 

À quoi servira la collecte ?

 

Le film est produit en partie par Le Fresnoy, studio national des arts contemporains mais nous nécessitons une aide supplémentaire pour que le tournage se fasse dans les meilleures conditions. 

 

Comme le tournage se passe à l'étranger, au Chili en l’occurrence , les frais engagés pour les transports, le logement et la régie, sont très importants, surtout dans l'économie plutôt documentaire.

 

Concrètement, votre participation servira à :

 

-          Loger  l’équipe de quatre personnes (Réalisatrice, Chef opérateur, Ingénieur son et assistant.e) durant les deux semaines de tournage ( 1000 euros)

-          acheter un costume et des accessoires pour l'actrice ( 200 euros )

-          Louer une voiture pour aller sur le lieu de tournage, au milieu du désert d'Atacama (300 euros)

Thumb_12107901_10152822217632255_392485437824379400_n-1449324842
CharlotteBayerBroc

Charlotte Bayer-Broc est actuellement étudiante-artiste au Fresnoy, studio national des arts contemporains, promotion Manoel de Oliveira. En 2009, elle obtient une double licence de lettres et de cinéma à l’université Paris III Sorbonne Nouvelle, en Master elle travaille sur l’essai politique au cinéma (Godard, Debord et Farocki) encadrée par... Voir la suite

Derniers commentaires

Thumb_default
Bonne chance les louves <3
Thumb_default
Bon courage pour le tournage, ce sera certainement un grand moment pour toi. je te souhaite toute la réussite possible pour ton projet, Bien affectueusement, JC Bayer
Thumb_default
Vas y Charlotte ! fonce... faut faire des films tant qu'on a de l'enregie, faut y aller, en plus quand ils sont bien et retourne le monde comme un concert PUNK c'est magnifique