"La mémoire n'est pas en nous, c'est nous qui nous mouvons dans une mémoire-Être, dans une mémoire-monde." Gilles Deleuze

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Présentation détaillée du projet

 

 

Un pavillon blanc, les robes implacables de sa mère qu'elle fait tourner pour lui : la rose. Sa bouche écarlate, ses manières à la Audrey Hepburn. Des fleurs coupées toujours fraîches. La chevalière qui brille avec insolence au doigt de son père. Le superbe des cocktails du vendredi : les cheveux pailletés de laque des femmes, leurs bas luisants, les rivières trop lourdes. La voilure bleutée des cigares des hommes. Le jazz, l'ivresse de l'alcool. La robe rose brûlée, mordue par le bout incandescent d'une cigarette. Les larmes de sa mère, son père incestueux. LOST MEMORIES.

 

 

 

ONCE UPON A TIME  

 

 

1950. Un petit garçon de huit ans, enfant unique issu de l'american way of life typique, grandit au sein d'un univers emprunt de glamour et de perfection construit par sa mère. Il est fasciné par cette femme toujours impeccable et élégante : sa bouche peinte en rouge, sa robe rose qu'elle fait tourner pour lui.

 

Tout les vendredis, ses parents organisent des cocktails. Ces réceptions l'émerveillent par la théâtralité qu'elles dégagent. Ne pouvant assister à la totalité des festivités, celles-ci éveillent d'autant plus sa curiosité.

 

Un soir de réception, sa vision féérique de son univers familiale s'écroule alors qu'il découvre un trou de cigarette dans la robe de soirée de sa mère. Cet événement va lui faire ouvrir les yeux sur toutes les atrocités existantes au sein de son foyer et dont il est en partie la victime.

 

 

CURIOUSER AND CURIOUSER

 

 

Lost Memories est un conte expérimental qui relate la prise de conscience d'un enfant, du dysfonctionnement familial à cause de la découverte d'une brûlure de cigarette dans une robe de sa mère. Souvenir d'un des cocktails réguliers qu'organisaient ses parents dans leur maison : parade servant à afficher l'image d'une famille idéale et d'être garant auprès de la communauté de leur statut social.

 

À travers le film, je pose la question de la mémoire, de sa fiabilité. Je fais part d'une mémoire en creux, parcellaire, presque autonome ou des images s'imposent à soi comme celle du trou dans la robe de la mère. Comment rendre compte plastiquement d'un souvenir ? De plus, il s'agit de souvenirs d'enfance, ce qui pose le problématique de la hauteur du point de vue. De par sa taille, un enfant n'a pas la même appréhension visuelle de l'espace qu'un adulte. Ainsi, l'espace et les autres personnages seront représentés de manière fragmentaire : la mère par son vêtement et sa bouche, le père par la main (coupable) à la chevalière, l'enfant par les yeux. C'est le seul dont on apercevra le regard car lui seul est spectateur et victime de l'odieux spectacle qui se déroule. Les autres convives ne sont que des silhouettes anonymes, aveugles, tronquées au niveau du torse comme dans les dessins animés Tom et Jerry. Le fait d'annihiler le regard des autres personnages permet de clore complètement un espace imaginaire et ainsi de faire état d'un enfermement : celui des souvenirs du petit garçon.

 

La robe rose est le leitmotiv. Sa dégradation fantasmagorique, en même temps que la dégradation du corps de l'enfant par son propre père, provoquent avec elles la dégradation de l'image. Ainsi au début l'image est très lumineuse, l'accent est mis sur la vivacité des couleurs et l'éclat des objets, comme si l'enfant découvrait un trésor en ouvrant la porte du salon : les intérieurs peints par Edward Hopper sont une référence visuelle pour ce projet que ce soit en terme d'utilisation de la couleur, mais aussi de la lumière.

 

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Les ambiances presque fantastique développée dans les photographies de Gregory Crewdson, sa manière de raconter l'espace quotidien et familiale américain délétère sont une source d'inspiration majeur pour ce projet.

