un coup de pouce, du vent dans les voiles, aidez-nous à finaliser la post-production du premier film documentaire de Malek S. Maker

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Présentation détaillée du projet

 

        UN GRAND MERCI À VOUS TOUS DE VOTRE SOUTIEN !

             NOUS AVONS ATTEINT 120 % DE NOTRE OBJECTIF !

 

               /// NOTRE COLLECTE EST MAINTENANT TERMINÉE ///

               - - - MERCI D'AVOIR ÉTÉ LÀ JUSQU'AU BOUT - - -

                                     - - 7200 ET AU-DELÀ - - -

                                  /// MAINTENONS LA SUITE ///

 

 

 

PRESENTATION PROJET, par Malek S. Maker

 

Christophe Houdaille est artisan voilier et c'est mon oncle. 

Sédentaire installé en Irlande depuis des années, il fut pourtant navigateur dans les mers et îles les plus austères de l'hémisphère sud. 

 

La première fois que je l'ai rencontré, j'avais 8 ans, il en avait 33. Il savait comment je m'appelais et moi j'ignorais son existence. Un détail amusa beaucoup l'enfant que j'étais : ce nouvel oncle était une grande personne mais il ne savait plus tenir sur un vélo. Parce qu'il rentrait de 10 ans de vie en mer, 10 ans d'exil volontaire. 

 

En 2010, j'achevais mes études de cinéma et la lecture de son dernier livre : « Sans escale ». Christophe terminait ainsi le récit de ses aventures, il avait tout écrit et cette histoire semblait prendre définitivement fin. Je m'y refusais obstinément et décidais que ma rébellion serait cinématographique.

 

Ce projet de film est longtemps resté en filigrane dans mon esprit, comme un fantasme. Prolonger encore un peu l'histoire de mon oncle qui ne navigue plus et boucler cette grande histoire comme on fait le tour du monde, comme il l'a fait lui, sans escale. 

Le voyage aura été long mais le rivage est là à l'horizon, et le port nous attend.

 

 

 

 

SYNOPSIS

 

Entre 1988 et 1996, Christophe Houdaille a parcouru à la voile plus de 90 000 milles dans les mers australes. Je le retrouve dans son petit coin d’Irlande où il s’est exilé au début des années 2000.

Le marin ne navigue plus. Le marin est devenu terrien. Pourtant, le voyage ne semble avoir jamais fini et je suis venu observer sa capacité à le perpétuer, sans reprendre le départ. 

Une fois tous les meubles déplacés, sa petite maison étriquée devient une formidable base de décollage pour son esprit joueur et poétique. Le lieu de vie se fait terrain de jeu, dirigé vers le souvenir du dehors et du passé. C’est le grand déballage, d’une pièce à l’autre, du rez-de-chaussé au premier étage, tous les placards sont vidés, on fouille partout, tout l’espace est investi, les objets et les souvenirs remontent à la surface, regagnent la ligne de flottaison et viennent s’échouer sur les tables, sur les murs et à même le sol. Le passé est là, de retour entre ses mains, devant nos yeux.

 

Cette nuit, il dormira la tête agitée dans sa vieille tente qu’il s’est décidé à clouer sur le parquet.

 

Dehors, il y a les paysages d’Irlande : vastes et bruts.Etrangement similaires à ceux des îles australes. On n’y croise jamais personne car Christophe évite les gens. A l’aide de son bâton et de son vieux sac à dos un peu magique, il parcourt ces terres durant de longues marches comme il le faisait aux Kerguelen, en espérant se faire accueillir comme un fils. Car il est homme parmi les pierres, simple élément parmi les autres. Sur le chemin du souvenir minéral, il traverse la mémoire du paysage tout autant que la sienne.

 

Et puis, il y a l’Île. Celle que le marin garde secrètement en lui, au fond de sa tête. L’Île qui n’apparaitra sur aucune des cartes marines entassées dans la maison. L’Île sur laquelle il met pourtant le cap en sortant de la baie de Schull. L’Île de tous les possibles, maelström anarchique des souvenirs, où les frontières n’existent plus, ni entre les temps, ni entre les lieux, ni même entre le marin et les animaux exotiques qu’il retrouve. Tout déborde et coexiste pour toujours, sur l’Île.

 

La dynamique du film se veut incantatoire : il s'agit de faire remonter progressivement le passé devant la caméra, comme la marée haute remontant vers le rivage. Ce passé, gagnant de plus en plus de terrain, éclabousse intérieurement Christophe comme un violent ressac. La maison se fait trop petite, la promenade trop courte, il me fait alors cette proposition étonnante : me faire visiter une île imaginaire, dont lui seul connaît l'emplacement. L'accès s'obtient par la mer, en bateau à voile. 

