L'APPÉTIT VIENT EN MILITANT

Edouard et Lucinète consacrent leur vie à soutenir les petits paysans pour améliorer leur quotidien. En les accompagnant nous rencontrons des paysans du Centre Bretagne et du Nordeste Brésilien. Leurs prises de conscience favorisent la solidarité entre les peuples pour une terre plus accessible et mieux partagée.

Visueel van project L'APPÉTIT VIENT EN MILITANT
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04/06/2011
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L'APPÉTIT VIENT EN MILITANT

<p><strong>L'APPETIT VIENT EN MILITANT</strong></p> <p> </p> <p>est le premier documentaire de Clotilde Aksin et André le Moustarder, c'est un film social qui suit deux personnages, Lucinète au Brésil et Edouard en Bretagne. Chaque jour ils viennent en aide aux paysans de leurs régions en trouvant des solutions. A des milliers de kilomètres l'un de l'autre, ils échangent des idées pour en finir avec la faim dans le monde. Entrainés par leur enthousiasme et leur énergie, on apprend à partager la terre et à en prendre soin. Les légumes jaillissent, les fruits murissent… Ce film montre une alternative du système habituel.</p> <p><br><br>Comme nous, commes les paysans du centre Bretagne et du Nordeste Brésilien avec lesquels nous avons constitué un réseau, soutenez ce film avec nous pour que les idées solidaires soient transmises au plus grand nombre, comme on partage une bonne recette.  </p> <p> </p> <p><strong>UN FILM UTILE</strong></p> <p><strong><br></strong></p> <p>Depuis 2008, nous entendons quasiment tous les jours deux types d’événements dans les actualités : ceux liés à la crise des subprimes et au surendettement des états qui s’en est suivi. Ceux liés au dérèglement climatique, conséquence de nos activités. Des événements qui nous font</p> <p> </p> <p>penser qu’une certaine folie s’est nichée dans la tête des hommes, qu’ils appliquent des recettes, comme ces calculs financiers complexes, ces modélisations climatiques, qui ne marchent pas, ne marchent plus, n’ont peut être jamais « marché ».</p> <p> </p> <p>Pourtant, ici en Bretagne, là-bas au Brésil et dans d’autres pays bien entendu, des femmes et des hommes trouvent des moyens de produire sans se couper de leurs racines.</p> <p> </p> <p>Nous sommes fiers de produire ce documentaire, de donner une occasion de montrer ce militantisme solidaire à celles et ceux qui pourraient croire qu’il n’y a pas d’alternative aux modèles économiques existants. </p> <p> </p> <p>Et si justement c’était ça qu’on attendait à l’autre bout de la chaîne, de savoir que ce que nous mettons dans notre assiette existe par le courage, la détermination, l’engagement de ceux qui l’ont produit avec respect, de manière raisonnée, écologique, au lieu d’être une pompe à fric ? Fort heureusement certains hommes comme Edouard et Lucinète, à des milliers de kilomètres l’un de l’autre, savent trouver des alternatives aux recettes toxiques, des solutions applicables dans le monde entier. Nous souhaitons transmettre leur joie de vivre, leur savoir faire, leurs philosophies, le respect qu’ils ont de la terre au plus grand nombre.</p> <p> </p> <p><strong>Afin que ce film existe, nous avons besoin de 3600 euro pour les frais de transports vers le Brésil de notre petite équipe de tournage.</strong></p> <p> </p> <p>Iloz productions</p> <p> </p> <p><strong>NOTE D'INTENTION DES AUTEURS L'APPETIT VIENT EN MILITANT...</strong></p> <p> </p> <p>…Le militantisme vient en se rassemblant autour d’une table. Une recette permet de réunir des ingrédients et des idées dans l’intention de partager un moment convivial.