 

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La découverte du trou dans la robe marque un tournant. L'image s'use et commence à se ternir, à montrer sa trame (grain renforcé, noir de moins en moins dense). Comme un souvenir, l'image va peu à peu perdre en densité et en matière pour se réaliser dans ses lacunes.  

 

 

IN THE END...

 

 

Lost Memories sera tourné sur quatre jours, du vendredi 3 juillet au lundi 6 juillet, dans l'hôtel particulier de Françoise Perrichet à Dijon. Nous allons invertir deux appartements prestigieux : Begnigne Le Compasseur et Logis des Fremyot.  

 

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http://www.luxuryflatindijon.fr/fremyot.php?PHPSESSID=1d9b983ea5b249e56ca6a2cbacbdbc30

 

La décoration sera entièrement supervisée et crée par deux plasticiens, Aurore-Coroline Marty et Nicolas Rouah, qui ont collaborés entre autres avec l'artiste Marc Camille Chaimowicz.

 

Une parties du matériel technique sera emprunté aux Beaux Arts de Dijon, l'ENSA. Le tournage accueillera une étudiante  de l'école en deuxième année, Marion Hamelin, en stage afin d'effectuer la photographie de plateau. 

 

Lost Memories fera l'objet d'une édition limitée en sept exemplaires. Il circulera aussi bien dans les festivals d'art vidéo et de court métrage de fiction en France et à l'étranger. À terme, il sera accompagné d'un found footage de vidéos amateurs des années 1950 destiné à être présenté conjointement dans le cadre d'une installation vidéo.   

 

 

DONNER UN CORPS AUX PERSONNAGES

 

 

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Arthur Veidt incarnera le père dans Lost Memories. Cet arrière petit fils spirituel de Conrad Veidt a été formé par Youri Stanislavski dans la prestigieuse académie théâtrale de Saint-Pétersbourg. Il y a notamment développé une grammaire gestuelle des plus abouties.

 

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Barbara Theveniau s'illustre dans différents domaines : compositions de musiques pour courts métrages, figurations et théâtre, écriture de deux scénarios et modèle photo. C'est dans le rôle de la mère que Barbara Theveniau nous fera part de son talent dans Lost Memories.

 

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Gaspard Buisson, âgé de 9 ans, prêtera ses yeux à l'enfant dans Lost Memories.

 

 

L'ÉQUIPE TECHNIQUE

 

 

Première assistante / scripte : Marion Berry

 

Après ses études aux Beaux arts de Dijon dans lesquelles elle se spécialise en vidéo et installations sonores, Marion Berry se dirige vers le cinéma en participant à plusieurs projets à différents postes (scénario, story-board, prise de son, composition musicale). En octobre 2014 elle réalise son premier court métrage Franck , actuellement en post-production.

 

Chef Opérateur : Paul-Anthony Mille assisté d'Erwan Robert Thomasson

 

Après des années d'expérience formatrice aux côtés de divers opérateurs de renom aux Etats-Unis, Paul-Anthony Mille retourne en France pour continuer sa carrière de chef opérateur. Il possède la double nationalité Française et Américaine et est fort d'une expérience internationale qu'il l'amène à travailler aussi bien en France qu'en Amérique, mais également en Afrique et en Asie. Il travaille aussi bien en HD et D-cinéma ainsi qu'en 16 ou 35mm. Il travaille également en 3D relief, et couple depuis peu son métier de chef-opérateur avec celui de stéréographe sur divers long-métrages et documentaires pour le cinéma. Paul-Anthony a aussi une formation d'opérateur steadicam et maîtrise aussi la prise de vue aérienne. Et finalement, il est également gérant de la société de production Kafard Films.

 

Cadreur : Laurent Buisson

 

Passionné et perfectionniste, Laurent s'est investi dans de nombreux projets artistiques depuis quelques années en temps que cadreur, monteur et co-réalisateur de courts métrages. Laurent se distingue aussi en tant que photographe, songwriter, guitariste et ingénieur son.

 

Sondier : Thomas Tricone

 

Décors : Aurore-Caroline Marty et Nicolas Rouah

 

Aurore-Caroline Marty et Nicolas Rouah sont deux artistes plasticiens vivant et travaillant à Dijon. Ils assistent l'artiste Marc-Camille Chaimowicz.

