Soutenez le collectif d’artistes les Six Doigts De La Main à prendre son envol lors de l’exposition mutation obligatoire à la galerie Area

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Présentation détaillée du projet

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En résumé :

 

« Comment vivre en beauté les mutations de notre monde ? » est la question que la commissaire Anne-Claire PLANTEY a posé aux artistes du collectif, Rodolphe BAUDOUIN, Corine BORGNET, Jean-Luc CARADEC et Christophe LAMBERT. Soyez à leurs côtés pour produire l’exposition Mutation Obligatoire à la galerie parisienne Area.

 

Cette exposition se déroulera du 13 au 30 novembre 2014 proposera un parcours initiatique riche en découvertes plastiques et conceptuelles. De nombreuses surprises, performances et manifestations culturelles jalonneront cette expérience inoubliable.

 

Aujourd’hui Les Six Doigts De La Main se tendent vers vous. 

Entrez dans l’histoire de l’art et devenez aussi célèbre que Caius Cilnius Mæcenas dit Mécène !

 

 

Quel est donc le projet qui nous anime ? (En détail)

 

Un mot surgit d’entre les limbes lorsque l’on évoque le sort hypothétique dévolu à notre ère : celui de mutation.

Ce terme chargé d’angoisse est surtout un impératif d’évolution lorsque la fin d’un cycle semble atteinte.

Si les progrès scientifiques prolongent avantageusement jeunesse et espérance de vie, qu’en sera t’il de la capacité future à ne pas succomber aux manipulations génétiques humaines et à son cortège de dérives possible ? Pouvons nous résister à l’envie de nous perfectionner et de substituer notre potentiel génétique à l’expérimental ?

 

La mutation est à appréhender au sens large. Tant technologiquement que dans sa dimension politique, économique, sociale, écologique, culturelle et psychologique.

On la souhaiterait progressive, sinuant avec douceur dans son espace transitionnel, ce qui est rarement le cas.

Notre société de consommation, où l’accession quasi compulsive aux objets, images et informations en tous genre nous conduit à une soif inéluctable d’un objet pour le moins ingérable : l’absolu !

Ceci en témoignage d’un mal être sociétal et individuel rampant, d’une vacuité maintenue persistance malgré des tentatives de gavage perpétuelles.

La mutation n’est même plus souhaitable, en ce contexte de déclin et de crise, elle devient obligatoire !

 

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Le collectif d’artistes Les Six Doigts De La Main se lance cette injonction à lui même, comme au visiteur venu franchir ses terres de création.

Une mutation du regard est d’abord exigée pour permettre d’affleurer au poétique  qui parcourt en filigrane le contenu des œuvres.

Que ce soit à travers les sculptures et installations de Corine Borgnet, usant de l’ambigüité comme d’une matière modelable, les photographies abordant la confusion des genres de Jean Luc Caradec, la renaissance du Phénix de Christophe Lambert, comme l’indicible inhérent aux dessins de Rodolphe Baudouin...

Une mutation corporelle peut même s’en suivre... si vous n’y prenez point garde !

Car elle est par essence plus profonde que le changement, aussi radical fût-il.

La mutation implique une transformation totale, qui va jusqu’à signifier une modification définitive de sa structure originelle, en passant par l’hybridation génétique.

 

Toute l’œuvre de Corine Borgnet s’incarne dans cette réflexion et frémit de cette tension contradictoire entre enchantement de l’enfance et fantasme dévoré d’angoisse. Le passage complexe à l’âge adulte constitue la mutation décisive et son pivot réflexif majeur. Ses chimères d’objets et autres sculptures, par essence organiques, renouent avec les légendes et jouent dans cet interstice avec une puissance d’imaginaire redoutable.

 

Les manipulations laborantines de Christophe Lambert abordent la notion d’énergie  tant dans sa dimension régénératrice et envoûtante que comme force obscure transcendantale. Ses peintures numériques conversent avec diverses mythologies des dans une épopée proche de la science fiction et reconstitue un monde onirique abritant à ses confins un Superphénix.  Avec cet humour distancié qui est sien, on est amené à cheminer à travers des expérimentations plastiques résolument contemporaines pour vivre la mutation comme l’ultime régénération.

