Mathieu dans la Fosse aux Lions fait le portrait choral de marginaux qui cohabitent dans un foyer pour jeunes- membres du personnel inclus.

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Présentation détaillée du projet

Foyer des Diaconesses, 12ème arrondissement de Paris, 24 décembre, 14 heures : Mathieu, l'un des résidents, entre dans le bureau d'Anne Gazzara, l'intendante adjointe du foyer, pour lui annoncer qu'il l'aime. Il est maladroit, il lui dit qu'il ne peut rien lui donner à part son sexe. 14 heures et 5 minutes : il se sauve, sans entendre sa réponse.

 

17 heures : il arrive chez son père pour fêter le réveillon de Noël. 20 heures : la fête commence. 20 heures 45 : comme d'habitude, le conflit s'insinue dans les retrouvailles familiales. Mathieu s'en va en claquant la porte.

Il pense alors trouver dans le foyer un refuge où il coulera des jours solitaires, le temps des vacances de Noël. Et en effet, le foyer est presque vide, déserté par ses résidents et son personnel. Mais ceux qui y sont restés sont loin d'être accueillants. Très seuls, ils laissent place aux débordements. Et parmi eux, Mathieu découvre une Anne Gazzara qui le désempare totalement. 

 

 

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Mathieu Dans La Fosse aux Lions est un film qui raconte un univers qui moi, Lou-Andréa, connais très bien.  Tous les soirs, dans ma pauvre tête, Mathieu il est là. Il a 25 ans. Mais c'est pareil pour Anne, Yves et Sandrine, qui ont respectivement 49 ans, 57 ans et 61 ans. Tous mes personnages, ils sont là, à Paris, à Nantes, quelque part. Et au fond, le seul moyen de raconter de façon décente les petites idées que j'ai, c'est par ce moyen-métrage avec des personnages qui n'ont le temps de ne montrer qu'un bout de leur être, l'élan d'une action sans son résultat, en bref, une étape où ils sont encore pleins d'attentes et d'intentions.

 

 

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Visuellement, ça donne des images qui mettent le personnage toujours en contact avec ce qu'il se passe hors champ, mais ce hors champ reste mystérieux. Le désir est là, mais il ne sait pas comment se formuler. La caméra se perd sur une ride, un cheveu : le regard est attiré vers ce centre de gravité, mais il ne peut pas le situer. Dans le monde. Ils sont tous dans leurs mondes, mes personnages, séparés par des éclairages qui produisent une lumière très découpée, très sectaire. Ils sont dans le passé, ailleurs, ils n'adhèrent pas au monde réel parce que celui-ci les met hors d'eux.

Cette rage, d'habitude ils ne la montrent pas, mais comme ils se retrouvent tous seuls dans ce foyer déserté par la plupart pour les vacances de Noël, que l'un s'est permis de dire à l'autre qu'il l'aimait, c'est difficile de rester à sa place.

Un mélange de comique dans le genre de « La Terrasse » d'Ettore Scola, avec énormément d'espoir : des élans vers la vie dont la fougue me fait penser aux films de John Cassavetes.

 

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Lou-Andréa (Réalisatrice):   a réalisé trois courts-métrages documentaires : « Pour ma mère », «  Paoli City » et « Naples, ville ouverte ».

Dans ses thèmes récurrents, elle est amenée à travailler sur l'évolution des rapports humains dans les structures sociales – qu'elles soient d'ordre « naturel » comme dans le cercle familial, ou institutionnalisées- mairie, prison etc... Dans ce moyen-métrage, elle se donne pour cadre un foyer de jeunes travailleurs. En situant ses films dans des structures collectives, ce qui l'intéresse, c'est avant tout d'en montrer le dysfonctionnement et d'y rencontrer des « personnages » hauts en couleur qui trouvent une échappatoire dans ce fiasco, quelle qu'en soit la forme.

Après avoir suivi deux années en classes préparatoires littéraires -hypokhâgne et khâgne- option cinéma, elle est à présent en L3 cinéma à l'université Paris 8-Saint-Denis dans le cadre de laquelle elle rédige un mémoire sur les scènes de groupe chez les cinéastes John Cassavetes et Maurice Pialat. Ce thème, sans conteste, est lié à son intérêt prononcé pour l'acte de filmer un groupe de personnes et aborde une approche du travail de metteur en scène qui la touche profondément : l'improvisation, caractérisée par l'effusion de la sensibilité et la nervosité de l'acteur derrière son personnage.

Elle pratique également la photo.

 

Equipe: 

 

écriture/réalisation : Lou-Andréa Désiré; 1er assistante réalisation : Lola Brachet; 2ème assistante réalisation : Lucie Guillemet; Productrice : Marina Lemos Gonzaga; Décors : Lilia Colineau, Mathilde Ecoiffier, Raphaëlle Simmonds; ; Directrice de casting / Assistante mise en scène : Taï-Yun Chang; Montage : Sylvie Adnin; Chef électricien : Thibaud Boury; Chef opérateur : Jean-Baptiste Sarda;

 

 

À quoi servira la collecte ?

-à fournir les repas pendant la semaine de tournage- 150 euros

 

-à louer le matériel pour tout ce qui concerne la lumière (mandarine, fresnel, réflecteur et filtres)- 100 euros

 

-au défraiements de transport- 50 euros

 

-à faire plusieurs copies de dvd, postuler à des festivals et à développer ce projet en webfilm, s'il marche bien - 150 euros

 

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Lou-Andréa

Lou-Andréa Désiré a réalisé trois courts-métrages documentaires : « Pour ma mère », «  Paoli City » et « Naples, ville ouverte ». Dans ses thèmes récurrents, elle est amenée à travailler sur l'évolution des rapports humains dans les structures sociales – qu'elles soient d'ordre « naturel » comme dans le cercle familial, ou institutionnalisées- mairie,... Voir la suite

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