Un film documentaire sur Marc Perrone, accordéoniste diatonique de renom. Poète engagé, artiste "de proximité", en concerts, ou transmettant son art et ses paroles dans des ateliers ou des écoles, il nous (ra)conte son enfance banlieusarde, ses origines italiennes, sa découverte de l’accordéon... Marie-Odile Chantran, Bernard Lubat, André Minvielle, Paco el Lobo, Arthur H...ses amis musiciens témoignent, dessinant ainsi le portrait d'une "anti-star".

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The project

GENESE DU PROJET

 

Un premier temps.

Découvert dans l’enfance, avec son premier groupe Perlimpinpin Folc : Gabriel Valse (disque mythique édité par les Chants du Monde en 1974), les mélodies jouées par Marc Perrone, ce digne représentant mondial de l’accordéon diatonique ont poétisé mes premières années : je me souviens de ces bals endiablés que faisaient mes parents avec leurs collègues professeurs au milieu des années 70… Au son des scottishs, gigues, polkas et autres valses des quatre coins de France…

 

A cette époque je ne sais pas encore qui est vraiment Marc Perrone. Pour moi, c’est le type sur la pochette du disque avec une bonne tête, une moustache, des cheveux longs baba cool, et un accordéon en bandoulière, dansant avec ses comparses vielleux, violonistes, flûtistes et autres « gratteux »  sur une plage ensoleillée.

 

Marc Perrone est bien entouré…

Déjà,  il y a quelque chose dans cet univers musical et la fraternité qui s'en dégage qui me touche.

 

Plus tard, en 1984, ma découverte de la cinéphilie se fait par un film « du terroir », La Trace, film de Bernard Favre, avec notamment Richard Berry. Ce film rare relate la vie hivernale et périlleuse d’un vendeur-colporteur savoyard à l’orée de l’an 1860 date historique du rattachement de la Savoie à la France.

 

Marc Perrone interprète dans ce film son premier rôle au cinéma, celui d’un musicien ambulant, celui un voyageur dans ce « road-movie » montagnard.

Les thèmes du nomadisme, du passage (des cols, d’un changement d’époque…) et de la transmission d’histoires (celles des contrées voisines, celles de la guerre…) seront une récurrence dans ce film.

Tel les colporteurs de ce temps ancien, Marc Perrone transmet au héros du film l’amour de l’accordéon, et de ses sonorités.

Cette œuvre emblématique découverte dans ma jeunesse symbolise ainsi en quelque sorte le musicien-transmetteur et éveilleur d’aujourd’hui dont je veux faire le portrait.

 

Plusieurs années après, après l’avoir apprécié sur disque et au cinéma, je le découvre sur scène…

 

Il développe ses talents de narrateur de son propre parcours, de sa propre vie…Tel un passeur d’histoires, il évoque ceux qui l’ont influencés : des musiciens, des cinéastes, et ses rencontres avec des copains artistes, et des « passeurs » comme lui.

Un conteur contemporain qui transmet ses connaissances musicales (de ses affinités artistiques, à la découverte de son accordéon…) ainsi que ses engagements de citoyen.

Il fait venir à lui des spectateurs éclectiques mais qui ont en commun la sensibilité à sa musique, à ses chansons, et à sa poésie. Ses expériences musicales et collaborations sont multiples, ce documentaire ne sera donc pas exhaustif.

Tourné en France, au gré des déplacements du musicien, ce film se propose d’aller à la rencontre de ceux et celles qui entourent Marc Perrone, sur scène ou au sein d’un public fidèle.