Sur l'île, le temps du film bascule, le projet abouti : le passé subsiste.

 

 

 

 

PRESENTATION PERSONNAGE

 

Christophe Houdaille est né à Neuilly-sur-Seine en 1963. Il grandit en même temps que la société de consommation qui s’installe peu à peu en France. Au milieu des années 70, l’un et l’autre traversent une crise profonde. Au retour d’un stage de voile, Christophe est retrouvé en larmes dans le salon familial. Sa mère fait tout pour connaître les raisons de ce malheur. « Je ne me sens bien que sur l’eau ! » avoue l’enfant en pleurs. Il a douze ans. 

 

Bien qu’élevé dans cette société moderne, il ne se sent pas du tout à l’aise dans le confort et l'abondance qu'elle propose. Christophe va très vite courir après son rêve : partir, partir loin et connaître l’aventure, la vraie, celle de la vie.

Après des années d’ennui à l’école, il en sort avec un bac obtenu non sans difficulté et cherche du travail afin de concrétiser ce rêve d’horizons lointains. Après des années d’économies (kisskissbankbank n'existait pas à l'époque), il achète une coque en acier qu'il installe dans le jardin de ses parents et passe un an à construire son propre bateau. Il choisit et installe lui même chaque élément du voilier de 11 mètres à la coque rouge vif qu’il prévoit déjà de baptiser « Saturnin ». 

 

De 1988 à 1996, Christophe navigue alors loin des destinations de rêves. Faisant fi des plages au sable fin et des cocotiers, il affirme son amour pour la vie simple et rude en parcourant les mers australes. Bouclant un premier tour du monde avec un coéquipier, séjournant plusieurs mois aux Malouines et en Géorgie du Sud, il accomplit alors un second tour du globe, cette fois seul et sans escale. Puis, il retournera vivre en solitaire durant un an sur l’île qui le fascinait tant : l’archipel des Kerguelen. 

 

 

 

Pour financer ce dernier voyage (kisskissbankbank n'a toujours pas vu le jour), il rentre en France où il organise des projections-conférences avec un film rassemblant les images super8 de ses aventure nautiques. C’est à une de ces représentations qu’il fait la rencontre d’Émeric Fisset, jeune aventurier-écrtivain, qui vient de créer sa maison d’édition : Transboréal. Ce dernier convainc Christophe d’écrire.

Ecrire le récit de ces aventures si intenses restées au stade de l’intime. Et même si les écrire n’a jamais été un plaisir pour le navigateur, il s’en acquitte comme un devoir. Ayant été inspiré par de nombreux auteurs qui prirent la peine de partager leurs expériences et leurs engouements, il accepte de contribuer lui aussi à « alimenter le rêve des autres, et peut-être faire naître une vocation maritime». Mais cela s’arrête là, il fuit toute reconnaissance et la seule trace qu’il pourrait laisser et qui l’intéresse vraiment est poétique : celle de son bateau, sillonnant l’écume argentée. 

 

 

Pendant plus de dix ans, Christophe vit dans le petit village de Schull, sur les côtes du sud-est de l’Irlande. Fort de ses connaissances d’entretien et de réparation de voile qu’il s’est forgé le long de ses périples, il crée une petite voilerie ayant pour local une église désacralisée.  C'est dans ces paysages, qui ne sont pas sans rappeler ses chères îles australes, que le tournage a lieu et boucle visiblement la fin d'un cycle. 

Christophe quitte alors l'Irlande et revient s'installer en France, au cœur des Pyrénées ariégeoises. Il y trouve un nouveau terrain de jeu, à la mesure de sa soif d'exploration : immense, intarissable.

 

Bibliographie (chez Transboréal) : http://www.transboreal.fr/auteurs.php?id=3&page=oeuvres

 

- Îles des Quarantièmes, Visions de navigateurs au long cours, Transboréal, Paris, 1997 

- Au vent des Kerguelen, Un séjour solitaire dans les îles de la Désolation, Transboréal, Paris 2000 

- Le Chant des voiles, Petites pensées sur la navigation hauturière, Transboréal, Paris 2009 

- Sans escale, Un tour du monde en solitaire à la voile, Transboréal, Paris, 2011

 

 

 

 

NOTE D'INTENTION

 

Non, tout n’est pas fini, tout n'est pas oublié. Toutes ces aventures ont bien eu lieu. Ces longs voyages ont bien existé et n’ont sans doute jamais véritablement pris fin dans l’esprit du navigateur. Christophe avait 24 ans lorsqu’il a baptisé son bateau « Saturnin », en hommage à son héros d’enfance.

