Nous repartons à Detroit et à Beyrouth ! Si vous aimez la Techno et le street Art aidez nous à repartir ! Nous avons besoin de vous !

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Présentation détaillée du projet

L'objectif est simple partir à Detroit et Beyrouth interviewer ces artistes qui par le beat ou la peinture, cicatrisent les plaies de leur ville morcelée. La nouvelle génération de ces deux villes à besoin de respirer, de s'exprimer , notre but: tendre le micro, regarder par le trou de la serrure et tenter de capter l'énergie. 

 

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Résumé:

 

            Motor-City Beyrouth est un projet de film documentaire de 26 minutes. De Détroit aux Etat-Unis à Beyrouth  au Liban, les histoires s’entremêlent et les discours se croisent. On y écoute la même musique et on y tague pareillement sur les murs. Les uns parlent de la crise, les autres parlent de la guerre ; pendant qu’ailleurs, d’autres ne veulent plus en parler : ils partent s’oublier dans un club detroitien ou sur le sable d’une rave party libanaise.                                          

 

            Cadencé par la musique techno, embrassant la vivacité diaprée du street art, Motor-City Beyrouth raconte l’histoire de ceux qui ne sont pas partis. Aujourd’hui, ils n’ont d’autre choix que de vivre ici : dans cette ville qu’ils n’ont pas fuie et à laquelle ils tentent peu à peu de redonner un sens, un rythme et une couleur.                                                                                                  

 

            Au travers des témoignage de DJ, dessinateurs, réfugiés,  de la découverte de projets culturels innovants, le film nous fait découvrir le visage de ceux qui participent à la renaissance de leur cité. Au cœur d’un désert industriel à Détroit, traversant les ruines des immeubles sombrants de Beyrouth, l’ambition de l’artiste est très différente de notre vision européenne : l’un tient à sauvegarder et transmettre son histoire pendant qu’il en est encore temps, tandis que l’autre espère la faire oublier un peu, en soulageant ses citoyens de la tension urbaine par la danse.                                                                

Sur le terrain du communautarisme, de la faillite, de la ségrégation sociale, raciale et spatiale, au beau milieu du champs de ruines et de douleurs de guerre, on y découvre une merveille : un tableau tout ce qu’il y a de plus frais, tripal et authentique d’une évasion quotidienne. Un parcours au travers du sexe et de la drogue, des couleurs et des sons, des rires et des rêves. Parvenir à trouver l’unité entre le discours et l’image, à représenter la beauté étalée sur le visage morcelé de ces deux villes : là est l’enjeu principal de notre projet de documentaire. 

 

            Détroit et Beyrouth sont deux exemples forts de la ségrégation socio-spatiale et ethnique. Notre rôle est de montrer que la musique et le street art  se rassemblent en zone frontalière : que l’on soit noir ou blanc, chrétien, musulman ou athée, la techno est une musique qui n’a pas de couleur ni de croyance.

 

Partenariat:

 

            A l'origine du projet, un partenariat avec le site Web Kombini France qui se propose de diffuser le projet après sa réalisation.

 

http://www.konbini.com/fr/

 

S'ajoute à notre projet le collectif bien connu de la Bacchanale: La bacchanale est un organisme d'événementiel qui conçoit des expériences techno et interactives dans différents lieux à Montréal.

 

Page Web de la Bacchanale

 

Au projet s'ajoute la participation de Thomas Dj T fondateur du label Berlinois Get Physical. Musique du film : 

 

https://www.youtube.com/watch?v=Oa9y6QyYRTc

 

Interview: A Beyrouth nous interviewerons le Collectif Mumna et le fondateur Javad Nawfal: un collectif de rap qui utilise des sons électroniques parfois oppressants pour rappeler les offensives israélienne de Juillet 2006.

 

https://soundcloud.com/munma/2-1?fb_action_ids=10155222015110504&fb_action_types=og.shares

 

A Détroit, nous aurons la chance d'interviewer Carl Craig et Robert Hood, deux légendes de la techno qu'il n'est plus utile de présenter. 

