Jan Luck présente

LUCIE.

On a besoin de vous !

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Présentation détaillée du projet

LUCIE est mon cinquième court métrage, son sujet est la mémoire traumatique : En Europe un enfant sur cinq est victime de violences sexuelles. Dans la majorité des cas l'agresseur est un membre de la famille, un proche, qui menace, manipule, impose le secret, en profitant de sa position d'adulte. La violence, le choc du viol sont tels que la victime peut oublier ce qu'elle a subi. Cette amnésie traumatique peut durer des années, et se rompre soudainement...

 

 

 

 

Synopsis

Lucie, une femme d'une trentaine d'années, est immergée dans son bain. Un appel de sa mère la renvoie aux bribes d’une mémoire séquencée, fragmentée, vers un souvenir qui n'existait pas. 

 

 

                                                      TEASER

 

 

 

 

Note d'intention du réalisateur

Quelques jours après le décès de son grand-père, une amie m'a confié qu'il avait abusé d'elle  lorsqu'elle était enfant. Jusque là  elle ne s'en était jamais souvenu et c'était comme si la mort de son grand-père avait créé chez elle un sentiment de sécurité qui lui permettait de laisser remonter ces traumatismes à la surface. Elle pouvait à présent se libérer de cette charge qui lui pesait inconsciemment depuis toutes ces années.

Le souvenir qu'elle en avait était très déconstruit, elle était dans l'impossibilité de reconstituer précisément la façon dont cela s'était produit. Il ne lui restait en mémoire qu'une sensation diffuse qui se traduisait dans son esprit par des images abstraites ou enfantines : le vague souvenir d'un rituel, une course pour échapper à la finalité de ce rite, se cacher, des rideaux rouges dans sa chambre, l'effroi...

Nourri de nos échanges et en passant par un travail d’observation de mes propres craintes à ce sujet, j'ai voulu explorer ce traumatisme en me demandant comment pouvaient être interconnectés une construction psychique adulte et le souvenir de l’enfant caché dans l'esprit de ce même adulte. De quelles manières pouvaient surgir la mémoire cellulaire du traumatisme enfoui.

L'introduction, l'immersion dans la baignoire, permet d'attirer le spectateur dans la claustrophobie mentale de cette personne. puis la déconstruction et les va-et-vient dans les premières séquences sont destinés à rendre le spectateur perméable afin de le convoquer immédiatement dans la sensation générale du film et dans le ressenti de l'héroïne.

En rompant avec les codes et les repères cinématographiques, je veux traduire le dédoublement mental de Lucie. Par le montage des séquences et le mouvement ainsi créé je souhaite que le spectateur entre, en passant expérimentalement et intimement par lui-même, dans la psyché de Lucie. Je voudrais l'amener dans une suite d'émotions semblables à celles que traverse Lucie-enfant jusqu'au bouleversement intérieur et psychique qui se révèle à elle-adulte. 

La caméra sera généralement très mobile. De nombreux plans, notamment sur l’héroïne, se feront en légère plongée, d'une part pour l'ancrer dans le sol et la rendre prisonnière de ce qu'elle vit, et d'autre part pour donner la sensation qu'elle est observée (par elle-même). En revanche les scènes du présent (au début, au milieu et à la fin du film) seront tournées caméra posée  pour contraster avec la fugacité du souvenir morcelé que revit Lucie durant son apnée.

Par une narration déconstruite mais "sensitivement" tenue, je souhaite traiter le réveil brutal et hors du temps d’un événement enfoui dans le psychisme d'une jeune femme, en recomposant les bribes et les fragments de sa mémoire « enfantine ». Avec cet essai cinématographique , je souhaite donner corps à ma vision du monstrueux en diffusant toute sa violence à travers mes propres sensations.

Certaines choses nous échappent, nous portons les stigmates psychiques d'un passé que nous ne connaissons pas ou que nous ne voulons pas connaître, celui de la petite enfance, ce passé qui se déroule alors que l'étoffe de notre mémoire est à peine tissée. Ces choses qui nous échappent et nous habitent, nous les portons quotidiennement comme des fardeaux invisibles qui nous empêchent de nous construire.

A l'image de Lucie dans ce film, un événement parfois laisse émerger ces traumatismes et  permet de (se) comprendre, de rendre visible l'invisible et de s'en libérer.

 

                                         PROJET SOUTENU PAR

                   Enfance-et-partage-2-1509441195

 

Depuis 40 ans, Enfance et Partage agit pour que chaque enfant soit protégé par sa famille et par la société afin de préserver son devenir d’adulte.

 

 

 

 

L'équipe du film pour les postes principaux :

Réalisateur : Jan Luck Levasseur

Actrice : Natasha Mashkevich   http://www.natasha-mashkevich.com/

Directeur de la photographie : Julien Grisol

Décoratrice : Valérie Elder Fontaine

Monteur : Antonin Mabille

Sonosphère : Thomas collin

 

 

Bella B. (mon précédent court métrage sur le même thème)

 

 

À quoi servira la collecte ?

Ce financement servira à la post-production :

- 300 euros pour l'enregistrement et le traitement de dialogues off

- 600 euros pour pour le montage image

- 400 euros pour l'étalonnage (traitement de la colorimétrie)

- 600 euros pour la création de la sonosphère (l'amnésie traumatique de Lucie se rompt durant une apnée dans sa baignoire, nous avons besoin d'une identité sonore forte)

- 300 euros pour le mixage son

Nous souhaiterions effectuer toute la post-production à partir de fin novembre pour terminer le film en janvier.

Grâce à des investisseurs privés et une équipe très motivée le tournage de LUCIE a pu se faire dans les meilleures conditions, nous avons de superbes images qui n'attendent plus que d'être entrelacées pour tisser cette histoire et continuer de parler de la maltraitance de l'enfant, intolérable dans notre société.

L'intégralité de la collecte me sera reversé par KissKissBankBank et je la répartirai aux différents postes, le surplus sera utilisé pour la communication et la création d'un site. 

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Jan Luck

Lucie est la 5ème réalisation de Jan Luck Levasseur après notamment Bella B. qui a fait plusieurs festivals internationaux et remporté un prix de Meilleur Réalisateur au Brésil à Belo Horizonte. Jan Luck est également auteur et metteur en scène. Il a une formation de comédien. Il a travaillé au théâtre avec Michel Touraille, Fabrice Michel, Sélim... Voir la suite

Derniers commentaires

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Merci Lila et Simon, merci beaucoup pour votre soutien !!!
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Talent à l'état pur... On aime on soutient, je crois en ton projet Bella en dit long sur ton travail mais ça je le savais déjà
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Paoladele, Fred et Lutwidge grâce à vous nous atteignons enfin le premier tiers ! MERCI ! MERCI ! MERCI !