 

La  vision de Jean Luc Caradec mesure la beauté produite à l’aune de la transformation.

Ses portraits de femmes comme celles de transsexuelles ne révèlent à l’œil que la grâce d’un geste suspendu. La délicatesse picturale de sa photographie et l’Ode rendue au féminin trouble la perception de ses sources initiales, jusqu’à les contredire totalement.

 

S’inscrivant dans sa quête d’harmonie vibratoire, les autoportraits  de Rodolphe Baudouin découlent de réseaux sinueux et apparaissent non pas circonscrits dans le formel mais plutôt de façon déductive. Les contours surgissent comme une lumière ou une part d’ombre en cristallisation d’un réseau qui mêle le végétal, l’organique à l’idée de communication étendue. Un dessin dématérialisé qui puise dans les mutations psychologiques puissantes qui accompagnent sa biographie.

 

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Le visiteur est alors invité à déambuler au sein d’une gravité ludique, traduite en autant de déclinaisons plastiques que les sensibilités des artistes du collectif ont œuvré à l’appropriation du thème.

Avec humour, pertinence, poésie et étrangeté Les Six Doigts De La Main, forts de leur plus value chromosomique, ont pour ambition de pointer les situations en crise de notre monde et d’y apposer leur empreinte, en esquisse de réponse.

Leur maitrise plastique et conceptuelle, chacun dans leur champ d’expérimentation, se complètent avec richesse. Dessins, peintures  numériques, fresque, sculptures, photographies, installations et vidéos initient un rite à la galerie Area, multipliant les expériences et les visions pour concourir à l’avènement optimiste d’un monde plus sensible.

 

Anne-Claire Plantey.

 

 

Qui sommes nous au juste ?

 

Composé d’un quatuor dynamique et protéiforme et d'un curator les six doigts de la main réunissent :

 

Rodolphe Baudouin

Sculpteur, dessinateur, plasticien, inventeur, métaphysicien, fauteur de troubles... il vit et travaille à Montreuil.

 

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Distant du branché à tout prix, Rodolphe Baudouin définit volontiers son travail comme celui d’un artisan hors des modes et des circuits. 

Il y a chez ce sculpteur, dessinateur, metteur en installation, une éducation esthétique halée à l’art ludique, ses pièces empruntant aux morphologies des toons, aux  dioramas du modélisme, aux cadrages des planches de la bande dessinée.

 

Il aime à recréer le fameuse parenthèse enchantée de l’enfance en une scénographie foisonnante, d’où une multitude de détails rivalisent d’inventivité. Ses livres objets convoquent le merveilleux, mais avec une drôlerie qui n’exclut pas une certaine violence psychologique sublimée.

L’agressivité, le courage, la colère, les angoisses de toutes sorte s’exaltent alors sur le théâtre d’une espièglerie colorée et s’y expriment métaphoriquement.

Différentes portes d’accès s’offrent à la compréhension mais s’adressent principalement à une partie enfouie qui réside encore dans l’enfance.

 

L’artiste bâtit, sculpte et invente des lieux hors temps auxquels il adjoint aussi à l’occasion d’ingénieux mécanismes. Le dessin devient objet. L’objet se pare du mouvement.

Pour l’exposition Mutation Obligatoire, il nous livre ses derniers travaux, soit une œuvre de maturité en rupture avec ses sujets de prédilection.

 

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Puisant dans les préceptes bouddhistes, il ne peut plus se considérer comme un objet fermé, étanche mais comme individu faisant partie d’un ensemble sans fin, côtoyant l’idée d’éternité, défini par ce qui nous entoure. Et notre environnement nous renvoyant de façon inéluctable à nous même, la base de son travail s’oriente naturellement vers l’autoportrait, afin de mieux comprendre et observer ce qu’il diffuse.

 

Rodolphe Baudouin opère le choix du medium dessin pour tenter faire prendre corps au non tangible de ses appréhensions les plus personnelles et les plus viscérales. Mais l’exercice de style qui interroge la définition même de dessin ne peut s’empêcher bien longtemps de déborder du cadre et de se faire objet à travers « la boite mécanisée » qui est sa marque de fabrique.