Aller au plus près de l’artiste pour découvrir l’homme, personnage infatigable qui n’hésite pas à s’investir socialement auprès des jeunes, et des exclus à travers des ateliers musicaux. Un homme qui lutte aussi quotidiennement contre la sclérose en plaque qui le handicape depuis de nombreuses années…

 

 

STRUCTURE DU FILM

 

UN PREAMBULE de ce portrait de 52mn. Une introduction évoque ma découverte de l’artiste, et de sa musique : une introduction à la première personne. Comment j’ai découvert Marc Perrone, et d’où vient cet intérêt. Ce premier temps évoque l’écoute en boucle de l’album Gabriel Valse, et en 1983 la découverte du film La Trace : des extraits musicaux du disque et du film, ainsi que des extraits et des photos issus de cette oeuvre ponctuent cette évocation. Un extrait récent filmé lors d’une séance de La Trace à Montmélian (Savoie-hiver 2010) pourra clore cet avant-générique. Le voyage débute par ce souvenir cinématographique du passé, lié à ce concert récent…

 

MARC PERRONE VU PAS SES COPAINS.

Des questions récurrentes aux amis : ce qui les unit, comment transmet t’on ses histoires, son univers musicale et poétique… Le portrait devient un «film puzzle », avec au centre l'artiste, puis ses deux compagnons de balade artistique et personnelle : Marie-Odile Chantran et André Minvielle, occupent la seconde place dans les interventions et les interviews (le goût de la parole et des histoires est un partage,  qui les unit).

Ensuite viennent Bernard Lubat, et les musiciens de son quintette, regroupés lors d'une session d'entretiens communs, et que l'on retrouve dans les scènes de groupes « hors-concerts ». Son « groupe » - Jean-Luc Bernard, Michel Peyratout, Paco El Lobo, filmés en trio racontent à leur tour leur lien musical commun : comment ils interprètent les œuvres du musicien et comment leur connivence fonctionne avant, pendant, et après les concerts.

Ces instants d’échanges sont comme des rituels.

 

DES CONCERTS – AVANT-PENDANT-APRES : Des scène de vie pré et post-concerts, des échanges improvisés et spontanés seront filmés, lors de représentations dans divers lieux emblématiques où Marc Perrone se produit régulièrement : La Fête de l’Humanité, le Limonaire (Paris 9ème), Les Trois Arts (Paris 20ème), Les Trois Baudets (Paris 18ème), La Fête de la Commune à la Butte aux Cailles, le festival d’Uzeste,…Des environnements, et des  atmosphères divers.

ecoutez "son ephemere passion" http://www.musicme.com/Marc-Perrone/titres/Son-Ephemere-Passion-t663245.html

Une séquence sera également tournée dans une école parisienne avec des élèves de maternelle réagissant à une intervention musicale de Marc Perrone et Marie-Odile Chantran.

 

TERMINUS

Dans cet univers d’un conteur-musicien, un « passeur d’histoire », le film s’achèvera logiquement par une fable finale, et surréaliste, avec une chronique, narrée par Arthur H dans le texte mis en musique : Marc Perrone dans la jungle.

écoutez Marc Perrone dans la jungle par Arthur H :http://www.musicme.com/Marc-Perrone/titres/Marc-Perrone-Dans-La-Jungle-t1061476.html

 

EXTRAIT 1 - Bernard Lubat - "Des artistes du comment"

 

 

 

 

 

 

 

EXTRAIT 2 - Marc Perrone - "La droite et la gauche"

 

 

 

 

Why fund it?

Ce documentaire est d'ores et déjà soutenu par la jeune société de production Zebras Films. Ensemble, nous recherchons des diffuseurs désireux d’assurer la visibilité méritée de ce projet.

Le tournage est en cours, et il ne manque plus que quelques séquences à tourner. Les 1 500 euros demandés ici nous aideraient à achever le film, et à aborder la phase de post-production plus sérieusement...

Merci d'avance pour votre contribution!

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Zebras Films

k. Huseyin Ozveren : Réalisateur de clips, de captations de concerts, de reportages et de courts métrages. L'ART DU RYTHME est mon premier documentaire musical. Voici ma démo : https://www.youtube.com/watch?v=NgWEztJyfFc

Newest comments

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Merci pour le DVD qui est bien arrivé!
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Et le terme de notre quête Sera d’arriver là d’où nous étions partis Et de savoir le lieu pour la première fois. T.S. Eliot
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Quelle belle initiative! Merci beaucoup!