Sam et le Secret des Âmes

Et s'il existait une réponse à tout ce que l'on ne cherche plus à expliquer ?

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22/10/2020
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Sam et le Secret des Âmes


Le projet d'une vie.

 

Ce manuscrit est le 1er Tome des aventures de Sam, un roman fantastique qui lèvera le voile sur les nombreux mystères de la vie, dont nous avons depuis longtemps abandonné les réponses. 

J'ai commencé ce projet sans aucune autre ambition que celle de prendre du plaisir et de pouvoir un jour raconter une histoire originale à mes futurs enfants.

450 000 signes plus tard, et à quelques semaines de tenir ma descendance entre mes bras, je fais appel à vous, afin de m'aider à polir ce diamant brut et ainsi pouvoir partager cette épopée auprès du plus grand nombre de lecteurs possible.



Le pitch fait par l'un des personnages principaux de mon roman :

 

°Il semblerait que ce soit l'histoire de Samuel Coot, un petit blondinet peureux au physique fragile à qui il arrive des choses sans aucun intérêt. 

Je vous épargne les détails sur son arrivée miraculeuse dans la cité des âmes, mais c'est là qu'il me rencontre moi, Jerry le Thumos légendaire, et que son histoire présente enfin un intérêt.

Je vais devoir gérer les émotions de ce boulet dont je ne peux plus me défaire et tenter de faire de lui une âme pour nous éviter que nous finissions tous les deux au Jardin des Damnés. °


Le synopsis :

 

Un jeune garçon introverti déménage à paris et peine à trouver sa place.

Il fait une sombre rencontre alors qu'il est en train de rêver.

Il se retrouve dans la cîté des âmes et doit relever les épreuves que lui soumet le Conseil des Cinq, afin de prouver que son arrivée sans précédent n'est pas un complot du monde des ombres.

Sam devra donc à nouveau se faire une place dans la cîté, et devenir une âme s’il veut pouvoir y rester.

Il va également apprendre que le monde qu'il connaissait jusqu'à présent est en réalité le terrain de jeu des âmes qui y expérimentent la vie.

Pour la fin ne soyons pas trop gourmands, je vous laisse apprécier l'entrée avant de vous proposer le dessert. 



Un manuscrit qui à déjà l'approbation des Bêtas-Lecteurs:

 

Afin d'affiner ma plume et valider le potentiel de ce premier Roman, j'ai soumis les premiers chapitres à une fantastique communauté de bêtas-lecteurs. Ci-dessous quelques uns de leurs retours :

 

"Ton histoire a beaucoup beaucoup beaucoup de potentiel (j'insiste dessus car j'aime beaucoup l'idée et je suis sûre que ça peut donner une histoire originale et géniale)."

 

"Une super idée de départ. J'ai vraiment envie de voir où cette histoire va nous emmener"

 

"Quand je lis, je déploie un écran géant, plus au moins facilement selon les textes. Avec le tien, le film s'est bien passé, sauf petits accrocs où je n'ai pas tout compris, mais ce n'est pas grave, comme je disais il y a du potentiel. Je lirai avec plaisir la suite de ton histoire."

 


 

Le 1er Chapitre :

 

C’est la vie 

C’était une belle et chaude journée qui s’annonçait au dessus des rues de Paris. Les premiers rayons du soleil tentait déjà de percer l’obscurité matinale et la danse des voitures commençait à rythmer la douce cacophonie de la ville en éveil.

