Aidez-nous à créer le spectacle Mascarades en 2015 !

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Présentation détaillée du projet

>>> RÉSUMÉ

 

Entre accessoires et prothèses langagières : pastiches et postiches du – mauvais – théâtre de la vie.

 

Notre petite enquête ethnolinguistique consiste à adopter un point de vue positif, - presque - tendre, sur la norme ou le rapport de domination en train de s’écrire. Quelles stratégies « la société » déploie-t-elle pour parler à travers nous ? Il s’agit de nous prendre en flagrant délit de pensée de masse, de nous capturer nous-mêmes dans le filet de la norme, de montrer à quel point ça pense malgré nous, même (surtout ?) quand nous croyons maîtriser notre langage. Et, peut-être, le bégaiement est-il un indice de bonne santé, le signe de notre liberté qui cherche à se frayer un chemin.

 

Le terreau de travail est né d’observations de nos pratiques langagières au quotidien transposées ou retraduites au travers d’improvisations sur le plateau, donnant ainsi naissance à des protocoles de jeu s’actualisant différemment à chaque représentation.

 

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>>> L'ORIGINE DU PROJET

Le projet est le produit d’une colère, d’un désespoir et d’une conviction.

 

Une colère.

Des cris de haine de la Manif' pour tous aux élucubrations contre les études de genre (comprendre : contre l’égalité entre les hommes et les femmes), les années 2013 et 2014 ont été marquées par l’essor d’un discours nauséabond recouvert du miel doucereux du « bon sens », d’expressions toutes faites impossibles à démonter par une quelconque argumentation. L’idéologie de la haine des autres se trouve pétrie et, partant, dissimulée dans un discours de surface sur l’amour.

 

Un désespoir.

Critiquer le langage c'est toujours être dans le langage. Nous ne pouvons nous soustraire nous-mêmes à la critique en train de se faire. Il est impossible de mener une métacritique du langage hors du langage lui-même, à partir du point extérieur idéal d'un juge infaillible.

 

Une conviction.

Y aller tout de même.

Et, si possible, en riant. Férocement.

 

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>>> MASCARADES

 

Spectacle en création collective à partir d’écritures de plateau et d’observations assidues du réel

Mise en scène et scénographie de Sophie Hutin

Avec : Mariette Barret, Pierre Serra, Mélanie Tanneau, Nicolas Torrens

Lumières : Flore Dupont

Costumes : Marie Coudert

Administration : La Mandragola

 

 

>>> EXTRAIT (OU COMMENT SE PARLER DE-TOUT-DE-RIEN)

 

« Mariette – Ne le prends pas mal… Ce n’est pas pour dire mais…

Nicolas – Ça ne me pose aucun problème.

Mariette – Je ne veux pas te blesser. Ne te fâche pas.

Nicolas – Excuse-moi je te coupe. Ça ne doit pas être facile.

Mariette – Je ne peux pas aller plus vite que la musique.

Nicolas – Je suis sûr que tu vas y arriver. On ne va quand même pas tout faire à ta place.

Mariette – Je ne vois pas du tout de quoi tu parles. Si tout le monde faisait comme toi…

Nicolas – je dis ça, je dis rien. J’ai tout dit, j’ai rien dit.

Mariette – Il faudrait qu’on se voie pour en parler.

Nicolas – Tu n’es pas sérieuse?

Mariette – Ça me met hors de moi.

Nicolas – Si ce n’est pas malheureux quand même ! Vraiment, sérieusement, franchement, honnêtement !

Mariette – Ça ne devrait pas se passer comme ça. On n’est pas obligés.

Nicolas – Il faudrait faire quelque chose. Y’a qu’à… t’as qu’à… on n’a qu’à…

Mariette  – C’est quoi qui te dérange ? Moi, je vais te dire ce qui te dérange.

Nicolas – Je ne t’entends pas.

Mariette – Il faudrait qu’on se voie pour en parler. »

 

Retrouvez #Mascarades sur Twitter pour ajouter vos petites phrases préférées au spectacle.

