Nous avons déshabillé Macbeth. Nous en avons fait une grande fête, un conte fantastique, fatal et jubilatoire…

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Présentation détaillée du projet

 

                 

 

 

 

 

 

 

                 La Société des Écrans monte Macbeth au Théâtre 13.

                           Nous jouerons de novembre à décembre  2013.

 

A partir de la pièce de William Shakespeare 

 

Mise en scène d'Arny Berry

 

Collaboratrice artistique : Roxane Kasperski

 

Avec 

Laure Vallès, Jean Aloïs Belbachir, Arny Berry,  Victor Veyron, Simon Fraud, Benjamin Bur, Elodie Hatton, AudreySourdive, Clement Bernot, Victor le Lorier, Jean Damien Detouillon, Elias Khadraoui

 

Scénographie : Aurélie Maestre / Costumes Johanna Elalouf / Musique : Benjamin Tuau /

Effet speciaux : Laurent Riviere / Lumière : Lorian chauché / Chorégraphie des combats : Jerome Tomray  

 

                                              UN SPECTACLE TOTAL

 

Un théâtre physique

De la danse, du cirque, de l'escrime... 

 

 Un théâtre d'effets

Effets spéciaux venu du cinéma, scénographie étonnante, vidéoprojections, costumes en peau de bête (synthétique) ...

 

Un théâtre de jeu

On est une troupe, nous serons douze sur le plateau. 

 

                       Un théâtre populaire, sensible et spectaculaire

 

Macbeth

 

                         ENTRETIEN AVEC LE METTEUR EN SCÈNE 

 

 

Pourquoi monter Macbeth ?

 

    Tout d’abord parce que j’en avais envie et ensuite parce que j’en ai eu l’opportunité. Ça me semble très important de travailler sur des classiques. L’avantage avec un classique c’est que ton discours est beaucoup plus lu et vu étant donné que les gens connaissent la pièce donc au fond ce que tu dis se doit d’être plus précis. Ce que l’on peut apporter à titre personnel et ce que l’on peut apporter en termes d’équipe.

 

     Je me suis toujours vu comme un élisabéthain. J’aime beaucoup cette forme-là. Il y une profonde générosité, un sens de la dérision et un humour qui n’appartiennent qu’à cette forme-là et auxquelles je suis très sensible. Je pense que ma troupe peut beaucoup y apporter et l’amener dans une forme assez contemporaine sans que ce ne soit trop criant ou voyant.

 

 

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        -Qu’est-ce que tu veux mettre en lumière dans cette pièce ?

 

 Tous les enjeux de la pulsion. C’est-à-dire qu’au fond, Macbeth, tout du long de la pièce, est  toujours sujet aux désirs d’un autre.  Il se retrouve emporté dans un dessein qui n’est pas le sien. Et après s’être trahi de toutes les façons possibles et imaginables, après être allé au-delà de la monstruosité dans un mal absolu, il se retrouve avec son désir premier : mourir au combat, et d’ailleurs il y parviendra.

 C’est cet enjeu qui me paraît fondamental : quoi que l’on fasse et quelles qu’en soient les motivations au fond, on ne peut jamais échapper à soi. On se retrouve toujours face à soi-même, quand bien même on se trahirait de toutes les façons possibles, au dernier instant il n’y aura plus que nous.

 

 

 

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     -Quelle est ton approche de la pièce ?

 

 Il y a plusieurs directions. Tout d’abord l’adaptation. On a beaucoup travaillé pour que ce soit très rythmé, très précis, que ce soit vraiment dans l’élan et dans l’humour aussi. On monte souvent Macbeth comme une tragédie et je pense qu’il y a quelque chose auquel on échappe en prenant la parure de la tragédie : c’est l’ironie de la vie. Et j’espère pouvoir trouver une solution qui soit à la fois spectaculaire et à la fois intime pour revenir à l’ironie de l’existence et de notre condition.

 Je veux aussi que ça puisse être un moment de partage très fort, une sorte de grande fête. Au sens premier, c’est-à-dire la fête dans un jeu de renversement, de jouer avec les inverses, et j’espère que dans cet inversement, nous pourrons rire du mal pour peut-être s’en défaire.

 Il y aussi, toujours dans mon travail, une approche très physique et ce sera encore le cas. Dans l’équipe il y a des gens qui viennent d’un peu partout et qui ont des pratiques très diverses. Il y aura donc du cirque, de la danse, des combats d’épées, des enjeux techniques complètements délirants et surtout une sensibilité à fleur de peau, à l’endroit où on l’attend le moins. Au milieu d’un joyeux bordel explosif il y aura tout d’un coup des instants tenus, sensibles, où on se retrouvera face à ce qui est exprimé et non à comment il est exprimé.

     

 

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   -Quel va être le rôle de l’artifice ?

 

 La notion d’artifice c’est vraiment cette notion « explosive », la matière, ce dont on parle dans l’artifice c’est l’explosion. Ce qui va venir déjouer le regard. Tout à coup quelque chose se passe, nous surprend, nous saisit et on est hors de nous-mêmes.