Le boulanger de la rue des Lilas venait d’ouvrir sa boutique et une douce odeur de pain chaud et de beurre fondu inondait les rues. Monsieur Bonne-Miche était extrêmement fier de son établissement et était reconnu dans tout le quartier d’une part pour la qualité de ses pâtisseries mais également pour son sourire impecable et sa joie de vivre communicative. Il s’était installé rue des Lilas dans les années soixante et son arrivée n’était pas passée inaperçue. Par un heureux hasard, les propriétaires des deux étages surplombant la boulangerie avaient tous décidés de déménager peu de temps après l’emménagement du boulanger ; ce qui permit à ce dernier d’installer une immense enseigne rose criarde au-dessus de sa boutique marquée en lettres jaune canari « chez Bonne–Miche ». L’enseigne recouvrait la moitié de l’immeuble et pouvait être perçue depuis six pâtés de maisons. Beaucoup de gens s’étaient interrogés sur le départ précipité du voisinage mais le boulanger se montrait toujours si exquis que personne ne pouvait supposer qu’il y avait eu un lien de cause à effet.

Comme tous les matins ces derniers jours, seulement quelques minutes après l’ouverture de la boulangerie, la porte de la boutique s’ouvrit rythmée d’un tintement de cloche et laissa entrer un jeune garçon frêle d’une douzaine d’années. Les yeux grands ouverts, les pupilles dilatées, les narines frémissantes, hypnotisé par les pâtisseries fraichement sorties du four et agencées dans une vitrine à côté du comptoir, le jeune garçon lâcha un petit cri de surprise lorsqu’il entendit retentir une voix grave qui vint perturber son idylle.

- Pour la millième fois, fou moi le camp immédiatement ! Hurla un énorme bonhomme revenant des cuisines situées derrière le comptoir. 

Il portait un tablier blanc maculé de taches de toutes les couleurs de l’arc en ciel, certaines d’entre elles ayant l’air plus récentes que d’autres ; une toque de chef tenait miraculeusement sur son crâne chauve violacé et une immense moustache recouvrait les trois quarts de son visage, laissant juste assez de place pour ses deux yeux porcins chargés de mépris. Le tout était vissé sur une énorme masse qui lui servait de corps et qui, comprimé par le tablier de cuisine, lui donnait une ressemblance frappante avec un filet rôti très énervé.

Le jeune garçon resta de marbre lorsque le boulanger reprit, alors qu’il déchargeait en vitrine le plateau de pâtisseries chaudes qu’il ramenait des cuisines :

- Tu m’as entendu le mioche ? C’est pas l’armée du salut ici, et crois moi je n’ai pas l’intention de nourrir tous les gosses fauchés du quartier alors à moins que tu aies enfin de quoi payer, fiche moi le camp avant de faire fuir ma …

Le boulanger n’eut le temps de finir sa phrase qu’un tintement de cloche se fit entendre et une femme d’un âge avancé entra dans la boulangerie.

- Madame Flanelle, comment allez-vous ? demanda le en détournant son attention du jeune garçon.

 Il avait parlé d’une voix mielleuse accompagné d’un sourire radieux, méconnaissable.

- Merveilleusement bien Monsieur Bonne-Miche, comme toujours quand je vous vois, répondit la cliente. Je me suis encore fait avoir par cette délicieuse odeur qui m’a portée jusqu’ici, décidément c’est irrésistible…  Je vais vous prendre un croissant au beurre aujourd’hui.

- Mais bien sûr, reprit le boulanger aux multiples visages en se penchant en vitrine pour prendre une pâtisserie. Et permettez-moi de vous en offrir un deuxième car vous êtes ma cliente préférée ! Mais ne le répétez à personne, vous feriez des jalouses, ajouta-t-il en adressant un clein d’oeuil entendeur à sa cliente.  

Madame Flanelle gloussa et le jeune garçon la regarda sortir de la boutique le rouge aux joues. Quand son attention se reposa sur le boulanger, ce dernier avait repris son apparence normale et s’apprêtait à cracher de nouveau son venin lorsqu’un jeune garçon apparu aux cotés de celui-ci. On aurait dit Bonne-Miche sans la moustache et avec quelques centimètres de moins en largeur comme en longueur.

- Papa Papa , je vais être en retard et tu m’avais promis …  Il marqua une pause en remarquant le jeune garçon seul dans la boutique. Mais …c’est Coutcher !

