"PORTES OUVERTES" Punta de Rieles, une prison porteuse d'espoir

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Lola Fourt, Victor Goffinet, Lorie Guilbert, Victor Perilhou
Montevideo

Aidez-nous à terminer notre documentaire "PORTES OUVERTES", afin de montrer qu'un autre modèle carcéral est possible !

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"PORTES OUVERTES" Punta de Rieles, une prison porteuse d'espoir

 

UNE PRISON ATYPIQUE

 

Punta de Rieles ne ressemble à aucune autre prison au monde. Dans cette maison d’arrêt uruguayenne, les prisonniers ont une grande liberté de circulation et d’initiative. Avec ses petites entreprises, sa station de radio, ses activités culturelles et ses commerces créés et gérés par les détenus, cette prison a des airs de village.

 

Les rapports entre les prisonniers et le personnel sont fondés sur l’échange et la discussion et se caractérisent par les principes fondamentaux de respect et de non-humiliation. 

 

Tout le dispositif de la prison favorise ainsi la valorisation des individus et la responsabilisation de chacun, et permet une réinsertion effective. 

 

Créée il y a 5 ans à l’initiative d’un seul homme, Punta de Rieles reflète l’humanisme de celui qui en est aujourd’hui le directeur. 

 

 

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UNE VISION NOUVELLE DU RÔLE DE L'INCARCÉRATION

 

À l'heure où les médias français titrent "La crise des prisons" et alors qu'Emmanuel Macron annonce une « refondation » du système pénal en France, Punta de Rieles apparait comme une alternative concrète et innovante qui pourrait alimenter les réflexions sur le système carcéral. 

 

Alors que les prisons traditionnelles produisent anonymat et dégradation de l'image de soi, Punta de Rieles met la reconnaissance des détenus au cœur de son fonctionnement.

 

Être reconnu signifie exister.

 

Dans cette prison, l'administration a fait le choix de valoriser des concepts simples et à échelle humaine : le respect de la dignité de chacun, la discussion, l’écoute, l’accompagnement dans le quotidien et dans les projets futurs ou simplement le fait que policiers, opérateurs et détenus se saluent tous les jours. Autant d’actes qui peuvent paraître anodins, mais contribuent au bon fonctionnement de ce système alternatif. 

 

À Punta de Rieles, on considère les prisonniers comme des individus dans toute leur singularité. Ainsi, Adrian est un détenu de Punta de Rieles, mais il est aussi boulanger, père de famille et gardien de but. Lourdes, sous-directrice, est également cliente de la boulangerie, fervente supportrice de l’équipe de la prison et mère de 2 enfants. 

 

On est donc loin du cantonnement aux rôles de détenus et de surveillants. 

 

Punta de Rieles encourage les détenus à devenir de véritables acteurs de leur destin en adhérant à leur trajectoire carcérale. La prise en main de son destin passe ici par une responsabilisation active, mais non imposée, de tous les individus. 

 

En changeant le contexte, on favorise les possibilités de changer les individus, voici le postulat de départ de Punta de Rieles. Un postulat qui peut paraître idéaliste, mais qui semble fonctionner ici. 

 

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L'AXE DE NOTRE DOCUMENTAIRE

 

Notre documentaire sera teinté de cette bienveillance et de cette confiance dans la nature humaine qui est à l’origine du projet de Punta de Rieles. À l’heure des constats d’échec sur le rôle de nos prisons, notre documentaire montrera comment cet établissement réussit à remplir sa fonction première, à savoir, organiser la réhabilitation des individus en leur fournissant des outils solides pour construire une réinsertion à long terme. Ou comment la reconnaissance et la responsabilisation des détenus peuvent être créatrices de changement.

 

 

 

UN POSITIONNEMENT À CONTRE COURANT DE L'OPINION PUBLIQUE

 

50 % des français jugent que les détenus bénéficient de trop bonnes conditions d'incarcération. C'est 32 points de plus qu'en l'an 2000.

 

La récente enquête réalisée par la fondation Jean-Jaurès montre que l'opinion des français sur le traitement réservé aux prisonniers se durcit. 

 

Prison Insider, le site d'information sur les prisons dans le monde, qui a publié les résultats de cette enquête, publie aussi  "France : l'indignité en prison", le témoignage de Samy, incarcéré aux Baumettes et qui décrit son quotidien dans ce centre pénitentiaire marseillais.

 

Ce témoignage, comme beaucoup d'autres, montre a ceux qui s'y intéressent que les conditions carcérales en France sont non seulement loin d'être "confortables", mais laissent des séquelles psychiques et physiques indélébiles. 

 

L'idée n'est pas ici de faire changer d'avis les sceptiques, mais de faire émerger une vraie discussion sur le rôle de la prison, de permettre, comme le dit Luis Parodi (directeur de Punta de Rieles) de "poser le problème sur la table pour pouvoir en discuter".

 

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QUI SOMMES-NOUS ?