20 ans après son dernier voyage, une certaine idée de l’enfance se prolonge encore aujourd’hui chez lui : l’éblouissement constant face aux choses simples et cette capacité à rendre réel, au moins pour soi, l’impossible et l’imaginaire. Maintenant le Port s’en porte témoin et propose de faire partager cette précieuse subjectivité, grâce à la force de sa poésie cinématographique. Plus qu’un récit de souvenirs ou un simple portrait, le film se veut un relevé fidèle de la géographie intime du navigateur. La dynamique du récit se veut incantatoire : il s’agit de briser la chronologie du temps, réussir à faire remonter progressivement le passé, et mettre à pied d’égalité passé et présent. Avoir les deux ici et maintenant, devant la caméra. 

 

Comme l’explique Christophe dans ses livres, la vie en « extérieur » et celle en « intérieur » ont été pour lui deux composantes bien distinctes au sein de ses voyages. L’expérience du monde se fait au prix de la solitude et de l’épreuve physique mais permet d’accéder à des hauts niveaux de contemplation. Tandis que le réconfort et le partage fraternel se trouvent plutôt au sein de cabines, refuges, ou abris, même de fortune. Aussi le film intègre cette dichotomie propre à son personnage et cherche à créer un dialogue dont la respiration est calquée sur celle du voyageur en marche. 

 

Je profite de cette opposition primaire pour bâtir la stratégie du film : les lieux intérieurs sont rattachés au présent du navigateur et les extérieurs à son passé. L'atelier, la maison et le supermarché, sont donc définis avec le support de norme actuelle qu’est le full-HD, tandis que les paysages irlandais, qui coïncident visuellement avec les îles australes, adoptent la pellicule Super8, utilisée par mon oncle lors de ses voyages. 

 

 

Entre deux évocations, le super8 s'invite d'abord à l'écran comme véritable vision subjective du passé et poussent le personnage et le spectateur à une douce rêverie commune. Puis les promenades elles-mêmes prennent des airs de souvenirs recomposés. Le temps y est instable, incertain. Le son y est désynchronisé, ne rendant plus compte que des bruits de pas, laissant place à la musique ou à des extraits de ses livres en voix off.

 

La musique du groupe Praøt, composée pour le film, se base elle aussi sur une « instabilité auditive ». Elle est un équilibre entre des « bruits de flûtes », naturels ou modifiés, qui forment des rythmiques ou des nappes harmoniques, et puis de vraies lignes mélodiques, classiques ou baroques, toujours jouées à la flûte, instrument de prédilection du navigateur. 

 

L’atmosphère se fait plus nébuleuse, plus irréelle et c’est ici que la tentative poétique de fusion temporelle commence. Les références de la vie moderne s’effacent dans les paysages sauvages. Le corps lointain de Christophe disparaît et laisse place à ces espaces grandioses qui sont sa nourriture spirituelle première. Sur l’île, le caractère burlesque et la pleine poésie du navigateur explosent dans un délire d'images, de lieux et de temps pour recréer fugacement le maelström anarchique de ses souvenirs et de ses fantasmes qui le maintiennent en vie, à terre.

 

Là-bas, dans le Sud, l’âme de Saturnin voyage encore.

 

"Bondissant de crête en creux, se jouant des courants aériens, en communion avec les oiseaux du large, le souvenir de mes navigations, porté par les houles éternelles, s’étire en une longue traîne éphémère, insaisissable, atemporelle, mémorable pourtant.

Elle s’évade vers les étoiles du ciel, se mêle à l’écume d’argent, défie les tempêtes, se cache dans les recoins de brume, languit dans les calmes. La pluie mélancolique ne l’empêche pas de sourire aux pétrels.

Du moins il me plaît de l’imaginer ainsi."

 

Sans escale (extrait)

 

 

 

 

L'EQUIPE DU FILM :

 

 

 

 

 

 

 

 

NOTE DE PRODUCTION : 

 

Studio Shaiprod accompagne Malek S. Maker pour la réalisation de son premier film documentaire depuis 2013.

 

Le tournage s'est déroulé durant l'été 2013, suite à quoi nous avons sollicité diffuseurs et subventions, d'octobre 2013 à octobre 2014. Présenté dans plusieurs commissions plénières le film n'a malheureusement reçu à ce jour aucune subvention.