- Tu connais ce garçon ? demanda le boulangerJe ne m’appelle pas Coutcher je m’appelle Sam Coot marmonna le jeune garçon entre ses dents.

Le fils du boulanger éclata de rire.

- Mais oui Papa je t’en ai parlé déjà ! C’est le nouveau qu’est arrivé la semaine dernière. L’école lui a offert ses livres et son matériel parce que sa famille elle est trop pauvre. Regarde, il a toujours des affaires trop grandes pour lui et ses cheveux ils sont si longs que je pense que ses parents ils peuvent pas lui payer de coiffeur ! Du coup je l’ai appelé Coutcher parce que « Sa me Coute cher » expliqua fièrement le petit rondouillard en pouffant de rire.

Monsieur Bonne-Miche dissimula à peine son amusement et mit une grande frappe dans le dos de son fils :

- Sacré Pétri je te reconnais bien là, un vrai bout en train va ! Bon, reprit-il soudain d’un air très sérieux, je t’ai tout préparé, c’est dans la boite blanche que j’ai laissée dans l’entrée, et n’oublie pas ce que je t’ai appris hein !

- Un cadeau et un sourire ça les fera toujours revenir, récita le jeune Pétri

- Excellent ! Quant à toi reprit Bonne-Miche en se tournant vers Sam, maintenant que j’ai la confirmation que tu viens bien d’une famille de bons à rien je ne veux plus revoir ta tête de miséreux dans ma boutique !

Sam sortit de la boutique sous les rires gras de Pétri qui le bouscula en le devançant dans la rue, les bras chargés d’une énorme boite blanche nouée d’un ruban de soie rose. Sam le regarda courir, ou rouler selon les points de vue ; en direction d’un clocher en bronze dominant un écriteau « école Victor Hugo ». Sam fixa le clocher le cœur lourd et se mit en marche vers ce qui était depuis maintenant plus d’une semaine, son nouveau pénitencier.

Depuis son arrivée à Paris, tout se passait de travers, se dit Sam. Non pas que les choses se passaient particulièrement bien avant, « ah ça non !» se dit -il. Ce n’était qu’une étape chaotique de plus à son actif. A mesure qu’il progressait vers son école, laissant apparaitre les premières fenêtres de ses cellules, Sam se perdit plus profondément dans ses pensées.

Quelle idée ses parents avaient-ils eu de vouloir emménager à Paris … Ils avaient la belle vie à la ferme. Ses résultats scolaires n’étaient guère plus brillants certes, mais au moins il avait des amis ! Et même si ses amis étaient en réalité Hector le chien du voisin, Sam n’avait pas à subir seul la malveillance de ses petits camarades de classe. 

Tout avait basculé quand son père Georges avait dû vendre leur ferme. Après plusieurs mois de pression, il avait du accepter d’abanonner leur petit coin de paradis pour qu’un industriel puisse construire une usine immonde qui avait défiguré le paysage que Sam avait passé de longues heures à observer avec Hector. Son père s’était vu offrir un travail à Paris au siège de la compagnie, en compensation.

« Ah ! En compensation … » ironisa Sam « ça c’est une sacrée compensation … ». 

Désormais ils avaient encore moins d’argent qu’avant car la vie en ville était bien plus onéreuse. Suzanne, sa mère, avait essayé de relancer son activité de pâtisserie en arrivant à Paris, mais elle s’était très vite rendu compte que son concurrent potentiel un certain « Bonne-Miche » monopolisait l’activité du quartier.

