Roman : Mille milliards de mouches peuvent toutes se tromper. 310 pages d'humour et d'aventures dans une grande saga planétaire dans laquelle "Tout est vrai, sauf l'histoire". 2016, une catastrophe planétaire inédite touche la terre. Tous les océans se retirent pour s'engouffrer dans la fosse de Matapan en Méditerranée.

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Présentation détaillée du projet

Le déroulé de l'histoire est passionnant et instructif. Il s'agit d'un roman "catastrophe" duquel pourrait être adapté un film pour une fois intelligent dans ce créneau. Ecologie, origines du monde et folie des hommes sont les piliers de cette œuvre dont l'épilogue est totalement inattendu.

 

COUVERTURE

 

A découvrir (entre autres) dans le roman :

- Horizontal falls (Australie), les seules chutes d'eau horizontales du monde.

 

horizontal falls

 

- L'observatoire du Mauna Kea (Hawaii)

- La "situation room" (salle de crise) de la Maison Blanche

- La vie à bord d'un porte-avions (USS Truman)

 

GIRATION DE L'USS TRUMAN

 

- Les favélas de Rio de Janeiro

- Le puit de Darvaza (Turkménistan) surnommé "La porte de l'enfer".

- La vie nocturne de Bangkok

- Les iles artificielles de Dubaï

- Les problèmes du Golden Gate de San-Francisco

- Le pilotage d'un bombardier furtif



 

Les énigmes de la mythologie Grecque et une surprenante vision de la mer Méditerranée.


mer méditerranée

EXTRAIT 1

 

Depuis son incident, l’USS Truman avait déjà parcouru 350 nautiques en direction de Matapan. Ce matin là, à 9h00, il était en approche de son objectif. Sur son arrière, son groupe de soutien maintenait sa position et restait en observation. Le point de largage N°1 était pointé à 35.63 miles, le second à 41.57 miles, soit respectivement, 66 et 77 kilomètres. L’Amiral fit sonner le pont et s’adressa à l’équipage, ce fut rapide, solennel et Américain :

-          The bucks stops here and God bless America.

« J’assume mes responsabilités et que dieu bénisse l’Amérique ».

Un deuxième sifflet retentit.

Subitement, apparue de nulle part, une vague scélérate de plus de 20 mètres de haut apparue par 30° sur tribord à quelques encablures du navire. Un titanesque mur d’eau solide qui dans quelques secondes frapperait le navire de par son travers dans un fracas d’écume et de turbulences. L’amiral Green savait que le choc et l’extraordinaire pression exercée sur sa coque causeraient de terribles dommages à son vaisseau. Malgré sa taille et son poids, l’USS Truman ne sortirait pas indemne de cette collision mais l’amiral était confiant quant à la solidité et la manœuvrabilité de son navire. En janvier 1959, son homologue du porte-avions USS Valley Forge avait essuyé une lame de ce type au large de la Caroline du Nord.  Green n’espérait qu’une chose : Que ce monstre liquide ne soit pas accompagné dans son sillage d’une ribambelle de frères et sœurs tout aussi dangereux. L’officier radar signala rapidement à l’amiral que la vague progressait à contre courant et à cheval sur la périphérie extérieure du siphon. Ralentie par le flot de Matapan et rejointe par les vagues plus en arrière qui venaient s’empiler, l’onde scélérate gagnait en force, en puissance et en hauteur.  Quant elle frappa la coque tribord, du haut de sa coursive l’amiral devina sa crête à hauteur de ses yeux. Une montagne d’eau de 40 mètres déferla sur le pont d’envol et le navire disparut quelques secondes de la surface. La vague continua sa course, nullement affaiblie par cet obstacle tandis que les 104 000 tonnes de l’USS Truman se couchèrent sur le flanc gauche. L’Amiral repensa soudain à ce presque incident du 14 mars 2009 où le navire, en essai de propulsion dans l’atlantique avait effectué une spectaculaire giration, se couchant presque sur son flanc. Comme à l’entrainement, il fit remettre la poussée. Les stabilisateurs de gîte, déplacèrent automatiquement leurs contrepoids sur tribord. Sous le pont, un véritable réseau ferroviaire prenait vie. Tirés ou tractés par câbles et  treuils, de véritables petits trains de wagonnets, lourdement lestés, sur leurs rails, s’activaient à rejoindre le flanc droit du bateau afin de compenser la gîte. De leur côté, les deux réacteurs nucléaires Westinghouse répondirent aussitôt à la sollicitation de puissance, expédiant de leurs 260 000 chevaux, les 6000 marins gladiateurs dans cette immense et antique arène aquatique. La poussée ne fit qu’accentuer la gîte du vaisseau. L’USS Truman, rapidement, inexorablement se couchait sur son flanc comme un cheval caparaçonné tombant mort dans sa course. Dans une tentative désespérée, le commandant invectiva la salle du contrôle navigation :