 

https://www.youtube.com/watch?v=1iXKuPsfzt8

 

 

Motor-City Beyrouth : Carnet de Voyage

 

Il fait nuit à Détroit. Au loin, les usines transpercent le ciel. Au dépôt, Clyde continue de travailler, il récupère des carcasses de voitures. Ce soir il mixe au centre Recycle Here, un centre de tri qui rassemble la communauté de Détroit. Sur les murs de la bâtisse, tout les street artistes ont le droit de taguer. Dans le jardin, des types construisent un énorme dragon avec les ordures récupérées. Pendant que Cylde est aux platines, d’autres poussent leurs cadis remplis de morceaux de verres, de chaussures... Nous rencontrons Tyree. Lui et les habitants « d’Heidelrberg Street » ont décidé de repeindre les maisons en ruine de toutes les couleurs. Aux murs, ils y accrochent toutes sortes de choses : des chaussures, des livres et même de vielles télévisions. Le policier nous raconte que le lieu était si beau, que les gangs du quartier ont déclaré l’endroit « safe zone ».

 

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Nous avons rendez-vous avec Stacey, une DJ afro-américaine qui rassemble beaucoup de femmes DJ dans son label. En chemin pour la retrouver , un policier nous met en garde en nous sommant de ne pas nous arrêter aux feux rouges Au milieu de cette immense piscine qui caractérise le quartier général de Stacey, je croise des blancs, des noirs, des types de la mafia chinoise. Cest Babylone ici. Dehors, des types organisent des courses de voitures : je me croyais dans un jeu vidéo.

Quelques heures après, nous rejoignons le jeune Alex. Alex habitait dans le bayou en Louisiane : il fait partie de ces familles dont les maisons ont été détruites par l’état. Depuis, il vagabonde illégalement à travers le pays. "De toutes les villes, Détroit est la plus pauvre mais bizarrement c’est la seule qui m’a donné un toit et un boulot". Chez lui on trouve toutes sortes de choses : des plans de cannabis, un laboratoire de métanphétamine je me serais cru dans la série « Breaking Bad ». Le lendemain nous devons aller filmer le Movment festival, pendant 3 jours. Le centre ville, dordinaire désert, se transforme alors en un gigantesque dance-floor de 300 000 personnes, absolument captivant. Dans la foule, nous rencontrons un ami palestinien qui part à Beyrouth pour un festival de musique funk en territoire Hezbola. Jai dabord pensé à une blague mais en my rendant jai compris que c’était loin den être une.

 

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Nous arrivons à Beyrouth. Des militaires se baladent un peu partout. A lentrée de certaines maisons, des gens portent des Kalachnikov Nous rencontrons Awfal, dans le quartier de Mar Mikhael, un quartier très obscur Lui et ses amis repeignent les marches des rues de toutes les couleurs. Une femme dotée dun long voile bleu sort de chez elle, sourire aux lèvres « ça fait du bien un peu de couleur ici ! » dit-elle. Abdel, mon ami, me bande les yeux pour memmener dans une maison où lon écoute de la techno et du jazz : javais limpression d’être resté à Détroit, mais le récit de quelques réfugiés me fait rapidement revenir à la réalité. Dans la maison : une pièce vide avec un téléviseur grésillant, des briques en morceau éparpillées sur le sol, et lartiste qui me dit : « comme ça, on noublie pas »…. Je rencontre aussi Charbel, un DJ « libre » comme il aime à se définir, et nous partons pour le désert près dune frontière, où il organise un petit festival de jazz. Alors que sur la route, nous croisons des tanks… 

 

Histoire de 4 Séquences: 

 

Détroit, il est 20h30, la nuit tombe, notre caméra est posée à lavant dun train de marchandises qui passe derrière la Central Station et se dirige vers Amtrac. Sur notre route, la ville en lumière et des hectares de sites industriels défilent.

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Detroit, 8mile road : Dans l’église en ruine Martyre of Uganda, la légendaire DJ Stacey Hale nous regarde.

 

« Ma mère et moi avions lhabitude de venir prier ici tous les dimanches. Aujourdhui, toutes les églises de ce quartier sont en ruines ».