</p> <p> </p> <p>Le film témoigne justement d'un partage en dépit de la distance. Alors qu’il est devenu banal que des fruits ou des légumes viennent de l’autre bout du monde, on semble croire qu’il est difficile de partager des expériences humaines avec cette distance…</p> <p> </p> <p>La rencontre avec Edouard en Bretagne se fait autour de l’épluchage des légumes pour la soupe. Au Brésil, Lucinète prépare un feijoada, plat traditionnel qu'elle va déguster avec ses amis. Le bal Forro au Brésil rassemble les convives dans un esprit de fête populaire cher à nos hôtes. Le rythme, les textes, la cadence qui s’inspirent de cette culture du Forro traduisent bien l’état d’esprit et le ton que nous voulons donner au film. Enfin, le documentaire se conclue par une scène de repas qui rassemble les Bretons et les Brésiliens, dont Lucinète. Sur la table, des produits apportés par les intervenants du film en Centre Bretagne. En terme d’images, ce qui nous importe, c’est le rapport au réel, le rapport aux gens, l’attention à l’autre, les gens dans leur univers, leur espace, le fait de vivre avec eux. Les regards, les sourires, les expressions, le caractère des visages, la diversité, la couleur, les contrastes qu’on retrouve dans les paysages ou même les animaux, les légumes, les plats… Ces choix de réalisation nous permettront de transmettre des émotions ou des messages d’une portée universelle à travers des détails, des traits particuliers, des gestes, des timbres de voix.</p> <p> </p> <p><strong>Clotilde Aksin &amp; André le Moustarder</strong></p><h2>Qui suis-je ?</h2><p><strong>Anne Sarkissian, productrice</strong></p> <p><strong><br /></strong></p> <p>Depuis 2008, nous entendons quasiment tous les jours deux types d&rsquo;&eacute;v&eacute;nements dans les actualit&eacute;s : ceux li&eacute;s &agrave; la crise des subprimes et au surendettement des &eacute;tats qui s&rsquo;en est suivi. Ceux li&eacute;s au d&eacute;r&egrave;glement climatique, cons&eacute;quence de nos activit&eacute;s. Des &eacute;v&eacute;nements qui nous font penser qu&rsquo;il n&rsquo;y a plus de pilote dans l&rsquo;avion&hellip; qu&rsquo;une certaine folie s&rsquo;est nich&eacute;e dans la t&ecirc;te des hommes, qu&rsquo;ils appliquent des recettes, comme ces calculs financiers complexes, ces mod&eacute;lisations climatiques, qui ne marchent pas, ne marchent plus, n&rsquo;ont peut &ecirc;tre jamais &laquo;&nbsp;march&eacute;&nbsp;&raquo;.&nbsp; Pourtant, ici en Bretagne, l&agrave;-bas au Br&eacute;sil et dans d&rsquo;autres pays bien entendu, des femmes et des hommes trouvent des moyens de produire sans se couper de leurs racines.</p> <p>&nbsp;</p> <p>Lorsque Andr&eacute; et Clotilde nous ont fait parvenir leur projet de recette Nord-Sud, nous avons tout de suite accroch&eacute;. La volont&eacute; d&rsquo;&eacute;changer, de croiser leurs exp&eacute;riences, ils l&rsquo;ont mise au c&oelig;ur de leur film et nous sommes fiers de produire ce type de documentaire, de donner une occasion de faire entendre ces &laquo;&nbsp;recettes&nbsp;&raquo; &agrave; celles et ceux qui pourraient croire qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas d&rsquo;alternative aux mod&egrave;les &eacute;conomiques existants sous pr&eacute;texte qu&rsquo;ils sont seuls, qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de d&eacute;bouch&eacute;s viables, qu&rsquo;il ne faut pas froisser tel ou tel int&eacute;r&ecirc;t, ah les int&eacute;r&ecirc;ts si susceptibles&hellip;</p> <p>&nbsp;</p> <p>Et si justement c&rsquo;&eacute;tait &ccedil;a qu&rsquo;on attendait &agrave; l&rsquo;autre bout de la cha&icirc;ne, de savoir que ce