-          A tribord, toutes !

En vain. Les pompes de stabilisation des réservoirs du bateau n’assuraient plus leur fonction, accélérant la défaite du géant de fer. Les hommes de pont, quelle que soit leur couleur, ne firent plus qu’un pour glisser sur bâbord. Dans le vaste hangar de 275 mètres du pont inférieur, ailes pliés ou hélices rétractées comme des chrysalides, avions F18, Super Hornet, Greyhound,  et Hawkeye se défirent de leurs attaches pour s’enchevêtrer contres cloisons, passerelles et chariots de manutention.

 

Quatre des  dix hélicoptères Seahawk présents finirent leur course dans le compartiment de l’ascenseur arrière autorisant l’accès au pont d’envol.  A chaque seconde, la gîte secouait un peu plus le corps du gisant. L’ancre bâbord, héritée de son prédécesseur l’USS Forrestal*,  dans un monstrueux chuintement de métal sonna le glas. Sous le poids de ses 30 tonnes, le cabestan céda, laissant filer de par le fond, l’ancre et les 140 tonnes de ses 330 mètres de chaine. Les 684 maillons de métal se déroulaient aussi vite que le making off du film de la vie que chaque marin visionnait au même moment.

 

Un film sans suite, sans bonus et sans bêtisier. Courts métrages ou grandes sagas romanesques projetés simultanément dans le grand cinéma de l’âme humaine. Une dernière séance qui ne verra jamais la salle se rallumer.

 

Manuel Gonzalez était pilote. Pas n’importe quel pilote, il faisait parti du Strike Fighter Squadron 37, affectueusement surnommé les Ragin' Bulls. Casqué et ganté, il était en attente de catapultage sur le pont d’envol tribord quand le vaisseau Amiral commença à vaciller. Les deux réacteurs de son F/A-18 Hornet  vomissaient déjà presque toute leur puissance, le panneau déflecteur de jet était correctement relevé, son élingue de lancement bien en place.

 

Il devinait la vapeur sous pression, emprisonnée dans les longs pistons courant sous le pont qui, dans quelques secondes, dans un immense éternuement, propulsera le sabot qui lui bottera le train pour l’expédier vers les airs. Ses moteurs atteignaient maintenant leur plein régime, il était temps de se faire éjecter comme une bille de métal tirée par un lance-pierres.

 

Il ne se passa rien, et le bateau continuait dangereusement à prendre de la gîte. Il actionna alors sa radio pour contacter la station de catapultage.

 

Visuellement, il l’apercevait sur sa droite, la capsule rétractable, dépassant du pont comme une mini tour de contrôle en forme de bunker. A l’intérieur, il devinait la silhouette affolée de l’officier en charge de cette manœuvre. Joignant le geste à la parole, il lui demanda de s’activer. L’homme s’exécuta, ce fût sa dernière mission.