« Les gens de Détroit ont ils perdu la foi ? » lui demandai-je.

- Non, me répond-il, ceux qui sont restés ne lont jamais perdu. Quand je mixe devant la foule, je veux vraiment montrer quon y croit toujours Dans une ville en ruines, les lieux de culte prennent juste des noms de night-club à Motor-City il ne reste plus que la musique pour prier »… (Sourire)

 

« Stacey, vous êtes daccord pour dire que la techno est une musique inventée à Détroit dans les années 80 majoritairement par des Noirs ? »

- Oui bien-sur.

- Dans la rue tout à lheure, nous avons rencontré un vieux monsieur SDF noir, il ne connaissait pas votre musique. Il nous a dit que la techno n’était aujourdhui écoutée que par des blancs dans des quartiers gentrifiés où le « Noir » est encore celui qui fait la manche. En tant quartiste afro-américaine de Détroit pensez vous que cet homme à perdu la foi ?

 

Long silence. Le regard de Stacey se remplit de larmes. Au milieu de cette église en ruines, dans un quartier ségrégué de la banlieue de Détroit, l’instant est d’une étrange beauté. 

 

Séquence 2 :

 

Beyrouth, rue de Damas :

 

La rue de Damas séparait la ville en deux camps, chrétiens et musulmans pendant la guerre civile. Le long de cette ligne de démarcation, nous rejoignons le street artiste Awfal devant son dernier tag « Meuuischarlie »  (Je suis Charlie). Awfal fait parti d’un collectif d’artistes qui repeignent les ruines de la ville en couleur et écrivent des messages de paix.

 

            « Je suis athée, dorigine musulmane, jai voulu graffer ici, un lieu de séparation entre musulmans et chrétiens maronites, pour marquer mon soutien à ces dessinateurs et à la liberté dexpression [] Beyrouth est une ville qui souffre du communautarisme mais tout le monde ici connait le prix de la liberté, dans la rue nous tentons deffacer les frontières du moins leur donner un peu de couleur ».

 

Dans sa main une pancarte avec inscrit : « Not afraid ». En arabe, un de ses amis me dit avec le sourire : « il faut avoir beaucoup de couilles pour faire ce qu’il est en train de faire ». 

 

Séquence 3 :

 

Détroit : Devant son bar, Café D’Mongos, un bar réputé dans le centre de Détroit où viennent se produire beaucoup d’artistes : Larry nous regarde.

 

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« La première fois que je suis arrivé à Detroit je devais avoir 12 ans. Je venais d’une petite ville de province, il n’y avait pas beaucoup de monde. Quand je suis arrivé ici, c’était la première fois que je voyais des gratte-ciels et dans la rue des milliers de gens. J’étais stupéfait. Bon, les choses ont bien changées depuis, le centre est devenu désert et mon bar reste l’un des seuls ouverts. […] Mais il se passe des choses étranges ici à Détroit. L’autre jour, je sors de mon bar pour fumer et je vois une femme blanche courir dans la rue. Je me dis « merde ! » Elle doit être en danger ou quelque chose comme ça. On ne voit pas beaucoup de blanches dans le coin et quand elles courent vers un black c’est qu’il y a un truc qui cloche… Puis, je la vois avec ses amies se diriger vers mon bar et me demander : « c’est ici café D’Mongos ? ». Excusez mon langage mais j’étais sur le cul. Elles ont fait la fête comme personne puis sont reparties. ».

 

« Il paraît que vous avez viré Eminem de votre bar ? » lui demandai-je.

- Oui, me répond-il, à l’époque je n’écoutais que du jazz et ces jeunes rappeurs venaient jouer de temps en temps mais ça ne me plaisait pas trop comme musique alors je leurs ai dit d’aller voir ailleurs sans me douter une seconde que ce petit blanc allait devenir « the futur sound of the univers ».

 

Séquence 4

 

Beyrouth, le jour se lève. La caméra posée à l’avant du zodiac nous fait découvrir le port de la ville et ses bateaux prêts à partir. 

