Introspection douloureuse traversée d’éclats et de soubresauts où se rejoignent mots et mouvements. Avec E. Robinne et A. Boulanger.

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Présentation détaillée du projet

Présentation :

 

 

 

En 2011, Aragorn Boulanger et Elsa Robinne se rencontrent à travers la création de Swan Lack, une pièce pour huit danseurs dirigée par Aragorn Boulanger.

 

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Cette première collaboration à été poursuivie d'une recherche chorégraphique sur la lenteur au sein d'un nouveau groupe. Aujourd'hui ils décident de monter ensemble un nouveau spectacle où viendraient se rejoindre le texte de théâtre et le geste chorégraphique.

 

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Virulent portraitiste des vies minuscules, Louis Calaferte (1928-1994) avec la sortie du premier tome de son théâtre complet parle d'intimité avec férocité. Mo nous plonge au cœur d’une introspection douloureuse, traversée d’éclats et de soubresauts, qui semble avoir mis le temps en suspend. C’est cette suspension du temps et de l’espace qui nous attire et nous relie à lui.

 

Vous pouvez avoir un aperçu du travail d'Aragorn à travers cette performance de la Cie 14:20 où l'on retrouve ces notions de suspension,  d'étrangeté et de démesure, en cliquant sur le lien suivant :

La chute, Aragorn Boulanger, Cie 14:20

 

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Notre duo nous permet de rendre physiquement visible la proximité entre le réel et l’imaginaire, le conscient et l’inconscient, le sujet qui parle et le sujet rêvé. Le travail de la lenteur traduit le caractère onirique et étrange qui enveloppe l’écriture de Calaferte. Une écriture qui refuse d’opposer les contraires et nous entraine dans des sentiments mêlés d’ivresse, de doute, d’impatience, d’angoisse, d’apaisement et de liberté intérieure que le mouvement vient renforcer.

 

Dans une deuxième étape de création nous projetons de nous associer au chœur Mikrokosmos (40 jeunes chanteurs) dirigé par Loïc Pierre. C'est au croisement de ces diverses formes de langages et de présences que notre projet trouvera toute sa grandeur.

 

Vous pouvez apercevoir quelques vidéos du concert de Mikrokosmos à l'Eglise Saint Eustache à Paris en Février 2012 en cliquant sur les liens suivant :

Mikrokosmos, Tebé poyém, Rachmaninov

Mikrokosmos, Madone de Miséricorde, Machuel

Mikrokosmos, Mieliteko, Linkola

 

En attendant d'introduire les voix des chanteurs de Mikrosmos et les compositions de Loïc Pierre dans notre travail, d'autres musiques nous accompagnent, comme celles de Michel Galasso ou de Julius Eastam. Un conseil, écoutez-les avant de poursuivre votre lecture !

Galasso, scene 4, album "Scene"

Galasso, scene 6, album "Scene"

Julius Eastman, Gay Guerrilla, for 4 pianos

 

Note d'intention :

 

Dans ce texte aux lisières de l’autobiographie il est question de mort, d’aigreur et de délivrance. Nous suivons un homme qui semble déambuler entre deux mondes, conscience et inconscience, vie et mort, ombre et lumière. L’homme, apparemment seul, verbalise ses songes intérieurs à travers toute une déclinaison d’aveux et de vieux souvenirs en bribes. Il prend conscience de ses défaites en se remémorant les rêves de sa jeunesse. Une question revient, lancinante, comment ne pas se laisser abîmer par le quotidien, les habitudes, le seul fait de devoir vivre ? A ce moment présent, apparait déjà  l’empreinte d’un individu qui s’efface.

 

Dans la solitude d’un théâtre en huis clos la parole et le mouvement traduisent d’office un refus de réalisme. Nous laissons émerger l’image d’un comportement et d’une pensée auxquels nous ne voulons donner aucun masque. La traversée de cet être fantôme fait vibrer la frontière entre la présence obsédante de la réalité et la tension vers un au-delà. Nous réunissons théâtre et danse pour rejoindre cette écriture intimiste où coïncident immensité et banalité. Nos propres consciences cheminent vers la mort à travers une parole perdue entre deux corps oscillant dans une esthétique du vide. Les mots et les gestes emplissent l’espace d’un mouvement à la fois gigantesque et subtil associé à l’absence et au manque.

 

Nous proposons une démultiplication du personnage pour créer des images en écho au texte, qui surgissent, se transforment, se dilatent, comme des visions qui échapperaient à notre conscience rationnelle. Une présence double pour incarner la part indéchiffrable de l’être ou donner forme à ses hallucinations. Un jeu de miroir où l’être visible et l’être enfoui s’inverseraient sans cesse. Etre deux pour créer le vide, le conflit, et l’harmonie entre les présences. Etre deux dans l’errance et inviter ensemble le spectateur à prendre le temps de ce ralentissement.

 

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Vous pouvez visiter le site de la Compagnie Grand Théâtre en cliquant sur ce lien : http://www.legrandtheatre.fr/

 

À quoi servira la collecte ?

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La Cie grand Théâtre ne peut pas investir aujourd'hui financièrement dans le projet mais s'engage à faire toutes les démarches nécessaires pour trouver les moyens de monter ce spectacle et de le diffuser. La Compagnie Genôm nous accompagne dans ces démarches. Cette collecte  est effectuée dans le but de nous aider à rembourser certains frais de production.

 

La recherche de subventions et de coproducteurs reste notre principal objectif, votre soutien nous permettrait d'aller à la rencontre des partenaires qui ont déjà manifesté un intérêt certain pour notre projet : Région Centre, DRAC Centre, Région Bourgogne, DRAC Bourgogne, Région Midi-Pyrénées, Abbaye de Noirlac et autre rdv à venir...

 

Nous prévoyons de présenter Mo en avant première à Dijon en octobre prochain dans le cadre des 20 ans de la mort de Calaferte grâce au soutien des Editions Tarabuste et de Guillemette Calaferte.

 

Nous avons encore prévu plusieurs temps de résidences au CND à Pantin, au 104 à Paris, à l'Abbaye de Noirlac (36), au Théâtre de Cugnaux (31) et au Théâtre de l'Echangeur à Bagnolet pour le montage de ce spectacle. La suite dépendra des moyens que nous obtiendrons et de notre capacité à séduire les lieux d'accueil et de diffusion.  

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momo

Elsa Robinne : Co-directrice de la Compagnie Grand Théâtre elle participe à toutes les créations depuis 2001 en tant que comédienne. Elle est finaliste au concours de mise en scène du Théâtre 13 à Paris avec Münchhausen, mensonge collectif en 2013, qui reçoit le Prix du Public. Elle met en scène La Grande Brouille, un spectacle jeune public en 2013,... Voir la suite

Derniers commentaires

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félicitations et encouragements de Francis et Jaqueline
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Tous nos voeux pour ce beau projet !
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Bon courage les amis!