Papier Machine est une revue pluridisciplinaire dont le rédacteur en chef est un mot, élu tous les six mois.

Large_papier_machine_trappe-1446381094-1446381115

Présentation détaillée du projet

LA NAISSANCE D'UNE REVUE

 

C’était l’hiver 2013.

Nous étions cinq (femmes, hommes, belges, français-es). Ils étaient plus de 100 000 (mots dans notre langue commune). Après la bataille, il n’en restait plus qu’un : Souffle.

Il a dicté sa loi à plus de vingt contributeurs bigarrés, et ce pendant plus de 6 mois. Mais on murmure dans les campagnes que Trappe prévoit un coup d'Etat pour mars 2015.

 

Pour couvrir cette saga politique au royaume du langage, nous avons décidé de faire une revue en papier, conçue comme une machine de guerre pour déblayer les terrains lexicaux à l’aide des machines à imaginer, réfléchir, créer, construire/déconstruire que constituent nos intrépides contributeurs.

 

Capture_d_e_cran_2014-10-02_a__18.36.22-1412267883

 

 

LE PRINCIPE

 

Nous avons fantasmé Papier Machine pour pouvoir participer à une revue et surtout faire participer ceux qu’on aime,  ceux qui nous intriguent, tous ces inconnus qui voudraient s’immiscer avec politesse (ou fracas) dans le rêve des autres, en l’occurrence le nôtre.

Nous avons rêvé une revue pour assumer et proposer le défi de devoir composer avec l’instant, avec ce qu’on a sous la main ou déjà en tête, sur un support qui nous est imposé, pour sublimer et pour s’obliger à goûter à la liberté que nous offre la créativité.

 

Papier Machine veut échapper à la guillotine du tout-numérique pour offrir un espace physique de rencontre entre des univers et des pratiques différentes. Sans transition, sans chercher de cohérence autre que celle de la liberté de création et d’expression, sans peur de l’incongru. Parce que nous avons  confiance dans l’esprit humain, dans sa capacité à construire des ponts sans passer par l’autoroute, dans sa capacité à tisser des liens, des contradictions et des affinités, et parce que l’incongru est peut-être, justement, la plus belle et inspirantes des aventures.

 

05_bazar-1412267993

 

Si notre format est bizarre (19x27cm), comme l’irrévérencieuse revue éponyme, c’est aussi parce que nous pensons avec André Breton, et sans avoir peur de passer pour de vieux grabataires avant l’heure, que le beau provient de l’étincelle, comme celle produite par « la rencontre fortuite d’un parapluie et d’une machine à coudre sur une table de dissection », bref, que le beau c’est ce qui nous surprend, ce qui nous fait bondir, tressaillir ou simplement sourire.

 

Papier Machine est née à Bruxelles et grandira au rythme de deux numéros par an, diffusés en Belgique et en France principalement. Le premier numéro comprend 96 pages. Les prochains numéros se gonfleront les joues pour atteindre les 145 pages en papier Lebosso 100g et leurs intérieurs en couleur mis en bazar par un graphiste invité à chaque nouvelle édition.  La revue abrite également des rubriques récurrentes. Les contributions oscillent entre une et six pages, et sont toutes inédites et exclusives.

 

Pour en savoir plus sur nos contributeurs : www.papiermachine.be

 

 

QUI SOMMES-NOUS ?

 

 

L’équipe de Papier Machine pourrait accueillir toux ceux qui comme nous ont horreur de mâcher leurs mots, d’une part parce que ça n’a pas bon goût, et d’autre part parce que c’est égoïste.

 

Papier_machine_e_quipe_1_mini-1412268980

 

Ils dirigent la publication (parce que BON SANG DE BONSOIR, il faut bien prendre des décisions):

 

Valentine Bonomo est née à la fin de la guerre froide et a étudié, entre autres, les sciences politiques, ce qui explique sans doute sa rigueur administrative. Heureusement, ses racines argentines et sa passion pour les arts, qu'ils soient écrits, peints ou parlés, ont su réchauffer ce petit cœur né à l'ombre de l'étoile soviétique mourante. L'hiver, il est dit que Valentine travaille dans un four à cuivre, l'été étant consacré à sa tendre et passionnelle histoire d'amour avec les montants de ses fenêtres.  

                                                                                                                                                                                                    Aldwin Raoul voue un culte à ceux qu'on entend mais qu'on ne voit jamais, et pour cause : il réalise d’improbables reportages radiophoniques pour les grosses et les petites radios et parfois même juste pour lui-même. Ex-sorbonnard, accusation qu'il réfute une fois sur deux, il tue le temps en pratiquant l'origami à même le dictionnaire breton, lointaine contrée qui l'a vu naître un matin glacé de l'an 1987. « Aman », tel qu'on le surnomme là-bas, veut tout simplement dire beurre, aliment qu'il prétend avoir inventé.