 

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Beyrouth :     Dans la banlieue sud, nous marchons aux côtés d’Ayssar. Avec l’un de ses ami, il m’emmène dans son ancien appartement bombardé par l’armée israélienne en 2006. En chemin, il me raconte :

 

« L’autre là il vient de Détroit.

-    C’est où ça ? lui demande son ami

-    C’est aux Etat-Unis idiot. Tu sais c’est là où habitait Sixto Rodriguez.

-    Qui ?!!!

-    « Sixto Rodriguez, tu sais, ils ont fait un documentaire sur lui, paraît que le type s’est immolé par le feu sur scène tu peux le croire ça ? Le type était tellement désespéré parce-que personne n’écoutait sa musique.

-     Ici aussi il y a des gens qui se foutent le feu dans la rue mais c’est pas pour les mêmes raisons.

Silence.

-    Merci mec c’est super cool ce que tu racontes. »

 

Nous arrivons sur les lieux, Ayssar devient un peu timide. Avec le sourire, il me demande si je veux vraiment faire cette interview et filmer. Je lui réponds que oui, c’est d’ailleurs pour cela que nous sommes venus ici découvrir où il habitait avant avec sa famille. Nous montons les marches de l’immeuble. Peu à peu, le visage d’Ayssar blêmit. Nous ouvrons la porte : l’appartement éventré donne directement sur la rue.

 

            « Alors voilà…Là ,c’était la cuisine… » Ayssar se met à bégayer, passe sa main dans ses cheveux, serre les dents, puis s’effondre en larmes. Son ami me demande d’arrêter de filmer. « On reprendra plus tard. ».

 

Quelques heures après, nous nous retrouvons sur le dernier spot de graff d’Ayssar, sur un mur craquelé. Il dessine un ciel de bombe en fleurs. 

 

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À quoi servira la collecte ?

Ce projet ne peux être réaliser sans votre soutien. 

 

1: Le prix des billets d'avions pour notre tournage s'élève à 2000 euros. 

2: Detroit n'est pas appelée motor-city pour rien, la location d'une voiture est indispensable. Inutile de prendre le bus, les services publiques sont inexistants. La location d'une voiture chez entreprise s'élève à 400 Dollars pour 3 semaines. 

3: Sur place, notre ami Jessy Welter photographe d'Urban Exploration nous aide à pénétrer les lieux interdits d'accès au publique et cela à un coût... https://www.facebook.com/JessePWelter?fref=ts

4: Nous avons nos accréditations pour le Movement Festival mais pas pour les festivals à Beyrouth comme Forestronika: https://www.facebook.com/Forestronika/events

5: A Beyrouth deux étudiants de l'université de Saint Joseph nous aiderons pour les interviews en Arabe et nous voulons rémunérer leur services. 

6: Si la collecte dépasse le montant initial, elle nous permettra de payer notre régie sur place, nourritures, eau, logement, essence etc.. 

 

Références, vidéo et musique :

 

Musique du générique: Opera Buffa :

https://www.youtube.com/watch?v=Oa9y6QyYRTc&spfreload=10

 

Publicité Chrysler sur Detroit :

https://www.youtube.com/watch?v=SKL254Y_jtc&spfreload=10

 

Plans Timelaps de la ville de Detroit :

https://vimeo.com/88981135

 

Clip de la chanson Me and The Devil du poète Afro-Américain Gil Scot Heron :

 

https://www.youtube.com/watch?v=OET8SVAGELA&spfreload=10

 

Trailer du film Lost River de Ryan Gosling qui à lieu à Detroit :

https://www.youtube.com/watch?v=3uFn0YN5vBo&spfreload=10

 

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Aurele

Aurèle Logier et Jules Faivre Etudiant en Cinéma à L'Ecole Supérieur d'Etude Cinématographique. Huston Film School Sorbonne Nouvelle Paris 3/ Cinéma Jules Faivre: Etudiant à L'ESRA

Derniers commentaires

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Hâte de voir le résultat !!! Kiffez bien votre petit Detroit !!!
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Go Go, les cocos. <3
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gogogo