 Sam adorait passer par la pâtisserie de sa mère le matin avant d’aller à l’école, elle le laissait pétrir la pâte, et parfois même faire ses propres gâteaux. Il n’avait jamais voulu acheter de pâtisserie chez Monsieur Bonne-Miche, il voulait simplement revire ce petit moment de bonheur parmi les odeurs qui lui étaient autrefois si familières. Mais aujourd’hui encore, le boulanger ne lui avait pas laissé le temps de s’expliquer … 

C’est ainsi que Sam avait dû se rendre à Victor Hugo dès la rentrée. Sa mère lui avait trouvé de « nouvelles affaires » comme elle aimait les appeler alors que Sam savait pertinemment qu’elles venaient de la friperie du coin.

- Mais Maaannn tu vois bien que c’est beaucoup trop grand pour moi ! avait vainement protesté Sam en enfilant sa « nouvelle » chemise, et puis ça sent bizarre ce truc, pourquoi je ne peux pas y aller habillé comme d’habitude ?

- Parce qu’ici on est à la ville Samuel Coot, répondit Suzanne qui s’affairait à faire un huitième ourlet aux manches de son fils ; et à la ville on ne se balade pas en salopette et en bottes en plastiques. Aujourd’hui c’est ta rentrée et puisque ton école a été assez gentille pour nous offrir tes livres d’école, ton père et moi on a eu les moyens de t’offrir une nouvelle tenue pour que tu sois beau pour ton premier jour de classe.

« Tu parles. » se dit Sam en fixant ses nouvelles vielles chaussures l’emmener le long de la rue pavée des Lilas. Dès son premier jour, Madame Chipon sa professeure principale avait eu la délicatesse de le présenter devant toute la classe comme « Samuel Coot, le petit fermier à la conquête de la ville » avec qui il fallait être gentil parce qu’il ne connaissait personne. Evidemment cette introduction lui avait immédiatement valu les railleries de ses nouveaux camarades. 

Le deuxième jour, un petit rondouillard toujours placé au dernier rang avait lancé à haute voix « Aller chez le coiffeur Sam Coot Cher alors j’y vais jamais » déclenchant ainsi l’hilarité générale. Avant la dernière sonnerie de la journée, le surnom « Coutcher » était déjà sur toutes les lèvres. 

Au bout de quelques mètres, Sam s‘arrêta devant une boutique qu’il n’avait encore jamais remarquée jusqu’à maintenant. « Le triangle d‘or » se laissait à peine deviner sur un écriteau en bois décrépissant et, à travers la vitre crasseuse de la boutique, on devinait disposés en vitrine une collection d’objets anciens. Ce devait être la boutique d’un antiquaire laissée depuis lontemps à l’abandon. Sam se rapprocha et distingua un miroir piqué par l’âge et entouré d’un cadre aux dorures anciennes. L’objet était magnifique et semblait s’être égaré dans ce lieu délabré.

Sam resta là un instant, à contempler son reflet dans le miroir ; il ne voyait pas ce qui pouvait rebuter à ce point tous ses petits camardes… Il avait le visage anguleux et les yeux bleus. Quelques taches de rousseur qu’il tenait de son père et de ses origines écossaisse. Ses cheveux couleur de blé étaient certes longs mais en même temps, si Hector n’avait jamais eu besoin d’aller chez le coiffeur, pourquoi le devrait-il ?

Sam étudiait son reflet avec attention lorsque, l’espace d’un instant, il jura que celui-ci se troubla. Un flash de lumière doré provenant du miroir vint alors l’éblouir le faisant tomber à la reverse. On aurait dit que le jour s’était levé avant de se recoucher immédiatement. Incapable d’expliquer le phénomène, Sam se releva pour tenter d’observer à nouveau son reflet. A son incompréhension la plus totale, le miroir ne reflétait plus aucune image, comme un voile transparent en recouvrait la surface.

Aussi apeuré qu’intrigué, Sam décida d’aller jeter un œil de plus près

Par mesure de précaution, il observa l’intérieur de la boutique, celle-ci semblait définitivement avoir été abandonnée il y a des années. Plus il se rapprochait de l’entrée, plus l’odeur et l’état général de l’endroit lui conférait une ressemblance frappante avec un fruit pourri qu’on aurait oublié deux ou trois ans de trop au fond d’un placard. Il se risqua malgré tout à poser la main sur la poignée de la porte qui s’ouvrit aussitôt.

