Quand tout va vite et se transforme, quand règne la précarité au travail, quand il faut sans cesse se remettre en question, à quoi peut-on se raccrocher ? Un spectacle universel et plein d'humour qui mêle la langue de Pierre Michon, les récits intimes, et la musique de Theo Hakola.

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The project

Projet et mise en scène de Paola Comis et Sandrine Lanno


Avec : Paola Comis et Erik Gerken


Création musique : Theo Hakola / Création lumière : Xavier Hollebecq / Construction et accessoires : Anne Leray / Son : Fanny Martin


Création prévue du 10 au 21 janvier 2012 : Maison des Arts, Créteil


Coproduction : Maison des Arts, Créteil/ Parc de La Villette (WIP Villette), Paris /Cie Coupes de Colère avec le soutien des Subsistances, Lyon


Par-dessus tout en ce moment, nous ressentons dans nos vies un sentiment de fragilité, de précarité. Tout se transforme très vite, le cours des choses s’accélère et nos existences à tous paraissent bien instables, prêtes à basculer à tout instant. Dans une même vie, on peut faire face à de nombreux tournants, surtout professionnels, et cela nous expose davantage au doute, à la peur. Dans ce nouveau spectacle, nous explorons donc le thème de la précarité. Et nous posons la question suivante : face à cette précarité, à quoi nous raccrochons-nous ? Pour cela, nous sommes parties d’un texte de Pierre Michon, d’interviews d’agriculteurs, auxquels nous mixons textes intimes et musique de Theo Hakola.


Le tout écrit ensemble au plateau, au fur et à mesure des répétitions.


Le résultat : un spectacle où beaucoup se retrouveront, qui mêlera intime et universel, réalité et fiction, gravité et humour.

 

Répétitions: 

 

 

 

 

Explications en quelques mots ci-dessous :


Abbés, de Pierre Michon : Ce thème de la précarité, que nous portions en nous depuis quelque temps, nous a été révélé par la lecture de récits de Pierre Michon où il a trouvé un écho évident. En effet, « Toutes choses sont muables et proches de l’incertain », répète par quatre fois Pierre Michon dans Abbés, lorsque dans la vie de ses héros, tout vacille. C’est cette phrase qui s’est imposée à nous, de manière évidente et commune, et nous avons décidé d’intégrer dans notre spectacle, en fil rouge, un récit de cet auteur.

 

Nos recherches auprès des agriculteurs : Toutes les catégories socio-professionnelles sont actuellement touchées par la précarité du travail. Mais, plus que tous les autres, nous semble-t-il, ce sont les métiers liés à la terre et à la nature qui sont le plus mis à mal. Plus que des métiers, ce sont des styles de vie, des organisations sociales particulières, souvent familiales, avec des lieux de travail (les exploitations) transmis par les générations précédentes et un mode de vie –ruralité, pénibilité - en décalage croissant par rapport à celui du plus grand nombre. Nous ne sommes pas sociologues ni statisticiennes, notre travail porte sur l’émotion, l’intime, le récit de vie. C’est pourquoi, nous avons eu envie d’aborder cette catégorie socio-professionnelle à notre façon : en la rencontrant et en la questionnant. Pour suivre ces vies, un temps de collectage de témoignages a constitué donc la première partie de notre travail (décembre 2010 à mai 2011). Nous sommes allées interviewer des agriculteurs en Bretagne, Normandie, Auvergne, Provence… Ces « vies minuscules », ces récits dessineront des paysages intimes qui constitueront l’un des matériaux de notre spectacle.

 

L’écriture de Muable et incertain : L’écriture de Muable et incertain n’est pas une écriture traditionnelle. Le texte n’existe pas au préalable. Il se construit surtout à partir du travail de plateau, avec les acteurs et leurs improvisations, et se nourrit des confrontations. Le récit de Pierre Michon et les témoignages des agriculteurs et des prêtres seront la base du travail de répétition. Les acteurs, co-auteurs de ce spectacle, ajouteront également à ceux-ci des textes plus intimes, qui surgiront au gré des répétitions, grâce aux recherches. Il s’agit d’une écriture plurielle, dans tous les sens du terme : écriture à plusieurs et écriture multiforme, composée, en l’occurrence pour ce spectacle, à la fois de mots (la langue de Pierre Michon et celle des personnes interviewées), de musique, de sons (la composition sonore de Theo Hakola).

 

L’espace de Muable et incertain : Nous aimons travailler avec des éléments de décor extrêmement mobiles et légers, à la manière d’installations plastiques. Cette légèreté nous tient particulièrement à coeur, tout d’abord parce que nous aimons dire des choses profondes avec presque rien, et aussi, parce que nous avons le souci de nous adapter à tous les espaces. Nous voulons jouer nos spectacles en dehors des théâtres, abolir les frontières, ouvrir, nous donner les moyens de jouer partout. Composition sonore :

 

Le son est une partie capitale de nos spectacles. Elle les rythme et existe au même titre que le texte. La création sonore de ce spectacle est composée de deux oeuvres : la musique originale de Theo Hakola et le mix d’une designer sonore : Fanny Martin. Theo Hakola, co-directeur de la Compagnie Coupes de colère avec Paola Comis, travaille avec nous depuis les débuts et crée donc une partition musicale. Celle-ci est intégrée à une bande-son originale de Fanny Martin.

 

Quelques photos des répétitions : 

 


 

Qui suis-je ?

Notre compagnie, la compagnie Coupes de colère a été créée  par deux directeurs artistiques : Paola Comis, comédienne issue de la Compagnie des Lucioles et Theo Hakola, musicien et écrivain d'origine américaine.

 

Nous faisons des spectacles pluriels que nous coécrivont au fur et à mesure des répétitions avec les comédiens, les musiciens, les créateurs son et lumière.

 

Nos deux dernières créations : "Ces Bottes sont faites pour marcher" (2007-2009), produit par et créé aux Subsistances, à Lyon, et "Question : où nagent les grands-mères ?" (2009-2010), coproduit par les Subsistances, la Mac de Créteil, Le Volcan, Scène nationale du Havre. Ces deux spectacles, tout comme Muable et incertain, étaient des projets de Paola Comis, mis en scène par Paola Comis et Sandrine Lanno, avec une création sonore de Theo Hakola. 

 

Question: "Où nagent les grands-mères" ? Crédits photo : Patrick Berger/Artcom Art 


 

Question: "Où nagent les grands-mères" ? Crédits photo : Patrick Berger/Artcom Art 

 

 

Ces bottes sont faites pour marcher 

Why fund it?

A finaliser la création de la bande-son (1000 euros)

A finaliser le décor et les costumes (800 euros). 

A payer une chargée de diffusion et de communication au moment des représentations en Ile-de-France afin de faire venir les professionnels (1200 euros)