que nous mettons dans notre assiette existe par le courage, la d&eacute;termination, l&rsquo;engagement de ceux qui l&rsquo;ont produit avec respect, de mani&egrave;re raisonn&eacute;e, &eacute;cologique, au lieu d&rsquo;&ecirc;tre une pompe &agrave; fric&nbsp;? Fort heureusement certains hommes comme Edouard et Lucin&egrave;te, &agrave; des milliers de kilom&egrave;tres l&rsquo;un de l&rsquo;autre, savent trouver des alternatives aux recettes toxiques, des solutions applicables dans le monde entier. Nous souhaitons transmettre leurs savoir faire, leurs philosophies, le respect qu&rsquo;ils ont de la terre, mais aussi leur joie de vivre.</p> <p>&nbsp;</p> <p>Produisant depuis quatre ans des courts-m&eacute;trages et des documentaires, nous sommes aussi confront&eacute;s &agrave; ces difficult&eacute;s de financement. La solidarit&eacute; des Kisskissbankbankers sera pr&eacute;cieuse pour ce projet...</p> <p>&nbsp;</p> <p>Anne Sarkissian</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <h5>Andr&eacute; Le Moustarder, r&eacute;alisateur</h5> <p>&nbsp;</p> <p>Petit-fils et fils d&rsquo;agriculteur, j&rsquo;ai baign&eacute; dans une ambiance rurale, conviviale et familiale. Cette cohabitation entre grands-parents, parents et petits enfants favorisant des &eacute;changes inter-g&eacute;n&eacute;rationnels, m&rsquo;a aid&eacute; &agrave; grandir dans un contexte o&ugrave; les valeurs traditionnelles &eacute;taient encore prioritaires, synonymes d&rsquo;&eacute;quilibre et d&rsquo;authenticit&eacute;. Une enfance incroyablement ordinaire, o&ugrave;&nbsp; chaque plaisir &eacute;tait v&eacute;cu sans faux d&eacute;tours. Comment ne pas craquer devant ces galettes cuites au feu de bois, ce beurre sal&eacute; confectionn&eacute; &agrave; la main, sans oublier ces charcuteries artisanales, purs produits de la ferme.</p> <p>&nbsp;</p> <p>Et que dire de ces journ&eacute;es qui regroupaient plusieurs paysans voisins pour faire la&nbsp; moisson&nbsp;? Ces journ&eacute;es &eacute;taient aussi l&rsquo;occasion de se retrouver autour d&rsquo;une grande tabl&eacute;e o&ugrave; la langue bretonne d&eacute;voilait tous ses charmes.</p> <p>&nbsp;</p> <p>Et puis tout est all&eacute; tr&egrave;s vite, trop vite&hellip;</p> <p>&nbsp;</p> <p>Si vite que je ne me suis pas senti capable de succ&eacute;der &agrave; mon p&egrave;re. Quelque part, je ne m&rsquo;y retrouvais pas&hellip;</p> <p>&nbsp;</p> <p>Ironie du sort ou surprise du destin, beaucoup des valeurs que j&rsquo;&eacute;voque, je les ai retrouv&eacute;es plus de trente ans plus tard sur le tournage d&rsquo;un film de commande consacr&eacute; &agrave; l&rsquo;agriculture durable.</p> <p>&nbsp;</p> <p>Evidemment, ces valeurs se sont adapt&eacute;es &agrave; leur temps. Les paysans que j&rsquo;ai rencontr&eacute;s proposent une gestion de la terre raisonn&eacute;e, &agrave; taille humaine et avec le souci de la transmettre en bon &eacute;tat &agrave; leurs enfants.</p> <p>&nbsp;</p> <p>Edouard Morvan qui participait &agrave; un d&eacute;bat suite &agrave; une projection de ce film m&rsquo;a&nbsp; propos&eacute; de poursuivre cette balade dans le monde paysan en traitant cette fois-ci du d&eacute;licat sujet de l&rsquo;accessibilit&eacute; &agrave; la terre, &agrave; travers son exp&eacute;rience de militant.</p> <p>&nbsp;</p> <p>Je suis convaincu de la n&eacute;cessit&eacute; de cette nouvelle r&eacute;alisation qui donne la parole &agrave; des gens de terrain car il faut continuer &agrave; communiquer, &agrave; sensibiliser les nouvelles g&eacute;n&eacute;rations sur la gestion de la terre afin de lui rendre sa noblesse.