Sam fit quelques pas timides à l’intérieur, la boutique était plongée dans le noir et seule la lumière orangée du lever de soleil perçait tant bien que mal à travers la vitrine crasseuse.

- Il y a quelqu’un ? tenta Sam en espérant de tout son cœur que personne ne réponde.

L’écho de sa question rebondit sur les quatre coins de la boutique, puis rien … 
Il progressa à l’intérieur à pas lents, la boutique était étonnamment grande et il se demanda comment un établissement de cette taille avait pu exister en ne vendant que des objets anciens.

Sam n’avait jamais rien vu de tel, partout autour de lui s’étalait un nombre ahurissant de d’objets plus mystérieux les uns que les autres. Sur une table à sa gauche, Sam prit entre ses doigt un minuscule objet qui ressemblait à un cadenas, il l’inspecta sous tous les angles afin de comprendre ce qui méritait sa présence dans la boutique, puis sourit en remarquant qu’il n’y avait aucune serrure ou code pour pouvoir l’ouvrir ; impossible de déterminer comment déverrouiller l’objet. Il se trouvait peut-être chez un antiquaire de farces et attrapes.

 Un peu plus loin près de la vitrine, Sam déboucha sur une immense bibliothèque dans laquelle reposaient des ouvrages dont il n’arrivait même pas à déchiffrer les dos. Par curiosité il attrapa un minuscule ouvrage à la couverture bleu ciel en cuir capitonné. Ouvrant une page au hasard, Sam découvrit un schéma qu’il connaissait déjà pour l’avoir vu à la télévision ou dans un de ses livres d’école. C’était un homme nu placé au centre d’un cercle et d’un carré dans différentes postures ; lui donnant ainsi l’air d’une étoile de mer peu pudique. 


A y regarder de plus près de nombreuses modifications semblaient avoir été apportées au schéma tel qu’il s’en rappelait. L’homme était également enveloppé d’un voile ; comme une combinaison schématisée sous forme de fluide en lévitation tout autour de son corps. En plus d’être intégré dans un cercle et un carré, l’homme était également placé dans un triangle équilatéral. L’attention de Sam se porta alors sur une sphère, pas plus grosse qu’une balle de baseball renfermant une masse sombre et informe susprendue au-dessus de l’épaule du sujet.

Le schéma était entouré d’une multitude d’explications que Sam n’arrivait pas à déchiffrer. Les textes ne ressemblaient ni à des lettres ni à des hiéroglyphes. Des paragraphes entiers de symboles complexes s’enchaînaient sans jamais se répéter, Sam n’avait jamais rien vu de tel.

Sa concentration atteignait son apogée lorsqu’un craquement soudain se fit entendre à l’étage, juste au-dessus de lui. Ce dernier hurla de surprise et, prit de panique, jeta le livre sur le présentoir en vitrine. Le volume renversa bruyamment tout un tas d’objets dont le miroir qui l’avait attiré ici. Ce dernier tangua dangereusement puis tomba à la renverse et se fracassa au sol.

Des bruits de pas se firent alors entendre dans les escaliers menant au premier étage et Sam décida enfin qu’il était temps de prendre ses jambes à son cou. Ce ne fut qu’une fois dehors, quand il eut parcouru la moitié de la distance séparant la boutique de son école, et que ses poumons ne lui permirent plus de mettre un pied devant l’autre, que Sam entendit le clocher de bronze retentir depuis le bout de la rue.

- Non pas ça ! se lamenta Sam entre deux respirations.

Il tenta tant bien que mal de repartir dans sa course éffrénée pour rattraper son retard, mais au moment où celui-ci atteint le portail, la cloche avait cessé de sonner depuis cinq bonnes minutes et la cour de récréation était déjà totalement vide.

