"Mon monde, mon univers, ma vie" mon ouvrage romancé est né cette année. Fruit de ma mémoire, de mes rêves et de mes manques, il évoque mon pays, mes racines dont je n'avais probablement pas réalisé cette empreinte viscérale jusqu'à ce jour. Il présente les réalités de l'école de la vie d'une jeunesse qui a été la mienne.

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The project

 

Cette oeuvre met en évidence le parcours d’un jeune homme confronté à un difficile dilemme entre un monde aux allures chaotiques qui l’a vu grandir et un univers intime source de réussite et d’espérance. Je souhaite faire partager mon ouvrage et ainsi contribuer progressivement à la vie culturelle africaine soit pour une découverte soit pour des retrouvailles.

 

Présentation de certaines parties du roman :

 

 

* Le ghetto, c’est le seul endroit qu’ont pu avoir tous ces prolétaires afin d’ériger la seule fierté qu’ils ont dans le quartier : leur maison. À savoir laquelle ? Non pas ce genre de maison qui fait la fierté de ces quartiers chics de la capitale, mais ce genre de maison dont la confiance est partie depuis fort longtemps. La majeure partie des bâtisses est faite en planche, des planches ramassées ci et là afin d’avoir un semblant de maison. Ce genre de maisons dénommées «Touche moi et je tombe», entraine les riverains à devenir très croyants surtout lors de la saison des pluies en implorant l’aide du bon DIEU afin que leur demeure résiste aux pluies. Certaines d’entre elles furent sujets de nombreux dégâts ; engloutissant avec elles parfois 3 à 4 vies. Des maisons dont les planches sont la résidence phare de ces termites, et dont les locataires sont ces gros rats. Les chambres quant à elles sont exceptionnelles, vous n’y trouverez pas de lits, car les matelas sont à même le sol, avec un vieux pagne d’un parti politique de la place qui sert de couverture, rempli de poussière, l’important pour ce dernier qui y dort est d’avoir moins froid. La nuit venue, à l’intérieur de ce pagne, certes, le sommeil semble venir, mais pas pour longtemps, car après le passage des rats, c’est au tour des moustiques de faire leur entrée. La présence des moustiques s’explique du faite que derrière la maison, se trouvent ces caniveaux bouchés par les riverains qui y jettent toutes sortes d’objets, empêchant ainsi l’eau de circuler. Une eau nauséabonde, très sale, avec de bizarres bestioles qui y résident, surement c’est ici que ces moustiques déposent leurs œufs. Essayer de fermer l’œil devient mission impossible en plein 3h du matin, car tout autour de vos oreilles sont en spectacle de grands artistes, leur musique vous empêchant ainsi de pouvoir avoir ce sommeil que vous cherchez tant sachant que vous devez être debout pour 6h. Se prendre un ventilateur pourrait être une solution, mais faut-il encore les moyens de se l’offrir......


 

 

 