 

Amis dans la vie, c’est notre intérêt commun pour les questions liées à la justice sociale qui a motivé ce projet. Les constats d’échec du fonctionnement carcéral actuel ont nourri nos discussions. La volonté première était de porter à l’écran un lieu qui fonctionne différemment et porte en lui des valeurs qui nous correspondent. Après une recherche sur l’existence de lieux d’enfermements alternatifs à travers le monde, notre choix s’est porté sur Punta de Rieles en Uruguay, pays méconnu d’Amérique du sud. 

 

La rencontre avec cette prison et les personnes qui la façonnent a fait émerger en nous la conviction qu’un autre modèle carcéral est possible. 

 

 

 

LE TOURNAGE

 

Nous sommes restés 2 mois à Montevideo, pendant lesquels nous avons pu rencontrer et filmer les détenus, leur familles, le personnel d’encadrement de la prison et les intervenants extérieurs.  Luis Parodi, directeur de la prison, nous a donné carte blanche, nous étions autonome et n'avons été soumis à aucune interdiction ou censure. Dans l'enceinte de la prison, nous étions accompagnés et guidés par les détenus. Ce sont eux qui nous ont montré le fonctionnement de ce lieu atypique.

 

 

LES PERSONNAGES DU DOCUMENTAIRE

 

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Luis, 65 ans, créateur et directeur de l’établissement de Punta de Rieles. Rencontre primordiale pour notre projet, nous avons été étonnés par sa simplicité et sa facilité d’accès. Invités chez lui à boire le maté, nous l'avons interviewé pendant de longues heures sur Punta de Rieles bien sûr, mais plus encore sur ses convictions et sa manière d’appréhender la vie et son travail. Militant politique exilé en France pendant la dictature uruguayenne, c’est pendant ces années d’exil qu’il s’est formé à l’éducation. Revenu en Uruguay, il a travaillé avec les enfants en difficulté avant d’entrer dans le monde carcéral en prenant la direction de Punta de Rieles. Ce dernier poste est, selon ses dires, l’accomplissement de toutes ces années de travail. Luis Parodi incarne à lui tout seul la philosophie de Punta de Rieles. 

 

 

 

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Carlos, 37 ans, après plusieurs longues peines dans les autres prisons du pays, Carlos à été transféré à Punta de Rieles il y a 3 ans. Il travaille actuellement dans une des entreprises de fabrication de brique de la prison et est un eleve assidu des cours de yoga. Depuis son transfert à Punta de Rieles, Carlos a décidé de mettre fin à sa longue carrière de délinquant. Il a su développer un regard critique sur son propre parcours carcéral. Aujourd’hui, il souhaite “faire les choses bien” et reconnaît devoir beaucoup à Punta de Rieles dans le processus de changement qu’il entreprend. Carlos était toujours le premier à nous accueillir dès notre entrée dans la prison, et nous accompagnait dans les différents lieux. C’est aux côtés de ce guide à la blague facile que nous avons parcouru les moindres recoins de Punta de Rieles. Carlos a un débit de parole impressionnant, ses propos sont d’une franchise touchante et parsemés d’expressions imagées. 

 

 

 

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Ignacio est sortit de prison depuis 2 mois. Il est lui aussi passé par plusieurs prisons du pays et a terminé sa peine à Punta de Rieles. Aujourd'hui dans un processus de réinsertion il cherche du travail à Montevidéo. Il a la chance d'avoir le soutient de sa famille, et vit chez sa grand mère. Le retour dans la société est compliqué, le travail difficile à trouver et souvent sous-payé, mais chaque journée passée avec son fils suffit à lui redonner courage. Ignacio et Carlos sont amis, ils se sont rencontrés à Punta de Rieles et ont en commun un sens de l'humour aiguisé.

 

 

 

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Pamela, 42 ans, est professeur de Yoga à Punta de Rieles. Première personne avec qui nous avons noué le contact, elle est notre «fixeuse de choc». C’est elle qui nous a introduits dans la prison, et tout d’abord dans le groupe de yoga qu’elle anime à Punta de Rieles depuis deux ans. Invités chez elle à plusieurs reprises, nous avons écouté son parcours et les raisons qui l’ont amené à Punta de Rieles.

 

 

 

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Lourdes, 33 ans, est la sous-directrice de la prison. Fortement investie dans son rôle, elle assure le fonctionnement pratique et quotidien de Punta de Riele. Femme droite et pleine d'énergie, c'est aussi le bras droit de Luis, elle oeuvre à ses côtés pour défendre au quotidien une vision humanisante de la prison et elle établit des rapports toujours très francs et respectueux avec les prisonniers. 

 

 

 

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Julio, 36 ans, familiarisé avec le milieu carcéral depuis ses 15 ans, il a toujours été très réticent à l’idée de s’investir en prison. Cependant, il vient de récupérer la gestion de l’atelier de couture et semble prendre à coeur ce projet. Comme les 3 balles logées dans son corps le font souffrir, Pamela lui a permis grâce à la pratique du yoga de soulager ses douleurs et d’aller de l’avant. 