 

 

Betty Lamoulie A l’âge de 8 ans, elle organise son premier musée du caillou au fond de son jardin. Après plusieurs mises en scène de spectacles de Noël et l'auto-édition de cahiers de poésie, elle justifia administrativement sa passion du spectacle en obtenant des diplômes de gestion culturelle et de dramaturgie contemporaine, en lettres dorées sur papier cartonné. Elle a depuis largement œuvré pour la cause dans les domaines de la musique et du théâtre en France et en Belgique.

 

Ils étaient là quand tout a commencé :

 

Clément Boileau a étudié les sciences de la communication à Bordeaux et le journalisme à Bruxelles. Puis il a découpé du fromage dans un bar à bières, servi des Jupiler dans un bar à néons et tenté d'expliquer la nécessité d'apprendre les tables de multiplication par cœur à des enfants. Entre-temps, il a écrit sur les sujets qui l'intéressent : la justice, l'Amour, et le devenir de l'espèce humaine. Sa table préférée est, bien sûr, celle de cinq.  

 

Maud Marique, élevée par une île (la Réunion) et deux pays (la Belgique et le Québec) qui ont en commun la bâtardise de leurs identités, se nourrit essentiellement d’art des années soixante et d’Internet des années deux mille. Tantôt pirate de l’art, tantôt parasite de la routine, elle s’attache à bricoler de l’utopie en modèles réduits, dans le but avoué d’opposer des bombes aux lieux communs.

 

François Tahon, ancien aspirant héritier de Donald Woods (ascendant Gotlib), oscille entre incursions dans les méandres de la World Company médiatique et missions sociales pour le compte de la société civile. Dévot à la langue française, il continue de croire que la culture sauvera le monde.  

À quoi servira la collecte ?

Le Numéro 1 a été publié exclusivement en fonds propres. Avec l’aide de la bonne volonté de nos contributeurs bénévoles, nos dessous de matelas, nos grands-parents décédés (paix à leur âme), et tous les assoiffés de Bruxelles à qui nous aimons servir des bières en fin de semaine.

 

Vous vous en doutez, notre objectif est de faire assez de numéros pour épuiser les réserves de contributeurs que consituent les 7 milliards d'êtres humains qui peuplent notre belle planète. Donc en attendant d'avoir vendu tous les exemplaires du Numéro 1 (les affaires vont bon train, merci bien!), et d'avoir reçu beaucoup de soutien de la part de généreux investisseurs et philanthropes pouvoirs publics, nous voudrions donner un petit frère à notre fille ainée.

 

0914_ald_range-14122684800914_tropismes2-1412268522

 

 

1. Nourrir dignement un graphiste complice que nous pourrons asservir sans scrupule aux diktats de Papier Machine n°2 tout le temps qu’il faudra pour le rendre soyeux. [MAQUETTE]

=> 1500 euros

2. Acheter (en passant par tout un tas d’intermédiaires) la quantité suffisante de pétrole dans un pays (probablement en guerre) pour faire tourner les rotatives et imprimer les merveilles que le mot trappe vous/nous/leur aura inspiré.  [PAPIER et IMPRESSION]

=> 4000 euros

3. Mettre la revue à votre entière disposition (au bon vouloir de nos cher-es ami-es libraires). [DIFFUSION ET DISTRIBUTION]

=> 500 euros

 

Et si vous êtes généreux :

4. Faire un site internet où nous pourrons ne pas révéler les contenus de notre labeur mais se faire plein de nouveaux amis.

=> 1000 euros

5. Organiser tout un tas d’événements super cool où tous ceux qui n’auraient pas réussi à mettre leur idée sur du papier pourront AUSSI dire ce que trappe leur souffle (HAHAHA, très drôle ça).

=> 2000 euros

 

Ce projet a été sélectionné dans le cadre d'Europe Refresh.

Thumb_papier_machine_e_quipe_1_mini-1412270309
Papier Machine

La trentaine nous guette. Nous sommes né-es par exemple à Brest, Bordeaux, Bruxelles ou Buenos Aires, pour ne citer que les villes en B. Nous avons cru devenir journaliste, écrivain, artiste, lecteur professionnel, chargé-e de missions impossibles et autres projets culturels, et nous avons finalement décidé d'être un peu de tout ça. Nous étions... Voir la suite

Derniers commentaires

Thumb_papier_machine_e_quipe_1_mini-1412270309
COLLECTE REUSSIE !!! :) Merci à vous tous, parents, famille, amis, curieux et visionnaire pour votre enthousiasme et votre soutien ! Nous sommes heureux et émus de boucler cette aventure kisskissbankbank avec succès, et ravis d'avoir récolté tout ce papier pour vous envoyer vos cocottes et marques pages ! :) La suite de nos pérégrinations sur notre site : www.papiermachine.be qui sera très prochainement agrémenté d'une rubrique "actualités" où nous vous tiendrons informés de l'avancée de notre conquête du monde.
Thumb_default
BRAVO Clément ! un grand bonjour royannais à toi à partager avec ton équipe sympathique ... et vive les genoux qui se coincent et qui permettent de s o u f f l e (r) un peu !!! Belle continuation. plein de bises, véronique.
Thumb_default
Allez on remet du papier dans la machine pour le n°2 !!