*Au commissariat, ils furent mis en cellule.  «Cellule» ne serait pas le mot opportun pour qualifier cet endroit. L’enfer serait convenable. Entassés les uns sur les autres, la respiration était presqu’impossible. Déjà il n’y avait aucune fenêtre, et le problème n’était pas de vouloir respirer, mais l’agréable était de bloquer sa respiration pour croire être dans un endroit joyeux, paisible, pacifique. L’aspiration de quelques bouffées d’air détruisait aussitôt cette imagination faite en tête. Une odeur nauséabonde était répandue dans toute la pièce, bloquer sa respiration était la meilleure solution si on éprouvait un centième de pitié pour ses poumons. « Une odeur assez normale, c’est le parfum quotidien de cette pièce », murmure un doyen de la cellule, il y est à son 9e mois. L’urine était le tapis de la pièce, des sels par ci, par là et tout ceci avec une chaleur torride. Le doyen, homme d’origine camerounaise, était dans ce coin, il expliquait, qu’il faisait tranquillement son transport de denrées alimentaires, au grand marché du ghetto ; s’efforçant de trouver de l’argent pour nourrir sa fille de 2 ans qui avait déjà fait 2 jours sans manger convenablement, car il n’avait pas d’argent. C’était son seul gagne-pain, à son adolescence c’était un très bon élève en classe, il eut son bac avec mention, mais ses parents n’eurent pas les moyens pour l’envoyer hors du pays, il fut donc condamner à y rester. Aîné de sa famille il a derrière lui trois sœurs. Déjà dans sa famille, la sorcellerie était la chose qui primait, il fit comprendre que lors de son année de Terminale, ses deux parents perdirent leur emploi comme par hasard, et les problèmes ont commencé à naître dans la maisonnée. Lors de la visite de l'une de ses tantes chez lui, elle lui expliqua que la cause de leur problème, provenait sa grand-mère maternelle, car elle s’était jurée qu’aucune personne de sa maisonnée, que ce soit sa propre fille ou sa descendance ne parvienne dans la vie. Elle s’est amusée à mettre des blocages à tous ses enfants mystiquement, en mettant de côté ses sentiments de mère. Ses deux petites sœurs elles aussi n’y sont pas parvenues, elles étaient malades tout le temps et ce, seulement pendant les périodes d’examen, ce qui les amenaient à les rater. Face à tout cela, il a préféré partir du Cameroun et s’installer ici, afin de pouvoir refaire sa vie. Il fit comprendre que l’estime envers son pays n’est qu’à l’endroit de ses sœurs. Transportant comme d’habitude ses denrées, afin d’avoir de l’argent pour nourrir sa fille, qui était restée seule dans leur demeure, car sa mère les avait abandonnés. Cette femme ayant constaté que son homme n’avait plus assez d’argent a préféré partir. Cette demeure était une petite chambre, avec la toiture percée ; il explique qu’en période de pluie, c’est insupportable, car l’eau était de partout dans la chambre, et parfois sa fille tombait malade, le pire c’est qu’il n’avait assez de moyens pour l’amener dans un centre hospitalier, il recourrait ainsi à des pratiques traditionnelles afin de la guérir. C’est ainsi, que des policiers s’amenèrent pour lui mettre des menottes, ayant contre lui cette accusation de vol de brouette. Selon lui, c’est surement cette personne de mauvais augure en face de sa chambre qui ne l’apprécie pas trop, ayant eu des antécédents auparavant, cette dernière s'était promise de se venger. Il fut embarqué, et amené au poste de police et fut mis en cellule. Les larmes avaient rempli son visage, pas pour son arrestation, mais pour sa fille de 2 ans qui l’attendait. Toutes les fois qu’il allait travailler, fermait la porte à clé, laissait sa fille seule, avec des dessins animés à la télévision, et des biscuits à côté d’elle. Le matin lorsqu’il se séparait la dernière fois avec elle, elle lui disait «Papa apporte moi des sucettes». C’était sa préférence, les sucettes. Dans la cellule, il se mit à pleurer comme un enfant, en pensant à sa fille, à ce qu’elle devait manger, car le matin il ne lui avait presque rien laissé. Toutes ces pensées prirent le dessus sur lui. Le vigile l’annonca qu’il ne sera libéré que peut être sous une semaine. Toute la nuit, il ne put fermer l’œil, pensant à sa fille, à sa seule joie. Les choses se compliquèrent ce jour, dame pluie fit son entrée dans la course. C’était une pluie pas comme les autres, c’était une pluie torrentielle. Il devenait de plus en plus inquiet , suppliant l’agent de le libérer qu’il était innocent, que sa fille est seule, qu’elle courrait un grand risque. L’agent fit comme s’il n’avait rien écouté. Il savait que le pire se passerait, s’il n y allait pas, elle serait  trop fragile pour supporter cela, il savait que le lendemain, elle serait dans un mauvais état, il l’avait le sentiment de la perdre, et qu’il ne la reverrait plus. Ses yeux étaient rouges, pleins de larmes, remplis de peines, de douleur, de tristesse, de haine. Il fit comprendre que s’il avait une arme sur lui, il aurait supprimé sa vie. Il fut impuissant, ne put rien faire, s’endormit, en espérant que sa fille n’ait rien.

À son réveil, il sollicita au garde de le libérer, qu’il voulait aller voir sa fille, qu’il était inquiet, mais le garde ne fit mot. Trois heures plus tard, les informations passaient sur le téléviseur du commissariat, encore une chance, qu’au niveau des grilles de la porte de la cellule, on ait un champ visuel sur le téléviseur. Le journaliste faisait état de la pluie torrentielle déversée sur la capitale, qui avait fait des dégâts, notamment de par ses des inondations ; puis fit état de cette découverte d’un corps sans vie, d’une fillette d’environ 2 ans. Il ressentit en lui comme une étreinte , en implorant Dieu que ce ne soit pas sa progéniture, le journaliste poursuivit en disant qu’il s’agissait de Mlle A.L, qui selon les témoins l’ont retrouvé dans une chambre écroulée, suite au passage de la violente pluie de la soirée. Son souffle se coupa, il s’agenoua en demandant au bon père quelle erreur avait-il commise pour mériter cela, ne s’était-il pas assez occupé de sa fille comme il le fallait malgré ses problèmes financiers ? Pour lui la vie n’avait plus de sens, il ne demandait qu’à la retrouver afin qu’il soit en paix avec lui......


Qui suis-je ?

De nationalité gabonaise, étudiant inscrit en licence de comptabilité et gestion, je nourris de longue date une passion pour l'écriture en parallèle de la comptabilité. Deux activités différentes en apparence mais toutes deux exigeantes de minuties et de recul pour une harmonie du résultat tant dans l'attrait de lecture que de la compréhension.

 

 

Ma tante et moi au pays!

Why fund it?

A financer l'édition de mon oeuvre littéraire comme il en est l'usage pour une première édition avant l'assurance d'une commercialisation suffisante.

Le contrat d'édition s'élévant à 1595 euros à compte d'auteur, la maison d'édition prévoit mettre en place un échéancier à 5 mensualités. A la signature du contrat les 1/5 de la somme ( 319 euros ) devra etre versée, puis le reste en 4 mensualités.

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Confiance Papou ça ira!