L’artiste argentin N. Gómez envisage sa nouvelle série de grandes peintures sur toile qui illustrent les réalités urbaines.

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Présentation détaillée du projet

 

 

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Je m’appelle Nicolás Goméz, je suis Argentin et j’ai vécu en Europe pendant les huit mois passés. De mai à octobre, j’ai séjourné à Amsterdam, où j’ai développé une série d’images inspirées par les réalités urbaines. Résidant actuellement à Berlin, c’est ici que je compte réaliser mon prochain projet.

J’ai commencé ma formation au Instituto Universitario Nacional del Arte (Buenos Aires, 2004-2009). Parallèlement, j’ai participé à des ateliers initiés par l’artiste argentin Luis Debaoirosmoura (2007), et pendant neuf ans j’ai travaillé en tant qu’illustrateur digital, en tant que peintre de publicité et en tant que dessinateur.

À travers ma formation académique ainsi qu’à travers plusieurs voyages d’études j’ai pu développer un concept esthétique propre, que je voudrais élaborer davantage. Pour ce faire, j’ai besoin d’un financement qui me permet l’accès aux matériaux avec lesquels je veux exprimer des concepts visuels précis.

Résidant à Berlin depuis novembre, je suis actuellement installé dans un studio, ce qui me permet de continuer ce travail. 

 

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Concept du projet :

 

Le concept principal de mon approche esthétique se concentre sur des modes de vies dans les espaces urbains. Voici des aspects centraux qui déterminent la figure actuelle de la vie humaine et urbaine : l’imposition d’une programmation de quotidien ; la capacité croissante d’assimiler des nouvelles habitudes ; une mutli-connectivité qui élargit les limites de notre conscience ; une prison secrète et virtuelle par des systèmes étatiques bureaucratiques ; ainsi que l’obsession inconsciente d’exhiber la vie priver. Voilà des aspect essentiels dont se constitue l’humain actuel urbain. L’individu, soutenu seulement par une structure minime et fragile, se défait dans l’effervescence d’une réalité parallèle et se rend face aux réseaux sociaux. Ceux-ci déterminent le déroulement du quotidien de l’individu en lui suggérant avec une amabilité sensuelle de collaborer volontairement à l’enregistrement méticuleux de leur identité. Il en résulte une homogénéisation générale des modes de vie – dont l’objectif apparent n’est autre que l’intention du marché de pouvoir classifier la société en des catégories de consommateurs. 

 

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Les pensées sur l’univers urbain et du comportement humain ont apparu dans mes œuvres il y a beaucoup d’années. Elles ont progressivement écarté d’autres intérêts et font aujourd’hui partie constituante de ma notion fondamentale de l’esthétique.

Le présent poème de l’Argentin Oliverio Girondo illustre cet préoccupation :

 

Je ne suis pas une personnalité ; je suis un cocktail, un conglomérat, une manifestation de personnalités.

En moi, la personnalité est une sorte de furunculose de l’âme qui se trouve dans un état chronique d’éruption.

(…)

Il est impossible de savoir quelle est la véridique !

Même si je suis forcé à vivre avec chacune d’elles en promiscuité absolue, je ne peux me convaincre qu’elles m’appartiennent.

 

(« Je n’ai pas de personnalité », Espantapajaros, 1932)

 

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Lors de mon séjour à Amsterdam, j’ai commencé explicitement de travailler sur ce concept. J’ai développé trois séries d’images qui montrent la nature fragile de l’humain dans le monde industrialisé, informatisé et bureaucratisé. En utilisant des images diverses du monde urbain, j’ai incorporé des éléments très variés dans mes études visuelles, montrant la vie humaine dans cet environnement réel et fictif qu’est la ville. 

 

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À quoi servira la collecte ?

Objectif : 

 

Jusqu’à présent j’ai seulement exprimé ce concept sur papier. Mais, puisque j’ai l’intention de réaliser des travaux plus complexes, j’ai décidé de travailler sur des toiles et de faire des peintures plus grandes. Dans ce but, je dois construire des cadres et des échafaudages qui correspondent à mes besoins d’expression et qui me permettent de réaliser d’autres séries d’images. L’idée principale est que les mesures et le format soient adaptés aux images mêmes, et non pas l’inverse.

 

Équipement requis

 

J’ai besoin de plusieurs éléments techniques :

 

1- Équipement de studio : table, chevalet, matériaux pour protéger et garder les œuvres : 500 e

2- Pour la construction de cadres : du bois, de la toile, impression, visses : 500 e

3- Papier : 200 e

4- Couleurs: 300 e

 

Total : 1500 e

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Nicolás Gómez

Born in Morón, Buenos Aires, in 1987. Encouraged by visual arts, he began to attend drawing and painting classes at a young age. In 2005, he entered the Instituto Universitario Nacional de Arte, where he took classes till 2010. At the same time, he was educated as a cartoonist and took airbrushing and fileteado porteño classes (a style of painting... Voir la suite