Dialogue avec mes taches

Hannibal vit à Addis-Abeba.Progressivement,sa peau se dépigmente;ses contours deviennent flous.Roman graphique sur l'Ethiopie et l'identité.

Visueel van project Dialogue avec mes taches
Geslaagd
28
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22/03/2021
Einddatum
€1.715
Voor €1.700
101 %
Anti
racisme
Gezondheid
en
handicap
Indie

Dialogue avec mes taches

 

Le projet en 2 mots 

Dialogue avec mes taches est l'histoire d'Hannibal: éthiopien, trentenaire, celui-ci voit progressivement apparaître des taches blanches sur sa peau noire. Hallucination? Maladie? Envoûtement? Hannibal fait l'expérience de l'incompréhension, du rejet par les autres, d'une sensation nouvelle et ambigue: celle, en changeant de peau, de "perdre ses bords". Il s'isole, quitte la capitale, voyage à travers son pays, découvre l'angoisse et la volupté de n'être plus délimité par ses contours habituels.

J'ai besoin de vous pour financer l'édition de ce projet: je voudrais que Dialogue avec mes taches existe en chair et en os, sous la forme d'un livre relié, dessins imprimés sur un beau papier.

Mon roman graphique aborde de multiples thèmes: les métamorphoses du corps, la maladie (le vitiligo), les vacillements de l'identité, les expériences d'engloutissement (agréables comme désagréables). Il est une plongée dans l'Ethiopie d'aujourd'hui et ses traditions. Il oscille, sans choisir, entre le réalisme du carnet de voyage et la rêverie de son protagoniste.

Le projet en détail 

Dialogue avec mes taches nous catapulte dans la vie et l'esprit d'Hannibal : jeune homme tranquille et nonchalant, il appartient à l'ethnie Oromo (groupe ethnique majoritaire de la société éthiopienne), enseigne la philosophie à l'Université d'Addis-Abeba, boit des bières Saint-Georges à Arat Kilo avec ses amis artistes et militants politiques.

Un jour, d'étranges formes blanches apparaissent sur son bras. Dans les semaines qui suivent, elles progressent, s'éparpillent; jusqu'à rendre ses mains complètement blanches. Ahuri par cette métamorphose physique, il n'y comprend d'abord rien. On l'interroge: « est-ce que tu te recouvres, est-ce que tu te découvres ? ». 

L'Ethiopie est un pays contrasté: sa croissance fulgurante cohabite avec de solides croyances; le verdict médical (Hannibal est atteint de vitiligo, une maladie auto-immune qui entraine la dépigmentation progressive de la peau) n'empêche pas certains d'y voir une marque diabolique. Dévisagé, il se retranche dans la solitude, cherche à disparaitre. 

Dialogue avec mes taches suit Hannibal dans sa vie quotidienne, à travers ses pérégrinations urbaines, ses conversations dans les bars, ses cours à la fac, sa fuite à travers le pays. La rencontre d'Ayda va bientôt tout changer.

 

 

 

Crayon, gouache, pastels: je les utilise, les alterne et les superpose sans règle. Ni cases, ni bulles, mais des dessins et du texte qui se chevauchent, à l'image du renversement chaotique que vit mon protagoniste. Cette forme sans cadre épouse les mouvements de l'âme d'Hannibal, et condense une liberté graphique à laquelle je tiens.

Comment est né le projet 

Tout commence en Ethiopie, en 2016, à Addis-Abeba, où je pars enseigner la philosophie au Lycée français. Je découvre ce pays fascinant, insulaire -l’Ethiopie ne ressemble à rien d’autre que l’Ethiopie- je rencontre ses habitants, je me fais des amis. Très vite, je me lie avec Hannibal et Elias : l’un est complètement à l’arrache, prof de philo, militant, il vit dans sa voiture, m'emmène faire d'immenses promenades à pied dans Addis-Abeba, me parle de ses lectures. L’autre est compètement jet-set, ne circule qu’en en 4X4, me racontes ses vacances à Dubaï. Ce dernier est atteint de vitiligo. Et malgré sa vie menée sur un train plutôt international, il évoque très vite l'enfer que sa maladie représente au quotidien. Les regards constants, les rejets fréquents. "Ici, on croit au Juju (magie noire)" me confie-t-il.

Son histoire m’intrigue, me touche. Hannibal et Elias se mettent à fusionner en un personnage de fiction. J’ai toujours fabriqué, dessiné, gratté, collé, découpé…à mon retour d’Ethiopie, j’éprouve l'envie de dessiner cette histoire, si visuelle. L'image (et pas seulement le texte) s'impose très vite pour raconter cette métamorphose progressive. Rien de mieux que la gouache très diluée ou l’aquarelle pour figurer un contour qui se trouble, une limite qui s'estompe. 

Je retourne en Ethiopie un an plus tard. Pour retrouver mes amis, pour étoffer l'inspiration qui, petit à petit, est née; pour capturer quelques éléments réalistes pour les mélanger à mes images mentales.

A l'heure où on parle...

J’ai envie de partager ce récit avec d’autres. Quelques éditeurs, enthousiastes, m'ont pourtant dit qu'il fallait "cibler" mon projet (autant dire "choisir" un angle, et le restreindre). Je n'y suis pas parvenue/je n'ai pas eu envie de le faire. Je me suis nourrie de leurs conseils, mais je fais confiance à mon projet tel quel.

Quand je ne dessine pas, j'enseigne la philosophie au Lycée, j'écris des articles pour différents médias.

Dernier mot 

Le projet est aujoud'hui crée et fini. Si je parviens à réunir le financement, je n'aurai plus qu'à faire imprimer le livre (ou les affiches, cartes postales etc, selon) et vous l'envoyer!

Tous mes remerciements infinis à mes contributeurs. 

Waar dient de collecte voor

La collecte

Avec ce financement, je voudrais couvrir les divers frais:

(Avant toute chose: si je parviens pas à collecter la totalité de la somme recherchée, vous serez -bien sûr- entièrement remboursés. Tout geste, même très petit, est le bienvenu! Mille merci infinis)

-L'impression professionelle des 224 pages de Dialogue avec mes taches 

-Les frais d'envoi pour les diverses contributions (ceux qui auront pré-commandé le livre, les planches imprimées etc)

-La commission Kiss Kiss Bank Bank

Après devis chez un éditeur, l'impression de 60 livres s'élève à 2 550e. Le prix moyen du livre est donc de 43e, auquel j'ajoute les frais de livraison, et d'impression des cartes postales/posters.

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