 

 

 

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Graciela, 55 ans, une balle perdue a tué son fils lors d’un vol à main armée, il se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment. Depuis ce drame, elle témoigne de son expérience de mère de victime dans le baraquement des primo-arrivants de Punta de Rieles. 

 

 

PUNTA DE RIELES, HISTOIRE ET FONCTIONNEMENT

 

Située dans la banlieue nord-est de Montevideo, Punta de Rieles était une prison pour femmes durant la dictature. Le centre carcéral a été réhabilité il y a quatre ans, il accueille aujourd’hui 700 détenus répartis dans une enceinte de 4 hectares. Toutes les peines et tous les types d’infractions sont représentés, hormis les crimes sexuels. 

 

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Les prisonniers sont libres de leurs mouvements dans l’enceinte de la prison. Durant la journée, ils peuvent circuler à leur convenance, sous réserve de justifier leur déplacement (pour aller travailler, faire une course, se rendre à une des activités ou à un des cours…). À 18h, chacun doit se rendre dans sa cellule pour le comptage et les baraquements sont fermés la nuit. Grâce à cette liberté de mouvement, la plupart des détenus s’engagent dans des activités professionnelles, scolaires, sportives ou culturelles. 

 

 

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Les détenus ont aussi le droit d’avoir un téléphone portable, ils peuvent ainsi rester en contact avec leurs proches. Les visites familiales ont lieu trois fois par semaine, des moments à partager en extérieur ou en intérieur. Les prisonniers disposent aussi d’un droit aux visites (extra)conjugales dans des espaces réservés aux couples.

 

 

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Punta de Rieles est régie par un règlement intérieur que chaque détenu doit respecter. Une disposition retient particulièrement l’attention de l’administration : l’interdiction d’avoir des armes. Si un détenu se fait contrôler en possession de la moindre lame, il sera immédiatement renvoyé vers une prison traditionnelle d’Uruguay. 

 

 

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Ce qui fait la singularité de Punta de Rieles, c'est la possibilité pour les détenus d'y créer leur entreprise et ainsi travailler pour leur propre compte. Pour ce faire, ils déposent un dossier de demande de création d’entreprises au comité de direction. Si la demande est acceptée, ils peuvent solliciter l’aide de la banque de la prison. Administrée conjointement par des détenus et des membres de l’administration, cette banque solidaire octroie des microcrédits aux détenus pour accompagner leurs projets. L’ensemble des entreprises lui reversent tous les mois une certaine somme ce qui lui permet de couvrir ensuite leurs éventuels problèmes financiers. Cette banque a permis la création d’une trentaine d’entreprises gérées entièrement par des prisonniers. 

 

 

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Le centre pénitencier de Punta de Rieles tel qu’il se présente aujourd’hui n’est pas issu d’une volonté politique. Le gouvernement tolère jusqu’ici cette initiative en lui accordant les mêmes budgets qu’aux autres prisons du pays, mais la question de sa pérennité se pose. Le fonctionnement hors norme de Punta de Rieles se retrouve souvent en porte à faux avec le droit commun du pays. Une des ombres majeures au tableau repose sur la loi édictant qu’en Uruguay, tout comme en France, les prisonniers ne peuvent pas travailler pour leur propre compte. De plus la libération des détenus est souvent reportée à cause de la lenteur de l’administration judiciaire. De l’aveu du directeur Luis Parodi, il n’est pas certain que ce projet atypique soit encouragé à se développer dans le temps. 

 

Mettre en lumière cette prison représente donc un intérêt certain. Offrir un témoignage complet pour s’assurer que ce genre d’initiative soit exposée le plus largement possible et ainsi ouvrir le débat sur de l’enfermement. 

Waar dient de collecte voor

Jusqu'ici nous nous sommes autofinancé, mais nous avons aujourd'hui besoin de soutien pour la post-production.

Nous voudrions travailler avec des professionels à quatre niveaux :

 

- Le montage : 2 500 euros 

- L'étalonnage : 800 euros 

- Le mixage son et location salle montage son : 1000 euros 

- La bande originale avec Federico, toujours détenu à Punta de Rieles : 700 euros 

 

Nous avons déjà rencontré toutes les personnes avec qui nous aimerions travailler sur le projet. Nous les avons retenu pour leurs compétences mais aussi leur intérêt pour le sujet.

 

Si nous dépassons la somme visée, nous aimerions investir une part plus importante dans le montage et faire don du reste à l'association Ombijam qui propose des cours de yoga aux détenus ainsi qu'à la radio de Punta de Rieles gérée par les détenus eux-mêmes. 

 

Lorie Guilbert percevra l’intégralité de la collecte et se chargera ensuite de la répartir comme indiqué plus haut.
 

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