Sam sorti son cahier de correspondance afin de vérifier dans quelle salle avait lieu son premier cours. :

-Sciences et Vie de la terre

Madame Chipon
Salle 404

« C’est où la salle 404 ? … » se demande Sam en se rendant compte à quel point s’était stupide d’arriver en retard quand on ne connait même pas l’école.

Après vingt-cinq minutes de recherche aveugle à travers les différents étages de l’école, Sam frappa enfin à la porte de la salle 404.

Le bourdonnement à l’intérieur de la salle se mura d’un seul coup et une femme à la ligne fine ouvrit la porte. Des pieds compactés dans des maucassin en cuir, un tailleur carmin, des cheveux raides et noirs comme la suie encadrant des lunettes violettes beaucoup trop grandes pour le petit nez pointu sur lequel elles reposaient. Cette femme incarnait la sévérité et le manque dramatique de joie depuis de longues années.

- B-bonjour, hum, Madame, expia Sam. Je suis…

- En retard… coupa la femme d’une voix sèche, très en retard même j’ajouterais….

Sam entendit Pétri pouffer de son rire gras depuis l’intérieur de la classe.

- Sachez mon garçon que je ne tolère aucun retard dans ma classe et que par conséquent vous passerez le restant de l’année au premier rang à côté d’élèves qui, j’ai bonne espoir, auront un impact positif sur votre comportement.

Sur ces quelques mots d’accueil, la matonne de la cellule 404 dégagea l’entrée de la cellule pour laisser passer le pénitencier Coot qui, exténué par ce début de journée cataclysmique, traina les pieds jusqu’à la seule place de libre au premier rang. C’est avec une joie bien dissimulée que Sam prit place à côté de Pétri, étonnamment assit au premier rang.

- Alors Coutcher, t’as pas les moyens de prendre le bus ? Murmura ce dernier pour que Sam soit le seul à l’entendre.

- Pourquoi tu n’es pas au dernier rang Pétri ? répondit Sam agacé.

- Parce que, mon cher Coutcher, mon père il m’a expliqué comment fonctionnent les gens, et que si je veux reprendre la boutique un jour, il faut que tout le monde m’ait à la bonne ! Et même si je dois m’imposer ta présence tous les jours eh bah c’est ce que j’vais faire. Même si ça m’Coutcher !

Sur ce dernier trait d’esprit, les trois élèves les entourant éclatèrent de rire. 

Les relations sociales n’étaient pas le fort de Sam, il n’avait jamais eu à subir la présence de ses camarades assez longtemps pour développer ne serait-ce qu’un semblant de repartie. Dès qu’il attirait l’attention des brutes dans le style de Pétri, Sam avait pour habitude de se réfugier auprès d’Hector. Malheureusement, Hector devait être en train de se gratter les puces sous le saule pleureur qui dominait son ancienne maison à l’heure qu’il est. De toutes façons, Sam s’en moquait pas mal de ne pas être populaire, il n’avait jamais aimé être trop proche des gens en général. En revanche, il aurait aimé avoir assez de cran pour parler à Claire. 

Claire était la plus belle fille que Sam ait vu de toute sa vie. Il l’avait remarquée dès son premier jour à Victor Hugo. Blonde, des yeux bleu gris angéliques derrières des petites lunettes rondes dorées, Claire incarnait tout ce qu’il y avait d’inaccessible pour Sam. Belle, discrète, terriblement intelligente, elle s’était rapidement fait élire déléguée de la classe et tout le monde la respectait. Elle dégageait une aura aussi délicieuse que le parfum de rose qu’elle portait. Elle était populaire malgré elle, et sa modestie l’empêchait d’en jouer. Sam aimait l’observer depuis le dernier rang, il étudiait comment elle nouait ses cheveux en un chinion quand elle semblait réfléchir, admirait la pertinence de ses interventions en cours, et à quelques reprises Sam du détourner le regard quand elle le surprenait à l’observer.