 

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>>> AU FAIT, QUI SOMMES-NOUS ?

 

Fondé en juillet 2005 à Paris, le Théâtre de l’Homme qui marche travaille sur le croisement des arts vivants, théâtre, danse butô, chant, musique, tente de tendre une passerelle entre l’Orient et l’Occident, et recherche ainsi l’universalité d’une parole vivante.

Il s’appuie sur quelques intuitions, comme des cailloux qui jalonneraient un chemin : une fascination pour le mouvement des corps, la force tellurique de la vie ; la complémentarité des arts du spectacle, théâtre, danse, chant, vidéo, musique, pour plonger le spectateur dans la magie d’un monde, pour le faire danser sur notre fil de funambule ; la performance in situ, en faisant scénographie de tout bois ; la joie d’emprunter des «chemins qui ne mènent nulle part», dans l’instant éphémère du spectacle vivant.

 

Spectacles :

Dans la Solitude des champs de coton de B.-M. Koltès (théâtre, 2015)

Souffles (butô, 2011)

La Légende du seuil (butô, 2010)

Hamlet-machine de Heiner Müller (théâtre et butô, 2009)

O Labyrinthos (butô, 2008)

Andromaque de Racine (théâtre, 2006)

 

Et plus de 40 performances dansées.

 

Plus d'informations sur le site du Théâtre de l'Homme qui marche

 

Dans un prolongement de notre démarche de création, il nous semble indispensable de mener également des actions socio-éducatives auprès de divers publics (adultes amateurs et professionnels, enfants et adolescents, personnes sous main de justice, personnes en difficulté d’insertion).

 

Le Théâtre de l’Homme qui marche est membre du Réseau des Arts vivants en Ile-de-France. 

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À quoi servira la collecte ?

>>> POINT D’ÉTAPE DE LA CRÉATION

 

Nous avons pu bénéficier d’une semaine de travail à Gare au Théâtre à Vitry-sur-Seine en octobre 2014, avec le soutien de RAViV, semaine qui nous a permis d’avancer sur l’écriture, par des va-et-vient de la table du plateau à la table d’écriture et de la table d’écriture à la table du plateau.

 

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Nous aurons besoin de répéter 3 semaines le spectacle en 2015. Nous pouvons assurer en autofinancement les cachets des comédiens et de la mise en scène.

 

Aujourd'hui, nous avons besoin de vous pour nous aider à boucler le budget de notre création :

 

- l'achat de deux tables de boucher 1200x600 sur lesquelles nous disséquerons le langage (480€)  ;

- l'achat de quatre tabourets industriels (200€) ;

- frais de matériel régie (projection, ampoules, etc.) (300€)

- quatre costumes polyvalents (matériaux et conception) (680€) ;

- la conception de 7 masques d'animaux (770€) ;

- l'édition du livret de la création (300€) ;

- la conception graphique de l'affiche du spectacle (250€) ;

- la réalisation d'une bande annonce (captation, montage) (700€) ; 

- plus 8 % de frais de KissKissBankBank (320€).

 

Si nous dépassons notre objectif de 4.000 euros, nous pourrons alors investir dans du matériel de projection et d'éclairage.

 

N'hésitez pas à faire tourner le lien vers le projet !

Merci beaucoup à toutes et tous pour votre contribution.

 

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Sophie Hutin

Sophie Hutin est metteuse en scène, comédienne et danseuse butô. Sa formation et sa recherche sont liées aux techniques du théâtre corporel, masqué et chanté (Lecoq, Grotowski, théâtres orientaux) et à la danse butô, en filiation avec le Jinen Butoh d’Atsushi Takenouchi. Elle est également diplômée de Sciences Po et d’un double master en économie et... Voir la suite

Derniers commentaires

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j'arrive enfin à J - 1 et je vous souhaite d'autres retardataires ;)
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Bravo Sophie ! ça a marché ! Bises v. Dominique Sels et Casimir, contents pour toi et impatients de voir le spectacle.
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GOGOGO§