 

Nous avons eu la chance que Baptiste Petit-Gats s'investisse, début 2015, pendant 6 semaines, avec Malek S. Maker sur le montage. Il est dorénavant nécessaire, pour permettre au film de trouver sa forme aboutie, de créer des conditions de Post Production optimum, 

 

Film sensible, drôle et poétique  Maintenant le Port doit aujourd'hui finir la première étape de son voyage pour pouvoir naviguer jusqu'à vos écrans.

 

Nous nous tournons donc vers vous, chers KissBangers, pour nous aider à rassembler le financement nécessaire à la création de la musique originale, à l'achat des droits des autres musiques et à la post-production du film, et ce afin de disposer de copies DCP de qualité qui nous permettront de présenter le film dans de nombreux festivals où il recevra, nous en sommes persuadés, un excellent accueil.

 

Le film fera l'objet d'une demande de Visa d'exploitation.

 

Nous préparerons parallèlement les avants-premières en Vendée, Loire Atlantique (d'où est issue Christophe) et Charentes (d'où il est parti pour ses voyages), ainsi qu'au Calvados (où s'est récemment installé le réalisateur), à Aubigny sur Nére (où s'est récemment installé le producteur) et à Paris.

Nous sommes dès à présent en contact avec des partenaires locaux pour soutenir cette sortie.

 

Sortie du DVD prévu en février en 2016.

 

 

 

POURQUOI PARTICIPER ?

 

Parce que vous aimez la mer

parce que vous aimez les histoires de marins

parce que vous êtes vous même passionné de voile

parce que vous rêvez de faire le tour du monde

parce que vous voulez connaître et faire connaître un jeune cinéaste

parce que vous voulez connaître et faire connaître un ancien navigateur

parce que vous aimez les films super8

parce que vous avez déjà lu tous les livres de Christophe et que vous voulez vraiment TOUT savoir (anecdotes inédites dans le film)

parce que vous êtes la maman du réalisateur ou du navigateur (vous êtes donc très courageuse)

 

 

À quoi servira la collecte ?

Le groupe Praot travaille à la création de la musique originale du film que nous attendons de pouvoir enregistrer en Studio.

 

Un premier montage de 42 minutes du film a déjà été réalisé grace à la collaboration de Baptiste Petit-Gats. Il reste 2 à 3 semaines de montage qui permettront d'affiner le rythme du film aux musiques et d'intégrer les ambiances sonores. 

Nous sommes de la même manière en négociation pour l'achat des droits du morceau "Jag Ger Dig Min Morgon" de Fred Akerström qui illustrera le film.

 

Nous avons besoin de financer ces dernières phases et souhaitons que le film soit achevé en novembre 2015 afin de l'inscrire dans de nombreux festivals. Une série d'avant-premières sera mise en place début 2016 dans au moins 5 villes en France en présence du réalisateur et de Christophe Houdaille.

 

Voici le détail des dépenses restant à engager pour finaliser le master du film (objectif initial de 6 500 €) :

 

3 semaines de salle de montage & accessoires : 1000 €

 

Droits d'auteurs pour la création de la musique originale du film : 300 €

Une journée de Studio avec un ingénieur du son pour l'enregistrement de la B.O. : 500 €

Les droits musicaux des morceaux existants : 500 €

1 semaine de studio de montage son : 500 €

 

2 jours de studio d'étalonnage + Etalonneur : 1 250 €

2 jours de studio de mixage son + mixeur : 1 250 €

 

l'édition du master en DCP (3 copies) : 700 €

 

Commission KissKissBangBang : 500 €

 

Dès lors que  ce premier objectif serait dépassé, toute somme supplémentaire récoltée servira à la mise en place des avants premières et de la communication pour la sortie du film.

 

Merci !! Merci mille fois d'avoir pris le temps de lire jusqu'au bout notre page, et nous espérons avoir la chance de vous compter parmi nos contributeurs pour ce projet.

 

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Studio Shaiprod

STUDIO SHAIPROD est né de la collaboration entre Jérôme Aglibert, Cédric Dupire, et Pierre-Yves Perez au sein de Shai Productions, société de production audiovisuelle liée à l’industrie musicale. Naturellement, le domaine de la musique a été notre première orientation mais cette fois en s’affranchissant des contraintes liées à l’industrie musicale pour... Voir la suite

Derniers commentaires

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On ressens la simplicité et la passion de Christophe Houdaille, après avoir lu plusieurs de ses livres, j'ai hâte de voir ce film qui mettra en lumière le talent de Malek S.Maker.
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Bravo Matt , tu vas finaliser ton projet. Bonne réussite pour tes prochaines aventures.
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Ta patience et ta persévérance vont être enfin récompensées.Le projet va prendre vie.