 

Avec poésie et ingéniosité, un microcosme palpite soudainement, révélant des détails cachés à travers une trame de couches successives.

A l’instar d’un champ de perception offrant toute les grilles de lecture possibles, de subtils détails se jouent de nos sens et interpellent la part mutine autant que spirituelle contenue en chacun de nous.

 

Corine Borgnet

Artiste plasticienne, sculpteur, peintre, dessinatrice, enchanteresse perverse et généreuse. Elle vit et travaille à Montreuil (www.corineborgnet.com)

 

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Les œuvres de Corine Borgnet peuplent des terres familières et oubliées, dans un monde d’enchantement, de mythes et légendes rendu à la contemporanéité par petites touches rock et pop art. Son sujet de prédilection explore l’univers de l’enfance, où l’imaginaire pouvait s’exprimer librement avant de se confronter au principe de réalité, qui lui fait fléchir sa part de rêve.

Elle aborde plus précisément le passage difficile de l’enfance au monde adulte, avec ses résurgences conflictuelles œdipiennes, le deuil difficile, sanglant parfois, d’un lieu ludique où tout s’avérait possible.

 

Corine Borgnet s’empare naturellement de la thématique Mutation Obligatoire, tant l’intégralité de ses préoccupations artistiques sont imprégnées de cette notion de changement, matérialisées le plus souvent par une hybridation.

Dans sa sculpture Lillium Madona se trouve ainsi la parfaite métaphore d’une transition épineuse à l’âge adulte, à travers la posture surgissant d’un corps accroupi finalisé par une tête de lys. On est d’emblée touché par ce mutant poétique à souhait, qui cristallise la délicate notion d’éclosion.

 

 

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Sa création est par essence organique, elle mêle le charnel au végétal, crible de câbles un reliquat humain en signe d’ultime dépersonnalisation par la fonction, assemble des objets usuels en une scénographie qui transcende le ready made et font écho aux jeux d’enfant bercé de contes grinçants... Elle ravive le merveilleux en chaque objet, lui offre une dimension mythologique mixé d’un humour noir, qui maintient l’œuvre toujours en tension.

 

Au cœur du parcours l’omniprésence du personnage fétiche « L’Autre », petit chérubin sans tête, donne toujours la réplique à ses nouvelles pièces au sein de chaque exposition. Il sera ici transpercé de flèches en incarnation improbable d’un Saint Sébastien enfant. Ce réceptacle cupidonnien, mêlant avec grâce le martyre et l’élu amoureux circonspect se trouve transposé à l’âge tendre, comme pour tenter de conjurer avec malice le tragique de son mythe futur.

 

Divers objets triviaux du quotidien se poétisent par des mises en scènes qui ressuscitent la puissance d’imaginaire d’un monde perdu.

Autant de clins d’œil référencés à observer çà et là, pour renouer avec une part enchanteresse sous tendue d’une l’idée de péril, à l’image d’une traversée psychanalytique.

 

- Jean-Luc Caradec

Photographe, hédoniste, musicologue. Il vit et travaille à Montreuil. (fanpage Jean-Luc caradec

 

 

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La photographie de Jean-Luc Caradec se situe dans un réel en mouvement et non dans une composition dûment scénographie. Si elle ne s’apparente en aucune façon à l’esthétique léchée, retouchée à outrance de l’imagerie de mode ou publicitaire, elle n’est pas documentaire pour autant. 

 

Une œuvre plasticienne, aux confins de la peinture dans son rendu de matière, s’offre alors à travers l’exploration du flou, sa signature, lorsqu’il s’agit de dépeindre la beauté du féminin.

Car la femme, de son propre aveu, a trait au trouble et demeure au cœur de ses obsessions; la femme innée, comme la femme transsexuelle, dans cet interstice d’ambigüité qui est son terrain de jeu privilégié.

 

Elle y est représentée évanescente, livrant quelques détails intimistes de son corps, de son visage ou de sa silhouette, dans une temporalité suspendue avec grâce. Il y a du geste…

On retrouve cette même poésie dans ses réalisations de paysage, ce qui donne à rapprocher la femme Caradequienne d’une lande charnelle.