Il aurait pu lui parler un jour, son premier jour de classe. Elle l’avait salué et s’était présenté à lui en lui demandant son nom. N’étant pas habitué à parler aux anges, il avait eu un mal fou à formuler ce semblant de phrase :

 - Je suis… je ne...je... Désolé !

Après quoi il s’était enfui pour se cacher dans les toilettes en se traitant de tous les noms d’oiseaux. Depuis, il n’osait même plus la regarder dans les yeux et l’évitait dès qu’il la croisait dans un couloir.

« Elle doit me prendre pour un fou maintenant... »

Le reste de la journée se déroula comme d’habitude. Sam découvrit que Pétri distribuait des pâtisseries à tous ses nouveaux professeurs au début de chaque cour et n’avait pas du tout le même comportement moqueur et méchant qu’il lui dédiait. Au contraire, il respirait la bienveillance et affichait un large sourire qui rappelait fortement à Sam le visage du vieux Bonne Miche avant que Sam n’entre dans sa boutique.

« C’est parsque vous etes ma professeuse préférée m’dam » disait-il à chaque fois sans sourciller.

Sam, lui, avait passé la journée à tenter d’élucider ce qu’il s’était passé dans cette vieille boutique lugubre. Il était certain de ne l’avoir jamais vue avant ; et encore plus certain du fait qu’elle était abandonnée vu son état délabré. Pourtant il avait bien entendu quelqu’un descendre les marches.

« Et qu’est-ce que c’était que cette histoire avec le miroir » se demanda Sam.

Quelque chose d’anormal s’était passé, il le savait. Il n’avait pas rêvé cette lumière éblouissante sortant du miroir.  

Lorsque la dernière sonnerie de la journée retentit et que le pénitencier rouvrit enfin ses portes ; Sam avait une boule au ventre à l’idée de repasser devant le triangle d’Or.

« Si seulement Hector était là, il n’aurait pas eu peur lui ».

Un groupe d’étudiants légèrement plus âgés le dépassaient alors qu’ils étaient sur le chemin du retour, il en profita pour se rapprocher d’eux un maximum sans toutefois que le groupe ne le remarque. 
Marchant à rythme régulier pour rester dans le tempo du groupe Sam risqua un regard dans la direction de la vieille boutique. 

La vielle porte d’entrée décrépissante ainsi que toutes les fenêtre de la vieille boutique était désormais recouvertes de planches en bois cloués les unes sur les autres. Sam n’arrivait plus à percevoir ce qui se passait à l’intérieur mais il remarqua une petite boite en carton sur le pas de la porte. Sam jeta un dernier regard en direction des fenêtres, mais tous les accès semblaient avoir été condamnés. Il prit son courage à deux mains, passa le portail et s’approcha de la boite. Sur le sommet de celle-ci il y avait quelque chose de gribouillé grossièrement au marqueur vert :

« Frère Esprit, récupère ton bien et passe ton chemin » 

Ce qu’il découvrit en ouvrant la boite le laissa bouche bée. Là, au fond du carton, le petit cadenas d’argent qu’il avait tenu entre ses mains quelques heures plutôt dans la boutique verrouillait désormais le mystérieux ouvrage a la couverture bleu ciel qu’il avait tenté de déchiffrer.

 

Waar dient de collecte voor

J'ai reçu deux propositions de publication pour ce manuscrit, ce qui a ravi mon égo, mais aucune des deux ne m'inspire vraiment confiance pour le moment. 

Je viens de recevoir une troisième offre dans une grande maison d'édition, mais je dois réunir la somme de 2 550 euros afin de pouvoir participer aux frais de correction, de mise en page et d'illustration.

Mon rêve serait de signer ce contrat avant la naissance de ma fille qui doit nous rejoindre fin Novembre, car c'est en pensant à elle que j'ai commencé à écrire.

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