 

Costume : Carole Poiron

 

Carole Poiron est une jeune entrepreneuse dynamique installée à Lyon. C’est à la suite d’une formation aux Beaux-Arts de Dijon terminée en 2009 qu’elle trouve sa voie artistique et décide de mettre ses talents au profit de la création de costumes pour le théâtre et le cinéma.

Elle suit alors un cursus universitaire de deux ans à Lyon, en 2010 et 2011, lui permettant d’apprendre les techniques propres aux vêtements et aux chapeaux pour la scène. Aux côtés de Sarah Tintinger, modiste pour Dior et meilleur ouvrier de France, elle apprend la rigueur et la qualité de la haute couture. Elle applique ces enseignements en réalisant les costumes pour le défilé de carnaval des Dragons de st Georges à Lyon en 2012 et 2013 et en travaillant pour des courts métrages de jeunes réalisateurs à partir de 2012. Devant l’affluence des commandes, elle change de statut et crée BBB en 2014 ; entreprise qui synthétise toutes ses compétences et lui permet d’allier indépendance et transmission. En effet, depuis septembre 2013, elle propose aux ados et aux adultes d’apprendre les bases du métier au travers de cours de couture ludiques.  Évidement, elle poursuit son aventure de costumière et continue a travailler dans le domaine du spectacle à Lyon, Dijon et Paris.

 

Maquillage et coiffure : Lauriane Goullier

 

Personne pleine de rêves et de créativité, Lauriane Goullier a suivi sa formation à la Make Up For Ever Academy de Paris. Curieuse et passionnée, cherchant toujours à repousser ses limites, Lauriane Goullier diversifie ses expériences professionnelles en côtoyant des univers différents : plateaux de télévisions, cinéma, défilé de mode, photographie. 

 

Making of : Charles Bodinier

 

Co-fondateur de l'agence de communication Brother and Brother et de l'association audiovisuel Scandium.

 

Photographie de plateau : Marion Hamelin

 

Stagiaire sur le tournage en convention avec l'association audiovisuelle Scandium, Marion est étudiante de l'ENSA dijon.

 

 

 

 

À quoi servira la collecte ?

CONTRIBUEZ ET DONNEZ VIE EN IMAGE  À LA MÉMOIRE DE CE PETIT GARÇON 

 

 

La collecte servira à assurer, en partie, un tournage de qualité, de permettre aux professionnels formant l'équipe de travailler dans de bonnes conditions et enfin de pouvoir donner corps à ce premier projet de court métrage expérimental.

 

Les 2550 euros serviront à la réalisation technique du film :

 

500 euros seront utilisés à la location d'une partie du matériel technique, en particulier celui lumière.

450 euros assureront le catering pour toute l'équipe sur quatre jours : c'est à dire en tout 94 repas.

350 euros seront alloués à la location des décors.

300 euros permettront la création des costumes.

300 euros seront consacrés à la diffusion du film et à la post-production.

300 euros concourront à la promotion du film.

 

Cependant, des professionnels mettent au service leur talent, leur énergie et s'investissent pour mener à bout ce projet de film. C'est pourquoi je souhaite vivement les rémunérer pour leur implication et leur travail d’orfèvre. 1450 euros supplémentaire serait un minimum nécessaire en reconnaissance du travail accompli.

 

Chaque contribution, même minime, est un élan vital à la création de ce film.

 

Merci de votre soutien ! 

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Rebecca J. Mortenson

Rebecca Jean Mortenson (Mathilde Rachet) est née avec mon premier court métrage, Lost Memories. J'acte d'une entité paradoxale faisant se côtoyer le prénom d'un personnage de femme disparu, absente (Rebecca d'Alfred Hitchcock) et le nom de jeune fille de Marilyn Monroe, femme qui a fini par être asphyxiée par l'image qu'elle a elle même crée. J'ai... Voir la suite

Derniers commentaires

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Parce que tous les projets méritent d'être aider !!! Je te souhaite une bonne réussite car "lost memories" me semble être une bonne voie pour retrouver la mémoire! bises Vincent Campos
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GOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOD LUCK !
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Bisous le petit rat !!!