 

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Le shooting s’effectue sur des sources issues autant de sa propre histoire que celles d’amateurs

anonymes.

Cette volonté d’utiliser des images pré existantes résulte d’une réflexion sur la photographie contemporaine. Le flux continuel de visuels qui apparaissent et disparaissent avec problématique de stockage, comme une inflation exponentielle pose la question du sens donner à la production d’images nouvelles.


L’artiste s’est intéressé à la création de clichés à partir d’images existantes, de façon à générer une réponse autour du recyclage.

 

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La véracité de l’image se retrouve mise en perspective, donnant un nouveau sens à la photographie. Elle emprunte à sa source des contours que le fantasme emmène ailleurs.

Distillant son mystère dun regard bienveillant, Jean-Luc Caradec brouille délibérément les cartes de son origine pour n’attirer l’attention que sur le moment de beauté qu’il souhaite révéler.

 

Cette dernière atteint son paroxysme lorsqu’il use de la pornographie pour faire surgir avec une douceur visuelle quasi aquarellée,  de la délicatesse du dernier endroit où l’on penserait en trouver. Il va extraire de la noblesse, de l’échange de ces quelques moments fugaces qui composent aussi ce type de production.

 

On est alors convié à se perdre dans ses paysages charnels, baignant dans cette douceur picturale, à l’intérieur de laquelle est maintenue subtilement de sa source une tension érotique. Cette frontière de non formulation. Ce flou qui trouble nos sens…

 

Christophe Lambert

Artiste plasticien, peintre, dessinateur, vidéaste, chimiste, conducteur de locomotive supersonique. Il vit et travaille à Paris. (www.christophelambert.eu)

 

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En personnage complexe, Christophe Lambert déplace ses expérimentations au gré d' aventures qui se plaisent à changer de décor et de style .

Ses sources d’inspirations puisent dans l’art baroque vénitien, la renaissance 18ème, les profondeurs insondables de la galaxie, les mythologies de toutes sortes, autant grecques, latines qu’égyptiennes, savamment matinées de pop culture et d’une pointe High-tech.

 

N’hésitant pas à se mettre en scène, avec un engagement et un humour truculent, l’artiste nous livre son œuvre sous forme d’épopée cinématographique.

Chaque épisode explore un thème sous un angle et à travers des incarnations pour le moins originaux.

 

D’une culture classique où il hantait les galeries du Louvres, on retrouve l’héritage d’un dessin finement ciselé.

Christophe Lambert aime à recréer un monde onirique, terre de ses fantasmes combinatoires, usant pêle-mêle de tous les outils narratifs.

 

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Un mouvement de balancier s’opère le plus souvent : une envolée lyrique en hommage au trésors d’une culture passée se trouvent rapidement rattrapé par une irrépréhensible ironie. Ce second degré iconoclaste nous ramène à des préoccupations sociales et politiques actuelles, en juste réappropriation d’un sujet classique.

 

Pour la thématique mutation Obligatoire, les cendres du Superphénix déjà évoqué dans ses turpitudes précédentes  sont ravivées: « cette petite flamme qu’on tient en soi et qui luit dans l’iris. Celle qui rallume un monde éteint, celle au départ d’un nouveau brasier. Nous avons tous la possibilité de renaître de nos cendres tel le Superphénix » constituera donc son leitmotiv.

Christophe Lambert s’incarne en Capitaine White, une hybridation entre lui même et le Michael Jackson en costume blanc, de l’emblématique album Triller. Il choisit cette évocation en figure illustrative de l’exploration mutante sur la personne propre.

 

Gorgé d'un référentiel éclectique, il fend la galaxie  en une quête improbable où il se fait chercheur moléculaire d’un élixir de vie et tente d’apprivoiser des forces qui nous dépassent.

Les débordements nucléaires et autres dérives de la manipulation énergétique se trouvent mis sous les projecteurs.