 

Sous la pression de la vapeur, le sabot s’élança, imprimant à l’avion une accélération de 5g soit 270 km à l’heure en deux secondes. Ce violent décollage par devers, entraina le F18 dans une folle trajectoire courbe. L’extrémité de son aile gauche, d’une touchette effleura les flots, l’air de dire « Est-ce qu’elle est bonne ? ». Puis dans un spectaculaire tonneau barriqué, digne du meilleur des James Bond, Manuel reprit la main sur son engin. Une boucle complète se terminant par le survol de son vaisseau Amiral, en phase terminale de son cancer des eaux. Manuel Gonzalez sera leur seul rescapé du CVN 75, l’USS Truman.

 

L’îlot, la tour de commandement du navire formait déjà un angle à 90° au dessus de l’eau tandis que le pont d’atterrissage déporté de bâbord flirtait avec les vagues. Malgré un compartimentage très élaboré, le bateau se mourrait de déséquilibre. La très couteuse ceinture anti-éclats de sa coque, toute de kevlar composée, attaquée par l’eau, craquait dans un bruit de pop-corn explosés. Le pont, terriblement fragilisé par les appontages successifs des Bell V-22 Osprey se déchirait sur sa longueur comme dans un incroyable tremblement de mer.

 

Dans leur château de fer, Capitaine et Amiral,   couchés joues contre les  pare-brises inversés de leur passerelles, assistaient impuissants, passifs, et terrorisés à cette morbide et titanesque plongée. Dans la demi-conscience de leurs sensations kinesthésiques, ils assistèrent à leur propre inhumation en mer. Sans cercueils ni linceuls, simplement vêtus de leurs uniformes et médailles, ils vécurent, tétanisés, leur propre enfouissement sous les eaux.

 

Puis, deux des quatre immenses hélices brassèrent le ciel dans un effort inutile, le navire pivota, le nez en avant vers l’intérieur du siphon. Les deux immenses safrans hors de l’eau s’enfoncèrent rapidement, comme une énorme baleine qui claque sa queue avant de replonger. Il s’abîma vers le gouffre, laissant derrière lui, une mer irisée et calme sous le regard catastrophé des observateurs du reste de la flottille posté en arrière garde.

 

Désormais invisible, l’USS Truman plongeait vers le plus noir de la fosse de Matapan. Le sillon, comme le pas de vis d’un écrou géant, l’entrainait vers le fond dans une spirale à sens unique. La longue et lourde chaine pendante de son ancre, dans un silence absolu, semblait indiquer au navire la direction à suivre : Les abîmes. Autour du cadavre de métal, quelques hélicoptères Seahawk, comme de gros bourdons noyés assuraient une escorte pour ce dernier voyage. Dans sa cabine de verre, pas encore totalement inondée, l’Amiral Green, dans cette vision apocalyptique, eu un dernier souffle et une dernière pensée pour son grand-père, qui comme lui avait eu le malheur de transporter deux caisses maudites.

 

Le trou bleu  ne comptait plus ses victimes.

 

 

 

 

 

Qui suis-je ?

Eric Gonzalez.

Je suis né le 20 mars 1959 à Béni-Saf (Algérie). Pied-noir de la dernière génération, c’est en juin 1962 que les événements m'obligent à quitter  les bords de ma Méditerranée natale pour rejoindre la France. Pied de nez à l’histoire, dans ce thriller d’anticipation, c’est cette même mer qui se retire, provoquant ainsi de nombreux cataclysmes avec au passage, un hommage revanchard à Manuel Gonzalez, aïeul malchanceux et première victime Américaine de la seconde guerre mondiale lors de l'attaque Japonaise sur Pearl Harbor.

 

À quoi servira la collecte ?

Edition de l'ouvrage format 148 x 210. 310 pages sur papier 80g, dos carré-collé. Couverture couleur. Réalisation de la maquette et des corrections. Promotion, publicité  et mise en avant. Premier tirage 300 exemplaires minimum.

 

- Corrections (310 pages). 650.00€ TTC

- Mise en forme, PAO, maquette et premier tirage (300ex) . 2900.00€* TTC

* Inclu : référencement, dossier de presse.

 

 

(Prix de vente public : 21.00€ TTC)