 Ce que je trouverais amusant serait de réussir à trouver une tension adéquate pour que ces éléments-là nous fassent sortir de nous-mêmes régulièrement en nous permettant d’avoir la distance avec ce que l’on voit. Mais la distance aussi bien dans ce qu’elle peut apporter aux enjeux de la pièce, qu’au niveau sensible, intellectuel ou spectaculaire. Garder quelque chose de faux pour se situer par rapport à quelque chose de plus fondamental. C’est-à-dire qu’en canalisant l’artifice, la pacotille, la manipulation en fait, à un endroit où il est désigné, j’espère faire apparaître l’autre côté du spectre.   C’est-à-dire ce qu’il y a de plus fondamental dans notre nature, l’enjeu pulsionnel, et ce à quoi on ne peut pas échapper : notre nature profonde.

 Et je crois que c’est ça le sens de la pièce, c’est que quel que soit ce qui nous entoure, quelles que soient les circonstances, les bouleversements qui nous balayent, les tempêtes qu’on traversent : on échappe jamais à soi. Et je pense que vu ce qu’on vit en ce moment, dans ce monde profondément artificiel, parce qu’on est dans la virtualité des finances, on est dans la virtualité du travail, la virtualité des rapports. Au fond, on est vraiment dans la réalité artificielle, la réalité virtuelle. On parle d’intelligence artificielle, et du coup il faut trouver une tension pour se remettre face à nous-mêmes et j’espère que ce jeu avec l’artifice va nous y aider.

 

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     -En quoi ton idée du travail scénique en général peut aider à la compréhension ou donner une nouvelle lecture d’une pièce telle que Macbeth ?

 

 Dans les projets que j’ai pu faire, à chaque fois, derrière, il y a une interrogation sur ce qu’est profondément le théâtre. Qu’est-ce que c’est que cet endroit, où il y a des gens sur une scène, où il y a des gens qui les regardent et tout le monde est d‘accord pour dire que ce que les gens sur cette scène, disent, est à la fois, pas tout à fait ce qu’ils pensent ou ressentent, mais quand même un peu. Comment cela joue sur notre intériorité, sur nos sensibilités ?

 Le théâtre est un endroit magique parce qu’il est à échelle humaine. C’est pas du cinéma, ce n’est pas une forme qui peut aller au-delà de l’homme. Par contre elle est d’une dimension infinie parce qu’elle peut aller au-dedans, tout au-dedans. Donc nous, ce sur quoi on va travailler par rapport à une idée du théâtre, c’est vraiment cette notion du spectaculaire, quel est le rôle du spectaculaire ou de l’artifice, parce qu’on peut l’appeler de la même façon au fond, dans le théâtre ? Quelle réflexion il apporte et qu’est-ce qu’il peut nous amener à penser ?

 J’espère qu’il nous amène à penser l’autre. C’est toujours l’objet du théâtre que de penser l’autre. L’artifice serait le moyen pour penser l’autre par la différence, par le décalage qu’il amène, par l’ironie qu’il propose, par la complicité qu’il introduit. Donc c’est un vrai travail sur la complicité.

 C’est très intéressant de travailler sur un spectacle dont le sujet est le mal et de dire que le moyen sur lequel on va travailler, c’est la complicité.

 

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-Il y aura donc, comme c’est souvent le cas dans ton travail, cette méta-théâtralité ?

 

 D’une part il y a le texte qui contient déjà cette idée avec l’histoire de l’acteur qui se pavane son heure durant et puis qu’on entend plus. Je pense que c’est la direction de la mise en scène. On va faire tout ce qu’on peut pour faire du spectacle, du spectacle, du spectacle, on va s’essouffler là-dedans, et ça va se voir qu’on s’essouffle, ce sera prévu qu’on s’essouffle et au moment de l’essoufflement j’espère qu’on pourra livrer quelque chose de profondément authentique. Dans un univers faux, rempli de faussetés assumées, tout à coup, juste se livrer à nu, dans un souffle et partager ce moment extraordinaire où tu es là, les autres sont là et on se comprend sur ce fondamental du regard. Nous nous voyons. Nous nous voyons nous-mêmes et nous ne pouvons pas fuir ce regard.  

 Ce qu’on propose de partager c’est aussi bien de très belles choses, que des choses d’une noirceur absolue. Mais cette noirceur absolue, si elle est partagée dans l’humour, elle peut, en partie, être exorcisée. 

 

 

 

 

À quoi servira la collecte ?

Nous avons besoin de votre soutien pour :

 

1 / Acheter les differents matériaux pour la scénographie : 3000 E 

 

2/ Acheter differents tissus pour les costumes : 1000 E 

 

3/ Acheter du faux sang et les produit nécéssaire au effet spéciaux : 800 E 

 

4/ Acheter des épées et autres accessoires : 700 E

 

Aucune de ces sommes ne couvre l'intégralité des postes. 

Nous cherchons des financements partout et si nous en avons trouver certains, nous avons besoin de vous pour boucler notre budget afin de proposer du grand spectacle par une jeune compagnie. 

 

 

 

 

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La Société des Écrans

Proposer des spectacles populaires, inventifs, tout en soutenant la jeunesse, voici la mission que s’est donnée La Société des Écrans. Comptant en son sein des artistes, des sociologues ainsi que des architectes, notre compagnie cherche à transmettre la passion du mot, de l’écrit par le biais du spectacle vivant. Un théâtre riche et surprenant... Voir la suite

Derniers commentaires

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Un beau projet ! Hâte de le voir !!!
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Bonne chance a vous! Beaucoup d'amour!
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"Le théâtre n'est fait que pour être vu". Molière