Il proposera au sein de l'exposition une série de peinture numérique alliant collages 3D et geste pictural. Ses expérimentations vidéos, les restes calcinés de l'oiseau et la consultation de son livre / ouvrage déjanté complèteront avantageusement ce voyage inédit.

 

- Anne–Claire Plantey

Critique d’art, directrice de création, fondatrice de revue, curator, psy, danseuse burlesque. Elle vit et travaille à Paris. (revue online artefact-mag.com)

 

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Passionnée par l'Art contemporain, Anne-Claire Plantey aime les rencontres humaines qui sauront donner lieu à un échange enrichissant.

 

Sa première association date de janvier 2010 avec le collectif  de mode et de musique ParisLabo pour la fondation du magazine culturel Sex mode et digestion.

Elle participe à la création de l’ADN de ce support atypique, qui aborde également le design et la mode sous un angle plus psychologique et philosophique. 

 

En septembre 2012 elle reprend un cursus d’étude en théorie psychanalytique, et fonde peu après la revue Artefact, entièrement dédiée à l’art contemporain. Elle prépare ses reportages de façon complète et autonome en générant également ses propres clichés avec le souhait de partager sa vision et ses coups de cœur.

 

Début 2014 elle rejoint le collectif les six doigts de la main, après d’heureuses collaboration performatives et d’écriture avec l’artiste Corine Borgnet, ainsi qu’avec l’artiste Christophe Lambert .Ce dernier avec l’humour distancié qui est sien, réalise également des vidéos de ses déambulations muséales exaltées.

 

En adéquation avec les valeurs humaines, plastiques et conceptuelles qui émanent des membres des Six doigts de la main, le thème « mutation obligatoire » est alors lancée autour ce projet, qui lui offre avec bonheur une première expérience de curator en galerie et la possiblilité de publier la revue sur un support papier.

 

 

Où la mutation se produira t'elle exactement le 13 novembre?

 

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nous avons choisi d'investir la galerie Area, un vaste loft sous verrière, au cœur du 10e arrondissement, quartier tout désigné, car en pleine mutation lui aussi. 

Sur une superficie de 150 m2, avec 80 m de cimaises, y sont régulièrement présentées des expositions, et sont accueillies les activités d'Area revue)s(, trimestriel d'art contemporain.

Volontairement à l'écart des pôles de galeries parisiennes, Area est un lieu de vie et d'échange atypique qui incite à une démarche active des visiteurs et des amateurs d'art. Débats et conférences, autour de thématiques liées à l'art et à la société se déroulent tout au long de l'année.

 

À quoi servira la collecte ?

 

Aujourd’hui la réalité économique du monde de l’art s’avère particulièrement difficile pour les artistes indépendants qui nécessitent de la visibilité et des vraies possibilités d’exposition afin de présenter leur travail et multiplier ainsi les possibilités de vente.

Ne ce serait ce que pour réinvestir à la fabrication d’œuvres nouvelles, avant même d’espérer de façon un peu utopique de gagner leur vie.

Les foires et galeries validant les artistes proposent tout de même leur espace à la location !

Pas d’ambition créatrice d’envergure sans moyens d’investissement.

 

Bilan chiffré :

 

Frais de location : 1 500 euros

Frais de réalisation (support en tous genre) :  1000 euros

Edition de carton d’invitation pour le vernissage : 200 euros

Frais de vernissage : 300 euros

Edition du catalogue de l’exposition enrichi sous la forme du premier numéro de la revue Artefact :

2 000 euros

Réalisation des contreparties de qualité et frais techniques: 1000 euros

 

Si par bonheur le budget devait être dépassé, le montant serait intégralement réinvesti dans la préparation du prochain événement pour 2015 qui s’étendra  sur une plus longue durée et avec l’ambition d’aller toujours  plus loin  dans la qualité et l’expérimentation.

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Le projet réunit le collectif Les 6 doigts de la main : Rodolphe Baudouin, Corine Borgnet, Jean-Luc Caradec, Christophe Lambert et Anne-Claire Plantey

Derniers commentaires

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Vivement le 13 novembre et Bonne chance ! Nabila Lucas-ramdani
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Mille voeux de succès ! Bien à vous tous. Benjamin Levy