</p> <p>&nbsp;</p> <p>J&rsquo;ai propos&eacute; &agrave; Clotilde Aksin, une amie r&eacute;alisatrice au parcours diff&eacute;rent du mien, de m&rsquo;accompagner dans cette nouvelle aventure, afin qu&rsquo;elle apporte un regard compl&eacute;mentaire. De part nos voyages respectifs (Am&eacute;rique du Sud, Afrique, Russie&hellip;) nous avons une sensibilit&eacute; commune vis &agrave; vis des cultures du monde, des &eacute;changes et des rencontres. Sa sensibilit&eacute; au son compl&egrave;te mon sens du cadrage.</p> <p>&nbsp;</p> <h5>Clotilde Aksin, cor&eacute;alisatrice</h5> <p>&nbsp;</p> <p>Au premier abord, le d&eacute;sir de faire ce film, c&rsquo;est la curiosit&eacute;, l&rsquo;envie d&rsquo;entrer en relation avec les paysans et leur travail, d&eacute;couvrir ce monde que je connais surtout par l&rsquo;interm&eacute;diaire des livres ou des films. Par exemple, j&rsquo;ai &eacute;t&eacute; marqu&eacute;e par le documentaire de Raymond Depardon <em>Profils Paysans</em> qui montre le monde rural comme un monde clos, suspendu dans un temps arr&ecirc;t&eacute;. Ce film sera pour moi l'occasion de d&eacute;couvrir une autre facette du milieu paysan, un visage plus jeune et inventif, un terrain d&rsquo;exp&eacute;rimentations pour des b&acirc;tisseurs, des militants.</p> <p>&nbsp;</p> <p>En commen&ccedil;ant &agrave; &eacute;crire sur ce projet, j&rsquo;ai d&eacute;couvert une campagne que je ne soup&ccedil;onnai pas, un paysage compliqu&eacute; avec des collines, des rivi&egrave;res, des for&ecirc;ts, des champs&nbsp;: une harmonie entre nature sauvage et architecture humaine. Le son aussi est marqu&eacute; par cette double impr&eacute;gnation. Assez peu de chants d&rsquo;oiseaux, ce qui donne une qualit&eacute; au silence, un espace disponible. Les paysages et les ambiances sonores sont hospitaliers, &agrave; taille humaine, gr&acirc;ce &agrave; cet &eacute;quilibre entre les vides et les pleins, le ma&icirc;tris&eacute; et le libre. J&rsquo;imagine la force des contrastes avec les paysages et les ambiances du Br&eacute;sil, les grands espaces...</p> <p>&nbsp;</p> <p>Mais ma motivation principale dans ce projet de r&eacute;alisation se situe dans le sillage des paroles et des parcours des personnes que nous avons choisies de faire intervenir. Je suis aussi une militante, en particulier dans le mouvement Emma&uuml;s, association pour laquelle j&rsquo;ai r&eacute;alis&eacute; plusieurs films. <span style="text-decoration: line-through;">&nbsp;</span></p> <p>&nbsp;</p> <p>Le choix de travailler en commun avec Andr&eacute; Le Moustarder est n&eacute; d&rsquo;un concours de circonstances qui nous a amen&eacute; &agrave; r&eacute;aliser un film de commande pour une coop&eacute;rative. Nous nous sommes aussi trouv&eacute; des affinit&eacute;s dans notre mani&egrave;re d&rsquo;aborder les gens, notre go&ucirc;t pour la simplicit&eacute;, le c&ocirc;t&eacute; direct, la spontan&eacute;it&eacute; des personnes, des t&eacute;moignages et des situations.</p> <p>&nbsp;</p> <p>Notre but n&rsquo;est pas de faire un r&eacute;quisitoire contre le progr&egrave;s ou la croissance, mais comme dit Edouard&nbsp;:&nbsp;&laquo;&nbsp;Il est temps de r&eacute;affirmer la comp&eacute;tence des citoyens ordinaires.&nbsp;&raquo;</p> <p>&nbsp;</p> <p>C&rsquo;est pourquoi nous avons choisi de croiser les regards de deux citoyens sans signes particuliers, deux citoyens du monde qui dialoguent au-del&agrave; des fronti&egrave;res et des cultures.</p> <p>&nbsp;</p> <p><strong>Andr&eacute; Le Moustarder &amp; Clotilde Aksin</strong></p>

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